Jour 16: Oslo (Partie 2)

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Jour 16: Oslo (Partie 2)
Jour 15: Oslo (Partie 1)
Un week-end à Oslo (Partie 2)
Après avoir profité de votre grand lit confortable et de votre vraie salle-de-bains, prenez le métro (T-bahn) mais cette fois-ci dans l'autre sens direction Holmenkollbakken et son tremplin olympique. Un grand ascenseur vous emmènera au sommet pour quelques dizaines de couronnes. Sinon, montez quelques marches et admirez la vue sur tout Oslo ainsi que sur la piste d'atterrissage des sauteurs à ski. On vous laisse juger du plus impressionnant. Profitez-en pour noter les dates des prochains championnats du monde de biathlon: du 3 au 13 mars 2016. Reprenez ensuite la ligne 1 jusqu'au Vigelandsparken pour compter le nombre de statue s'y trouvant. Si vous en avez trouvé 212, prenez une pause bien mérité et faites même une petite sieste digestive bercée par le son des fontaines et le cris des enfants. Dirigez vous ensuite vers le quartier Grünerløkka un peu plus à l'est, le Wiliamsburg osloïte. Longez L'Akerselva jusqu'au Mathallen (ou vous pourrez déguster de nombreuses préparations en tout genre) et perdez vous dans les rues environnantes pour essayer d'y trouver un bar qui affiche des prix abordables. Si cette dernière étape se solde par un échec, pas de panique. Allez vous acheter quelques légumes et une bière locale (au malt belge c'est encore mieux), et dégustez la en jouant une ou deux partie de Kniffel dont vous aurez fait l'acquisition en solde un peu plus tôt. Par chance, vous tomberez peut-être sur un petit restaurant qui vous servira de quoi parfaitement terminer votre périple. On relit une dernière fois nos cartes postales et on termine de se préparer pour le grand retour. Dans quelques heures déjà, on prendra la route de l'aéroport et finalement de la maison. A demain (et cette fois-ci pour de vrai) ! L&M
Un week-end à Oslo (Partie 1)
Vous qui venez de passer deux semaines de presque survie dans les montagnes norvégiennes et qui êtes donc désireux de terminer sur une note un peu plus confortable en séjournant un week-end dans la capitale, voici les étapes à suivre pour une fin de séjour réussie. D'abord, réservez-vous une petite chambre bien placée (15 minutes de transport en commun du centre-ville) et pas trop cher (aux oubliettes le couch-surfing). Airbnb est votre ami ! Ensuite, concoctez-vous un petit programme pas trop chargé mais qui vous permettra de prendre la température de la ville et de ses attractions les plus intéressantes. L'office de tourisme situé à la sortie de la gare est là pour vous aider. Et tant qu'à faire, allez jeter un oeil au nouvel opéra (vous ne pouvez pas le rater) et montez-en quelques marches pour vérifier si les nouveaux bâtiments du quartier Bjørvika ressemblent effectivement à un code barre. N'oubliez pas d'immortaliser la vue sur le port et ses docks; en selfie, c'est encore mieux. Continuer la matinée en flânant dans la Karl Johan Gate (et ses alentours), principale avenue de la ville, qui s'entend de la gare centrale au palais royal sur plus d'un kilomètre. Profitez en pour faire une scène devant le théâtre national, vous informer sur les prochaines élections auprès des kiosques installés le long du Storting (parlement), faire peur aux pigeons de la cathédrale ou “ne faire que regarder” la déco du Hard Rock café. Si vous avez un petit creux, le parc jouxtant le palais vous offrira toute la place et l'herbe nécessaire à un petit pic - nic au soleil. Et si vous gèrez bien votre timing, la relève de la garde a lieu tous les jours à 13h30. De là, redescendez tout doucement vers Aker Brygge (quartier du port) où vous attends un ferry qui, avec un départ toutes les demi heures, vous emmènera faire le tour des îles de l'Oslofjord. Pas de soucis pour votre porte-feuille, les lignes font parties des transports publics et sont donc accessibles avec une carte zone Oslo (90 NOK pour 24h). Après avoir fait le tour d'Hovedøya sans vous perdre, profitez de la croisière qui vous est proposée en guise de voyage retour et continuez votre chemin le long de la Harbour Promenade (bien indiqué au sol) en passant par le très huppé mais néanmoins agréable quartier Tjuvholmen (2€ les toilettes du musée Astrup Fearnley, ça vous donne une idée) et un peu plus loin par la citadelle vieille de plus de 700 ans et encore utilisé aujourd'hui pour des événements officiels. Elle vous offrira une superbe vue sur le soleil couchant. Le grand bâtiment à votre droite qui ressemble plus à une école de l'époque stalinienne et que vous ne trouverez peut-être pas à votre goût est en fait l'hôtel de ville où est remis chaque année le prix Nobel de la paix. Terminez votre première journée par un apéro près du marché au fleurs (arrêt obligatoire chez REMA 1000) et prenez le chemin du retour en tram ou à pied si le coeur (ou surtout l'estomac) vous en dit. A demain ! L&M
