25th Hour (Lee, 2002). Un film à propos des 24 dernières heures de liberté d'un condamné à 7 ans de prison. Beaucoup de bien dans ce film. D'abord la distribution est incroyable, à part, et ça m'attriste de le dire, M. Pepper qui a de la difficulté à se démarquer entouré comme il l'est. La finale, qui suit la narration de Brian Cox, est géniale. Il y a quelques longueurs, cependant, qui viennent gâcher ce qui aurait pu être un grand film. Autre point d'intérêt, on film NY comme un personnage, un personnage blessé par les attentats du 11 septembre. Des âmes brisées dans une cité brisée, ce n'est peut-être pas nouveau, mais ici, la formule est bien utilisée. (22/9/2016)
2046 (Wong, 2004). Intéressant, mais il s'agit d'un des films qui me touche le moins de Wong Kar Wai. Le héros interprété par Tony Leung, est trop macho ! Il n'a pas le don de soi de son personnage dans Happy Together, ni la pudeur de celui de Chungking Express, ou la discrétion de celui d'In the Mood for Love. (6/7/2016)
A Better Tomorrow (Woo, 1986). J'ai une relation difficile avec les films de John Woo. Je trouve ses films américains mièvres et trop stylisés, et je n'ai pas trop aimé son classique « Hard Boiled ». Ce film-ci a au moins la vertu de ne pas être que de l'artifice, et d'avoir un récit solide, malgré la marque des années 80 qui rend plusieurs passages plutôt kitsch. Scènes d'actions inventives et bien rythmées. (21/6/2016)
A Midsummer Night's Dream (Dieterle, Reinhardt, 1935). Adaptation somptueuse à la mise en scène inventive et l'interprétation travaillée. Son principal défaut, cependant, est dans la scène du « théâtre dans le théâtre », vers la fin. La mise en scène y devient cabotine et franchement, on s'ennuie. (29/12/2016)
American Graffiti (Lucas, 1973). La vie d'adolescents en 1962, articulée par le prisme du mythe de l'automobile. Approche documentarisante qui rehausse la chronique au rang d'oeuvre d'art. Magnifique. (13/12/2016).
A Fish Called Wanda (Crichton, Cleese, 1988). Hilarante comédie. La distribution est superbe. La première fois que je l'ai vu, il a fallu que je pause le visionnement à la scène, vers la fin, entre Michael Palin et John Cleese, pour me laisser le temps de rire ! (8/3/2016)
A Scene at the Sea (Kitano, 1991). Le premier film tranches de vie/poétique de Kitano, à propos d'un couple sourd et muet dont l'un devient un enthousiaste du surf. Un beau film qui annonce bien le génial Kikujiro. (1/8/2016)
American Buffalo (Corrente, 1996). Du « théâtre filmé ». Très verbeux, mais jamais lourd. Dustin Hoffman brille, et les deux autres de la distribution sont amplement capables de lui tenir tête. Vraiment bon. (7/10/2016)
Anne Trister (Pool, 1986). Un film formidable, vraiment, avec beaucoup de cœur. Il faut passer par dessus la trame sonore qui crie les années 80, et est, dans l'ensemble peu inspirée. Mais vraiment, quel film... (6/5/2016)
Arrival (Villeneuve, 2016). Ça commençait bien mal : Villeneuve commence son film avec son manque typique de sensibilité et de subtilité. Les choses ne s'annonçaient donc pas très bien. Et puis, à partir du milieu du film, les pièces du puzzle tombent en place et ça commence à faire sens. La finale est émouvante et amorce même une certaine forme de discours sur la condition humaine. Et Amy Adams est extraordinaire ! (17/11/2016)
Batman (Burton, 1989). Probablement la meilleure adaptation d'un « comic book » jamais produite (c'est faux, Batman Returns, la suite, est meilleure). La folie meurtrière (Jack Nicholson, parfait en Joker) rencontre la folie salvatrice (Michael Keaton qui joue un millionnaire excentrique et hanté de façon magistrale). (8/5/2016)
Batman Returns (Burton, 1992). Après son chef-d'oeuvre Edward Scissorhands, Burton présente son magistral Batman Returns. Une exploration des côtés les plus sombres de l'enfance, car qu'est-ce qu'un monstre, sinon un enfant terrible qui refuse de vieillir ? (12/5/2016)
Battle Beyond the Stars (Murakami, Corman, 1980). Un space opera nanar à souhait. Ça a sa niche et se regarde bien, si dans le bon état d'esprit. (11/5/2016)
Battles Without Honor and Humanity (Fukasaku, 1973). Un film de yakuza qui retrace l'histoire des gangs de 1945 à 1956. Les gangsters sont, comme le titre l'indique, loin des héros-folkloriques honorables, la violence n'est pas cathartique. Filmé de manière, je dirais, « journalistique » (en anglais je dirais « matter-of-factly »), il y a beaucoup de personnages, et on s'y perd, ne serait-ce de la présence de Shozo Hirono, qui est en quelque sorte le personnage central. Excellent. (15/9/2016)
Battles Without Honor and Humanity: Final Episode (Fukasaku, 1974). Dernier épisode de la pentalogie «Battles Without Honor and Humanity». Malgré un nouveau scénariste, le film demeure aussi intéressant que les quatre autres, et la «finale» termine bien l'une des œuvres les plus intéressantes jamais filmées sur le crime organisé. (25/10/2016)
Belladonna of Sadness (Yamamoto, 1973). Une histoire de pacte avec le diable qui lie la sexualité féminine avec la sorcellerie, on avait déjà vu. Par contre, que cela résulte en une petite histoire des fantasmes et des perversions d'une société entière, c'était tout-à-fait inattendu. En plus, et cela est vraiment remarquable, on traite le sujet avec style et une poésie décadente à propos de personnages abandonnés de Dieu et littéralement donnés en pâture au diable (comme dans le livre de Job, finalement, à bien y penser), cela en fait un excellent film et une œuvre d'art magistrale. (23/8/2016)
Berberian Sound Studio (Strickland, 2012). Faire un long métrage expérimental est tout un pari. Si Strickland semble être un maître dans la conception d'ambiances malsaines, je trouve que l'ensemble tombe à plat. (28/1/2016)
Beyond the Valley of the Dolls (Meyer, 1970). Ce film est génial. Technique extrêmement bien maîtrisé, joue plus qu'habilement avec les clichés du mélodrame, un peu à la manière des animes, une pointe d'horreur et une trame sonore incroyable. Je ne pense pas qu'on puisse faire mieux dans la «sex comedy». (12/11/2016)
