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Suite du 1er texte :
Je partis vite me réfugier dans la salle de bain à l’étage.
Une fois dans la douche, je ne compris toujours pas ce qu’il s’était passé. Car dès que Dimitri s’approchait de moi, cette sensation indescriptible s’emparait de mon corp. Et ça m’énervait de ne pas comprendre d’où elle venait. Je ne le connaissais que depuis quelques heures à peine et il avait déjà tout embrouillé dans ma tête.
Une eau fraîche coulait sur mes épaules, et soudain je donnai un coup de poing contre le mur humide de la douche.Le choc du poing contre la faïence me traversa, résonnant sourdement dans la petite pièce faisant vibrer mes dents. La douleur, vive, était une punition méritée qui calmait, pour un instant, la confusion dans ma tete. J’avais arrêté de respirer et mes yeux déversaient un flot de douleur, mêlé à cette chaleur dense et lourde de l'incompréhension.
Vite enfilé un débardeur et un short, je plaquai des lunettes de soleil sur mes yeux encore gonflés pour dissimuler mon malaise.
Tout le monde était dehors à la table du petit déjeuner : Ma mère, ma sœur, mon père, Nadia — l'amie de ma mère — et bien sûr, lui.
Afin de saluer tout le monde, je lâchai :
— Bonjour tout le monde, dénué d’émotion.
J’allai embrasser ma mère, puis mon père, et serrai gentiment les épaules de ma petite sœur Marguerite, qui me demanda où j’étais allé ce matin. Je l’ignorai ; je ne voulais pas me lancer dans des explications. À la place, je m’assis à la seule chaise qui restait : en face de Dimitri.
Ma mère fit les présentations :
— Théo, voici Dimitri, le fils de Nadia, l’amie dont je t’ai parlé. Ils vont passer un moment des vacances avec nous.
Je me tournai vers Nadia et la saluai :
— Enchanté.
Puis Dimitri me tendit une nouvelle fois sa main. Alors, par réflexe, je lui donnai celle qui était abîmée et ne pus cacher une réaction de douleur lorsqu'il me la serra. Il me regarda dans les yeux, cherchant mon regard à travers mes lunettes de soleil, et me demanda d’un air préoccupé :
— Tout va bien ?
Je me levai brusquement, regardai ma mère et dit doucement :
— Non, pardon. Je ne me sens pas très bien, désolé.
Elle me regarda et acquiesça.
Je rentrai dans la maison, et m’adossai à la porte qui séparait le jardin et le salon.
Voici un essais d’autre texte (^_^) :
Un jour d’été, où l’air était lourd et la chaleur insupportable, je l’ai aperçu. Tous les deux, assis sur une barrière en bois qui séparait un vaste champ de la forêt. Ils ne parlaient pas, mais regardaient droit devant eux. Leurs jambes étaient pliées afin de pouvoir les poser contre le second rondin de bois de la rembarde.
Le plus grand avait environ 20 ans. Il s’appelait Noé. Il avait les cheveux courts, bruns et les yeux noirs. Ses bras étaient croisés, fermement repliés sur sa chemise bleue. Ses traits reflétaient l’inquiétude, mais aussi la colère, puis surtout la tristesse. Je ne compris pas tout de suite pourquoi.
Mais lorsque j’aperçus le visage d’Alex, qui, lui, devait avoir 18 ans, je compris. Sa lèvre supérieure était sérieusement gonflée et violette. La ligne de sa mâchoire était martelée de bleu, et il avait une entaille rouge qui partait du haut de son long nez jusqu’au-dessous de son œil gauche. Ses yeux étaient inondés d’une mélancolie sans fin. Malgré cela, on pouvait apercevoir sur ses lèvres l’apparition d’une petite courbe attendrissante. Ses yeux étaient encore un peu rouges et humides, et son regard se perdait un peu partout sur le champ. Il portait un polo bleu marine et un jean noir. Ça lui allait bien. Il était si émouvant que cela donnait envie de le prendre dans ses bras et de ne plus le lâcher jusqu’à ce que la totalité de ses cicatrices disparaisse.