Jour 14: Geilo - Oslo
Retour à la civilisation 🚂 🌆
Après avoir passé une dernier nuit agitée (le vent faisait plier la tente de manière presque inquiétante), il était temps de prendre congé de Tim et Beata et de se lancer sur la route du centre de Geilo (à pied, évidemment). Arrêt obligatoire au RIMMI histoire de faire le plein de fiskekaker et de kaviar (qui nous avaient presque manqué) avant de se diriger vers l'office de tourisme où nous avions décidé de passer le temps qui nous séparait de notre départ en train, de quoi nous remettre à jour sur certains points. La ville de Geilo n'étant finalement rien d'autre qu'une station de ski (à peu de choses près) qui préparait tout doucement le prochain hiver, on avait vite fait le tour. 15h24, le train qui reliait Bergen à Oslo le long d'une des plus belles voies de chemin de fer du pays entrait en gare, sous les crépitements des flashs des japonais qui semblaient avoir faire le déplacement juste pour assister à ce spectacle singulier. On était parti pour 4 heures de voyage, direction Oslo ! C'est assez particulier de se retrouver exactement là on écrivait les premières lignes de notre périple il y a de ça près de deux semaines. Mais on est impatient de pouvoir enfin découvrir la capitale norvégienne. D'autant que les quelques détours fait plus tôt dans une quête désespérée de nos sushis du lundi nous ont mis l'eau à la bouche ! L&M
Jour 13: On se repose à Geilo !
Un repos bien mérité 💤
Aujourd'hui, pas de réveil. Pour la première fois depuis longtemps, on n'avait rien d'autre à faire que de profiter de cet endroit si paisible et de nos nouveaux friendly helpers devenu compagnons de voyage le temps d'une journée. On alternait entre balades autour du lac à regarder les pistes de ski encore trop vertes et trop vides et les quelques pêcheurs venu passer ici leur dimanche avec l'espoir d'une bonne prise, et parties de Kniffel. Les instants de détente et d'écriture sur la plage venaient compléter cette journée de repos bien mérité. On laissera le soin à deux ou trois norvégiens téméraires de tester la température de l'eau, apparemment très (trop) froide. La journée suivit son cours paisiblement jusqu'au soleil couchant, nous obligeant à enfiler quelques couches supplémentaires et à allumer un feu un peu plus vigoureux que la veille. Ce soir, c'est notre ultime bivouac sous tente et même si cela peut paraître paradoxal (ce fut en effet loin d'être nos meilleures nuits…), on ne pouvait que ressentir un léger pincement au coeur en remontant les tirettes de nos sacs de couchage pour la dernière fois. Demain, on reprendra le chemin de la capitale, et de la civilisation ! L&M
Jour 12: Kjeldebu - Dyranut ( - Geilo en stop)
Tutududududuuu 🎶 🎂
“Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire Mariooon, joyeux aaanniveeersaaaiiire !” Ce matin n'était pas un matin comme les autres ! Notre plus-si-baby-que-ça Marion soufflait ses 22 bougies. Quoi de mieux dès lors pour fêter ça que de craquer le budget au kiosque self-service du refuge et de commencer la journée par un petit déjeuner comme on en rêvait depuis longtemps (toute proportion gardée évidemment, on se garde l'english breakfast pour plus tard). La courte étape qui nous attendait aujourd'hui (seulement 2h30 de marche jusque Dyranut) nous permit même quelques folies culinaires … Nous voilà reparti le ventre bien rempli et avec dans notre sac quelques pistolets “faits refuge”, de quoi égayer notre repas du soir. Les derniers kilomètres se déroulèrent sans encombre. À 16h, on atteignait déjà notre destination finale, partagés entre la fierté d'avoir achevé ce qui, il y a de ça deux semaines, nous apparaissait comme un rêve, et un sentiment de nostalgie naissant. On quittait définitivement le Hardangervidda. Mais à peine arrivés, il nous fallait déjà trouver un logement pour la nuit. Une fois n'est pas coutume, c'est le pouce levé qu'on attendait notre friendly helper du jour. Ou devrais-je dire “nos”. Moins d'un heure plus tard, un couple d'amis almano-polonais s'arrêtait. Ils avaient reçu une voiture à prêter à Skien et