Big Trouble in Little China (Carpenter, 1986). Un film d'action/aventure, à forte saveur de série B, dans lequel Carpenter manie les clichés de manière astucieuse pour un résultat franchement hilarant. Bravo ! (10/2/2016)
Birdman (Iñárritu, 2014). Un film fait pour les cinéphiles qui se veut, en quelque sorte, une prise de conscience d'Hollywood. Auto-réflexivité, critique sociale, malaises à souhait. Pas pour tout le monde, mais ça demeure un excellent film. (17/5/2016)
Blood Simple. (Coen, 1984). Un néo-noir jamais trop stylisé, aux atmosphères qui préfigurent celles des films que David Lynch réalisera plus tard. Réalisation habile, peut-être un peu trop lente pendant le climax. Un bon film, dans l'ensemble. (5/11/2016)
Bone Tomahawk (Zahler, 2015). Le «build-up» est intéressant, mais le punch ne m'a pas affecté, je l'ai même trouvé un peu faible. Pas mon genre, j'imagine. (31/10/2016)
Born to Be Blue (Budreau, 2015). Un portrait de Chet Baker, où s'entremêle réalité et fiction. Ethan Hawke campe son personnage avec conviction, et c'est la simplicité de la mise en scène qui fait le charme du film. (28/7/2016)
Bullitt (Yates, 1968). Pas mal, mais comprend quelques longueurs. (18/2/2016)
Bunker Palace Hôtel (Bilal, 1989). Un film magnifique, contemplatif. Parfois dur à suivre, mais le message, l'incapacité à se soustraire au « pouvoir » dans une société qui risque toujours de tomber dans le totalitarisme, reste d'actualité. Direction artistique superbe, trucages étonnants considérant un budget qui n'a pas dû être très gros. (30/4/2016)
Bunny Lake Is Missing (Preminger, 1965). Hmm, c'est pas médiocre, mais on dirait une fade imitation d'Hitchcock. (5/5/2016)
Capricorn One (Hyams, 1978). Pas mal, mais contient plusieurs longueurs. Peut-être aurait-on pu couper une demi-heure pour accélérer la cadence. (26/1/2016)
Captain America: Civil War (Russo, Russo, 2016). Des super-héros qui veulent rester super-héros à l'ancienne, se battent contre des super-héros modernes qui doivent tenir compte de la politique. C'est à peu près ça. Quand on n'est pas Alan Moore, ça donne quelque chose de peu intéressant, un problème théorique qu'on essaie d'articuler dans un récit. Ça crée des interférences... (27/9/2016)
Chungking Express (Wong, 1994). La première histoire est pas mal, mais la seconde vole la vedette. Un excellent film, et mon histoire de Wong Kar-Wai préférée ! (4/8/2016)
Crocodile Dundee (Faiman, 1986). Qui l'eût cru ? Une comédie « contemplative ». Assez intéressant comme film. Une curieuse bête... (3/3/2016
Crouching Tiger, Hidden Dragon (Lee, 2000). Grandiose ! Une épopée intimiste, si cela est possible. Très réussi ! (24/3/2016)
Day of Anger (Valerii, 1967). Un western spaghetti ordinaire. My Name Is Nobody, du même réalisateur, est meilleur. (7/5/2016)
Dead Ringers (Cronenberg, 1988). Avec ce film, Cronenberg semble enfin comprendre que l'horreur (et même le «body horror» qu'il affectionne particulièrement) a comme base la psyché humaine, elle est dans la tête. La déscente dans la folie des deux personnages principaux est particulièrement prenante. (15/11/2016)
Deadpool (Miller, 2016). Malgré quelques gags dépassés, ce film reste fort sympathique dans le genre « film de superhéros pour adulte ». Pas aussi génial que Kickass, mais quand même ! (2/6/2016)
Death Race 2000 (Bartel, 1975). Dans un futur dystopique, les humains sont amateurs d'un jeu de course ridiculement violent et dangereux... Un canevas qui a souvent été utilisé... On se permet ici une petite critique sociale, surtout en ce qui concerne les médias sensationnalistes... Enfin, c'est Roger Corman, ça dit tout... (20/12/2016)
Django (Corbucci, 1966). Un western italien bien singulier, assez loin des clichés moraux de la société « bien-pensante ». Un vrai film culte (bien qu'il parait qu'il a été fort populaire en dehors de l'Amérique du nord). (24/5/2016)
Dogtooth (Lanthimos, 2009). Un genre de cinéma d'anticipation sociétale qui pousse à l'extrême divers «symptômes» des maux de la société moderne. Réussi. (13/12/2016)
Dracula (Browning, 1931). Un classique qui ne fonctionne pas tout le temps, mais qui possède plusieurs bons éléments: Lugosi est splendide en vampire, bien qu'on souffre d'un trop grand nombre de gros plans de son visage (ce n'est donc pas sa faute !), et Helen Chandler fait une Mina très efficace. Les décors (qu'ils soient peints en trompe-l’œil ou bien réels) sont vraiment superbes. Il y a de bonnes idées de mise-en-scène, on n'en montre pas trop (probablement par soucis techniques), et on se sert habilement de la suggestion. (19/11/2016)
Dreams (Kurosawa, Honda, 1990). Ne serait-ce du segment « Mont Fuji en rouge », un peu faible, ce film serait un chef-d’œuvre. Il demeure tout de même un très grand film. (21/1/2016)
Drunken Master II (Liu, 1994).De l'action, du vaudeville, et encore de l'action ! Un très bon Jackie Chan. (26/5/2016)
Duck, You Sucker (Leone, 1971). Ce projet ambitieux s'avère malheureusement un échec. James Coburn et Rod Steiger, bien que d'habiles acteurs, ne peuvent porter à bout de bras ce revers. Leone se perd dans ses propres clichés... (4/8/2016)
Duel (Spielberg, 1971). Un bon thriller/road movie, assez inventif pour ne pas tomber à plat. Petit problème : le jeu un peu gros de Dennis Weaver, mais ça ne gâche rien. Efficace. (16/8/2016)
Edward Scissorhands (Burton, 1990). Le chef-d’œuvre de Tim Burton, qui offre l'une des plus belles métaphores de la figure de l' « artiste » au cinéma. (6/2/2016)
Embrasse-moi comme tu m'aimes (Forcier, 2016). Excellent, mais pas assez long. On nous présente des personnages secondaires très attachants, certains dérangeants, qu'on aimerait voir plus, tout en gardant une fin ouverte. Ça se peut ! Oui oui ! À bas la règle scénaristique d'un seul arc narratif principal ! (28/9/2016)
Enemy Mine (Petersen, 1985). Le film commence très bien, mais le troisième acte est plutôt naïf et cabotin. C'est typique des space operas des années 80. (6/12/2016).
