24.01.19 AUTOPROMOTION Parution d’un de mes textes aux éditions Derrière la salle de bains. À commander chez Maison Dagoit
À commander et à lire. Vous en serez heureux.
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PUT YOUR BEARD IN MY MOUTH
"I'm Dorothy Gale from Kansas"
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Not today Justin
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🩵 avery cochrane 🩵
Lint Roller? I Barely Know Her
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Sade Olutola
I'd rather be in outer space 🛸
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@joelleolivier
24.01.19 AUTOPROMOTION Parution d’un de mes textes aux éditions Derrière la salle de bains. À commander chez Maison Dagoit
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24.01.19 Figure 2758 : ne pas s'apitoyer sur son sort
« Je n'ai jamais été capable d'écrire beaucoup plus d'une demi-heure par jour. Si vous écrivez une demi-heure chaque jour cela fait une bonne quantité d'écrits au fil des années. Bien sûr tous les jours et chaque jour vous attendez en faisant mille choses cette demi-heure pendant laquelle vous écrivez. Je suppose que ce sera le prix que chacun aura à payer pour sa demi-heure quotidienne. » (Gertrude Stein, Autobiographie de tout le monde, trad. Marie-France de Paloméra) Illustration : Gertrude Stein par Francis Picabia
Soir d’hiver au confluent de la Seine et de la Marne.
Photo : J.O.
Patinoire à ciel ouvert au coeur de la ville.
Photo : J.O - décembre 2018
Impressionniste, je ne sais ce que cela veut dire parce que, depuis qu'on met des adjectifs dans des boîtes, la peinture s'en échappe de plus belle. Trop près ou trop loin du sujet, je ne veux être systématiquement ni l'un ni l'autre, et avec cela l'obsession j'y tiens parce que sans obsession je ne ferais rien, mais l'obsession du rêve ou l'obsession directe, je ne sais ce qui vaut le mieux et je m'en fous tout compte fait, pourvu que cela s'équilibre comme cela peut, de préférence sans équilibre. Le contact avec la toile je le perds à chaque instant et le retrouve et le perds... Il le faut bien parce que je crois à l'accident, je ne peux avancer que d'accident en accident, dès que je sens une logique trop logique cela m'énerve et vais naturellement à l'illogisme. Tout cela bien sûr n'est pas facile à dire, n'est pas facile à voir, il n'y a pas de vocabulaire et, si vous voulez, le système métrique de cela restera à inventer lorsque j'aurai fini de peindre. Il y a très peu de tableaux que je vois dans leurs dimensions exactes, que ce soit de souvenir ou face à face, et mes dimensions à moi c'est franchement du hasard parce que je crois au hasard et non à la dimension exacte. Je crois au hasard exactement comme je vois au hasard, avec une obstination constante, c'est même cela qui fait que lorsque je vois, je vois comme personne d'autre. Et là vous avez raison, il y a des tableaux qui sont en moi qui ne peuvent pas sortir, où que je sois, parce qu'il faut attendre ce hasard, ou manger une carotte pour qu'il advienne.
NICOLAS DE STAËL. Extrait d’une lettre à Douglas Cooper, Antibes, janvier 1955
NICOLAS DE STAEL “Le bol blanc” et Agrigente” (détails)
ARETHA FRANKLIN — 25.03.42 - 16.08.2018
Paon alsacien et son cousin le paon parisien.
Photos : J.O
POÈME DU JOUR 13.08.18 (vers justifiés)
So many cats, so little time 🐈 Happy #InternationalCatDay friends!
Princess Cheeto, toujours aussi craquante, fête la journée internationale du chat.
“Pour la théologie et la science médiévales, la lumière est en effet la seule partie du monde sensible qui soit à la fois visible et immatérielle. Elle est visibilité de l'ineffable et, comme telle, émanation de Dieu. D'où cette interrogation : la couleur est-elle, elle aussi, immatérielle, est-elle, elle aussi, lumière, ou du moins fraction de la lumière, comme l'affirment bien avant Newton (mais évidemment d'une toute autre manière) plusieurs auteurs de l'Antiquité et du haut Moyen Age ? Ou bien est-elle matière, est-elle une simple enveloppe qui recouvre les objets ? Tous les problèmes scientifiques, théologiques, éthiques, sociaux et même (partiellement) économiques que se posent les hommes du Moyen Age à propos de la couleur s'articulent autour de cette interrogation.
