Absolution d’un narcissique pervers.
Pourquoi j’en attends encore ?
Je ne peux pas consciemment réfléchir sur tout ce qui se passe dans ma vie. Je sais pas si tout ce qui se passe reste une bonne idée, je ne sais pas si je lui plais.
Pourquoi je n’arrive pas a analyser ceux qui m’attirent, enfin celles. Je veux juste savoir si je lui plaît. Ce n’est pas grans chose, mais en réalité je n’y arrive jamais. J’assume juste que je ne lui plaît jamais. Quand je regarde les autres, ça paraît facile, ça paraît tellement facile. Aussi facile qu’une discussion. Je veux savoir ce qui se passe autour de moi, ce que je fais, ce qu’elle fait. Tout se brouille parce qu’elle me plaît. Oh putain ouais elle me plaît. J’ai envie de mieux la connaître, j’ai envie qu’elle m’embrasse j’ai envie qu’on baise jusqu’à plus soif j’ai envie de découvrir son intérieur, j’ai envie de l’explorer, j’ai envie de l’épuiser, j’ai envie de lui décrocher un putain de sourire, je veux qu’elle me dise que je suis unique que je suis son meilleur je sais pas quoi. Je veux être plus que ce que je ressemble.
Je veux que quand elle me regarde elle me dévore des yeux. Je veux me sentir bien.Je veux qu’elle m’appartienne. Dévorer son âme pour qu’elle soit mienne. Buter tout ceux qu’elle à connu avant moi, buter tout ceux qui s’en approche, je veux que ce regard, bien que je sais qu’il s’estompera, ne s’évanouisse jamais. Je veux crever dans ses entrails si jamais elle venait à mourir. Putain mais regarde moi comme moi je te regarde, subis moi ce que je veux te faire subir, frappe moi, insulte moi mais dévore moi de tes yeux. Je suis prêt à ce que t’enfonce ton expérience dans mon mal-être mais dévore moi des yeux, putain m’abandonne pas. Je suis le monstre dont tu redoutes. Je suis celui qui t’effrayais le soir quand tu étais petite, je suis celui qui se cachait sous ton lit, je suis celui qui te souffle dans le cou un froid soir d’hiver, je suis celui qui te donne les sueurs froides, je suis celui qui te regarde dans l’ombre quand toi tu ne peux pas me voir, je suis celui qui te regarde derrière toi quand tu te regarde dans le miroir. Mais j’ai changé. J’ai changé et j’essaie juste de me faire accepter. Je sais que dans ma tête c’est un chaos sans nom, je sais que si tu regardais dedans, tu fuirais, tu pourrais plus sortir de chez toi car tu aurais vu les horreurs qui se cachent dans mon esprit. Ces horreurs me hantent depuis que je suis enfant, je les ai nommés, je les ai apprivoisés. Ce ne sont pas de fidèles compagnons, mais ce sont d’éternels créature qui me tuent à petit feu tout les jours. Ma dissonance cognitive est si forte qu’elle pousserait n’importe qui d’autres au suicide, ou pire, à la folie. Tu ne le sais pas, mais à l’instant ou je t’ai vu, je t’ai déjà vu sous plusieurs angles, je t’ai déjà vue morte, nue, allongée, brulée, détruite, criant, baisant, ou parfois tout ceci ensemble. Il ne s’est passé qu’une seconde mais tu ne sais pas que je m’approche de toi avec la mort et la destruction qui hante mon esprit. Et le sexe aussi.
Mais si tu savais ce que j’entends, tout les jours. Si tu pouvais entendre les belles phrases que j’ai envie de te dire, si tu pouvais entendre les beaux projets que j’ai, si tu pouvais comprendre que je t’apprécie vraiment. Je ne serais pas ton pire cauchemar, jamais, je serais celui que tu pourrais poignarder à vie. Je pourrais être ton jouet, je garderais le même sourire béat et con. Si tu pouvais entendre les textes que je veux t’écrire, si tu pouvais comprendre ce que je ressent si tu pouvais ne serais-ce que toucher ce que je veux t’apporter.
- Bonjour ! - Yo Ton regard n’a toujours pas changé, et moi j’ai déjà vécu une vie entière dans l’absence de ta passion quand tu me regardes. Tu t’approches de lui. Je sais ce qui va se passer, je suis loin d’être aussi con. Je vais t’arracher la peau. Te charcuter et me repaître de tes restes, dans une folie sanguinaire. Je te hais, je te hais tellement. Il est grand temps que le monstre que je garde explose enfin. - Et ça va ?
- Oui

















