En savoir plus sur notre projet...
Nos expériences respectives et nos diverses observations sur le terrain nous ont permis de faire le constat suivant: l’Université est un lieu d’échange et de rencontres permettant de se créer un réseau essentiel pour sa vie future. D’autre part, nous avons remarqué que, si le numérique et les nouvelles innovations technologiques permettent de rester en contact et de communiquer avec des personnes du monde entier, les échanges et l’enrichissement ne sont pas les mêmes par écrans interposés.
Nous nous sommes donc demandé comment renouer le lien social, et comment l’Université du futur pourrait permettre aux étudiants, enseignants, chercheurs et autre personnel de l’Université de s’enrichir à la fois sur le plan humain et professionnel.Très naturellement donc, est née la problématique suivante: Comment développer des relations humaines fondamentales entre les différentes Université du monde? Nous avons en effet pensé que la diversité et la mixité des profils étaient la clé de cet enrichissement social.
OLYMPOS est donc une Université mobile qui, grâce à une plateforme volante permet de faire escale dans différentes universités partenaires, aux quatre coins du monde. Si au début de notre projet nous songions à une Université croisière, nous nous sommes rapidement aperçu que le fait de desservir uniquement des campus côtier était franchement réducteur. Dans un futur lointain nous avons donc imaginé que notre plateforme pourrait être volante ( et écologique, bien entendu!).
Ce campus universitaire innovant est ouvert aux étudiants de tous les pays, aux profils et aux compétences diverses. Nous avons en revanche choisi de n’ouvrir ce programme qu’à des étudiants en Bac+4, en pensant que l’année suivante leur permettrait, dans leur cursus ordinaire d’effectuer des stages ou des alternances leur permettant de s’immerger plus facilement dans le monde professionnel.
Notre voyage s’étendait donc sur une année et permettrait de faire escale dans près de 10 universités “ports” comme nous les avons nommées. Un itinéraire est proposé à l’avance et permets donc aux personnes inscrites de rencontrer des personnes de tous horizons - nationalités et formations différentes - à la fois à bord, mais aussi dans les universités d’accueil où ils seront directement plongés dans la culture et au contact de pairs locaux. Le rythme d’apprentissage est le suivant: OLYMPOS stationne en moyenne pour une durée d’un mois dans chacune des universités et propose à ses étudiants 3 semaines de cours “ traditionnels” ( cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques, ateliers, séminaires et conférences dispensés par des enseignants ou professionnels locaux, etc.) et une semaine de co-création mondiale. Cette semaine de création commune permet de regrouper de manière aléatoire - 5 étudiants de l’Université mobile et 5 étudiants autochtones de l’Université d’accueil - et de les faire travailler sur une problématique relative au pays où ils se trouvent. Ces problématiques peuvent découler de recherches effectuées par des enseignants chercheurs implantés sur le campus d’accueil, ou être proposées par des entreprises du pays. En fonction de la formation dont ils sont issus, les étudiants ne travailleront pas sur la même question. Nous pouvons imaginer qu’au cours d’une même semaine, les étudiants de sciences sociales, de lettres et d’Histoire travaillent sur un même sujet pendant que ceux de biologie, robotique et développement web en traiteront un autre.
Nous sommes partis du principe que notre Université transporterait près de 700 personnes dans un premier temps, à savoir 500 étudiants, 150 enseignants chercheurs et 50 administratifs et autres (agent d’entretien, techniciens, etc.). Comme pour une Université traditionnelle les inscriptions seraient ouverts à tous, cependant une expérience sociale permettrait de tester les valeurs, la résistance à l’isolement familial et les valeurs de chacun des participants (étudiants, professeurs, chercheurs et administratifs). Cette expérience serait un voyage en mer d’une durée d’un mois et permettrait à chacun d’être jugé par ses pairs sur les critères cités précédemment. Aussi, si le concept est extrêmement pébliscité au fil des années, nous pouvons imaginer de dupliquer les plateformes et de proposer différents itinéraires aux participants, le principal.
Dans le cadre de notre semaine de réflexion autour de la thématique de l’Université du futur nous n’avions pas de contraintes technologiques ou financières particulières. Cependant, notre projet ayant une dimension quelque peu humanitaire et sociale, nous avons pensé que des organisations internationales comme l’ONU ou l’UNESCO pourrait nous aider à financer ce projet, notamment parce qu’OLYMPOS pourrait aller dans des pays démunis ou sous développer et aider à répondre à certaines problématiques récurrentes.
Notre projet facilite donc la création de contact et la création d’un réseaux étudiant et professionnel mondial, il favorise la tolérance, la mixité et l’ouverture d’esprit mais incarne surtout un modèle d’unification et de pacification de la vie en communauté. Logiquement, nous nous sommes donc interrogés sur la manière donc nous pourrions améliorer et rendre la communication plus fluide entre ces personnes aux dialectes et aux alphabets si différents. En gardant à l’esprit notre problématique qui vise à faciliter les relations humaines fondamentales entre les différentes universités du monde, nous avons réfléchi à un dispositif qui pourrait améliorer l’intercompréhension, notamment dans le cadre de recherches et de travail universitaires mais aussi entre les différents protagonistes sur OLYMPOS et les lunettes θέα sont nées! Cet objet connecté permet à la fois la traduction orale et écrite dans toutes les langues du monde. Dans un premier temps, la traduction écrite est possible grâce à des caméras frontales qui, à l’aide de la réalité augmentée permettent d’analyser des chaînes de caractère et de les traduire en temps réel dans la langue de l’utilisateur. Dans un second temps, la traduction orale est permise grâce à l’ostéophonie. L’arrière des branches des lunettes directement reliées à l’os permettent en effet d’analyser les sons perçus par l’oreille interne et de les traduire là encore en temps réel. Enfin un dernier détail et non des moindre, les lunettes s’adaptent aussi automatiquement à la vue de son usager.
Séduits pas le concept ou non, une maxime est ressortie de notre semaine de travail ensemble et elle s’applique parfaitement à notre campus universitaire du futur: “ C’est avec la diversité qu’on réalise les meilleurs projets”.