Enter the Dragon (Clouse, 1973). Lent à partir, mais les séquences d'action de la finale tiennent la route malgré l'évolution du film d'arts martiaux depuis 40 ans (toujours plus vite, toujours plus spectaculaire). (2/8/2016)
Exodus (Preminger, 1960). Récit épique extrêmement idéalisé, presque naïf, de la naissance de l'état d'Israël. Malgré un bon rythme et une interprétation juste, je n'ai pas trop accroché. (15/3/2016)
Eyes of Laura Mars (Kershner, 1978). C'est pas mauvais, mais j'ai jamais été amateur de ce genre de thriller. Beaucoup de longueurs, ce qui est dommage car la distribution est assez impressionnante. (2/8/2016)
Falstaff (Chimes at Midnight) (Welles, 1965). Je ne peux commenter le texte, car je suis loin d'être un connaisseur de Shakespeare. Cependant, visuellement, ce film est un chef-d’œuvre, et l'interprétation est formidable. (1/10/2016)
Female Prisoner Scorpion #701 (Ito, 1972). La première moitié est un sexploitation de prison féminine. On est au Japon, la molestation, les «panty shots» et les protestations des prisonnières s'enchaînent, et ce n'est vraiment pas ma tasse de thé. La seconde moitié devient un «revenge movie» et là, c'est beaucoup plus intéressant. Il est à noté que le réalisateur, pour l'ensemble du film, ne cesse les essais esthétiques et formalistes, et on a souvent droit à de belles séquences, bien qu'en fin de compte, plutôt sinistres. Un paradoxe. (6/9/2016)
Flash Point (Yip, 2007). Un film d'action avec Donnie Yen, toujours aussi charismatique. Si le film prend un peu de temps à décoller, chaque scène d'action est incroyablement bien chorégraphié, réalisé et interprété. L'attente vaut le coup. (22/12/2016)
Foxcatcher (Miller, 2014). Un triomphe pour Steve Carell, Channing Tatum et Mark Ruffalo. Le film, dans l'ensemble, est magnifique. (31/1/2016)
Freaks (Browning, 1932). Très bon film, bien que le montage original soit perdu. Personnages engageants, histoire simple mais efficace. Bravo ! (24/11/2016)
Frida (Taymor, 2002). Un biopic qui, s'il offre une vision biaisé de la vie de Kahlo (je ne suis pas historien), réussi assez bien dans sa représentation de l'Amérique latine. Bien dirigé, mais il manque quelque chose pour que ce soit un grand film. (16/10/2016)
Fritz the Cat (Bakshi, 1972). Difficile de savoir s'il s'agit d'une critique ou d'un hommage aux années 60 et la culture « de gauche ». Je crois que je devrai le revoir après quelques recherches... (31/1/2016)
Ghostbusters (Feig, 2016). Scénario ridicule, réalisation approximative, quatre bonnes actrices dont on a gaspillé temps et talent. (16/10/2016)
Gosford Park (Altman, 2001). Une comédie policière à la Altman : on prend son temps, on s'intéresse à un ensemble de personnages, on tombe dans la satire et l'humour décapant, mais au sein de tout cela se trouve un drame véritable que l'on découvre presqu'à la dernière seconde. (25/10/2016)
Halloween (Carpenter, 1978). Le mal que personne ne peut arrêter. On part d'un fait divers sinistre (l'enfant qui tue sa soeur) pour se rendre à un meurtrier sans aucune touche d'empathie. Un film efficace et juste assez subtil pour devenir, et ce l'est devenu, un classique ! (26/11/2016)
Hamlet (Doran, 2009). Franchement, une bonne adaptation. David Tennant fait un formidable Hamlet, mais c'est Patrick Stewart qui vole le show avec un Claudius torturé à point ! (22/7/2016)
Hard-boiled (Woo, 1992). Il y a vraiment d'excellentes scènes d'actions, et des idées de mises en scène de la violence vraiment brillantes, mais Woo finit par en mettre trop et ça devient redondant. Mais pour les bonnes passes, les amateurs de films d'action vont être servis ! (28/6/2016)
Haywire (Soderbergh, 2011). Encore un petit bijou de Soderbergh qui réussit même à faire d'une athlète une bonne actrice ! Un Hollywood bien usiné ! (1/11/2016)
Heat (Mann, 1995). Qu'on s'entende, c'est un excellent film. Mais il ne me touche pas. Je ne suis peut-être pas amateur de grandes sagas policières. Je trouve qu'il manque quelque chose au film, mais je n'arrive pas à comprendre quoi... (21/7/2016)
Hero (Yimou, 2002). Excellent film d'arts martiaux avec une morale qui peut animer plusieurs débats ! (4/5/2016)
Hired to Kill (Mastorakis, Rader, 1990). Tout, dans ce film est douteux. Un film d'action comme on en faisait beaucoup dans les années 80, avec la panoplie de clichés et de jolies filles peu habillées. La scène d'amour qui se joue comme un pseudo-viol est de mauvais goût... (1/12/2016)
