« Ce ne sont pas les perles qui font le collier, câest le fil. » (Gustave Flaubert)
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« Ce ne sont pas les perles qui font le collier, câest le fil. » (Gustave Flaubert)
MARDI 28 JUILLET 2026 (Billet 1 / 1)
« SUR LA ROUTE DâOMAHA » (1h23 min)
Titre original : « OMAHA »
Critiques sur le Site Allo Ciné « Pro » : 3,5 / « Spectateurs » : 3,8
Attention, ne lisez pas les critiques, dans certaines on vous dit la fin. Un comble ! Encore plus quand câest le critique du Monde qui commet cet impair. Une petite particularitĂ© concernant ce film : les seules critiques « Pro » nĂ©gatives ont Ă©tĂ© Ă©crites par des journalistes de Gauche (LibĂ©, Le Nouvel Obs, Le MondeâŠ). Marrant, le cĆur se situe pourtant Ă gauche, non ???
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« Sur la route dâOmaha » est un film MAGNIFIQUE. Pour son premier long-mĂ©trage, Cole Webley signe une Ćuvre dâune rare intensitĂ©, dâune remarquable maĂźtrise et dâune profonde sensibilitĂ©.
Nous avons particuliĂšrement aimĂ© la mise en scĂšne. Lâexercice Ă©tait loin dâĂȘtre Ă©vident, puisquâune grande partie du film se dĂ©roule Ă lâintĂ©rieur dâune voiture. Pourtant, jamais lâimage ne devient rĂ©pĂ©titive : chaque plan trouve sa place et contribue Ă faire progresser le rĂ©cit.
Les cadrages du directeur de la photographie sont splendides. Les immenses paysages amĂ©ricains deviennent de vĂ©ritables tableaux, dâune nuditĂ© et dâune beautĂ© saisissantes. Bien plus quâun dĂ©cor, ils participent pleinement au rĂ©cit, dont on dĂ©couvre progressivement toute la portĂ©e symbolique.
Le scĂ©nario est dâune intelligence remarquable. Il distille les informations avec une infinie dĂ©licatesse, alternant de petites parenthĂšses, tantĂŽt cocasses, tantĂŽt franchement drĂŽles, parfois poĂ©tiques ou mĂ©lancoliques. Cette Ă©criture tout en finesse maintient une tension Ă©motionnelle constante jusquâĂ un dĂ©nouement bouleversant.
Nous avons Ă©galement beaucoup aimĂ© la direction dâacteurs, dâune TRES grande justesse.
La prestation des deux jeunes comĂ©diens, Molly Belle Wright et Wyatt Solis, est tout simplement EXCEPTIONNELLE. Dâun naturel dĂ©sarmant, ils apportent au film une authenticitĂ© et une Ă©motion qui touchent en plein cĆur.
Le rĂŽle du pĂšre est subtilement incarnĂ© par John Magaro, qui livre une interprĂ©tation tout en nuances et dâune profonde humanitĂ©. Sans jamais surjouer, il exprime avec une infinie pudeur la dĂ©tresse, lâamour et le courage dâun homme confrontĂ© Ă lâinsupportable.
La bande originale, entre folk et country, est parfaitement choisie. DiscrÚte mais toujours juste, elle accompagne le récit avec délicatesse et souligne les émotions sans jamais chercher à les forcer.
Enfin, ce film possĂšde cette qualitĂ© devenue rare : il bouleverse durablement sans jamais cĂ©der au pathos. Câest un drame humain dâune immense sensibilitĂ©, comme on nâen avait pas vu depuis trĂšs longtemps. Impossible de ne pas penser, par son intensitĂ© Ă©motionnelle et sa justesse, Ă Â Mommy, de Xavier Dolan.
« Sur la route dâOmaha » est un film profondĂ©ment humain, dâune pudeur admirable, qui touche au cĆur et ne vous quitte plus. Nous avons eu du mal Ă en sortir, et mĂȘme ce matin on y pensait encore. Câest assurĂ©ment un film qui restera dans nos mĂ©moires.
Nota Bene : le film sâinspire dâune histoire vraie, sur fond de crise des subprimes qui a frappĂ© les Ătats-Unis en 2008. Il ne raconte pas prĂ©cisĂ©ment lâhistoire de ces deux enfants et de leur pĂšre, mais les Ă©vĂ©nements qui surviennent Ă la fin du film sont, eux, parfaitement vĂ©ridiques.
Marina lui a donnĂ© â€ïžâ€ïžâ€ïžâ€ïž,5 et JM, â€ïžâ€ïžâ€ïžâ€ïžâ€ïž sur 5.
MERCREDI 22 JUILLET 2026 (Billet 1 / 1)
Retour Ă la Galerie dâApollon⊠aprĂšs le « casse » !
