Lors du PIX Festival, rapportĂ© par Sonovision, Anthony Roux explique : « LâindĂ©pendance passe, malheureusement, par lâindĂ©pendance financiĂšre Ă la base. Pour ĂȘtre indĂ©pendant, il faut en effet pouvoir se le permettre (...) ce qui fait gagner de lâargent, câest le jeu vidĂ©o »
Pour Wakfu saison 5, le studio Ă©voque 13 millions dâeuros pour 26 Ă©pisodes. MalgrĂ© deux campagnes Kickstarter Ă 2 et 3 millions dâeuros, ces fonds couvrent peu les frais de production une fois dĂ©duites les contreparties aux contributeurs, comme les figurines.
Anthony Roux ajoute quâ« une fois que tout le monde adhĂšre, Ă commencer par la plateforme, Kickstarter », il faut encore financer la production et lâexpĂ©dition des contreparties. La somme rĂ©ellement injectĂ©e dans la fabrication fond nettement.
Camille Chafer, lâautre cofondateur, note que « on est toujours dĂ©pendant dâune chaĂźne, dâun distributeur, dâun diffuseur, qui peut bloquer les choix et les volontĂ©s artistiques ». Les diffuseurs ciblent une audience jeune (4+ ou 6+), loin des fans dâAnkama.
La communautĂ© du studio a grandi : « On a un Ăąge qui doit ĂȘtre de 33 ou 35 ans aujourdâhui », dit Chafer. Les chaĂźnes nâont pas promu les jeux dâAnkama, illustrant les dĂ©fis du transmĂ©dia qui ne renvoie pas toujours de la valeur.
Pour contrer cela, Roux voit YouTube comme la solution : « Le canal, il est dĂ©jĂ lĂ . Il sâappelle YouTube ! Lâavenir pour Ankama, câest quâon soit nos propres influenceurs. »
Chafer confirme une stratĂ©gie transmĂ©dia intĂ©grĂ©e : « On a fait le choix dĂšs le dĂ©but de ne pas raconter deux fois la mĂȘme histoire. » Ankama produit en interne films, sĂ©ries, BD, jeux, musiques, sound design et events pour un univers immersif.