Hiroshima Death Match (Fukasaku, 1973). La suite de Battle Without Honor and Humanity. Fukasaku raffine sa réalisation en la rendant l'action encore plus chaotique (une sorte de paradoxe stylistique !) et imprévisible. Toujours aussi complexe vu le nombre important de personnages mis en scène. (21/9/2016)
Hot Shots! (Abrahams, 1991) et Hot Shots! Part Deux (Abrahams, 1993), le tout en version française. Parodies efficaces et bien construites. Films cultes de ma jeunesse... (24/2/2016)
Hour of the Wolf (Bergman, 1968). Malgré un début peut-être un peu trop lent, le voyage dans la folie qui forme la seconde moitié du film est à la fois fascinant et effrayant. (3/9/2016)
I'm No Angel (Ruggles, 1933). Un film écrit et interprété par Mae West. Un étrange film qui montre une femme forte et autonome, sexuellement active et qui s'en tire bien, c'est tout un exploit pour l'époque ! Mae West est toute une présence à l'écran ! (5/7/2016)
In the Mood for Love (Wong, 2000). Un film génial, proche du chef-d’œuvre, si ce n'en est pas un, avec son style qui, bien que très maniériste, n'interfère jamais avec l'authenticité du sujet. (5/7/2016)
Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (Spielberg, 2008). La première fois que je l'avais regardé, j'avais détesté, mais en le revisionnant, je me suis demandé pourquoi. Y faire jouer la période de la guerre froide et inclure un extra-terrestre (un « extra-dimension » en fait, pour les puristes) sont de bonnes idées, tout comme l'idée du fils et le retour de Marion. De plus, certaines scènes sont hilarantes !! (9/7/2016)
Indiana Jones and the Last Crusade (Spielberg, 1989). Le dernier des trois Indy originaux, plus léger en ton, mais tout de même fort intéressant et amusant. Peut-être aurait-on dû s'arrêter à trois... (14/7/2016)
Infernal Affairs (Lau, Mak, 2002). Excellent drame policier, très intense, une intensité que le scénario impose et avec laquelle les réalisateurs jouent adroitement. Interprétation convaincue des acteurs. (30/6/2016)
Ip Man 3 (Yip, 2015). Après deux films sur la vie romancée d'Ip Man, la finale du second laissant vraiment à désirer, le troisième est une heureuse surprise. Un bon film d'arts martiaux. Donnie Yen y joue avec sincérité et doigté. (17/5/2016)
It's a Mad, Mad, Mad, Mad World (Kramer, 1963). Une comédie épique. La réalisation est incroyable : aucun temps mort en 3h17 d'enchaînement de situations comiques. Nous demeurons cependant tout le long dans le « troisième âge » du burlesque, comme dirait Deleuze, ce qui peut épuiser un spectateur d'aujourd'hui, mais il fallait le faire. Et un plus pour des effets spéciaux étonnants ! (13/9/2016)
It's Such a Beautiful Day (Hertzfeldt, 2012). Pas mal du tout. Une odyssée dans la folie, mais sans apitoiement ou pathos inutile. Étrange, mais beau. (19/5/2016)
JCVD (El Mechri, 2008). Un drôle de film où JC Van Damme est mêlé à un vol à la poste. Jean-Claude s'en sort bien comme acteur, et la réalisation est inventive, malgré quelques problèmes de rythme. (7/7/2016)
Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles (Akerman, 1975). Une curieuse expérience cinématographique que ce film, comment la monotonie de la vie d'une veuve peut la tuer, à petit feu, Le film dure 3h20 et comprend peut-être 3 ou 4 moments de transition pour l'héroïne, mais dilués dans une monotonie abject, et c'est cette monotonie qui donne à la final son effet coup de poing. Comme l'a dit le critique sur le site dvdtalk, ce film est peut-être féministe, mais il est surtout humaniste : on ne peut que ressentir de l'empathie pour la veuve désabusée. (11/10/2016)
Jem and the Holograms (Chu, 2015). Voilà, je l'ai fais : j'ai regardé ce film. Rien à voir avec la série télé des années 80 (dont je suis fan avoué, eh oui...), on a plutôt droit à un genre d'hommage qui démarre trop lentement, avant de se terminer en « feel good movie » pour enfants. Surprenant ! (1/2/2016)
John Wick (Stahelski, Leitch, 2014). Je ne suis pas comfortable devant la violence et le machisme éhonté, mais je dois avouer que ce film est extrêmement bien réalisé et que les scènes de combat sont de petits bijoux. L'humour de bandes-dessinée pour adulte n'est pas suffisante pour faire passer la violence comme carnavalesque (comme dans Kick-Ass, par exemple), mais ça fonctionne, d’une certaine façon... (17/9/2016)
Kafka (Soderbergh, 1991). Excellent. Un superbe film. En plus d'être un hommage à l'homme de lettre, il s'agit d'une fine exploration de la psyché de l'être urbain dans la modernité. Et la distribution, qui compte de nombreux acteurs tout simplement géniaux, rendent le scénario avec assurance et brio. (20/10/2016)