revenait d'un bivouac en haut du Trolltunga. Ils semblaient ravis de pouvoir partager ce cadeau avec nous. Et ce fut loin d'être la derniere chose qu'ils avaient à nous offrir ! Le contact passa si bien que c'est finalement nos deux tentes qui, après un passage éclair au supermarché le plus proche (on en avait des choses à célebrer), trônaient fièrement au pied des pistes de ski de Geilo. Ce fut incontestablement le meilleur repas depuis longtemps, sans parler du reste de la soirée. Il ne restait que la lumière tamisée de la guirlande installée par Tim en guise de cadeau (encore un) et de quelques braises rougeoyantes lorsque les derniers “bonne nuit” firent prononcés et qu'on remerciait une dernier fois Beata pour son sac de couchage. Encore une magnifique découverte dans ce voyage qui ne cesse de nous émerveiller. Vivement demain ! L&M
Jour 11: Eidfjord - Kjeldebu
La machine est lancée (enfin ?) 💪
Voilà maintenant quatre jours (cinq en comptant le prologue à Odda) qu'on sillonnait les paysages vallonnés du Hardangervidda. Notre étape à Eidfjord nous avait fait du bien et malgré les quelques douleurs qui commençaient à se faire sentir, nous étions fin prêt pour attaquer cette belle et dernière grosse journée de randonnée. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle aura tenu ses promesses ! On attaquait directement avec près d'une heure d'ascension sous le soleil norvégien qui, contre toute attente, laisse des traces… Il nous aura fallu puiser dans nos réserves et nous dépasser physiquement comme mentalement pour parvenir à bout de ces “escaliers du diable”. Mais, et comme à chaque fois, tous les maux s'effacent devant de tels panoramas. Le Hardangerjøkulen, plus grand glacier de la région, nous dévoilait timidement ses formes bien qu'il était facile de deviner le géant de glace qui se cachait derrière. De l'autre côté, on devinait les dernières traces de l'Eidfjord qui disparaissait presque totalement derrière les pentes rocheuses que nous venions de gravir. Là, couchés au milieu de ce décor presque surréaliste, on profitait de la vue, et du silence. Seuls le rythme régulier de nos souffles encore haletants et le doux murmure du vent venaient rompre ce moment de calme après la tempête. A peine le temps de reprendre nos esprits qu'on repartait déjà de plus belle. Marion, dont les efforts matinaux semblaient lui avoir redonné des ailes, avançait d'un pas de plus en plus sur et rapide. Les heures de marche dans la piscine de Roger n'auront pas été vaines ! Du coup, et c'est une première, il nous fallu moins de temps que prévu par la DNT (“Den Norske Turistforenung ”) pour avaler les derniers kilomètres qui nous séparaient de Kjeldebu, lieu de notre dernier bivouac montagnard. Pour l'occasion, et parce que demain n'est pas un jour comme les autres, on s'offrait la chaleur et le confort d'un nouveau refuge. Ambiance relativement différente qu'à Stavali mais entre cette dame qui semblait avoir pris possession des lieux, ces jeunes (ou moins jeunes) marcheurs dont les traits fatigués révélaient des journées au moins aussi remplies que les nôtres et notre nouvelle compagne de chambre qui revoyait une dernière fois son itinéraire du lendemain, on se sentait déjà un peu comme à la maison. On profite au maximum de tous ces moments si particuliers, de ces instants qui feront de ce voyage une expérience unique. Et en regardant dehors le ciel s'abattre une nouvelle fois sur les terres Hordalandaises, on ne peut que les apprécier davantage ! L&M
Jour 10: Viveli - Liseth
Compter les moutons 🐑
Ne nous moutons pas, les réveils se font de plus en plus durs. Difficile en effet de quitter la chaleur de son sac de couchage quand justement la température de celui-ci devient enfin supportable. Mais ce matin, c'était différent. Les rayons d'un timide soleil matinal qui venaient caresser la tente nous apparaissaient comme les prémices d'une bonne journée, ensoleillée, digne d'un “vrai” été ! Et on avait vu juste. La route qui nous séparait de Liseth, notre nouvelle étape, était loin de ressembler à ce qu'on avait pu vivre ces derniers jours. Sillonnant les vallées maintenant beaucoup plus vastes et étendues, traversant les nombreux cours d'eau et nous menant même à la rencontre de quelques moutons, elle nous guida très agréablement vers notre destination du jour. On oubliera juste les derniers kilomètres tout en descente, de quoi nous fatiguer les cuisses une dernière fois dans ce “natjonal park” qui fut notre hôte ces 5 derniers jours.
