- masterlist -
Starting : 23/09/2022
Last update : 11/04/2026
Total works : 01
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Nekfeu
Adhelfí Psikhí - αδελφή ψυχή
Claire Keane
2025 on Tumblr: Trends That Defined the Year
No title available

No title available
sheepfilms
DEAR READER
Lint Roller? I Barely Know Her

⁂

roma★
almost home
KIROKAZE
Jules of Nature
Keni

PR's Tumblrdome
Stranger Things
TVSTRANGERTHINGS

★

Love Begins
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@lualluna0
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Starting : 23/09/2022
Last update : 11/04/2026
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Nekfeu
Adhelfí Psikhí - αδελφή ψυχή
Adhelfí Psikhí - αδελφή ψυχή - 05.
05.
On est samedi et c'est enfin le week-end. Il était 10h quand je me suis réveillée. Je suis actuellement assise au pied d'un arbre, dans le parc proche de chez moi. Enveloppée dans mon manteau, je resserre l'écharpe autour de mon cou afin de me protéger du vent qui souffle et qui fait frémir les feuilles jaunes au-dessus de ma tête. Quelques-unes d'entre elles s'envolent, je les suis du regard en sortant le grand carnet noir et un feutre de mon sac. Je l'ouvre sur une page vierge et commence à griffonner des traits. Je dessine sans trop réfléchir, des feuilles qui semblent se transformer.
J'ajoute des détails en profitant de l'atmosphère automnale qui m'entoure, écoutant les rafales secouer les branches. Quelques minutes s'écoulent avant que je pose le carnet, sur le feuillage brun et orange devant moi. Je mets les mains dans mes poches et regarde l'ensemble de mon dessin ; des petites feuilles qui tournent et qui se métamorphosent en corbeaux dans un ciel nuageux. Je souris et appuie ma tête contre le tronc d'arbre. Ma main droite agrippe un petit bout de papier dans ma poche. Je le sors et observe les chiffres qui y sont inscrits. Je repense à ses yeux espiègles et son air charmeur et me mets à ricaner toute seule. Je soupir et j'ai une soudaine envie de le revoir. Je regarde à nouveau les chiffres et réfléchis. S'il m'a donné son numéro ce n'est pas pour rien, non ? je me dit. Je prends mon téléphone et ajoute son numéro. Et maintenant ? Je commence à taper mais j'efface aussitôt. Je ferme les yeux un moment. Je prends une grande inspiration et les rouvrent.
« L : Salut ! C'est la fille de la bibliothèque ! Comment ça va depuis hier ?».
Je regarde les mots sur l'écran et me dis que ce sera suffisant. Mon pouce est figé au-dessus de la touche "envoyé", j'entends mon cœur battre dans mes tempes. Mon doigt se baisse et le message est parti. Je verrouille mon téléphone et inspire un me replaçant contre l'arbre. Je mets mes mains sur mon cœur et soupire, essayant de calmer mon stresse. C'est pas la fin du monde, Luna. Ça va aller, tu vas survivre. J'avais repris le contrôle des battements quand mon téléphone vibra dans ma poche. Mes yeux se sont ouverts soudainement et j'ai un hoquet de surprise, le raisonnement dans ma poitrine s'emballe à nouveau. Je me précipite sur mon téléphone, les yeux grands ouverts :
« Ken : Salut toi, j'imagine que si t'avais un prénom tu me l'aurais enfin dit, fille de la bibliothèque ».
Je ris à ces mots pleins d'ironies et me rends effectivement compte que je ne me suis jamais présentée. Je tape une réponse :
« L : Je me souviens pas non plus que tu me l'ai demandé », j'appuie sur envoyer, un petit sourire malicieux sur les lèvres, je sens à nouveau cette chaleur dans mon estomac. Mon téléphone vibre aussitôt :
« Ken : C'est les gens normaux quand il parle avec d'autres gens pour la première fois ils donnent leur prénom t'as vu ? Mais s'il suffisait que je le demande »
Je veux le faire attendre, un prénom c'est quand même une information précieuse. Et parce que c'est drôle aussi :
« L : Les normes, tout ça...très peu pour moi », j'entortille une mèche de cheveux autour de mon doigt en attendant sa réponse :
« Ken : Toi aussi ? Je comprends mais moi je veux savoir et là tu me l'as toujours pas dit » je me mordille la lèvre inférieur en lisant le ton boudeur qu'il semble exprimé et je sens un léger sentiment de satisfaction naître en moi.
« L : T'es pas très clair aussi », je réponds en vitesse.
« Ken : C'est par message le problème, on pourrait se voir pour essayer d'éclaircir tout ça ? »
Mon cœur manque un battement et un grand sourire se dessine sur mon visage. Bien joué, lui dis-je dans ma tête :
« L : Ça doit être ça, quand est tu libre pour mettre tout ça en lumière ? »
« Ken : Quand tu l'es »
« L : Maintenant, au café ça te va ? »
« Ken : Maintenant c'est parfait, je vais me préparer »
« L : Ok »
Je me relève du sol et fais un petit saut de joie. Je suis excitée de le revoir et volontairement cette fois-ci. Je rassemble mes affaires en vitesse et quitte le parc en direction du café qui se trouvait à quelques minutes à pied d'ici. Je me sens légère et rayonnante, marchant à vive allure sur le trottoir. Je commençais à comprendre ce qu'il se passait au creux de mon cœur mais je ne veux pas y penser maintenant. Je veux juste voir ce que ce petit rendez-vous improvisé pouvait bien me réserver et pour le reste on verra plus tard. Je sens que ça va être drôle.
