Verdun
Comme des marionnettes Ils se lèvent face à la mort Dans la boue et la ferraille Ils fondent vers l'Ouest On prépare les grenades Pour qu'elles pleuvent Et tombent dans les tranchées, leurs refuges Car les tranchées sont aussi des tombes
Nos vies ne sont qu'une route Et Verdun est notre péage Mais s'il ne reste plus rien Vaut-il la peine de mourir ?
Pères et fils Pleurent misérablement Puis ils pourrissent sous la chaleur Du soleil qui domine la bataille
Oh Empereur, mon Empereur Tu veux que ça soit rapide ? Allez, lance-nous au massacre Pour une terre déchirée
Boue notre vin Plombe notre pain Car dans les champs de Verdun Ne prospère que notre fin.

















