The Mouth Agape (La gueule ouverte), Maurice Pialat (1974)
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The Mouth Agape (La gueule ouverte), Maurice Pialat (1974)
Come and See (Elem Klimov, 1985)
Иди и смотри (Come and See) - Elem Klimov
Autour d’un film
Extraits d’un débat organisé par le journal Combat à la suite d’une projection privée d’Un homme qui dort
Marie Trual, une spectatrice — « L'Année dernière à Marienbad » était un film purement esthétique, l'absence de désir en était un des thèmes et, pour moi, dans ce film, la non-communicabilité signifiait l'orgueil. Un homme qui dort est, au contraire, positif, parce qu'il débouche sur l'humilité. le personnage fera ce qu'il voudra après mais, au moins, il aura eu une leçon d'humilité. Refuser le monde, c'est s'accorder trop d'importance par rapport aux autres. On a tous eu envie de vivre cette expérience. Mais le personnage se récupère parce qu'il a été au bout de son orgueil, il débouche sur l'humilité.
Georges Perec — Paradoxalement, je suis de cet avis. Le problème, d'une manière simple, est le suivant : c'est un individu qui traverse une « crise » et se met, un peu comme l'autruche, la tête dans le sable. Il se dit : « Si j'arrive à être insensible au monde, je ne souffrirai plus. » Il décroche, il « se » décroche, il s'absente du monde, et effectivement ça marche. Il mène une sorte de combat contre le monde en se rendant absent au monde et il arrive à pouvoir entendre cette phrase qui lui est prononcée : « Tu es le maître anonyme du monde. » Le monde n'a plus de prise sur lui. Il est libre, il n'est pas déterminé par le monde. C'est la première partie du film. Comme il poursuit cette expérience avec rigueur, nous-mêmes, comme lui, montrons aux spectateurs ce qui n'a pas été dit : comment cette victoire est une série d'alibis et comment cette liberté conquise sur le monde ne résiste pas, elle est inconsistante, établie sur du sable. Cette liberté, c'est la première découverte de l'angoisse. Il éprouve un sentiment de vide par rapport au monde. Ce n'est pas le monde qui est vide en lui mais il voudrait que le rapport entre lui et le monde soit un rapport vide, neutre. Cette béance entre lui et le monde, c'est justement l'angoisse. Si le monde est silencieux, il ne peut plus vivre. Il faut donc qu'il revienne. Il va être expulsé du labyrinthe. Il va être chassé de cette réserve, de ce terrain privilégié où il s'était protégé. On ne peut que sortir du labyrinthe. Il retrouve son fil d'Ariane, qui est sa propre inquiétude. Il retrouve son rapport au monde, qui est un rapport difficile, douloureux. Il voudrait avoir, par exemple, une attitude romantique de héros, comme Prométhée, Empédocle, ou le personnage de Kafka qui vit son angoisse, ou celui de Le Clézio qui regarde le soleil jusqu'à devenir aveugle. Mais cela lui est refusé parce que ce n'est pas une solution. La seule solution est qu'il revienne dans le monde. C'est ce que signifie cette fin. Entre la première phrase de Kafka - « Il n'est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Reste à table et écoute. N'écoute même pas, attends seulement. N'attends même pas, soit absolument silencieux et seul. Le monde viendra s'offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi » - et la dernière - « Dans le combat entre le monde et toi, seconde le monde » - se déroule le trajet du film vers quelque chose d'ouvert : la transformation d'une angoisse qui essaie de se déguiser, pour ne pas paraître, en une angoisse dynamique, en quelque chose qui va lui permettre de vivre le problème, lui permettre de ne pas faire disparaître l'angoisse mais de l'orienter, de la rendre dynamique. Georges Perec, entretiens, conférences, textes rares, inédits p. 231-232
• Un Homme Qui Dort (The Man Who Sleeps) (1974) Dir. Bernard Queysanne, Georges Perec
ALAIN DELON as Tom Ripley PURPLE NOON PLEIN SOLEIL│1960
Swept Away / Travolti da un insolito destino nell'azzurro mare d'agosto (1974) | Dir. Lina Wertmüller
La prisonnière | Henri-Georges Clouzot | 1968
Bernard Fresson, Laurent Terzieff
Woman in Chains / La Prisonnière (1968) | Dir. Henri-Georges Clouzot
La Prisonnière (1968) dir. Henri-Georges Clouzot
La Prisonnière, Henri-Georges Clouzot, 1968
Woman in Chains / La Prisonnière (1968) | Dir. Henri-Georges Clouzot
Un carnet de bal / Life Dances On (1937), dir. Julien Duvivier
Marilyn Monroe photographed by Ed Feingersh at the Ambassador Hotel in New York City, March 1955.
What kind of man is he? There’s grace in the line and color, but it doesn’t emerge pure. It pushes at the edge of something still tentative, unresolved━as if somewhere in the man there is still a key unturned. That’s quite an analysis. Not really. When you come to think of it━it fits everybody, really.
ROCK HUDSON and SALOME JENS ━ [seconds, ‘66. dir. john frankenheimer, cin. james wong howe]
Synonymes (Nadav Lapid - 2019)