Je regarde le ciel tout en me dirigeant sur la longue route droite. Les nuages sont gris et je suis presque sûr que la pluie ne va pas tarder à tomber. Je baisse les yeux sur les vitrines des petites boutiques qui se trouvent sur le chemin. Cette rue que j'emprunte presque tous les jours me semble bien plus belle que d'habitude. Les quelques feuilles sur le bitume craques sous mes pieds avant de se faire emporter par une bourrasque de vent qui m'élance vers l'avant. Mes cheveux pourpres sont propulsés dans tous les sens et je me sens pleine d'énergie. Je ris toute seule à la puissance du vent et continue à avancer rapidement vers le café. Quelques minutes plus tard, j'arrive à la destination escomptée. Il est maintenant 11h40 et je pousse la porte du café. J'entre et je suis tout de suite plongée dans son atmosphère calme et chaude. Je pousse un léger soupir face au contraste d'ambiance entre l'extérieur et l'intérieur. Je replace rapidement mes cheveux et lance un regard à l'intérieur du café. Il y a plus de monde que la dernière fois. Je parviens à repérer Ken, assis sur une table dans un coin de la pièce. Il est face à moi mais semble être concentré sur quelque chose placé devant lui. Il porte un pantalon large noir, un hoodie et des baskets blanches. En me rapprochant je vois qu'il est en train d'écrire dans un carnet et semble totalement pris dans son activité. Je vois ses lèvres charnues prononcer des mots silencieux pendant que sa main glisse rapidement sur la page. Ses yeux noisettes suivent le mouvement. Je remarque tout à coup qu'il n'a pas de casquettes et j'admire ses cheveux mi-long foncés parsemés de mèches éclaircies par le soleil. Quelques unes d'entre elles lui tombent sur le front. Je suis arrivée devant la table et commence à enlever mon manteau laissant apparaitre mon pull en laine blanc qui se trouve en-dessous. Je le place sur la chaise en face de moi. Il ne remarque toujours pas ma présence. Je souris en remontant mon jean délavé, ne voulant pas le déranger dans son élan. Je m'assois doucement et pose ma tête dans mes mains, pendant qu'il continue à écrire, les yeux rivés sur la page bientôt remplie d'écritures noires. Il l'a bientôt fini. Je suis des yeux sa main délicate qui se lève inconsciemment pour tourner la page et souris doucement à sa totale concentration. Soudain, il change de feuille et ce geste le ramène au présent. Il sursaute et me regarde de haut en bas puis regarde de gauche à droite les sourcils légèrement froncés, comme s'il avait atterri ici sans explication. Ses yeux plongent enfin dans les miens et il penche la tête sur le côté, comme un chat curieux, son air malicieux tout de suite de retour.
- " Salut toi, ça fait longtemps que tu me regardes comme ça ? dit-il amusé, presque séducteur.
Je rougis et secoue la tête en riant. Je baisse les yeux un instant vers mes mains. Mon cœur bat vite. Je lève les yeux et lui répond :
- Je viens d'arriver, je mentais un peu, je voulais pas te déranger t'avais l'air trop concentré, je dis en riant.
Je rapproche ma chaise de la table et m'appuie sur le dossier en continuant à le regarder. Il ferme son carnet, place le stylo sur la couverture en cuir noir.
- T'inquiètes, j'ai eu une inspi et fallait que j'écrive. Mais je suis tout à toi maintenant, il me fait un clin œil tout en glissant ses affaires sur le côté de la table.
Il se penche vers moi en joignant les mains. Je l'imite et me penche à mon tour, mes mains se posant devant les siennes :
- C'est justement pour ça que je suis venue, je dis en le regardant droit dans les yeux, avec un sourire en coin. Il me lance un regard mi-choqué, mi-séducteur. Mais soudain il redevient sérieux et recule sur sa chaise. Il me fixe pendant une seconde :
- Tu t'appelles comment ? dit-il. Je ris à sa question et il sourit un instant, en posant son menton sur ses mains jointes, attendant la réponse.
- Je m'appelle Luna, je dis-ne pouvant pas m'empêcher de sourire face à son air sérieux. Son sourire réapparaît et un air satisfait s'affiche sur son visage. Il répète doucement mon prénom et me regarde dans les yeux.
- Comme la Lune hein ? je hoche la tête. Ça te va bien. Il me regarde un moment une expression que je n'arrive pas à définir sur le visage. Je continue à lui sourire, mon regard ne quittant jamais le sien. Il baisse les yeux, un sourire sur les lèvres.
- Tu veux aller prendre quelque chose à boire ? J'ai pas mangé aussi, je dis doucement. Il lève la tête.
- Grave, vient on va voir, il se lève et je fais de-même, me baissant vers mon sac pour prendre mon porte-monnaie. Il me prend rapidement la main et me tire vers lui. Les yeux grands ouverts, je suis collé à lui pendant un instant, il baisse les yeux et, face à mon air étonné, lâche rapidement ma main puis recule. Je lui souris, un peu gêné et il fait de même.
- Uh uh c'est pour moi, c'était mon idée, il dit, doucement pendant que nous avançons pour faire la queue derrière les nombreuses personnes qui attendent.
- Non, c'est moi qui ai proposé le café, je répondis aussitôt, il me regarde l'air de chercher quoi ajouter. Je ris à son silence.
- Ok c'est toi, mais c'est quand même moi qui t'invite, et si ça te va toujours pas la prochaine fois tu paieras, ça marche ? ajoute-t-il rapidement voyant que je voulais protester. Il tend à main vers moi comme pour faire un marché.
- La prochaine fois hein ? je répète en souriant, sentant des picotements sur les joues.
- La prochaine fois, il confirme, d'un ton ferme, mais le regard illuminé.
Sa main est toujours tendue vers moi. Je souris et me mords la lèvre avant de serrer sa main.
- Ça marche ", je dis, determinée.
Nos mains restent un peu plus longtemps qu'elles devraient l'une dans l'autre. La douceur et la chaleur de sa peau semble envoyer de petits courants électriques à travers ma main. Nos regards se connectes une fois de plus, il baisse les yeux et me lâche la main. Ses joues sont légèrement plus rouges lorsqu'il me regarde à nouveau. Je souris d'un air timide, cligne les yeux, puis le pousse légèrement. Il rit doucement en secouant la tête. Nous continuons de faire la queue, je me sentais plus heureuse que jamais de passer ce moment avec lui.
-
It's Saturday and it's finally the weekend. It was 10:00 when I woke up. I am currently sitting at the foot of a tree in the park near the library. Wrapped in my coat, I tighten the sling around my neck to protect myself from the wind that blows and makes the yellow leaves above my head tremble. Some of them fly away, I follow them with my eyes as I pull out the large black notebook and a felt pen from my bag. I open it on a blank page and start scribbling lines. I draw without much thought, leaves that seem to transform.
I add details while enjoying the autumn atmosphere that surrounds me, listening to the gusts shake the branches. A few minutes passed before I put the notebook on the brown and orange foliage in front of me. I put my hands in my pockets and look at my entire drawing; small leaves that turn and turn into a raven in a cloudy sky. I smile and press my head against the tree trunk. My right hand grabs a small piece of paper in my pocket. I take it out and look at the numbers. I think back to his mischievous eyes and his charming look and start giggling by myself. I sigh and I suddenly want to see him again. I look at the numbers again and think. If he gave me his number, it's not for nothing, right? I thought to myself. I take my phone and add his number. And now? I start typing but I erase immediately. I close my eyes for a moment. I take a deep breath and open them again.
« L: Hi! I'm the girl from the library! How's it going since yesterday? »
I look at the words on the screen and I think it'll be enough. My thumb is frozen above the "sent" key, I hear my heart beating in my temples. My finger go down and the message is gone. I lock my phone and inhale and lean again against the tree. I put my hands on my heart and sigh, trying to calm my stress. It's not the end of the world, Luna. It's okay, you're going to survive. I was in control of the beats when my phone vibrated in my pocket. My eyes suddenly opened and I have a hiccup of surprise, the reasoning in my chest is racing again. I rush to my phone with my eyes wide open:
« Ken: Hi, I guess if you had a name you would have told me, library girl. »
I laugh at these ironic words and actually realize that I never introduced myself. I type an answer:
« L: I don't remember you asking me either », I press send, a mischievous little smile on my lips, I feel that heat in my stomach again. My phone vibrates immediately:
« Ken: It's normal people, when they talks to other people for the first time, they give their name, you know? But if I just have to ask »
I want to make him wait, a first name is a valuable information. And because it's funny too:
"L: Standards, all that... very little for me », I twist a strand of hair around my finger waiting for his answer:
« Ken: You too? I understand but I want to know and you still haven't told me » I bite my lower lip by reading the pouty tone that it seems to express and I feel a slight feeling of satisfaction born in me.
