Le vent absorbait tout son corps. Un défi divin ?
Elle devait lutter de toutes ses forces, une sorte de signe de lâau-delĂ qui parfois, au coin dâune rue se rĂ©veille sous les traits du vent ou dâune bruine.
Ou ce matin, un temps de neige ressenti aux mains :
un ciel blanc cache la lumiĂšre. Ciel nu, ciel qui dort : il doit en avoir tellement vu.
Et ces hommes : elle aurait voulu sauter dans leur cĆur, Ă©pouser leur corps et se marier avec leur Ăąme.
Pourtant elle sentait que la vie avait dĂ©cidĂ© de mĂ©langer toutes ces envies et de les redistribuer un peu au hasard : sauter dans le vide, Ă©pouser un cĆur, et se marier tout court.
Dans une bouche qui ne veut pas grandir,
les mots et les baisers ont le mĂȘme goĂ»t.
Ou bien rentrer dans lâhistoire prĂ©cĂ©dente,
celle aux formes arrondies qui se touchent goulĂ»ment â la Goulue.
Câest alors que jâai sorti les cartons, car les objets aussi ont des stigmates.
Comme tes disques eux aussi, mais peut-on dire que ce sont des objets ?
Alors les derniers mots quâils avaient Ă©changĂ©s avaient eux aussi acquis une sorte de matĂ©rialitĂ© ; eux seuls servaient de preuve Ă un passĂ© semblant silencieux : un sourire sans dormir, des mots sans lumiĂšre, des baisers protĂ©gĂ©s par le rythme des corps.
Un artiste de lâombre
Lâombre de toi qui ne veut pas se matĂ©rialiser
Malade de la parole, on dit Ă lâautre ce quâon a envie dâentendre, pull de vieux
Les anges sont angoissés
Lâamour est rĂ©veillĂ© la douleur avec
Dans ce café ta main dans ma culotte
Câest ma prison
L'homme aux mains d'enfant, extraits