Ce matin, nous sommes allĂ©s au Louvre car câĂ©tait aujourdâhui que la fameuse Galerie dâApollon rouvrait ses portes au public aprĂšs le rocambolesque cambriolage de bijoux estimĂ©s à ⊠80 millions dâeuros !
Autant dire que nous nâĂ©tions pas les seuls Ă avoir eu cette idĂ©e. Les curieux Ă©taient nombreux, chacun voulant dĂ©couvrir â ou redĂ©couvrir â ce lieu exceptionnel dont on a tant parlĂ© ces derniers temps.
Et pour une fois, en lâabsence de tout bijoux, ils ont dĂ» faire attention au dĂ©cor. Ils nâont certainement pas Ă©tĂ© déçus, cette Galerie est un vĂ©ritable enchantement. Il suffit de lever les yeux pour admirer les plafonds peints, les ors, les sculptures et les portraits des rois de France. Mais ce qui nous a toujours particuliĂšrement touchĂ©s, câest de voir que les grands artisans de leur Ă©poque (architectes, peintres, sculpteurs, jardiniersâŠ) y sont eux aussi honorĂ©s, au mĂȘme rang que leurs illustres commanditaires.
Ă force de contempler le plafond, JM a dâailleurs fini par avoir une petite hallucination⊠Heureusement, rien de grave : sĂ»rement un peu trop de sang montĂ© Ă la tĂȘte.
Les bijoux qui nâont pas Ă©tĂ© volĂ©s seront prochainement prĂ©sentĂ©s dans une nouvelle salle annoncĂ©e comme ultra-sĂ©curisĂ©e.
Nous avons ensuite poursuivi tranquillement notre promenade dans le musĂ©e en direction de la sortie, en nous arrĂȘtant au passage devant quelques chefs-dâĆuvre (mais surtout rien dâexhaustif). Nous avons pris quelques photos et vous laissons le plaisir de mettre un nom sur chacun dâentre eux.
Quant Ă la Joconde, elle connaĂźt toujours le mĂȘme succĂšs mais devant la longue file dâattente, prĂšs dâune demi-heure, nous avons prĂ©fĂ©rĂ© nous contenter⊠dâune photo de profil !
Et, pour finir, une sculpture des plus romantiques, il sâagit de « PsychĂ© ranimĂ©e par le baiser de l'Amour », tout un programme. Exceptionnellement, nous vous donnons le nom de son crĂ©ateur, il sâagit dâAntonio Canova
Notre conseil : allez au Louvre, retournez-y⊠et pas quâune fois : CâEST LE PLUS BEAU MUSEE DU MONDE !!!
SAMEDI 18 JUILLET 2026 (Billet 1 / 1)
Pour le quart de finale de la Coupe du monde entre la France et le Maroc, Marina avait prĂ©parĂ© un dĂ©licieux tajine de poulet aux citrons confits. Un petit clin dâĆil Ă une vidĂ©o trĂšs drĂŽle quâun ami marocain nous avait envoyĂ©e. Malheureusement, la recette nâa pas portĂ© chance aux Lions de lâAtlas, battus 2 Ă 0.
Pour la demi-finale France-Espagne, nous avons changé de stratégie culinaire : une généreuse paëlla de chez Picard. Nous nous sommes régalés⊠mais les Bleus, beaucoup moins. Résultat : une défaite nette, 2 à 0 face aux Espagnols.
Nous avons décidé de ne plus prendre de risques pour la « Petite Finale », qui oppose les deux grands déçus des demi-finales. Au menu ce soir : recyclage ! Marina terminera la paëlla et JM, le tajine, des plats qui étaient trÚs copieux et dont on avait soigneusement congelé les restes.
On sait que les joueurs ne sont pas du tout emballĂ©s pour la jouer cette « Petite Finale », dâun cĂŽtĂ© comme de lâautre. Sâils le pouvaient, ils rentreraient bien chez eux ! Nous avons demandĂ© Ă notre « assistant personnel » de rĂ©aliser une affiche pour lâoccasion. Vous la trouverez ci-dessous.
Quant à nous, à 23 heures, nous serons probablement déjà au lit⊠ou presque. Nous ne regarderons donc pas le match.
Alors, que les meilleurs boudeurs gagnent !!!
MERCREDI 15 JUILLET 2026 (Billet 1 / 4)
Hier matin, aprÚs avoir arrosé les plantes de la terrasse, JM est parti vers 7 heures faire sa « marche active » sur son itinéraire préféré.
Et comment ne pas ĂȘtre tentĂ© de faire quelques photos ? Dont il ne fera rien dâailleurs (il les a dĂ©jĂ prises tellement de fois !), si ce nâest les partager avec vous aujourdâhui.
