Nous ouvrons le feu à l’esprit de la nuit, claire elle sera pour ce nouvel an, en elle-même lovée dans les torrents de pluie
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@fredemalis
Nous ouvrons le feu à l’esprit de la nuit, claire elle sera pour ce nouvel an, en elle-même lovée dans les torrents de pluie
À cause à cause à cause
Grâce à grâce à grâce à
Grâce
Écrire sur
Écrire contre
Écrire pour toi et contre toi
Le chat ne sait pas qu’il mord quand il s’en va
Écrire ça et là et pourquoi
Écrits sales
Faire la Vaisselle
Et revenir te voir
Je ne pouvais pas attendre
La fin des cours
La fin du repas
La
Fin du monde
La fin
Le vent absorbait tout son corps. Un défi divin ? Elle devait lutter de toutes ses forces, une sorte de signe de l’au-delà qui parfois, au coin d’une rue se réveille sous les traits du vent ou d’une bruine. Ou ce matin, un temps de neige ressenti aux mains : un ciel blanc cache la lumière. Ciel nu, ciel qui dort : il doit en avoir tellement vu.
Et ces hommes : elle aurait voulu sauter dans leur cœur, épouser leur corps et se marier avec leur âme. Pourtant elle sentait que la vie avait décidé de mélanger toutes ces envies et de les redistribuer un peu au hasard : sauter dans le vide, épouser un cœur, et se marier tout court.
Dans une bouche qui ne veut pas grandir, les mots et les baisers ont le même goût. Ou bien rentrer dans l’histoire précédente, celle aux formes arrondies qui se touchent goulûment – la Goulue. C’est alors que j’ai sorti les cartons, car les objets aussi ont des stigmates. Comme tes disques eux aussi, mais peut-on dire que ce sont des objets ? Alors les derniers mots qu’ils avaient échangés avaient eux aussi acquis une sorte de matérialité ; eux seuls servaient de preuve à un passé semblant silencieux : un sourire sans dormir, des mots sans lumière, des baisers protégés par le rythme des corps.
Un artiste de l’ombre L’ombre de toi qui ne veut pas se matérialiser Malade de la parole, on dit à l’autre ce qu’on a envie d’entendre, pull de vieux Les anges sont angoissés L’amour est réveillé la douleur avec Dans ce café ta main dans ma culotte C’est ma prison
L'homme aux mains d'enfant, extraits
Sous la couronne de flammes,
Je scrute la rivière ardente.
Chaque jour je porte un fragment
De lumière, et trouve le courage.
Le ciel se noie,
Un roc transforme,
De cailloux en sable, je danse.
Madame Volcan
(entre feu et douceur)
Monde sans temps
Mer et montagne fusionnent
Je suis le Jardin primordial
Cassure du temps
Hommes et femmes émergent
Je suis la Nature qui se divise
Rochers et océans
Guerriers millénaires luttent
Je suis le Jardin en conflit
Grotte ancestrale
Esprit s’incarne sur Terre
Je suis leJardin des origines
Écriture s’efface
Civilisation s’éteint
Je suis le Jardin renaissant
Goutte d’or brille
Pont entre passé et futur
Je suis le Jardin éternel
Franchir la porte de Janus en même temps que le soleil - se faire appeler lune alors qu on est né mercure - croiser la belle et la bête en robe de soirée - dormir dans les limbes du temps
De l’année restent les paillettes, normal quand on écrit avec les doigts . et si tout ça n’était qu’une simple et unique chose recherchée - l’invisible
Rire pluie et soleil
Je ruisselle la vie
Quand quelqu’un t’en veut d’un crime que tu n’as pas commis
Que tu ne commettras pas
Faire le sac / défaire le sac / effacer mes traces / ou en laisser / voir mes cheveux sur le sol / aller à mon petit bar préféré / découvrir un bar d’italien
Des sœurs jumelles
Aux
Sœurs ennemies
Sors tes mamelles
Détruis tes doutes
C’est quand les beaux jours ?
Les jours nus les jours vrais
Ceux qui durent des heures
Ceux qui durent des années
En chemise indienne
Rose pour le cœur
Bleu pour les bleus
De l’âme
Ici, l’endurance me rend douce
La lumière me donne du courage
Le ciel danse avec la nouvelle pierre
Là, mes cailloux deviennent sable
Tout a été dit, écrit, ou pensé en face, et de l'autre côté. Il n'en est rien resté. Cette pleine lune éclipsée nous révèle le silence nécessaire de l'action. Comme si notre cœur ne pouvait plus supporter le verbe seul, préférant l'action calme au feu blanc.
Le destin s'exile
Sous ton ombre s'anime
La lueur de tes pas perdus
Qui est ce doux rai de lumière
Qui rafraîchit mes rêves
En ma femme étendue
En transit sans être en transition