« L: You're not very clear too », I say quickly.
« Ken: That's because of text messages, we can see each other and try to sort this out? » My heart misses a beat and a big smile appears on my face.
« L: This must be it, when are you free to bring it all to light? »
« Ken: When you are »
« L: Now at the café »
« Ken: Now it's perfect, I'll get ready »
« L: Ok »
I get up off the ground and do a little joy jump. I'm excited to see him again and willingly this time. I gather my things quickly and leave the park in the direction of La Tavérna which was a few minutes walk from here. I feel light and radiant, walking briskly on the pavement. I was beginning to understand what was going on in my heart, but I don't want to think about it now. I just want to see what this little impromptu meeting could have planned for me, and for the rest, we'll see later. I feel it's going to be funny.
I look up at the sky while heading on the long right road. The clouds are grey and I'm pretty sure the rain will soon fall. I look down on the windows of the small shops that are on the way. This street that I take almost every day seems much more beautiful than usual. The few leaves on the bitumen crack under my feet before being swept away by a gust of wind that pushes me forward. My purple hair is propelled in all directions and I feel full of energy. I laugh alone at the power of the wind and continue to move quickly towards the café. A few minutes later, I arrive at the desired destination. It is now 11:40 and I push the door. I enter and am immediately immersed in the calm and warm atmosphere of the room. I sigh a bit because of the contrast of atmosphere between the outside and the inside. I quickly put my hair back and look inside the café. There are more people than last time. I can spot Ken sitting on a table in the corner of the room. He is facing me, but seems to be focused on something placed in front of him. He wears black wide pants, hoodie and white sneakers. As I get closer, I see that he is writing in a notebook and seems totally caught up in his activity. I see his fleshy lips uttering silent words as his hand swiftly slides across the page. His hazel eyes follow. I suddenly notice that he has no caps and I admire his medium-long dark hair streaked with locks brightened by the sun.
- Hi you, have you been looking at me like that for a long time?" he said, amused, almost seductive. I blushed and shook my head laughing. I looked down for a moment to my hands. My heart beat fast. I looked up and said:
- I just got here, I was lying a bit, I didn't want to disturb you, you seemed so focus, I said laughing. I move my chair closer to the table and lean on the back while continuing to look at him. He closes his notebook, places the pen on the black leather cover.
- Don't worry, I had a moment of inspiration, I had to write it. But I'm all yours now, and he winked at me while he swiped his stuff on the side of the table.
He leans towards me, clasping his hands on the table. I imitate him and bend over me, my hands resting before his:
- That's exactly why I came, I say looking him in the eye, with a smile on my face. He gives me a look, half shocked, half seductive. But suddenly he gets serious and steps back on his chair. He stares at me for a second:
- What's your name?" he said. I laughed at his question and he smiled as he leaned towards me, placing his chin on his clasped hands, waiting for the answer.
- My name is Luna, I say I can't help but smile at his serious face. His smile grows, and a satisfied look appears on his face. He gently repeats my name and looks me in the eyes.
- Like the moon, huh? I'm nodding. You look good.
He looks at me for a moment with an expression that I can't define on his face. I continue to smile at him, my gaze never leaving his. He's looking down, smiling.
- Do you want to get something to drink? I didn't eat too, I say slowly. He raises his head.
- Yeah, let's go and see, he gets up, I do the same and lean towards my bag to get my wallet. He quickly takes my hand and pulls me towards him. With my eyes wide open, I was glued to him for a moment, he lowered his eyes and, facing my astonished air, quickly let go of my hand and then backed away. I smile at him and he does the same
- Uh uh it's for me, it was my idea, he said, gently as we move forward to line up behind the many people waiting.
- No, I proposed the café, I answered immediately, he looks at me looking for something to add. I laugh at his silence.
- Okay, it's you, but it's still me inviting you, and if you still don't like it next time, will you pay, ok ? He quickly added, seeing I wanted to protest. He reached out to me, as if to make a deal.
- Next time, huh? I repeat with a smile, feeling tingling on my cheeks.
- Next time he confirms with a firm tone but with a funny look. His hand is always outstretched towards me. I smile and bite my lip before shaking his hand
- Deal ", I say, determined.
Our hands stay a little longer than they should in each other. The softness and warmth of his skin seems to send small electric currents through my hand. Our eyes connect once more, and he looks down and drops my hand. His cheeks are slightly redder when he looks at me again. I smile timidly, blinking a few time, and then push him slightly. He laughed softly, shaking his head. We continued to line up, I felt happier than ever to spend this moment with him.
*English is not my first language. I apologize if the sentences are not clear or if there are mistakes. Xoxo
Adhelfí Psikhí - αδελφή ψυχή - 04.
04.
J'arrive enfin au panneau affichant la lettre M, éclairé en jaune, qui indique l'entrée souterraine du métro. Je descends les nombreuses marches en vitesse et arrive à un tunnel en mosaïque blanches et vertes et le traverse rapidement sans faire attention aux affiches publicitaires qui y sont collés. J'arrive sur le quai du métro en même temps que celui-ci et mi engouffre, toute essoufflée. Il est maintenant 18h55 et je suis assise sur un siège près d'une fenêtre, à côté d'un jeune garçon. Je cherche mes écouteurs dans mon sac. Des livres, des trousses pleines de crayons et de feutres, un grand carnet noir et -ah les voilà ! Je mets Manège de Luidji et pousse un soupir en appuyant ma tête sur le siège. Quelle journée...
Je repense à ma fuite et ne savais pas trop quoi en penser. Pourquoi est-il partout ? Et pourquoi en même temps que moi ? Et pourquoi- un visage entre dans mon champ de vision et vient interrompre le fil de mes pensées. C'est Ken, debout à quelques mètres de moi, la tête penchée légèrement sur le côté. Il a un sourire au coin des lèvres, ses yeux brillants et espiègles, ses joues sont rouges à cause du froid et sa respiration est accélérée, semblable à la mienne. Son regard se fixe sur le miens et il rit doucement pendant que le grondement du métro redémarre. Je redresse la tête, surprise, mais je ne détourne pas le regard pas. Comment il a... ? Il se rapproche de mon siège et lance un regard noir au garçon tranquillement assis à côté de moi. Le jeune homme soutient son regard pendant une seconde avant de se lever, furieux, sans pour autant protester et s'éloigne dans la rame. Ken prend la place maintenant libre et se tourne vers moi :
— " Salut, tu vas bien ? Il posa la question comme si on se connaissait depuis toujours, cet air malicieux affiché sur la face. J'attends une seconde avant de répondre, le temps de reprendre mes esprits.