La statue de la LibertĂ© Ă cet endroit le surprendra toujours quoiquâil la trouve trĂšs « raccord » avec les immeubles de Beaugrenelle.
Cette fois-ci, au lieu de longer la Seine pour rejoindre la Tour Eiffel, il a choisi de passer par lâĂle aux Cygnes.
Rappel : lâĂle aux Cygnes est une Ăźle artificielle amĂ©nagĂ©e sur la Seine en 1825 lors de la construction du pont de grenelle. Elle est trĂšs Ă©troite et longue de 850 mĂštres. A sa pointe ouest se dresse depuis 1889 la cĂ©lĂšbre rĂ©plique de la Statue de la LibertĂ©, offerte Ă Paris par la communautĂ© amĂ©ricaine de France. (Source : WikipĂ©dia »)
Une fois arrivĂ© sur le Pont de Bir Hakeim, avant de sâintĂ©resser Ă la Dame de Fer, il sâaccorde toujours un moment pour ADMIRER la statue Ă©questre qui lui fait face.
Rappel :
La statue, créée en 1930 par le Danois Holger Wederkinch, devait reprĂ©senter Jeanne dâArc. Mais son aspect trĂšs guerrier, une cavaliĂšre casquĂ©e, armĂ©e dâun glaive, Ă©voquant pour certains une Walkyrie nordique, dĂ©plut aux autoritĂ©s parisiennes et Ă la Commission centrale des monuments commĂ©moratifs, qui rendit un avis dĂ©favorable en 1956.
Comme lâĆuvre Ă©tait un don de la communautĂ© danoise, son abandon ou sa destruction risquait de provoquer un incident diplomatique. On trouva alors une habile solution : ne plus lâappeler « Jeanne dâArc », mais « La France renaissante ». Elle cessait ainsi juridiquement dâĂȘtre un monument commĂ©moratif pour devenir une Ćuvre dĂ©corative, ce qui permettait de lâinstaller malgrĂ© lâavis dĂ©favorable de la Commission.
Le nouveau nom avait en outre une forte cohĂ©rence symbolique avec son emplacement : il permettait de voir dans la cavaliĂšre une allĂ©gorie de la France se relevant, en Ă©cho au discours du gĂ©nĂ©ral de Gaulle du 18 juin 1942, cĂ©lĂ©brant la rĂ©sistance française Ă Â Bir Hakeim, bataille qui avait elle-mĂȘme donnĂ© son nouveau nom au pont. (Source : WikipĂ©dia »)
Ensuite, il a regagnĂ© la berge pour aller jusque devant la Tour. Quand il dĂ©cide de ne marcher quâune petite heure, câest lĂ -bas quâil rebrousse chemin pour sâen retourner chez lui.
Il se passe toujours quelque chose Ă cet endroit-lĂ . Aujourdâhui, câest une jeune-femme asiatique qui se faisait photographier dans une robe de princesse bleue. Certainement pour alimenter ses rĂ©seaux sociaux.
JM prĂ©fĂšre quand il y a un reportage de mariage. Mais en gĂ©nĂ©ral les mariĂ©s et leur petite Ă©quipe (coiffeuse, habilleuse, photographe, amisâŠ) choisissent plutĂŽt dâĂȘtre en contre-bas, rive droite.
Faut le faire, non ?
MERCREDI 15 JUILLET 2026 (Billet 2 / 4)
Billet Ă©crit hier en fin dâaprĂšs-midi
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Demi-finale de la Coupe du Monde 2026Â : ESPAGNE â FRANCEÂ
Notre plan pour faire gagner les Bleus :
La derniĂšre fois, pour le match FranceâMaroc, le cĆur de JM balançait entre 2 Ă©quipes mais, en rĂ©fĂ©rence Ă une petite vidĂ©o rigolote quâon nous avait envoyĂ©e, nous avions dĂ©cidĂ© de manger marocain.
Marina avait prĂ©parĂ© un excellent tajine au poulet⊠et, manifestement, cela nâavait pas portĂ© chance au Maroc.
Alors, pour cette demi-finale ESPAGNE-FRANCE, nous avons dĂ©cidĂ© de reprendre la mĂȘme stratĂ©gie.
Cette fois-ci, nous avons demandé à  M. Picard de nous préparer une bonne paëlla, une recette typiquement espagnole.
Notre raisonnement est simple :Â si lâEspagne perd, ce sera grĂące Ă nous !Â
AprĂšs tout, le tajine de Marina nâavait pas portĂ© chance au Maroc. Pourquoi la paĂ«lla de M. Picard en porterait-elle davantage Ă lâEspagne ?