King Lear (Godard, 1987). Trop travaillé pour n'être qu'une supercherie, ce film nous offre une ambiance étrange qui fonctionne la plupart du temps, sans pour autant dévoiler de sens facile. Godard semble obsédé par le silence de Cordelia et sa mort. Énigmatique. (30/8/2016)
Knight of Cups (Malick, 2015). La « technique Malick » commence à devenir artificielle. Elle fonctionne avec des narrations inspirés, comme par exemple celle de la strip-teaseuse, et celle du prêtre dans ce film, mais sinon, je la trouve difficile à renouveler. J'étais déjà ennuyé dans « To the Wonder », mais en plus, dans « Knight of Cups » on sombre dans la misère des riches et on s'y complait vraiment trop. (14/5/2016)
Kwaidan (Kobayashi, 1964). Poétique, théâtral, magistral. Un visionnement qui peut être ardu, mais en fin de compte, ça en vaut le coût. (28/4/2016)
L.A. Confidential (Hanson, 1997). Un excellent neo-noir, vraiment excellent. Je ne trouve pas d'autres mots pour exprimer mon enthousiasme. (16/6/2016)
La Guerre du feu (Annaud, 1981). Peut-être anthropologiquement biaisé, ce film n'en demeure pas moins très réussi. (1/10/2016)
La Planète sauvage (Laloux, 1973). Quel éventail d'idées originales et poétiques ! Ce n'est pas un film pour tout le monde, mais si on lui donne un/e chance, il nous amène loin... (7/7/2016)
La Vénus à la fourrure (Polanski, 2013). Un tour de force de mise en scène. Excellente étude des rapports de force dans l'imaginaire de l'amour. (17/1/2016)
Le Déclin de l'empire américain (Arcand, 1986). Un grand film, mais d'une tristesse infinie, avec une scène de salon de massage totalement hilarante ! (27/6/2016)
Le Roi et l'oiseau (Grimault, 1980). Chef-d'œuvre du cinéma d'animation qui, de manière candide, explore la vanité d'un monarque, comment l'état ne peut que s'autodétruire, et que malgré tout, l'amour subsiste. (28/12/2016)
Les Carabiniers (Godard, 1963). Une fable sur l'absurdité de la guerre. Godard frappe fort et juste : la guerre comme conceptualisation, virtualisation, qui ne s'actualise jamais en réel. Manipulation de l'innocent jusqu'à la fin de sa vie. Et bien sûr, un petit commentaire sur le cinéma ! (29/8/2016)
Les garçons et Guillaume, à table! (Gallienne, 2013). Bien étrange comédie jouant sur les clichés associés au genre et à l'orientation sexuelle. M'a laissé perplexe, mais je crois que j'ai aimé ! (16/6/2016)
Les Maîtres du temps (Laloux, 1982). Le chef-d'oeuvre de Laloux, et ce avec des moyens fort limités. Le résultat est épatant, et franchement touchant. (8/7/2016)
Life of Brian (Jones, 1979). Ce film est génial. La réalisation de Terry Jones est franchement belle et l'interprétation est incroyable. Est-ce le meilleur Python ? (4/3/2016)
Little Ceasar (LeRoy, 1931). L’un des premiers films de gangsters parlant. Edward G. Robinson donne une performance incroyable et créé littéralement un archétype du chef de bande au grand écran. Comme classique, on ne peut faire mieux ! (25/6/2016)
Lone Wolf and Cub: Sword of Vengeance (Misumi, 1972). Pas mauvais, peut-être un peu trop verbeux. Un film sanglant, adaptation d'un manga légendaire. (18/2/2016)
Lone Wolf and Cub: Baby Cart at the River Styx (Misumi, 1972). Le deuxième film de la série est formidablement meilleur que le premier. On fait plus confiance à l'image, et la parole est utilisée de manière plus judicieuse. Même les amateurs de « gore » y trouveront leur compte ! (23/2/2016)
Malpertuis (Kümel, 1971). Ce film est un voyage psychédélique dans les échos d'une tragédie grecque. Excellent. (9/8/2016)
Man from Reno (Boyle, 2014). Un petit film noir avec quelques prétentions, mais qui n'est pas mal fait. Intrigue bien menée malgré quelques anicroches. (21/4/2016)
Man Hunt (Lang, 1941). Ça parait, un maître à la réalisation. Un excellent film, dont la seule faiblesse est la fin, un peu farfelu, mais compréhensible vu le contexte. (5/5/2016)
Man on the Moon (Forman, 1999). Plus un hommage qu'un drame biographique, très bien fait. Je suis désolé de dire que je n'ai pas vraiment apprécié la composition de Jim Carrey. Il n'émane pas de son personnage la sensibilité qui semblait habiter le vrai Kaufman. Ses efforts, cependant, sont louables. (5/11/2016)
Manhunter (Mann, 1986). Un autre film policier contemplatif du maître. Peut-être un certain problème de rythme au climax, mais rien de dramatique. (26/5/2016).