— S-salut, ça va et toi ? Je répondis un peu hésitante.
— T'es la fille de la bibliothèque c'est ça ? Je savais pas que tu prenais cette ligne, t'es dans le 75 ? dit-il amusé.
— Oui, depuis pas longtemps, je répondis en hochant doucement la tête, regardant les petites rides aux coins de ses yeux.
— Ah genre t'as déménagé et t'as choisi d'habiter là-bas, normal ? lança-t-il, moqueur.
— Non non, je suis montée à Paris pour les études et le 75 c'est pas cher, je dis avec un sourire timide.
— Ouais c'est l'avantage, répond Ken. C'est l'un des seuls mais on s'y fait. Et la bibliothèque ça payes bien ? T'es pas trop occupé ? il sourit et me bouscule légèrement avec son bras.
— Quoi ? je fis en fronçant les sourcils, me laissant faire. Je suis trop perturbée par sa confiance pour en faire autrement. J'envie son aisance à faire la discussion comme ça.
— Fais pas cette tête, j'y allais souvent avant, m'expliqua-t-il. Je restais des heures à lire dans les rayons, c'est silencieux là-bas. Vu que c'est vide. C'est même M. Pavel qui devait me tej à la fin. »
Il se retourne vers moi et pousse un petit rire face à mon incompréhension. Je suis bouche-bée. C'est encore plus bizarre de savoir ça sur lui et ça me donne envie d'en apprendre plus sur lui. Je baisse la tête, jouant avec le bracelet sur mon poignet gauche -ça fait des jours que je pense à lui parler, c'est l'occasion.
— J'aurais jamais penser ça en te voyant. T'as l'air trop....trooop...c'est pas ton genre quoi, lui- dis-je en parlant avec les mains.
— C'est pas mon genre ? répéta-t-il, une main sur la poitrine, en faisant mine d'être offensé. Ah t'es comme ça toi ? Ben tu vois, j'aurais pas penser ça de toi non plus, ajouta-t-il les yeux plissés.
— Mais non, je suis pas comme ça, je répondis en rigolant, mon regard plongé dans le sien. Mais t'as pas la tête, tu vois.
— Ben tu te trompes, affirma-t-il. C'est tout-à-fait mon genre. T'as dû voir les livres que j'ai pris non ? Mes yeux s'écarquillèrent en entendant ses mots.
— Ben voilà, dit-il amusé. Il continue à me regarder en faisant non de la tête, un sourire aux lèvres, comme si j'avais fait une bêtise. Comme s'il avait eu la confirmation qu'il attendait. Je ris et baisse la tête pour éviter son regard, les joues rouges.
— C'est ton travail, sois pas gêné, il rajouta. Je relève la tête vers lui et il me bouscule légèrement, une fois de plus.
— C'est exactement ça, c'est mon travail, je répondis en retenant mon rire, prenant sa phrase comme une excuse, le poussant moi aussi à mon tour.
On se regarde et on éclate de rire. Je sens un sentiment de chaleur dans mon ventre pendant que nos ricanements s'atténuent et que nos regards restent plongés l'un dans l'autre. Après quelques secondes de silence, je repris soudain conscience de l'endroit où on est. Et -malheureusement, pendant que nous parlions le métro est presque à mon arrêt.
— Je descends au prochain, lui dis-je doucement, en ajustant mon sac sur mon épaule.
— Ok à plus tard alors ", il répondit, plus sérieux, ses épaules s'affaissant légèrement.
Il se lève pour me laisser sortir et je passe devant lui en le frôlant. Je sens le rouge revenir à mes joues. Il se rassit et je reste debout près de lui avant que le métro s'arrête et que la puissante alarme annonce l'ouverture des portes sonne. Je commence à me diriger vers la sortie quand il me prend soudainement la main et me regarde droit dans les yeux, un sourire joueur sur le visage et toujours cet air malicieux. Il ricane à mon expression décontenancée et me pousse vers la sortie.
Je suis sur le quai et regarde le métro s'éloigner, interloquée. J'ouvre ma main et un morceau de papier plier en quatre s'y trouve. Son numéro. Son numéro ?! Il n'a pas pu l'écrire dans le métro, je l'aurais vu. Des centaines de questions se font dans ma tête. Est-ce qu'il m'a vu au café ? A-t-il fait exprès de partir en même temps que moi ? Et pourquoi son numéro ? Pourquoi j'aurais besoin de son numéro ?
Je fourre le morceau de papier dans ma poche et décide de ne pas y réfléchir pour l'instant - d'essayer en tout cas. Pour l'instant, direction la maison, je suis exténuée.
-
I finally arrive at the sign displaying the letter M, lit in yellow, which indicates the underground entrance of the metro. I go down the many steps in a hurry and reach a tunnel in white and green mosaic and cross it quickly without paying attention to the advertising posters that are stuck there. I arrive on the subway platform at the same time as it, and I rushed in, breathless. It's now 6:55, and I'm sitting on a seat by a window next to a young boy. I'm looking for my headphones in my bag. Books, pencilcases full of pencils and markers, a large black notebook and -ah here they are ! I put on Manège by Luidji' and sigh pressing my head on the seat. What a day...
I think back to my escape and didn't really know what to think about it. Why is he everywhere? And why at the same time as me? And why- a face enters my field of vision and comes to interrupt the thread of my thoughts. It's Ken, standing a few meters from me, his head leaning slightly to the side. He has a smile on his lips, his eyes are bright and playful, his cheeks are red because of the cold and his breathing is accelerated, similar to mine. His gaze is fixed on mine and he laughs softly as the rumble of the metro restarts. I look up, in surprise, but I don't look away. How did he...? He approaches my seat and glares at the boy sitting quietly beside me. The young man holds his gaze for a second before getting up, furious, without protesting and walking away in the oar. Ken takes the place now free and turns to me:
— "Hi, how are you? He asked as if we had known each other forever, that mischievous look on the face. I'll wait a second before I answer, just to get my head together.
— H-hi, good and you ? I replied, a little hesitant.
— You're the girl from the library? I didn't know you take this road, you're in the 75 ? he said, amused.
— Yes, not long ago, I replied, nodding gently, looking at the small wrinkles in the corners of his eyes.
— Oh, you moved and then you chose to live there, like that?" he said, mocking.
— No, no, I went to Paris to study, and the 75 is cheap, I say with a shy smile.
— Yeah, that's the advantage, answers Ken. It's one of the few, but we get used to it. And the library pays well? Aren't you too busy? He smiles and gently pushes me with his arm.
— What? I frowned, letting myself go. I am too disturbed by his confidence to do otherwise. I envy his ability to talk like that.