Reste maintenant Ă savoir si notre redoutable stratĂ©gie gastronomico-footballistique fonctionnera une seconde foisâŠ
Si lâEspagne perd, nous pourrons lĂ©gitimement revendiquer une petite part de la victoire française.
Mais si lâEspagne gagne, eh bien⊠nous aurons mangĂ© une bonne paĂ«lla (qui ne valait certes pas celle que nous avions mangĂ© Ă Saint-Chamas, le jour oĂč Serge, le frĂšre de Marina, fĂȘtait son dĂ©part Ă la retraite et la sortie de son livre⊠Ceci dit en passant, Ă tout point de vue, un merveilleux souvenir !).
Mais aprĂšs tout, lâerreur est humaine, non ?
Une chose, en revanche, nâa pas changĂ© : nous avons choisi le mĂȘme « Toulal » que pour le quart de finale contre le Maroc.
Et, pour rĂ©pondre Ă la question dâIsabelle : oui, il est aussi bon que celui de la derniĂšre fois, mĂȘme si lâĂ©tiquette nâest pas tout Ă fait la mĂȘme !
L'affiche ci-dessous (comme la premiĂšre) a Ă©tĂ© conçue, sur les indications de JM, par son « assistant personnel ».Â
MERCREDI 15 JUILLET 2026 (Billet 3 / 4)
Sylviane (B.) nous a fait suivre ce dessin qui vaut beaucoup dâĂ©ditoriaux.
Nous partageons totalement son point de vue.
MERCREDI 15 JUILLET 2026 (Billet 4/4)
Un peu de tendresse pour finirâŠ
Maïlys, JérÎme et leurs 3 enfants : Salhomé, Simon et Louca, nos neveux et petits-neveux, étaient invités samedi dernier à un mariage. Nous avons eu quelques photos, nous avons bien aimé celles-ci.
Nous les embrassons tous les 5 bien affectueusement.
SAMEDI 11 JUILLET 2026 (Billet 1 / 1)
Hier soir, pour faire suite au Billet consacrĂ© au match des Bleus contre les Lions de lâAtlas, Marina avait prĂ©parĂ© dans lâaprĂšs-midi un tajine de poulet aux citrons confits⊠cuisinĂ© dans les rĂšgles de lâart, que nous avons dĂ©gustĂ©, au dĂźner, Ă©galement dans les rĂšgles de lâart !
Un dĂźner prĂ©cĂ©dĂ©, bien sĂ»r, dâun petit apĂ©ro. Les chips (authentiques !) font rĂ©fĂ©rence Ă la petite vidĂ©o, et le Toulal est un petit vin rosĂ© marocain que nous avons dĂ©couvert au Club Med de Marrakech et que lâon trouve dĂ©sormais au Monoprix. On vous le conseille : excellent rapport qualitĂ©-prix et, consommĂ© avec modĂ©ration, il ne donne mĂȘme pas mal Ă la tĂȘte !
Petite prĂ©cision : traditionnellement, le tajine ne se sert jamais avec de la semoule. Ce sont les Français qui ont lancĂ© cette tendance et, aujourdâhui, on retrouve mĂȘme cette association dans certains restaurants au Maroc.
Au dĂ©part, pour nous amuser (on ne vit quâune fois, non ?), nous avions eu envie de nous habiller « Ă la marocaine »⊠et puis, au dernier moment, nous avons finalement prĂ©fĂ©rĂ© nous mettre en blanc.
Si, depuis le dĂ©but de la canicule, nous prenons nos repas dans le salon, câest tout simplement parce que, dans cette piĂšce, la climatisation ne nous tombe pas directement sur les Ă©paules. Et puis, il y a un petit cĂŽtĂ© « pique-nique » qui nâest pas pour nous dĂ©plaire ! Il faut dire aussi que la tĂ©lĂ©vision y est plus grande et donc plus agrĂ©able Ă regarder.
Programme télé d'hier soir : un voyage gourmand et touristique à Palerme proposé par Julie Andrieu (excellent !), puis un reportage consacré à Monica Vitti, que nous adorons, mais que nous avons trouvé un peu confus dans sa réalisation.
Quelle actrice, pourtant ! Et quel visage inoubliable ! On pense, bien sĂ»r, entre autres, à « LâĂclipse » dâAntonioni, avec Alain Delon.
Bref, une belle soirée et félicitations à la cuisiniÚre !
Seul petit inconvĂ©nient : JM, totalement incapable dâĂȘtre raisonnable lorsquâil sâagit de ce genre de plat, a pris un kilo !
Et le comble ?
Il ne le regrette mĂȘme pas !
VENDREDI 10 JUILLET 2026 (Billet 1 / 1)
ScĂ©nario 1 â Victoire des BleusÂ
Cette petite vidĂ©o que notre ami marocain Youssef nous a envoyĂ©e dĂšs lâannonce de ce match Ă©tait savoureuse.