Ses mains étaient posées sagement sur ses genoux. Tout autour de ses poignets, des bracelets en tissu lui apportaient une timide touche de couleur. On ne pouvait s’empêcher de remarquer leur ressemblance. Ils étaient frères. Et, étrangement, cela me rassura.
J’étais allongé sur le lit. Je portais un jean et une chemise ouverte, blanche. Il ne devait pas être bien loin d’une heure du matin lorsque j’entendis ma mère entrer. Elle chuchota :
-Regarde, on peut demander à Théo de se décaler, comme ça tu auras le grand lit.
Alors, je fis semblant de dormir et entendis une douce voix qui m’était étrangère. Elle murmura :
-Ne vous inquiétez pas, ce lit m’ira très bien.
La porte se referma.
Soudain j’entendis la belle voix me souffler :
Hé ! Tu dors ?! Tu me ferais un peu de place ?
Surpris, je me mis sur mes coudes, tournai ma tête vers la droite et ouvris brusquement mes paupières. Je le regardai droit dans ses yeux sombres. J’étais troublé d'abord par son regard, puis par sa posture imposante et enfin par son allure sûre de lui. Ses cheveux étaient d’un blond étincelant et ses yeux bleu foncé on s’attendait presqu’à y apercevoir quelques étoiles briller. Il était habillé avec un jogging bleu et un t-shirt blanc, bizarrement on était assortis. Ça me procura une sensation étrange, pas désagréable, mais un tantinet gênant. Alors pour étouffer ce moment d’égarement, je toussota et bégaya :
-Pardon, je peux aller là si tu v....
-Non ! m’interrompit-il aussitôt, reste. Je me mets juste de ce côté du lit...
Je le regardais toujours droit dans les yeux et haussa les épaules, de toutes les manières, je voulais qu’il reste. Puis je me laissai tomber en avant, expirai longuement et me retournai sur le dos puis, fixai le plafond. Alors il enleva son pantalon, son t-shirt, et se glissa sous les draps.
Il me demanda si je dormais habillé et je lui répondis que je ne dormais pas beaucoup. Il resta quelques secondes en suspens puis me souhaita une bonne nuit. Je lui répondis timidement.
Effectivement, je ne dormis pas beaucoup cette nuit-là. Je ne pouvais ignorer ce bel inconnu qui dormait à peine à quelques centimètres de moi. Si je tendais le bras, je pouvais toucher son dos, sa nuque, et ses cheveux ondulés. Énervé contre cette incompréhension totale avec ces nouvelles sensations, je décidai de sortir de la chambre.
Pas encore
Il devait désormais être quatre heures du matin. Je courus vers le lac, me déshabilla et plongea sans hésitation.
L’eau était froide, mais l’atmosphère si dense et chaude que cela me faisait un bien fou. Une fois sorti de l’eau, je m’allongeai dans l’herbe douce et regardai le jour se lever petit à petit : quelques étoiles peinaient encore à s’effacer ; j’entendais les oiseaux se réveiller ; les poissons remuer dans l’eau ; le vent ballotter les arbres, et les nuages se déplacer lourdement. Je mis de la musique et m’endormis. Lorsque je me réveilla il devait être huit heures trente. Je me revêtis et marcha lentement le long du chemin qui menait à la maison.
Soudain j’entendis quelqu’un me demander inquiet : « Tu étais où ? »
C’était l’autre garçon. Maintenant que je le voyais debout, à la lumière, je m’aperçus qu’il devait sûrement être un plus grand que moi. Cela m’intimida, mais je ne laissai rien paraître. Je lui fis un signe de main pour lui faire comprendre que ce n’était rien, et répondit :
-Nulle part, me balader.
Il acquiesça avec un sourire.
Je m’approchai de lui encore un peu plus avant de lui demander si les autres étaient réveillés. Il fit non de la tête. Puis j’ajoutai timidement :
-Je m’appelle Théo.
Il me tendit sa main et répondit :
-Dimitri, enchanté.
Je lui serrai la main et il vint me toucher l’épaule à l'aide de sa deuxième main. Je me raidis immédiatement et lâchai sa main qui était si douce.