— Don't make that face, I used to go there a lot before, he explained to me. I stayed for hours reading on the shelves, it's silent there. Since it's empty. It was even Mr. Pavel who has supposed to thrown me out at the end.
He turns around and makes a little laugh at my misunderstanding. I am speechless. It's even weirder to know that about him and it makes me want to learn more. I lower my head, playing with the bracelet on my left wrist -I've been thinking about talking to him for days, this is my chance.
— I never would have thought that when I saw you. You look too ... toooo ... it doesn't seem to be your kind of thing," I said to him, talking with my hands.
— My kind of thing? he repeated, with one hand on his chest, pretending to be offended. Oh, you're like that? Well, you see, I wouldn't have thought that of you either, he added, with squished eyes.
— But no, I'm not like that," I replied, laughing, my gaze absorbed in his. "But you don't have the face, see."
— Well, you're wrong, he said. That's my kind of thing. You must have seen the books I took, right ? My eyes widened when I heard his words.
— Then you know, he says, amused. He continues to look at me, shaking is head, smiling, as if I had done something foolish. As if he had had the confirmation he was waiting for. I laughed and lowered my head to avoid his eyes, my cheeks all red.
— It's your job, don't be embarrassed, he added. I raise my head to him and he pushes me slightly once more."
— Exactly, that's my job, I replied with a laugh, taking his sentence as an excuse, pushing him too.
We look at each other and laugh. I feel a feeling of warmth in my belly as our giggles fade away and our gazes remain in each other. After a few seconds of silence, I suddenly regain consciousness of where we are. And -unfortunately, while we were talking the subway is almost at my stop.
"I go down to the next one," I said gently, adjusting my bag on my shoulder.
"Ok, then, see you later, he answered, more seriously, his shoulders sagging slightly."
He gets up to let me out and I pass in front of him, touching him. I feel the red returning to my cheeks. He sat down and I stood next to him before the subway stopped and the powerful alarm when the doors opened ring. I start heading out when he suddenly grabs my hand and looks me straight in the eyes, a playful smile on his face and always that mischievous look. He laughs at my bewildered expression and pushes me to the exit.
I stand on the platform and watch the subway run away, stunned. I open my hand and a piece of paper folds in four. His number. His number?! He couldn't have written it in the subway, I would have seen it. Hundreds of questions are being asked in my head. Did he see me at the café? Did he leave on purpose at the same time as me? And why his number? Why would I need his number?
I put the piece of paper in my pocket and decide not to think about it for now - to try anyway. Right now, let's go home, I'm exhausted.
* English is not my first language. I apologize if the sentences are not clear or if there are mistakes. xoxo
Nouveaux chapitres : 04 05
Adhelfí Psikhí - αδελφή ψυχή - 03.
03.
Ma douche a été rapide et j'ai choisi une tenue assez simple pour aujourd'hui ; un jean noir, un t-shirt du groupe Queen ainsi que des baskets noires. Je n'ai que deux heures de cours ce matin et je file ensuite à la bibliothèque jusqu'à 17h – si ce n'est pas bondé lol. Le matin je ne mange pas, je n'en ai jamais envie. Si j'ai le temps, je m'arrêterai sur le chemin pour acheter quelque chose à boire, je me dis. Je prends mon manteau, mon sac de cours et quitte l'appartement. Je prends soin de fermer à clé derrière moi. Je dévale les escaliers des trois étages qui me séparent de la sortie et me dirige vers la station de métro.
-
Les cours étaient ennuyant aujourd'hui. J'avais l'habitude de toujours être entourée de mes amis lors de mes précédentes années d'études, mais depuis que je suis à Paris je n'ai pas rencontré beaucoup de personnes. Il y a Nour, qui est gentille avec moi. Elle est dans ma classe. Elle a l'air assez folle et j'aime bien ça. On n'est pas encore assez proche pour la qualifiée d'amie mais c'est un début. Le fait d'être seule la plupart de temps est assez difficile. Ça fait se poser beaucoup de question sur soi-même, sur la confiance qu'on croyait avoir acquise, sur l'intérêt que les gens peuvent nous porter et sur bien d'autres choses. Mais c'est aussi une manière d'apprendre à se connaitre, en tout cas c'est ce que j'essaye de me dire.
Je pousse la porte de la bibliothèque et la cloche sonne. Il n'y a personne aux alentours mais je suis habitué. Je monte à l'étage et cherche M. Pavel du regard.
— " Monsieur ? C'est Luna, je suis arrivée.
— Je suis là, viens ! La réponse vient du fond de la pièce, étouffée par les nombreux rayons remplies d'exemplaires de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Sa voix est enjouée mais je sens que ça ne va pas me plaire. M. Pavel reste rarement à la boutique lorsque je travaille, mais il ne peut pas s'empêcher de venir trifouiller ses livres. C'est sa femme qui l'avait convaincue d'embaucher quelqu'un, il avait accepté mais au fond je pense que sa passion est à tout jamais ici.
Je suis cette direction et finis par voir l'homme assez âgé, accroupit par terre et entouré de piles de livres.
— Aaah tu es là ! Tu vas pouvoir m'aider ! Je fais du tri dans les étagères. Il me regarde avec un grand sourire en se relevant, fourrant une petite pile de livres dans mes mains.
— Commence par mettre ça dans la réserve, il me montre un tas de livre posé à la va vite dans un coin.
Je fais ce qu'il me dit sans broncher et me dirige à nouveau vers l'entrée de la boutique. Je passe devant le comptoir et ouvre la porte qui se trouve derrière. Il y a une petite pièce remplie de livres inutilisés car abîmés ou très rarement lu. Ça sent le renfermé et il y a de nombreuses toiles d'araignées suspendues au plafond. Je dépose les livres sur une pile déjà commencé et sors en vitesse. Cette pièce n'est pas vraiment rassurante.
— Luna ! Où es-tu ? Ce n'est pas finit hein !" Je lève les yeux au ciel et remonte les escaliers. Je comprends que cette journée de travail ne va pas être de tout repos, contrairement à d'habitude.
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18 heures et enfin dehors ! Le vent froid me fouette le visage, j'avais remonté le col de mon manteau. Je me dirige vers le métro en vitesse pour ne pas geler sur place. Je suis attirée par le restaurant-café La Tavérna qui se trouve à mi-chemin entre la bibliothèque et la station. Je ne suis pas contre prendre quelque chose de chaud vu le temps.
J'entre dans la pièce et je suis soudainement enveloppé par la chaleur qui y règne. J'ai un regain d'énergie grâce à l'ambiance réconfortante du café. Je commande un cappuccino et enlève mon manteau en attendant que le serveur le prépare. Après avoir payé, je vais m'asseoir à une table au fond du café, près d'une grande fenêtre donnant sur la rue. En attendant que mon cappuccino refroidisse, je regarde les gens passer, résistant face au vent, les feuilles de l'automne qui s'envolent dans un grand tourbillon. Un groupe d'étudiants passe devant la vitrine et je suis prise de nostalgie, encore une fois, la présence de mes amis me manque terriblement.