On y voyait un coq français, insouciant, sâapprocher dâun magnifique tajine pour y picorer quelques graines. Tout semblait calme⊠jusquâau moment oĂč le couvercle se refermait brutalement sur le pauvre volatile. Quelques secondes plus tard, le tajine sâouvrait de nouveau : le coq apparaissait bien rĂŽti, fumant Ă souhait ! Autant dire que la recette annonçait sans dĂ©tour une victoire des Lions de lâAtlas.
Eh bien⊠la cuisine a parfois ses ratés !
Hier soir, ce sont les Bleus qui décrochent leur billet pour les demi-finales. Vive la France !
Les supporters marocains peuvent ĂȘtre déçus, câest bien normal. Mais une chose reste vraie : le tajine avait lâair tellement dĂ©licieux quâon en prendrait volontiers une assiette⊠mais cette fois sans le coq !
ScĂ©nario 2 â Victoire des Lions de lâAtlasÂ
Dans ce cas, la vidéo était prophétique !
Notre ami Youssef nous avait prĂ©venus : un coq français, un tajine, un couvercle qui se referme⊠puis un coq parfaitement rĂŽti lorsquâil se rouvre.
On avait souri devant cette plaisanterie. Eh bien, finalement, câĂ©tait peut-ĂȘtre un documentaireâŠ
Les Lions de lâAtlas viennent de signer un exploit retentissant ! Les supporters marocains peuvent laisser Ă©clater leur joie : ils tiennent une victoire historique face Ă ce qui Ă©tait sans doute lâune des Ă©quipes les plus redoutĂ©es de la compĂ©tition.
Du cĂŽtĂ© français, lâambiance est Ă©videmment beaucoup moins festive. Et je doute que beaucoup de supporters aient soudain une envie irrĂ©sistible de tajine au pouletâŠ
Enfin⊠pas tout à fait tout le monde.
Moi (JM), câest diffĂ©rent : le tajine au poulet reste lâun de mes plats prĂ©fĂ©rĂ©s ! Simplement, par solidaritĂ© sportive⊠et « nationale », je crois que je vais attendre quelques jours avant dâen commander un.
_______________________
Ce Billet a Ă©tĂ© Ă©crit hier pendant la premiĂšre mi-temps. Nous savons tous maintenant que câest le scĂ©nario 1. qui sâest rĂ©vĂ©lĂ© exact. Les « meilleurs » lâont emportĂ©.
Mais une chose est sûre, ce soir au dßner nous allons manger un tagine de poulet aux citrons confits en ayant une pensée compassionnelle, sincÚre et amicale pour nos amis marocains.
DIMANCHE 5 JUILLET 2026 (Billet 1 / 1)
Nous avons longuement travaillé ce matin avec mon « assistant personnel » pour créer cette affiche (moi : environ 1 heure, lui : 1 seconde et demi).
Prenez le temps de la regarder, en dĂ©tails⊠MĂȘme la ville de Boston et son cĂ©lĂšbre pont y figurent.
Pour symboliser les 2 pays, jâai choisi mes 2 villes prĂ©fĂ©rĂ©es : Paris et Marrakech.
Je dédie cette affiche à nos amis marocains⊠ils se reconnaßtront.
JEUDI 2 JUILLET 2026 (Billet 1 / 2)
Une merveilleuse matinée
Ă 6 h 15, elle a commencĂ© avec un rituel devenu indispensable : lâarrosage des plantes de la terrasse. Pierre, notre jardinier, nous a dit que câĂ©tait au petit matin que les plantes prĂ©fĂ©raient quâon leur donne Ă boire. Il nâavait pas tort car malgrĂ© la canicule, mĂȘme lorsquâil a fait dans la journĂ©e 40 degrĂ©s sur Paris, nos plantes nâont pas trop souffert. Et depuis 2 jours, les tempĂ©ratures ayant chutĂ©, câest un vrai bonheur dâen profiter !
Ă 7 heures, jâavais prĂ©venu Marina la veille, jâai quittĂ© la maison sur la pointe des baskets pour ma « marche active » le long de la Seine. ItinĂ©raire prĂ©vu : du Pont Mirabeau jusquâau Pont Neuf. Je ne mâen lasse pas car ce que je vois est finalement toujours diffĂ©rent.
ArrivĂ© au Pont Neuf je constate que la Caverne de JR qui devait commencer Ă ĂȘtre dĂ©montĂ©e, apparemment, nâa pas bougĂ©. DĂ©cidĂ©ment, rĂ©flexion faite, elle nâest vraiment pas belle ! Dommage pour JR car jâaime beaucoup cet artiste.