Marathon Man (Schlesinger, 1976). Film à suspense extrêmement efficace. Petit problème de rythme au climax. Peut-être que la fin original du matériel adapté aurait été meilleure. (7/5/2016)
Marie Uguay (Labrecque, 1982). Documentaire extrêmement touchant sur une poétesse que je ne connaissais pas, décédée du cancer à 26 ans. À suivre... (30/1/23016)
Marked Woman (Bacon, Curtiz, 1937). Excellent « crime drama » (imdb le classe comme film noir, mais cela serait un très excentrique film noir...) où la femme est, pour une fois, maitresse de la situation, même si c'est l'homme (Humphrey Bogart, en grande forme) qui termine le combat dans l'arène de la cour de justice. (24/6/2016)
McCabe & Mrs. Miller (Altman, 1971). J'ai profondément adoré ce film. C'est le premier film d'Altman que je regarde où les deux personnages principaux sont filmés de manière à ce qu'on ressente de l'empathie pour eux. Le film fonctionne sur bien d'autres plans mais c’est la fonction empathique qui domine. (27/10/2016)
Mean Streets (Scorsese, 1973). Astucieusement réalisé, ce film est une suite de bonnes idées stylistiques aidant un scénario ambitieux, filmé tout en simplicité. Bien qu'il y ait quelques longueurs, ce film n'en est pas moins excellent. (30/7/2016)
Miami Vice (Mann, 2006). Drame policier fort intéressant où l'intime est confronté à un politique (le mot désigne la politique underground des gangs et du trafic de drogue) qui ne pardonne pas. Un défaut majeur, cependant, les deux personnages principaux n'ont pas suffisamment de scènes ensemble pour développer une véritable chimie, mais il semblerait que ce fut un tournage difficile... (14/6/2016)
Midnight Special (Nichols, 2016). Monsieur Nichols est un maître du rythme. Peu de temps mort, les acteurs en grande forme, intrigue poignante. Si la réalisation est un peu trop sobre à mon goût, ce film demeure, comme beaucoup l'on écrit sur le net, un très bel hommage aux films de sci-fi des années 70s-80s. (19/4/2016)
Miles Ahead (Cheadle, 2015). Une autre fiction mettant en scène un personnage de l'Histoire, cette fois Miles Davis. Un trip formel plutôt réussi, qui présente un Miles Davis torturé et imprévisible. Très bon ! (28/7/2016)
Millenium Actress (Kon, 2001). Le chef-d'oeuvre de Satoshi Kon. (23/5/2016)
Miss Hokusai (Hara, 2015). C'est une déception. La narration épisodique est une bonne méthode pour un film biographique, mais ici, elle tombe à plat. Le film manque de focus, malgré quelques bonnes idées. (30/3/2016)
Monty Python and the Holy Grail (Gilliam, Jones, 1975). Si la réalisation manque de fini (et de budget, chose qu'on ne cache absolument pas), le texte est, en général, pas moins que génial et l'interprétation, vraiment excellente ! (1/3/2016)
Monty Pythons's The Meaning of Life (Jones, Gilliam, 1983). Eh bien après ce visionnement, je dois confirmer qu'il s'agit de mon film de Python préféré. Les garçons sont en grande forme et même s'il s'agit d'un film à sketches, il n'y a pas de temps morts ou de séquences forcées. (5/3/2016)
Mr. Holmes (Condon, 2015). Excellent ! Franchement touchant. Ian McKellen est vraiment un grand acteur. (12/6/2016)
Nashville (Altman,1975). Portrait critique de la nation américaine, magnifiquement réalisé. Très dense, les thèmes couverts sont larges et prennent de la place, souvent présentés en simultanés, ce qui rend le visionnement une affaire très complexe. (4/10/2016)
National Lampoon's Christmas Vacation (Chechik, 1989). Comédie culte de Noël que beaucoup apprécient encore. J'en ai été déçu, malheureusement. Aucun personnage n'est venu me chercher malgré une interprétation plus que correcte, et le rythme est inégale, les quelques gags vraiment drôles n'arrivant pas à sauver les meubles... (29/12/2016)
Nineteen Eighty-Four (Radford, 1984). Je n'ai pas encore lu le livre, donc ma perspective est fraîche. J'ai trouvé ça excellent. La réalisation rappelle souvent Tarkovski : de longs plans poétiques, une désaturation des couleurs, un respect total des acteurs. En fait, le jeu de Richard Burton et de John Hurt est vraiment incroyable. (5/4/2016)
No Country for Old Men (Coen & Coen, 2007). Excellent. (7/4/2016)
On the Silver Globe (Zulawski, 1988). Comme je l'ai déjà écrit, une progression narrative classique, ce n'est pas mal en soi. Ce film de Zulawski en aurait beaucoup bénéficié, tout en gardant ses longs monologues philosophico-viscéraux. Les idées sont bonnes, la forme ne l'est pas du tout. (6/8/2016)
Only Yesterday (Takahata, 1991). En tout cas, c'est un grand film. Jamais des personnages animés n'ont aussi bien « joué ». Chacun possède ses propres tics et caractéristiques comportementales. Et au niveau visuel, le film est presque en avance sur son temps. Les images rappellent les trois maîtres nippons de l'après-guerre (Kurosawa, Mizoguchi, et surtout Ozu). Bref, comme le dirait mon compagnon cinéphilique Éric, « c'est un putain de chef-d’œuvre » !! (19/3/2016)
Out of Sight (Soderbergh, 1998). Une comédie policière comme Hollywood devrait en produire plus souvent, ces jours-ci (tant qu'à demeurer dans l'entertainment). Jouées avec convictions, les scènes absurdes s'enchaînent les unes après les autres comme si elles tentaient de supplanter la dernière en matière de ridicule. Hilarant. (20/10/2016)
Paul (Mottola, 2011). Un film d'extra-terrestre écrit et interprété par Simon Pegg et Nick Frost, avec une distribution comprenant la crème de la comédie américaine. Un heureux mélange ! (20/4/2016)
Pierrot le fou (Godard, 1965). Un film qui s'apparente au jazz : une construction solide laissant libre cours à des envolées lyriques ou des soubresauts expérimentaux. Magnifiquement photographié, je ne peux pas dire que j'ai adoré ce film, mais il m'a profondément inspiré. (11/10/2016)