Pour l'homme d' Eglise l'enjeu est d'importance. Si la couleur est une fraction de la lumière, elle participe ontologiquement du divin. Dieu est lumière. Chercher à étendre ici-bas la place de la couleur, c'est diminuer celle des ténèbres, c'est étendre celle de la lumière, donc de Dieu. Quête de la couleur et quête de la lumière sont indissociables. Mais si, inversement, la couleur est une substance matérielle, une simple enveloppe, elle n'est en rien une émanation de la divinité. Bien au contraire. Elle est un artifice, inutilement ajouté par l'homme à la Création. D. faut la combattre, il faut l'exclure du culte, la chasser du temple. Elle est à la fois inutile et immorale, elle est opacité, elle gêne le transitus de l'homme pécheur vers Dieu.”
Michel Pastoureau, L'Église et la couleur, des origines à la Réforme. — Bibliothèque de l'École des chartes, t. 147, 1989, p.203-230
Photo : JO (spectacle “Chroma”, Amiens)
FRANCO FONTANA
POÈMES DU JOUR 19.07.18 Cinq sens, cinq poèmes de circonstance
Le quotidien devient poésie quand c’est un poète qui s’en empare.
Robert Pinget, né un 19 juillet (1919) Ci-dessous, un extrait : “On a commencé à manger. Il y avait des têtes de bœufs entières farcies aux champignons, aux carottes, aux ananas. Des filets cuits à la broche, des cuisses à l’étouffée, des tripes et des rognons en pagaille. On s’en mettait plein le cornet. Conegrund avait de la sauce jusqu’aux sourcils. Elle avait, pour être plus à l’aise, enlevé son corsage, et ses gros seins trempaient dans les plats. On a passé aux desserts et aux alcools. Elle était grise comme une grive et voulait que je la pelote. Je la chatouillais un peu avec ma fourchette, puis j’ai appelé le plongeur nègre qui l’a baisée sur le pouf. Elle hurlait de plaisir. Elle en revoulait tout le temps. Le nègre est tombé de sommeil vers quatre heures et Conegrund aussi, et moi aussi, et Baga. J’avais dit qu’on nous réveille à cinq heures et demie car la reine devait rentrer dans ses Etats. Mais je t’en fiche, nos gens ont fait la bringue et à sept heures ils dormaient encore. Je me suis réveillé le premier et j’ai secoué Baga. Conegrund avait été malade pendant son sommeil, sa figure baignait dans son repas. On l’a réveillée avec des bassines d’eau, sur le conseil de Cupique. Ça faisait d’une pierre deux coups. Elle s’est réveillée souriante en réclamant son sauvage. On lui dit qu’elle n’avait que le temps de se rhabiller pour rentrer. Ce qu’elle fit. Le retour s’est passé gentiment. Conegrund était aimable. Mais je la voyais venir. Ça n’a pas manqué. Elle voulait le nègre à tout prix. Je l’ai vendu mille roupies, j’aurais pu demander plus. Elle m’a dit que nous étions des hôtes exquis et qu’elle reviendrait. Ça c’est une autre histoire. Elle doit m’inviter avant. On a fait toute la route aux hortensias pour la raccompagner. Les militaires avaient été licenciés mais il restait les fleurs. Nous prîmes congé de la reine à la frontière où ma voiture m’attendait. Conegrund m’embrassa sur les deux joues de même que Baga et elle me dit en tirant son nègre par le bras : Je l’appelle Hortensia, en souvenir.” (Baga, 1958)
Au Japon, lorsque vous avez fini de lire le journal Mainichi (quotidien le plus vendu du pays - 5 millions d'exemplaires), vous pouvez le planter! Ses pages sont en effet constituées d'un mélange de papier recyclé, d'eau et de petites fleurs ou de graines d'herbes…
Le cercle vertueux !