Charleroi, présentation; tentative #1
Atlas de Cartographies subjectives,
Charleroi-livre(s), Charleroi-trace(s), Charleroi-vue(s)
cartes-atlas, cartes-livres que l'on consulte pour se permettre de rêver, de questionner, de ré-inventer la ville. Bref, cartes-poèmes nées du reflet de la ville dans les yeux d'étudiants en graphisme qui n'y vivent pas!
La promenade, l’errance, la découverte. Faire trace de quelque chose de l’exploration de la ville de Charleroi. Cartographie dans le sens de représenter, sur un support donné, le relevé de données subjectives sur un terrain choisi. (Vient ensuite un travail de sélection des informations, de conception graphique (icônes, styles, ton), puis d'assemblage (création de la cartographie-objet, livre, poème dans une mise en page voire une mise en carte…), et de renseignement (titre, légende, échelle, traitement graphique de l’information narrative…).)
Notre conception du mot « cartographie » n’est pas à prendre dans le sens géographique strict du terme. C’est pour cela que j’aime le mot trajectographie, qui lui rend compte du ou des trajets effectués sur le terrain… Il ne s’agit pas de rendre compte d’un territoire de façon objective, ce qui d’ailleurs est presque impossible, mais bien de faire trace, de représenter une trace de la ville par le biais du promeneur, voire ici de l’étudiant explorateur. Qu’ont à dire les regards d’étudiants (dans une école d’art) sur cette ville? Le corpus de ces «cartographies» créent un ensemble homogène par la durée et les dates , par l’espace d’investigation qu’est devenu Charleroi mais ce corpus se constitue aussi sur le multiple, il est diversité car chaque regard est singulier. L’atlas fonctionne donc comme un corpus de regards singuliers sur Charleroi posés à un même moment. Corpus qui annonce le début de la chanson: la ville se révèle être ce que nous faisons d’elle. Elle vit par le regard de ceux qui la vivent…
Exposer l’ensemble des trajectographies produites permet donc au visiteur de l’exposition de prendre la mesure des diverses facettes de Charleroi, par le chassé-croisé de points de vues que proposent les objets exposés. Les points de vue divergent, parfois se rapprochent, se complètent, se contredisent et s’affirment donc comme un refus d’enterrer la ville en l’asservissant à un plan (un dessein stratégique, commercial, unilatéral en tous cas).