Il est huit heures et des poussiĂšres (je nâai plus regardĂ© ma montre depuis mon dĂ©part de la maison) lorsque je dĂ©cide de pousser jusquâĂ Notre-Dame.
Quelle bonne idée !
Lâesplanade est presque dĂ©serte. Ă cette heure matinale, les visiteurs sont encore peu nombreux. Je me glisse donc dans la file de ceux qui nâont pas rĂ©servĂ©. Elle avance rapidement et, cinq minutes plus tard, je pĂ©nĂštre dans la cathĂ©drale. Et TOUJOURS le mĂȘme Ă©merveillement.
Notre-Dame est dâune beautĂ© saisissante, aussi bien Ă lâextĂ©rieur quâĂ lâintĂ©rieur. Notez quand mĂȘme quelques petites dĂ©ceptions : plusieurs chapelles latĂ©rales qui ne lâĂ©taient pas sont en travaux. Que font-ils ? Lâinstallation des nouveaux vitraux de M. Macron ? Pas que ça je crois. Et puis, autre surprise, alors que lâair Ă©tait plutĂŽt frais dehors, il faisait chaud dans la cathĂ©drale.
Je prends quelques photos, comme pour emporter avec moi un peu de la beautĂ© des lieux. Les touristes sont respectueux, admiratifs, presque recueillis. Et, je lâavoue, je me sens intĂ©rieurement fier dâĂȘtre Français.
JEUDI 2 JUILLET 2026 (Billet 2/2)
En sortant, je passe devant lâaccueil rĂ©servĂ© aux visiteurs des Tours de Notre-Dame. Par curiositĂ© et sans grande conviction, je pose la question : reste-t-il des places, mâattendant Ă un refus.
La chance me sourit.
Une guide un peu Ă lâĂ©cart me demande combien nous sommes, je lui rĂ©ponds que je suis seul. Elle appelle alors un jeune homme pour quâil mâaccompagne jusquâĂ un Ă©tage intermĂ©diaire â mes premiĂšres marches de la visite ! â oĂč je peux acheter un billet (18 euros).
La suite est remarquablement organisĂ©e. Un circuit spĂ©cifique a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© (dont un SUPERBISSIME escalier en bois) pour, entre autres, gravir la tour Sud. Les visiteurs montent et descendent par petits groupes de cinq, avec des points dâattente pour Ă©viter de se croiser dans les trĂšs Ă©troits escaliers en colimaçon. Franchement, chapeau ! Câest parfaitement pensĂ©.
Je nâai pratiquement pas senti les 424 marches de lâascension. Ă un moment, on passe de la tour Sud Ă la tour Nord et la rĂ©compense est lĂ : une vue exceptionnelle sur Paris et sur lâarriĂšre de Notre Dame et sa fameuse flĂšche.
Le ciel Ă©tait magnifique, la lumiĂšre superbe, jâai mesurĂ© ma chance. Sans rĂ©servation, jâai pu dĂ©couvrir les Tours dans des conditions idĂ©ales.
Entre le pont Mirabeau, Notre-Dame et ses Tours, jâai finalement vĂ©cu une merveilleuse matinĂ©e parisienne, de celles qui donnent le sentiment dâĂȘtre « privilĂ©gié ».
Si vos genoux et vos jambes vous le permettent, je vous recommande chaleureusement cette visite. Vous en ressortirez un peu fatiguĂ©, certes, mais surtout Ă-MER-VEI-LLĂS.
J'avoue que cette grue me fait trop mal aux yeux ! La gomme de l'Iphone est trĂšs efficace...
Une petite terrasse bien sympathique, non ?
La descente...
Le long des murs on trouve des graffitis étonnants...
Et on sort cÎté Nord.
Pour finir la série, de profil, "ELLE" est pas mal aussi !
« Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours aprÚs la peine » (Guillaume Apollinaire)
SAMEDI 27 juin 2026 (Billet 1 / 4)
Jeudi dernier, le lendemain de la nuit la plus chaude sur Paris, 34 degrĂ©s, JM devant aller chez Tissot sur les Champs pour un changement de bracelet, sâest dâabord arrĂȘtĂ© au Petit Palais (divinement climatisĂ©) pour aller voir une Expo consacrĂ©e au Street Art dont câĂ©tait la deuxiĂšme Ă©dition : « We Are [still] Here » (« Nous sommes (toujours) là  » in french).
Câest un lieu quâil apprĂ©cie particuliĂšrement. Dâabord pour le bĂątiment, nây revenons pas, nous vous avons dĂ©jĂ racontĂ© son histoire dans une prĂ©cĂ©dente Ă©dition du Blog, mais aussi pour sa collection permanente (tableaux, sculptures) et ses Expositions temporaires. Nous le prĂ©fĂ©rons au Grand Palais, son voisin, car sâil est vrai que sa verriĂšre est exceptionnelle, il fait un peu « hangar », au mieux, une colossale « voliĂšre ». Mais bon, chacun ses goĂ»ts.