Je bois une gorgée, le liquide enfin à la bonne température et tourne la tête vers l'intérieur de la pièce. C'est un petit café chaleureux. Les murs sont peints en nuances de beiges, des bibelots en rapport avec la préparation traditionnelle du café sont disposés sur des étagères en bois, les banquettes sont rouge bordeaux. Et il fait chaud ici, j'adore. Le café est presque vide. Un couple de personnes âgées boit et mangent sur une table à ma droite, un jeune homme est installé dos à moi, dans le coin opposé à ma table, un autre est en face de moi, une capuche sur la tête. Une Maman et son fils rigole vers l'entrée du café. J'avais fini ma boisson et me lève pour enfiler mon manteau. Le jeune homme du fond se lève en même temps que moi. Je jette un dernier regard curieux vers lui tout en me dirigeant vers la porte. Il se retourne et je reste figé. C'est Ken. Il range ses affaires dans son sac. Un courant électrique traverse mon corps et je sors du café à toute vitesse, prise de panique. Je prends la direction de la station de métro sans trop y penser. Comment pouvais-je croiser quelqu'un que je n'avais jamais vu avant, autant de fois en si peu de temps ? Il me perturbe. Et je ne sais pas pourquoi mais ça me stresse. Je file à toute vitesse vers ma destination, je n'ai qu'une envie : rentrer chez moi.
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My shower was quick and I chose a pretty simple outfit for today; black jeans, a Queen t-shirt and black sneakers. I only have two hours of class this morning, and then I go to the library until 5pm – if it's not crowded, lol. In the morning I don't eat, I never want to. If I have time, I'll stop on the way to buy something to drink. I take my coat, my bag and leave the apartment. I take care to lock the door behind me. I run down the stairs of the three floors that separate me from the exit and head towards the subway station.
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Classes were boring today. I used to always be surrounded by my friends during my previous years of study, but since I am in Paris I have not met many people. There's Nour, who's nice to me. She's in my class. She looks pretty crazy and I like that. We're not close enough yet to call her a friend, but it's a start. Being alone most of the time is quite difficult. This raises a lot of questions about yourself, about the confidence you thought you had acquired, about the interest people may have in you and about many other things. But it's also a way to get to know yourself, at least that's what I'm trying to tell myself.
I push the library's door and the bell rings. There is no one around, but I am used to it. I go upstairs and look for Mr. Pavel.
— Sir? It's Luna.
— I'm here, come on! The answer comes from the back of the room, muffled by the many aisles filled with books of all colors and sizes. His voice is cheerful, but I feel like I'm not gonna like it. Mr. Pavel rarely stays in the shop when I work, but he can't help but come and search books. It was his wife who had convinced him to hire someone, he had accepted, but deep down I think his passion is here forever.
I follow this direction and end up seeing the old enough man, crouching on the ground and surrounded by piles of books.
— Aaah you're here! Help me! I'm sorting out through the shelves. He looks at me with a big smile as he gets up, stuffing a small pile of books in my hands.
— Start by putting this in the storeroom, he shows me a bunch of books in a corner.
I do what he tells me without flinching and head back to the shop entrance. I walk past the counter and open the door behind it. There is a small room full of unused books because there are damaged or very rarely read. It smells musty and there are many cobwebs hanging from the ceiling. I put the books on a pile that has already been started and come out quickly. This room is not really reassuring.
— Luna! Where are you? It's not over!" I roll my eyes in my head and go up the stairs. I understand that this work day is not going to be easy, rather than usual.
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18 hours and finally outside! The cold wind whips my face, I had pulled up the collar of my coat. I'm heading to the subway in a hurry so as not to freeze on the spot. I am attracted by the restaurant-café La Tavérna which is halfway between the library and the station. I'm not against taking something hot in the weather.
I enter the room and am suddenly enveloped by the heat that reigns there. I have a boost of energy thanks to the comforting atmosphere of the coffee. I order a cappuccino and take off my coat while the waiter prepares it. After paying, I sit at a table at the back of the café, next to a large window overlooking the street. While waiting for my capuccino to cool down, I watch people pass, resistant to the wind, the autumn leaves that fly away in a big whirlwind. A group of students pass by the window and I am filled with nostalgia, once again, I miss the presence of my friends terribly.
I drink a sip, the liquid finally at the right temperature and turn my head towards the inside of the room. It is a small, warm coffee. The walls are painted in shades of beige, trinkets related to the traditional coffee preparation are arranged on wooden shelves, the benches are burgundy red. And it's hot in here, love it. The coffee is almost empty. A couple of elderly people drinks and eats on a table to my right, a young man is seated with his back to me, in the corner opposite my table, another is in front of me, a hood on my head. A mother and her son laugh at the entrance of the café. I had finished my drink and got up to put on my coat. The young man in the background gets up at the same time as I do. I take one last curious look at him as I walk towards the door. He turns around and I freeze. It's Ken. He's putting his stuff in his bag. An electric current runs through my body and I come out of the coffee at full speed, panicked. I take the direction of the subway station without thinking too much about it. How could I meet someone I had never seen before, so many times, in such a short time? He disturbs me. And I don't know why, but it's stressing me out. I'm rushing to my destination, I just want to go home.
* English is not my first language. I apologize if the sentences are not clear or if there are mistakes. xoxo
Adhelfí Psikhí - αδελφή
Chapters > français - english
01.
02.
03.
04.
05.
Coming soon : 06.
Adhelfí Psikhí - αδελφή ψυχή - 02.
02.
Il est maintenant 17 heures et je rentre chez moi. On est en octobre, l’automne est bien là et une nuit particulièrement fraîche commence à tomber. Je rentre dans le métro qui m’emmène chez moi et je mets mes écouteurs afin d’éviter l’atmosphère oppressante. Je déteste ça. Les gens sont en dépression, c’est sale et c’est stressant.
Pour une fois j’ai une place assise. Babylone de Népal joue dans mes oreilles et je ferme les yeux, mes doigts pianotant sur ma cuisse au rythme de la musique. J’ai hâte de rentrer. Je suis resté dans cette position pendant à peu près quatre sons quand je rouvre les yeux. Je penche la tête vers l’intérieur de la rame et balaye la petite foule du regard. La plupart des gens sont sur leur téléphone, certains avec des écouteurs, d’autre en appel, une dame se remaquille.
