BESOIN DE RIEN CAPABLE DE TOUT
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Nastalya

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BESOIN DE RIEN CAPABLE DE TOUT
MARSEILLE
Nastalya
“La personne que tu es est comme un diamant taillé minutieusement. Sans faire dans le neuneu c’est vrai, ta personnalité, t’as toujours essayé de trouver ce que tu es vraiment. Ca demande des sacrifices, ta relation avec les autres, surtout les mecs hétéros, en a sans doute souffert, mais simplement parce que t’as pris du temps à te connaitre, t’éduquer toi-même, et du coup t’arrivais pas vraiment à être toi-même. Et quand tu rencontreras quelqu’un avec qui l’alchimie sera totale ce sera puissance mille, tu seras bien bien bien et t’en rencontreras des tonnes d’autres. Et entre temps, essaie de voir la Inès que je vois : une meuf qui a perfectionné toutes ses qualités, qui est dure et tendre, archi vive d’esprit et cultivée, belle et attachante. Et quand cette chienne de vie décidera de faire croiser ta route et celle d’un autre, ce que tu auras jamais tes sœurs l’auront. Mais surtout avant toute chose te remet surtout pas en question, les choses sur lesquelles tu doutes font en fait de toi la plus magnifique des personnes.”
Nothing’s gonna hurt you baby
c’est inexplicable, c’est mystique, chimique, tu m’attires comme un aimant, mais j’sais que j’aimerai que tu sois beaucoup plus qu’un simple amant, parce que j’aime pas ce jeu, de toute façon j’ai jamais aimé suivre les règles, tu m’empoisonnes, t’es toxique, j’rêve de tes coups de reins et tout c’que t’as su me donner ce sont des coups de couteaux, mais j’serai prête à te laisser transpercer ma chair pour tes yeux plongés dans les miens et ton regard qui me supplierait de rester, j’sais pas si c’est de l’Amour, et au fond j’sais bien que non, mais j’suis comme dans une grande tour qui aurait pas d’issue de secours, la seule solution serait de sauter, et de faire pareil avec ma cervelle, si j’devais définir mes pensées, ce serait beaucoup de toi, beaucoup des autres, un peu de moi, pourrais-tu juste sortir de ma tête, parce que ça va faire un petit moment que t’y es, exactement 1460 jours, putain c’que ça me fait peur, et encore j’ai pas compté ça en heures, l’horreur, en plus c’est pas comme si on se connaissait vraiment, alors pourquoi ton visage apparait quand j’dors, pourquoi la chaleur m’envahit toujours quand j’te vois, est-ce que ça te fait pareil aussi, oui rassure-moi, j’sais que j’suis névrosée, que cette histoire mène à rien et qu’il faut que j’arrête, que j’me calme, que j’me tempère, alors que j’suis capable de remuer ciel et terre pour que ça marche, bordel qu’est-ce qu’il s’est passé ce jour là, il y a 48 mois, j’aurai aimé que ce jour n’arrive jamais, que ce couteau ne forme pas de plaies, j’aimerai pouvoir te dire que je m’en vais
Prendre ton visage entre mes mains, t’attraper la nuque et envoyer valser mon genoux contre ta bouche. Attraper tes cheveux, te jeter au sol et marteler tes côtes avec mon pied. Sentir ta mâchoire casser sous la force de mes poings, voir tes larmes se mélanger au rouge de ton sang. T’entendre me supplier d’arrêter. A ton tour d’avoir mal.
J'ai déjà pensé à la fin, pourtant j'en suis qu'au début
C’est pas réellement à la personne qu’il était que je pense constamment, des hommes mieux que lui j’en trouve à chaque coin de rue. Ce que je regrette c’est le “nous” que l’on aurait pu former, c’est le fait d’avoir pensé que ça aurait pu marcher, de m’être projeter, d’avoir cru qu’enfin que l’Amour frappait à ma porte. Mais non, pas du tout, et c’est ça qui me fait le plus mal, me dire qu’encore une fois mes espoirs ont été lamentablement réduit à néant, et que personne n’a envie de m’avoir à ses côtés.
rattrape-moi. retourne moi, que le sang se mélange à mes larmes, que la colère t’envahisse et que les coups fusent, que mon cou se torde sous la pression de tes mains, que ma bouche se fende sous la violence de ton poing, toujours plus vite, toujours plus fort. étouffe-moi de toute cette Haine, attrape mes cheveux et balance ma tête contre le mur, toujours plus vite, toujours plus fort. mon corps à terre, sentir tes paumes sur mes joues, envoyer valser tout cet Amour, mes côtes se briser sous le poids de ta colère, toujours plus vite, toujours plus fort. mon corps allongé sur le sol, hurlant au désespoir, se relevant pour contempler ton visage, te crachant dessus, essayant de t’atteindre en plein cœur, cherchant l’oxygène, toujours plus vite, toujours plus fort. mon âme à nue devant tes yeux noirs et toi qui continues, continues de m’étrangler, de m’ignorer, de ne faire plus qu’un avec la rage, toujours plus vite, toujours plus fort. sentir ton corps contre le mien, sentir ton corps détruire le mien, détruire la moindre parcelle de ce qui constitue mon être, suffoquant de douleur, rempli de joie. regarde-moi, reprends-moi, toujours plus vite, toujours plus fort.
insomnie habituelle
T’es qu’une sale merde. Tu sais pourquoi personne s’intéresse à toi ? Parce que tu fais pitié, tu paniques pour rien, tu rigoles toujours, tu feins l’indifférence pour te surprotéger et après tu viens pleurer quand les gens se lassent de ton comportement de reine des glaces. T’es aussi froide qu’un foutu iceberg alors que tout ce que tu veux c’est quelqu’un pour te réchauffer. Te considérer. T’aimer. Tu finiras seule si ça continue, entourée de dizaines d’amis, la plus grande restant toujours ta putain de solitude. Et il faudra pas venir te plaindre, t’as qu’à passer au-dessus de tout ces blocages affectifs. Arrête d’essayer de te convaincre que l’Amour n’existe pas et que seulement la Haine ravive en toi une flamme à la con. Après tout, tu cours après quoi hein ? Tu le sais bordel, toi aussi t’as besoin d’affection, et d’attention, et de quelqu’un qui te dit que t’es jolie, que t’es intelligente, que tu comptes. T’es pas au-dessus des autres, tout te passe pas à travers, c’est pas parce que t’as des parents qui se haïssent que la romance n’est qu’un mythe putain ! Sous quel prétexte, toi, tu pourrais avancer que l’Amour n’est qu’une sale connerie ? Alors que t’en crèves d’envie de vivre ces histoires que l’on ne voit que dans les films, tu crèves d’envie de te sentir juste spéciale aux yeux de quelqu’un. Enlève cette idée de ton crâne, ce blocage de merde. Assume le fait que tu veux vivre l’histoire d’Amour la plus niaise au monde. Ne joue plus la jeune fille je m’en foutiste parce que c’est pas le cas. T’as besoin d’Amour. Pas d’une carapace indestructible qui montre aux autres que rien ne t’atteint. Tu es sensible, et parfois faible. Apprend à l’assumer, à ravaler ta fierté mal placée, essaie juste de vivre sans te soucier de ce que les autres vont penser. Dire. S’ils vont te juger. Ou se moquer. Tu les as toujours emmerdé. Et tu les emmerdes encore aujourd’hui.
Remembering Clément Méric
“La violence peut être utilisée à bon escient.
-Mais de quoi parlez-vous?
-De justice.”