Et puis, pour finir, à part les Expositions temporaires, son entrée est gratuite et son petit jardin intérieur, avec ses plantes exotiques, son salon de thé et son mobilier à la Peynet ont, incontestablement, un charme fou ! Ne revenons pas non plus sur ces espaces, un petit reportage photo a déjà été publié il y a peu sur le Blog.
L'affiche de l'Expo :
Pour accĂ©der Ă l'endroit oĂč sont exposĂ©s les tableaux de l'Expo « Street Art », on traverse une partie des salles qui abritent la collection permanente du MusĂ©e, constituĂ©e principalement de dons privĂ©s. Il y a du trĂšs bon, du bon... et du un peu moins bon... mais ces oeuvres reflĂštent toute une Ă©poque (les annĂ©es 1900) et de ce fait, elles deviennent touchantes.
Comme l'année derniÚre, dans les salles suivantes, à cÎté de certains tableaux du Musée sont accrochées des oeuvres faisant partie de l'Expo « Street Art ». Comme un avant-goût de ce qui attend les visiteurs...
Les 2 tableaux suivants plairaient beaucoup Ă notre niĂšce MaĂŻlys qui aime beaucoup ce courant de peinture... et le cheval. On l'embrasse au passage (MaĂŻlys, pas le cheval đ€Ł).
De cette sculpture immobile mais vivante se dĂ©gage un certain malaise. Personne n'osait la photographier. JM se demande combien de temps elle reste sans bouger. Comment fait-elle quand elle a envie de boire ou de faire pipi ? S'il disposait de plus de temps, il aurait attendu que cela se produise pour voir la rĂ©action des visiteurs prĂ©sents Ă ce moment-lĂ . A.E. Poe en aurait peut-ĂȘtre fait une nouvelle. Et si la nuit, toutes les sculptures reprenaient vie... Mais ceci est une autre histoire.
A l'entrée de la grande salle consacrée à l'Expo, on trouve tous les noms des artistes exposés :
Et sur le mur de droite, un petit texte pour « introduire » l'Expo :
« Renouant avec la tradition des Salons qui ont rĂ©vĂ©lĂ© la crĂ©ation Ă©mergente, ce second rendez-vous est lâoccasion dâune nouvelle exploration de la scĂšne actuelle. Le Salon des RefusĂ©s de 1863 a vu Ă©merger la modernitĂ©. Un accrochage Ă touche-touche au Palais de lâIndustrie, en lieu et place de lâactuel Petit Palais. Une crĂ©ation bouillonnante et une volontĂ© politique qui ont repoussĂ© les limites Ă©tablies.
« We Are [still] Here » sâinscrit dans cet hĂ©ritage : celui de la crĂ©ation qui Ă©crit sa propre histoire. Un Ă©tat des lieux vivant et percutant, qui affirme que lâart est toujours en mouvement. Plus de deux cents Ćuvres inĂ©dites, rĂ©alisĂ©es par des figures de la scĂšne française et internationale, sont rĂ©unies au Petit Palais (musĂ©e des Beaux-Arts de la Ville de paris), confirmant que Paris est au cĆur de ce mouvement mondial.
Le Street Art a conquis notre territoire, notre histoire, notre Ă©poque. Il sâapproprie lâespace, traverse les cultures et renoue avec les grands thĂšmes de lâhistoire de lâart. Les artistes, en transgressant les limites de lâart Ă©tabli, explorent et innovent avec une crĂ©ativitĂ© imprĂ©gnĂ©e dâaudace et de libertĂ©.
Câest le portrait dâune Ă©poque : la nĂŽtre. Les artistes sâemparent des codes dâaujourdâhui pour engager un dialogue subtil avec le MusĂ©e et ses collections. La force de ce mouvement rĂ©side dans sa capacitĂ© Ă sâapproprier avec justesse son environnement. A travers des techniques variĂ©es et des univers multiples apparaissent les grandes thĂ©matiques qui jalonnent lâhistoire de lâart, et continuent dâinterroger une rĂ©alitĂ© contemporaine.
Un rendez-vous dĂ©sormais inscrit au Petit Palais â la preuve que Paris renoue avec ce quâelle a toujours su faire : rĂ©vĂ©ler un mouvement et lâaccompagner. »
Un tableau flou assez étonnant. Pas facile de peindre du flou !
SAMEDI 27 juin 2026 (Billet 2 / 4)
Lâarchitecture de ce Petit Palais, construit par Charles Girault pour lâExposition universelle de 1900, est une petite merveille !