Mon regard s’arrête sur un jeune homme qui lit debout, le dos contre la paroi du métro. Il a le teint bronzé, j’aperçois ses cheveux foncés malgré la casquette noire qu’il y a par-dessus. Son regard suit les lignes du livre avec concentration. Il passe sa main sur son visage, frotte ses yeux noisette puis retourne à sa lecture. Un air fatigué sur son visage lisse. Je fixais cette main fine aux ongles soignées qui agrippait maintenant la couverture du bouquin. Un petit livre blanc et bleu. Mes yeux s’écarquillent lorsque le rapprochement se fait dans mon cerveau fatigué. J’ai un visage pour être aimé. C’est le garçon de la boutique. Ken. Je ne l’avais jamais vu dans ce métro alors que je prends cette ligne tous les jours. Mon cœur se mis à battre plus vite et je ne peux pas m’empêcher de continuer à le regarder. Il a toujours cet air concentré et semble aspiré par les mots de ce livre. Il est dans son propre monde sans aucune interaction avec l’extérieur. J’ai du mal à imaginer ce qu’il s’y passe. J’ai du mal à percevoir ce qu’il peut ressentir en lisant ces poèmes. J’ai du mal à le cerner. Mais pourquoi je veux le cerner ? Je ne lui ai même pas vraiment parlé et je l’ai même trouvé un peu froid quand il était à la bibliothèque. Et pourtant il a comme une aura qui m’attire, qui m’intrigue.
Je détache enfin mon regard du jeune homme et fixe maintenant la fenêtre du métro. De toute façon en quelle circonstance je pourrai lui parler. Peut-être à la bibliothèque mais il n’a pas l’air vraiment bavard. Je suis à l’aise avec les gens que je connais, plutôt excentrique dans mon genre, mais quand il s’agit d’un premier contact ou d’une rencontre je suis automatiquement timide et silencieuse. Je me vois très mal l’aborder même si j’en ai un peu envie. Attends Luna, tu t’emballes pas un peu là ? Non ça n’arrivera pas. Je ne vois pas comment et c’est mort de toute façon. Je regarde si le métro arrive bientôt et referme les yeux, jugeant que j’ai encore le temps avant mon arrêt, un léger sentiment de tristesse dans mon cœur que j’ai encore réussi à installer toute seule. Mais je suis comme ça et j’ai appris à vivre avec – ou plutôt appris à mettre mes ressentis de côté.
Je me réveille en sursaut au son de mon alarme. Il est 7h du matin et je commence les cours dans une heure. J’aurais pu me lever un peu plus tôt pour être sûr de ne pas arriver en retard mais dormir c’est beaucoup trop précieux dans cette vie. Je ne traine donc et file à la douche. Je relève mes cheveux teintés de pourpre dans un chignon rapidement exécuté et allume l’eau de la douche pour lui permettre de chauffer pendant que je retire mon pyjama. J’entre dans la douche et ferme les yeux pendant que l’eau chaude coule le long de mon corps encore endormi.
-
It is now 5 p.m. and I am going home. It is October, autumn is here and a particularly cool night is beginning to fall. I get on the subway that takes me home and put on my headphones to avoid the oppressive atmosphere. I hate that. People are depressed, it’s dirty and it’s stressful.
For once, I have a seat. Babylon by Nepal plays in my ears and I close my eyes, my fingers quivering on my thigh to the beat of the music. I can’t wait to get home. I stayed in this position for about four sounds when I opened my eyes. Likewise, I lean my head inside the oar and sweep the little crowd with my eyes. Most people are on their phones, some with headphones, others on call, a lady making up.
My eyes stop on a young man who reads, standing with his back against the wall of the subway. He has a tan complexion, I see his dark hair despite the black cap on top. His eyes follow the lines of the book with concentration. He puts his hand on his face, rubs his hazel eyes, and then returns to his reading. A tired on his smooth face. I was staring at that fine hand with the neat nails that now grabbed the cover of the book. A little white and blue book. My eyes widen when the connection is making in my tired brain. J’ai un visage pour être aimé. That’s the boy from the library. Ken. I’ve never seen him on that subway before, and I take that line every day. My heart started beating faster, and I can’t help but keep looking at him. He still has this concentrated look and seems fascinated by the words of this book. He is in his own world without any interaction with the outside. I really can't define him. But why do I want to define him?
I didn’t even really talk to him and I even found him a little cold when he was in the library. And yet he has an aura that attracts me, that intrigues me.
I finally took my eyes off the young man and now stared at the subway window. Anyway, under what circumstances I could talk to him. Maybe in the library, but he doesn’t seem very chatty. I am comfortable with the people I know, rather eccentric, but when it comes to a first contact or a meeting I am automatically shy and silent. I don’t think I can handle it very well even if I want to. Wait, Luna, aren’t you getting a little too excited there? No, it won’t happen. I don’t see how and it’s hopeless anyway. I look if the subway is coming soon and close my eyes, thinking that I still have time before my stop, a slight feeling of sadness in my heart that I still managed to install on my own. But I’m like that, and I’ve learned to live with it – or rather, learned to put my feelings aside.
I wake up with a jolt to my alarm. It’s 7:00 in the morning and I start classes in an hour. I could have gotten up a little early to make sure I wasn’t late, but sleeping is way too valuable in this life. So I hurry and go to the bathroom. I pull up my crismon-tinted hair in a quickly executed bun and turn on the shower to allow it to warm up while I remove my pajamas. I enter the shower and close my eyes while the hot water flows down my still sleeping body.
*English is not my first language. I apologize if the sentences are not clear or if there are mistakes. Xoxo
Adhelfí Psikhí - αδελφή ψυχή
*Français - English
L'histoire de deux âmes-sœurs, Luna et Ken, vouées à être ensemble : ça semble être écrit. Mais sauront-ils mettre leurs craintes personnelles de côté afin de profiter pleinement de cette relation tant espérée par chacun ? Mystère...
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The story of two soulmates, Luna and Ken, meant to be together: it seems to be written. But will they be able to put their personal fears aside in order to take full advantage of this relationship that everyone hopes for? Mystery...
Adhelfí Psikhí - αδελφή ψυχή - 01.
01.
Je suis là, planté derrière le comptoir, fixant le mur, à attendre avec ennui le moindre client qui se déciderai à emprunter un livre aujourd’hui. La grande aiguille de l’horloge a presque traversé la moitié du cadran, et heureusement pour moi, l’heure de la fermeture allait bientôt sonner.
Je m’appelle Luna et j’ai 21 ans. Depuis la semaine dernière, je travaille dans cette petite bibliothèque du centre, mais j’ai l’impression d’y être depuis des mois. Aujourd’hui, on est samedi, j’aurai pu aller me balader, boire un café, sortir ce soir et rencontrer des gens, ou mieux, faire la grasse mat’ mais ce n’est pas dans mes options, malheureusement. J’ai quand même de la chance, cet endroit est chaleureux et silencieux. La porte d’entrée est à ma droite et les escaliers qui permettent d’aller à l’étage sont en face de moi. Je peux apercevoir les étagères vues d'ici, car c’est un étage ouvert. On dirait un peu le hall d’un vieux motel. Mais je m’y sens bien, c’est l’essentiel.
