Des Mots pour Voir - Writing in French Foreign Language
Les préparatifs pour le 14 juillet à Paris ont commencé. Revoyons nos classiques ! C'est aussi le thème sur la couverture de The Economist cette semaine.
Par cette même occasion, relisons le texte de la jeune lauréate de 16 ans pour le concours “Des mots pour voir”. Ce concours consiste à écrire un texte d’invention à partir d’une image. Pour sa douzième édition, plus de 1700 inscrits de 48 pays, ont participé à ce projet . Cinquante textes ont été primés. Veronica Busso 1er prix pour la catégorie “Français langue étrangère” avait choisi le célèbre tableau d’Eugène Delacroix - La liberté guidant le peuple. La Marianne levant l’étendard est le symbole de la révolution Française .
“Plus de cent dix-sept ans sont passés depuis que le fameux peintre Eugène Delacroix m´a représentée concrètement, me permettant de témoigner ces trois chaudes, poussiéreuses mais glorieuses journées de juillet où le peuple en révolte a lutté pour ses droits. En particulier, je me souviens, avec grande nostalgie de cette journée du 28 juillet 1830. Ce jour-là j’avançais, pieds nus, sûre, déterminée, coiffée d´un bonnet phrygien et d´une robe jaune, serrée à la taille par une double ceinture rouge, flottant au vent. Dans ma main gauche je tenais bien ferme le fusil à baïonnette, avec l´autre main j´agitais, orgueilleusement, mon cher drapeau, ses couleurs, bleu, blanc, rouge, brillaient comme jamais. Derrière moi les tours de Notre-Dame étaient presque couvertes de la fumée des incendies et la poussière soulevée par les insurgés qui me suivaient, en criant Liberté, cachait le paysage et la lumière du soleil couchant! Mon visage, irradié par la lumière, était tourné en arrière vers mes camarades en train de combattre, je les encourageais en leur transmettant l´esprit révolutionnaire avec un sentiment d´orgueil. Ce jour-là j´ai réussi à mettre fin aux distinctions sociales: à ma droite un homme grossier armé d´une épée combattait avec un bourgeois intellectuel bien habillé et muni de fusil et sur ma gauche un petit gamin, dont je ne connaissais même pas le nom, marchait à coté de moi. Sur sa tête un grand béret et dans ses mains deux pistolets, l´un levé vers le ciel et l´autre vers le sol où s’amassaient les nombreux cadavres. C´était mon triomphe; aujourd´hui beaucoup de personnes pensent que je suis une déesse grecque, quelqu´un m´appelle Marianne, mais vous, appelez-moi tout simplement Liberté.“
Le concours s’est déroulé entièrement sur internet sur le site www.imaginaire.com Un grand bravo pour le dynamisme des étudiants et de leurs professeurs. Et vous qu’en pensez-vous ? On pourrait aussi imaginer le Jeu des différences avec cette photographie de Rancinan, une autre interprétation du même tableau. J’attends avec confiance mais impatience vos réactions.
À nos plumes chers apprenants, Voyons notre imagination, Écrivons ! Écrivons ! Qu’une encre sincère Remplisse nos courriels !
S’il vous plait !
Si vous aimez, partagez !
À bientôt.
Laurence Franzini
En 2019 ceci semble-t-il encore actuel ?