Arrivée le long de la route 7 qui marquait, un peu brutalement à nos yeux, la fin de la randonnée, la fatigue fit place à la déception. Il n'y avait rien d'autre ici que des maisons vides, probablement des résidences d'été abandonnées jusqu'à la prochaine saison. Nous qui comptions sur un dernier ravitaillement… D'autant que nos gourdes étaient déjà vides depuis un petit temps! Notre déception allait bientôt se transformer en désespoir. Mais c'était sans compter notre petite étoile qui nous mena cette fois-ci croiser le chemin de Ray. Notre nouveau “friendly helper” venait, comme chaque année, ramener au pays (Bergen) ses 950 moutons laissés en pâturage pour l'été. Il profita de notre présence pour terminer de vider sa voiture, et nous de cette dernière pour faire un crochet à Eidfjord où nous avions décidé de passer la soirée. Cette petite ville pittoresque quoique fort touristique fut le décor de notre probablement plus belle soirée depuis longtemps. Dîner sur le pontont de l'office de tourisme avec vue sur le fjord, douche (enfin) et découverte de nouvelles saveurs du pays… D'aucun qualifiraient ça de “craquage” mais après tout, ça reste les vacances ! L&M
Jour 9: Stavali - Viveli
Veni, Vidi, Viveli ! ♔
Ce que ça peut être agréable de se réveiller dans un vrai lit, ni de froid, ni de mal au dos, mais simplement d'avoir assez et surtout, bien dormi. Du coup, et croyez le ou non, nous étions les premiers debouts ! Si on avait troqué la tente pour une chambre le temps d'une nuit, le petit déjeuner restait le même ; porridge à l'eau, et fruits en conserve en guise d'accompagnement. Je dois avouer que l'odeur de pain frais qui envahit la pièce avec l'arrivée des allemands (toujours les mêmes) nous faisait tout doucement regretter nos petit-déjeuners “minceur”… Surtout avec ce qui nous attendait ! On se mit en route un heure plus tard, tout notre packetage emballé dans des sacs poubelles en cas (fort probable) de pluie. Bien que pour une fois, elle s'était calmée, mais c'était au détriment d'un vent violent et froid qui parfois nous obligeait à nous arrêter pour éviter de perdre pieds. Heureusement on avançait tout de même de bon train, comme boostés par l'espoir d'atteindre enfin ce bout de ciel bleu qui nous narguait au loin. Et plus on avançait, plus le paysage changait. Des plaines rocailleuses et dures aux forêt luxuriantes en passant par de grands lacs alimentés par les nombreuses plaques de neige qui ne semblent jamais vraiment se laisser vaincre par l'été ou encore quelques petites bergeries perdues dans la vallée ; on aura tout vu, et tout fait !
Pour rejoindre Viveli dans les temps, il nous aura fallu traverser des torrents sur toutes sortes de ponts, de la simple planche au pont suspendu, ou même à pieds (nos chaussures s'en souviennent), dévaler des pentes enneigées en luge improvisée ou sauter de rocher en rocher pour éviter de s'embourber dans les terres de plus en plus humides. Que d'aventures !
Nous étions bien contents de pouvoir enfin reposer nos jambes et tenter de faire sécher nos quelques affaires humides à l'intérieur de notre tente, installée un peu en avance sur notre chemin du lendemain, sous les conseils de celui qui devait être le seul habitant encore actif à cette période de l'année. On reste d'ailleurs encore perplexe quant aux véritables intentions de cet homme et de beaucoup de norvégiens, entre l'envie de vous voir ailleurs que chez eux et celle de tout de même se démener pour vous aider… Bref, le temps de déguster notre maintenant traditionnel plat de pâtes lyophilisé et on était déjà dans notre sac de couchage à penser à ce que demain pourrait bien nous réserver.
L&M
Jour 8: Stavali