J’ai trouvé ce petit boulot à côté de mes études dans le graphisme pour m’aider à payer mon loyer. La bibliothèque n’est pas très loin de mon école. J’ai toujours aimé lire même si ça se résume à des romans fantastiques ou policiers. Je suis venue à Paris juste pour aller dans cette école. Malheureusement mon appart se trouve assez loin de la bibliothèque. J’ai pas le choix, j’ai pas la thune : c’est aussi simple que ça. À l’école, mon emploi du temps n’est pas chargé : il ne me reste que quelque matière à valider pour réussir mon année. J’aurais aimé ne pas devoir repasser cette année, mais je n’ai pas vraiment été sérieuse…
Je vivais en collocation avec ma bande de potes dans le sud de la France, là où je suis née : à Toulouse, la ville rose. On n’a pas vraiment géré la coloc à vrai dire, à la place, on a bu des litres et fumé des hectares -oups. Maintenant ce n’est pas que je regrette, mais un peu quand même. Si j’avais eu mon diplôme, je serais encore chez moi, avec mes amis, je serais surement en formation chez un graphisme ou dans une agence à faire des affiches ou des logos pour des clients et non à revoir toutes les bases des logiciels et à faire des projets pour des demandeurs imaginaires.
Je suis soudainement sorti de mes pensées quand la cloche du magasin sonne. Un jeune homme entre et me sourit en guise de bonjour. Je lui rends son sourire avant de le voir monter les escaliers qui mènent vers les rayons de livres et de disparaître. Bizarre. Il a l’air un peu plus vieux que moi, mais pas de beaucoup plus. Il est habillé en ensemble de survête Lacoste et il porte une casquette. Je sais que l’habit ne fait pas le moine mais quand même, ce n’est pas tous les jours qu’on voit des mecs comme ça rentrer ici -même si en vrai on voit pas grand monde rentrer ici tout court. Je suis assez curieuse (et anxieuse) ce qui ne me rend pas vraiment discrète dans ce genre de situation. J’essaye de tendre l’oreille pour essayer de le situer dans le magasin, ne pouvant entendre que ses pas à travers le plafond. Au moment où je m’apprêtais à monter pour lui proposer mon aide, je le vois redescendre, un livre de poche à la main. Il a son regard plongé dans les premières pages du bouquin comme s’il vérifie son choix. Il lève les yeux et nos regards se croisent. Je détourne le regard et retourne vers l’ordinateur, faisant mine d’être occupé. Je ne comprends pas pourquoi je suis autant perturbé par ce garçon. Peut-être parce qu'il a l'air mystérieux et intriguant. Un bruit sourd me fait lever la tête. Il avait posé le livre à plat sur le comptoir.
« J’aimerais bien l’emprunter st’eu plait, s'exprima-t-il en me regardant dans les yeux.
— Oui, pas de soucis, je lui répondis, un peu impressionné. J’ai un visage pour être aimé de Paul Eluard, un petit livre blanc avec une bande bleu et un visage dessiné au contour noir. De la poésie, encore plus intrigant. « Tu as déjà un compte ici ?
— Oui, c'est Ken Samaras, dit-il avec un sourire narquois sur les lèvres.
Je hoche la tête et tape son nom sur le clavier et son compte apparait aussitôt. Victor Hugo, Guy de Maupassant, Charles Baudelaire et j’en passe : que des livres de poètes et de grands auteurs.
— La date de rendu est dans deux semaines, mais tu peux toujours rallonger d’ici là en passant directement à la boutique.
— Ouais merci, bonne journée ». Il se retourne et sort comme il est rentré. Je reste planté là en me posant des tonnes de questions sur lui, et sur moi ! Il t’arrive quoi là ! Puis l’ennui a repris sa place habituelle et je continue à fixer le mur, assise derrière le comptoir.
-
I'm standing behind the counter, staring at the wall, bored waiting for a client who will decide to borrow a book today. The large pointer of the clock almost went through half of the dial, and fortunately for me, the closing time was about to ring. My name is Luna and I'm 21. Since last week I work in this small library of the center but I feel like I have been there for months. Today is Saturday, I could have gone for a walk, have a coffee, go out tonight and meet people, or better yet, sleep in', but that's not my option, unfortunately. Lucky for me, this place is warm and quiet. The front door is to my right and the stairs that allow you to go upstairs are in front of me. I can see the shelves from here because it's an open floor. It's like an old motel's lobby. But I feel good in there. I found this little job next to my graphic design studies to help pay my rent. The library is not very far from my school. I have always liked to read, even if it sumarizes to fantastic novels or detective ones. I came to Paris just to go to this school. Unfortunately my apartment is quite far from the library. I have no choice, I don't have the money: it's as simple as that. At school, my schedule is not busy: I have only a few subjects to validate to succeed in my year. I wish I didn't have to come back this year but I wasn't really serious...
I lived in a collocation with my gang of friends in the south of France, where I was born: in Toulouse, the pink city. We didn't really manage the roommate, actually, but instead we drank gallons and smoked acres -oops. Now, it's not that I regret it, but a bit. If I had graduated, I'd still be home, with my friends, I would probably be in training at a graphic design or an agency to make posters or logos for clients and not to review all the software's bases and to make projects for imaginary applicants. I suddenly went out of my mind when the store bell rang. A young man came in and smiled at me as a greeting. I give him back his smile before I see him climb the stairs to the bookshelves and disappear. Weird. He looks a little older than me, but not much older. He's dressed in a Lacoste suit, and he's wearing a cap. I know the clothes don't make the man, but still, it's not every day you see guys like that coming in here -even if you don't actually see a lot of people coming in here at all. I am quite curious (and anxious) which does not really make me discreet in this kind of situation. I try to reach out to try to locate him in the store, only hearing his steps through the ceiling. As I was getting ready to go up and offer him my help when I saw him come down again, with a pocket book in his hand. He looks into the first pages of the book as if he's checking his choice. He looks up and our eyes meet. I look away and go back to the computer, pretending to be busy. I don't understand why I'm so disturbed by this boy. Perhaps because he looks mysterious and intriguing. A thud makes my head rise. He had laid the book flat on the counter.
— " I would like to borrow it, please, he said looking into my eyes.
— Yes, no worries, I replied, a little impressed. J'ai un visage pour être aimé from Paul Eluard, a small white book with a blue stripe and a face drawn with a black outline. Poetry, even more intriguing.
— You already have an account here?
— Yes, it's Ken Samaras, he says with a smirk on his lips.
I nod and type his name on the keyboard and his account appears immediately. Victor Hugo, Guy de Maupassant, Charles Baudelaire and more: all books by poets and great authors.
— The delivery date is in two weeks, but you can always extend by going directly to the store.
— Yeah, thank you, good day." He turns around and comes out the way. I stand there asking myself tons of questions about him, and about me! What happens to you there! Then the boredom come back and I continue to fix the wall, sitting behind the counter.
*English is not my first language. I apologize if the sentences are not clear or if there are mistakes. xoxo