Podium (Moix, 2004). Une comédie absurde sur un ex-sosie de Claude François qui reprend du service ! Absurde, c'est le mot, et c'est plutôt réussi ! (14/6/2016)
Police Tactics (Fukasaku, 1973). Le quatrième «Battle Without Honor and Humanity». Toujours aussi bon. (16/10/2016)
Predestination (Spierig & Spierig, 2014). Un très bon film sur le voyage dans le temps. Peut-être un peu faible au niveau du style, mais ça ne gâche rien. (5/4/2016)
Primer (Carruth, 2004). Ok, c'est extrêmement compliqué. Je n'ai pas tout compris, même après une lecture du synopsis. Mais pour les courageux, ce film ne peut qu'être l'un des meilleurs films de science-fiction jamais produit. Je suis vraiment renversé... (2/2/2016)
Proxy War (Fukasaku, 1973). Le troisième de la série « Battles Without Honor and Humanity ». À ce stade-ci je m'abstiendrai de vanter la réalisation et l'interprétation. Ce film mène vers quelque chose qui, j'espère, fleurira dans l'épisode suivant. Notre antihéros Hirono devient de plus en plus vicieux et la violence est tout ce qui peut ressortir du monde des Yakuzas. (7/10/2016)
Pygmalion (Asquith, Howard, 1938). Pas mal. Jeu génial de Leslie Howard. Je ne suis pas aussi certain de la performance de Wendy Hiller, bien qu'elle brille dans le dernier acte. (26/1/2016)
Queen of the Desert (Herzog, 2015). Qui eut cru qu'Herzog était un romantique (au sens usuel) dans l'âme ? Ce film est une ode romantique à une héroïne que le réalisateur, visiblement, admire. C'est mélodramatique, romantique, c'est beau ! (1/3/2016)
Quintet (Altman, 1979). Un «art house sci-fi», le plus anti-hollywood qui soit, jusqu'à dans la trame sonore ! Un bon film qui rappelle les étranges atmosphères de Zardoz. (12/11/2016)
Raiders of the Lost Ark (Spielberg, 1981). C'est gros, c'est colonialiste, mais c'est fort divertissant, de la même manière qu'un bon Tintin. (28/5/2016)
Road to Perdition (Mendes, 2002). Une variation intéressante sur le film de gangster. Ruptures de tons surprenantes vers le milieu du film avant de replonger dans le tragique. Très intéressant. (19/11/2016)
Rocky (Avildsen, 1976). L'ultime « underdog story », extrêmement efficace. Sans prétention, réalisation superbe. (23/1/2016)
Romeo and Juliet (Zeffirelli, 1968). Géniale adaptation de la pièce de Shakespeare. Comme dirait mon ami Éric, c'est un « putain de chef-d’œuvre !! » (7/6/2016)
Rogue One: A Star Wars Story (Edwards, 2016). Ce film est une bonne idée sur papier, et se débrouille plutôt bien à l'écran, mis à part ce froid intense qui caractérise le jeu des acteurs. J. J. Abrams est de loin un meilleur directeur d'acteur qu'Edwards, mais le film tient tout de même la route. (18/12/2016)
Run Lola Run (Tykwer, 1998). Un exercice de style qui ne remet rien en cause. Quelques bons moments, mais plutôt décevant. (4/5/2016)
Scarface (Hawks, Rosson, 1932). Un excellent film de gangsters présentant un anti-héros vraiment intrigant, charmant malgré la violence qu'il sème. Je ne serais pas surpris qu'il s'agisse d'une oeuvre fondatrice pour le film de gangsters parlant. (21/6/2016)
Shin Godzilla (Anno, Higuchi, 2016). Excellent. On passe d'une critique de la politique et de la bureaucratie, à l'acharnement de la race humaine face à un danger cataclysmique. Le thème de l'évolution est très présent dans le film, rappelant la précarité du genre humain. La réalisation est splendide, bien qu'on se réfère beaucoup aux œuvres passées d'Anno. Je le répète, excellent ! (19/10/2016)
Shivers (Cronenberg, 1975). Nanar suprême sur le thème de la sexualité réprimée à l'intérieur du tissu social. Bien que souvent maladroit, quelques intrigantes séquences montrant une certaine réflexion originale. (14/3/2016)
Short Term 12 (Cretton, 2013). Un film chaleureux possédant beaucoup de coeur, bien réalisé et bien interprété. Cependant, si ce film montre bien la réalité américaine, eh bien je suis scandalisé ! On ne peut pas laisser des préposés aussi jeunes et vulnérables avec des cas aussi lourds ! C'est indécent. Ce film m'a profondément choqué. (5/7/2016)
Sicario (Villeneuve, 2015). Avec Villeneuve, on se retrouve devant un beau contenu, mais peu de contenant. Y a-t-il une problématique mise de l'avant dans ce film ? La guerre au trafic de drogue ? Alors la réalité diégétique est beaucoup trop stylisée pour créer un attachement au thème, si cela est véritablement un thème. Je suis loin d'être impressionné. (9/1/2016)
Some Like It Hot (Wilder, 1959). Une comédie qui a mal vieillit, malgré le jeu assumé de l'ensemble de la distribution. Marilyn en fait bien peu pour la cause féminine en incarnant à merveille la dumb blonde qui connait et avoue à plusieurs reprises son vilain défaut ! Cependant, le troisième acte, qui met en scène la convention de mafiosi, est hilarante et sauve un peu les meubles. Passable... (23/8/2016)
Spartacus (Kubrick, 1960). Un film façonné, pour sa plus grande partie, selon le code classique hollywoodien de l'époque. Ce genre de film qu'on aime ou pas, et dans mon cas, mon verdict est mitigé. Je trouve certaines séquences très réussies (tout ce qui a rapport à l'intrigue politique, en fait, mais j'aime bien les intrigues politique !), mais dans l'ensemble, ça souffre un peu trop de son classicisme pour mon goût. (9/2/2016)
Stagecoach (Ford, 1939). Excellent western, un film génial, en fait, incluant l'une des plus spectaculaires séquences de poursuite de l'histoire du cinéma. (6/2/2016)
Starman (Carpenter, 1984). Un film de science-fiction tout en simplicité. Beaucoup de cœur. Très bonnes performances. Un E.T. pour adulte, peut-être ? (9/1/2016)
Star Trek Beyond (Lin, 2016). D'habitude j'essaie d'utiliser un français plus ou moins correct dans mes critiques, mais vous me permettrez cette exception : Ahem... J'ai trippé tout croche, c'était super bon, ça a touché mon coeur d'enfant de 10 ans amateur de sci-fi devant un bon film du genre des années 80. Bon ce n'est pas parfait, mais j'ai sourit aux 140 milles références faites aux 180 millions de séries de Star Trek du passé ! Ouf !! C'est probablement le plus proche que Star Trek n'a jamais été de ce que Paramount voulait à l'origine : un western dans l'espace. (1/11/2016)