Il possĂšde entre autres 2 superbes volĂ©es dâescalier circulaires.
La plus intéressante est celle qui débouche sur une sculpture de Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875).
Elle est surmontée par « La Couronne de la Nuit », un lustre en boules de verre créé par Jean-Michel Othoniel, un artiste contemporain que nous apprécions particuliÚrement.
NB. JM Othoniel, face à la Comédie Française, a aussi dessiné la plus romantique des stations de Métro de Paris.
« UGOLIN ET SES ENFANTS »
Ugolin couronne la fin des Ă©tudes de Carpeaux Ă lâAcadĂ©mie de France Ă Rome. Ce groupe magistral nâest plus lâĆuvre dâun Ă©lĂšve.
Le sujet est tiré de « La Divine Comédie » de Dante : le poÚte décrit Ugolin, tyran de Pise, enchaßné et muré dans la Tour de la Faim avec sa progéniture.
En le voyant se mordre les mains de désespoir, ses enfants lui proposent, par pitié filiale, de se faire dévorer.
LâĆuvre revendique des emprunts aux grands modĂšles de la sculpture : lâenchevĂȘtrement des corps sâinspire dâun cĂ©lĂšbre groupe antique, le « Laocoon » du BelvĂ©dĂšre ; la musculature et lâexpression dâUgolin rappellent Michel-Ange.
Du plĂątre original de 1861, lâEtat commandera un bronze en 1862 (qui se trouve au MusĂ©e dâOrsay). Lâexemplaire du Petit Palais, lui, aurait Ă©tĂ© patinĂ© par Carpeaux, pour Ă©tudier lâaspect dĂ©finitif avant la fonte.
Cette sculpture a Ă©tĂ© donnĂ©e au Petit Palais (MusĂ©e des Beaux-Arts) en 1938 par Louise ClĂ©ment-Carpeaux, la fille de lâartiste.
(Source : « La plaquette du Musée du Petit Palais »)
« WE ARE [still] HERE »
Une exploration dâart urbain au Petit Palais
Du 20 juin 2026 au 20 septembre 2026
Adresse : Petit Palais - Avenue Winston-Churchill - 75008 Paris
Horaires : ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, fermé les lundis.
MĂ©tro : lignes 1 et 13 : Champs-ĂlysĂ©es - Clemenceau / Ligne 9 : Franklin D. Roosevelt
SAMEDI 27 juin 2026 (Billet 3 / 4)
« Une honte ! » : Yann BarthÚs choque aprÚs avoir raillé les gens souffrant de la canicule
La leçon de morale nâest pas bien passĂ©e. Depuis ce mardi 23 juin, Yann BarthĂšs est sous le feu des critiques. Le prĂ©sentateur de « Quotidien » sur TMC sâest attirĂ© les foudres des internautes Ă cause dâune sĂ©quence concernant la canicule, gros sujet du moment. « Tout le monde a chaud. Câest rare dâailleurs de vivre un Ă©vĂ©nement universel. On est tous logĂ©s Ă la mĂȘme enseigne. Si vous croisez Bernard Arnault, il aura chaud. Un ministre, il aura chaud. Il aura aussi chaud que vous, que votre voisin du dessus ou du dessous, que vous habitiez dans le Nord, dans le Sud... », a-t-il dâabord affirmĂ©.
Des propos dĂ©jĂ discutables, mais lâanimateur a ensuite plaisantĂ© sur les personnes vivant sous les toits. « Enfin non ! Il y a cette catĂ©gorie de personnes qui est plus concernĂ©e que tous les autres. Il y a : ceux qui vivent sous les toits. Et ils le prĂ©cisent. Donc ils se sentent autorisĂ©s Ă parler plus fort car âjâhabite sous les toitsâ. Tout le monde sâen fout ! », sâest-il exclamĂ© avec dĂ©dain.
Sâil pensait faire rire les tĂ©lĂ©spectateurs, câest ratĂ©. Ceux-ci nâont certainement pas trouvĂ© agrĂ©able dâentendre une personne confortablement installĂ©e sur son plateau climatisĂ©, vivant sĂ»rement dans un appartement Ă©galement climatisĂ©, sâexprimer de cette maniĂšre sur le sujet.
(Source : « lefigaro.fr »)
PS Beaucoup de sites ont repris la polĂ©mique (TĂ©lĂ©rama, Le Huffpost, TV Magazine, BFM, Instagram, LibĂ©ration, Le Parisien, 20 Minutes... et une pĂ©tition a mĂȘme Ă©tĂ© lancĂ©e pour qu'on lui coupe la Clim sur « mypetition.org »).
Il n'y a rien de plus terrible que l'ARROGANCE !