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@jesuisnullepart
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Toutes pour une
Elle me dit quand le temps est passé
Mène-moi par la main
Vers d’autres femmes que moi
Vers des naissances plus banales
Au vif de la ressemblance
À la certitude d’être
Ne suis-je pas toujours seconde
Ou la dernière ai-je les yeux
Moins absents que cette enfant laide
Mon cœur est-il plus invisible
Mes mains sont-elles moins timides
Mène-moi vers la vie
Au-delà de la grille basse
Qui me sépare de moi-même
Qui divise tout sauf mes cendres
Sauf la terreur que j’ai de moi.
📚 Derniers Poèmes d'Amour , Paul Eluard [Paul Eluard] , 2013.
Après plusieurs plusieurs années en collège, j’ai appris la veille de la pré rentrée que j’allais enseigner en lycée
C’est la panique à bord !!!!!!!!!
How close am I to losing you
Claudio Bonichi - Italian (1943-2016)
The Girl and the Moon, 1992
Vivre dans un dessin
Je ne suis ni triste ni heureuse,
Mon cœur est en automne et la lune en chantier.
La pluie sur le goudron est un cimetière d’un souvenir impossible à détruire
Peu importe, tant qu’il me reste le ciel et ma part d’ombre
Et mes étoiles s’éteignent une à une
Dans le silence, j’entends les feuilles mourir
Chaque souffle de vent emporte une chanson oubliée
Je marche seule, à l’ombre de mon propre désir d'exister
Il y a dans ton cœur une ville mais personne ne t’attend à la gare.
L’âme comme une maison vide, elle se contemple.
Les rues sont des labyrinthes où l’espoir se dévore lui-même,
Les fenêtres closes gardent des squelettes que le temps efface,
Tu erres comme un fantôme jamais arrivé,
Dans cette ville sans visage, où même les ombres n’existent pas.
Les portes de mon deuil vont se fermer, les fantômes sont invités à descendre. Il faut laisser entrer le printemps et le soleil. Attention, des fleurs risquent de pousser ici et là – pas d’inquiétude, elles ont juste besoin de place.
A quoi servent les héros que j’ai aimé si aucun d’eux ne m’a donné l’univers ?
À quoi bon ces héros que j’ai voulu aimer,
Si leurs cœurs n’étaient que miroirs froids et vides,
Ils m’ont laissé avec des rêves en cendres,
Des promesses cassées, du silence en guise de réconfort.
Ils se drapaient de mots doux, d’images d’or,
Mais sous la surface, c’était le néant,
Des faux rois, des imposteurs du sentiment,
Qui m’ont abandonnée aux rivages, trophée sacrificiel.
N’importe quel reflet peut mentir et les impasses trouvent toujours mon chemin. J’aimerais bien être celle que l’on recherche mais je suis nulle part et personne ne sait se perdre. Ton fantôme avec moi m’empêche d’être là où je suis réellement. Je ne t’ai pas vu aujourd’hui, J’espère qu’on se verra demain.
Les murmures secrets
S’invitent comme un vin capiteux
Rouge rubis, les vagues bercent nos sourires.
Le pêcheur rêve aux flots, cœur épris de souvenirs insaisissables,
Il lance ses filets dans l'eau,
La sirène murmure, mélodie lointaine,
Éternels visiteurs d’un amour sans fin.
Au cœur de la nuit, dans l’abîme intime
Nous dansons, fantômes d’une passion ancienne
Invisibles guerriers d’un amour sublime
Éternels pèlerins d’une quête de Nous.
M.S. (via coffee-crinkled-pages)