Star Trek: The Motion Picture (Director's Edition, Wise, 1979/2000). Magnifique film de science-fiction. Intrigue astucieuse et bien développée. Le concept de Star Trek est efficacement mis au service d'une histoire engageante. Beaucoup de style (sauf pour les costumes, on ne s'en sort pas). (7/5/2016)
Super 8 (Abrams, 2011). Un hommage aux films de Spielberg, produit par Spielberg lui-même. Rien de neuf au tableau, mais Abrams est un metteur en scène incroyablement habile avec ses acteurs, les rendant capables de moments hilarants, ou touchants à l'extrême. Il n'a pas besoin de toutes les artifices d'images de synthèse qu'il utilise, peut-être pour se rassurer ? (7/7/2016)
Sweet Smell of Success (Mackendrick, 1957). Un film sur les manigances des chroniqueurs mondains. C'est plutôt réussi, mais le cynisme qui se dégage du récit m'a désensibilisé : à la fin, le sort des personnages m'importait peu. (20/9/2016)
Synecdoche New York (Kaufman, 2008). La vie est un théâtre, le théâtre est la vie. C'est le cas pour le protagoniste que le théâtre emporte vers une multitude de couches de sens et d'univers parallèles. Complexe mais très intéressant. (13/12/2016)
Tangerine (Baker, 2015). Intéressant et engageant, ce film dépeint une réalité que je ne connais pas vraiment (le milieu des prostituées transgenre à L.A.). Je ne me sens pas outillé pour juger le film dans ce qu'il souhaite raconter à ce sujet. En tant que film, on ne pourrait demander mieux d'une caméra iphone montée sur une steadycam ! Les acteurs non-professionnels sont bien dirigés et font un travail admirable. Un visionnement intéressant. (26/11/2016)
The Addams Family (Sonnenfeld, 1991). Un bel hommage à la bd et la série des années 60s. Le récit est un peu faible, les gags souvent meilleurs que l'intrigue, mais l'interprétation est sans faille. (26/11/2016)
The Adventures of Buckaroo Banzai Across the 8th Dimension (Richter, 1984). Si les années 80 ont vraiment existées, c'était pour produire ce film. Tout droit sorti des comic books les plus étrange, dans n'importe quelle autre décennie, on aurait eu droit à un film de série Z. En 1984, une telle histoire est parvenue à recevoir un budget décent... Nanar stéroïdé ! (3/9/2016)
The Adventures of Tintin: The Secret of the Unicorn (Spielberg, 2011). La première heure est vraiment parfaite ! Ensuite, on a tendance à vouloir trop en mettre, mais ça demeure une excellente adaptation de l'oeuvre d'Hergé ! (29/5/2016)
The American Friend (Wenders, 1977). Un thriller/film de gangsters qui ne suit pas vraiment les règles du genre. Le rythme est lent, l'interprétation est tout en subtilité. Ça peut en décourager certains, mais moi j'adore ! La scène du double meurtre dans le train est particulièrement saisissante. (20/9/2016)
The Assassin (Hou, 2015). Superbe film, lent, somptueux, mais jamais ennuyant. L'intrigue est un peu difficile à suivre, cependant. Je devrai re-visionner. (23/4/2016)
The Best Intentions (August, 1992). Drame racontant la vie tumultueuse des parents d'Ingmar Bergman, scénarisé par lui. Des personnages aux multiples facettes s'affrontent sur des questions de principes et de morale, présentés sans manichéisme. Bravo ! (10/11/2016)
The Blood of Heroes (Salute of the Jugger, (Peoples, 1989). Dans un monde post-apocalyptique, les humains s'adonnent à un jeu violent et dangereux. Un canevas qui a souvent été utilisé. Ce film n'amène rien de neuf, mais le monde diégétique est plutôt intéressant. (20/12/2016)
The Bourne Identity (Liman, 2002). Je suis loin d'être un expert en thriller et film d'espionnage, mais je dois avouer que j'ai trouvé celui-ci franchement efficace. On n'essaie pas de se la jouer trop grop, les personnages sont plutôt nuancés malgré les probables clichés du genre. C'est du moins l’impression que ça a donné au néophyte que je suis ! (19/8/2016)
The Bourne Supremacy (Greengrass, 2004). C'est rare qu'une suite parvient à être aussi intéressant que le premier de la série. C'est le cas ici. Intense, avec une excellente scène de poursuite en clôture. (25/8/2016)
The Bourne Ultimatum (Greengrass, 2007). On aurait pu penser qu'un troisième épisode des aventures de J. Bourne allait être répétitif, et ce l'est un peu, mais les nuances apportées en font un film surprenant, où le héros est toujours en contrôle, et ça ne me déplait pas. Je ne suis pas de ceux qui pense que l'adversaire doit toujours être le plus fort, jusqu'à un moment-clé de vulnérabilité vers la fin, que le héros utilise pour gagner. Étrangement cathartique. (30/8/2016)
The Breakfast Club (Hughes, 1985). Ce n'est possiblement pas le plus amusant film de John Hughes, mais c'est son plus accompli, son chef-d’œuvre. (12/8/2016)
The Bride of Frankenstein (Whale, 1935). Un classique de l'horreur qui tombe souvent dans le burlesque. Certaines séquences ont vraiment mal vieillis. Comment ne pas tomber en amour avec Elsa Lanchester (Mary Shelley) ? (19/11/2016)
The Bridge on the River Kwai (Lean, 1957). Si le récit est parfois tortueusement mené, la finale en vaut la peine. Quelle finale ! Wow ! (21/4/2016)
The Curious Case of Benjamin Button (Fincher, 2008). Un excellent film, peut-être un peu trop long pour son propre bien, mais qui a le cœur à la bonne place. (24/5/2016)
The Danish Girl (Hooper, 2015). J'ai lu qu'on est loin de ce qui s'est passé en réalité aux protagonistes de « l'histoire vraie» sur laquelle est basé ce film. Cependant, en prenant le film seul, il tient bien la route. Une histoire touchante d'amour inébranlable. Peut-être un peu factice par endroit, mais je trouve ça réussi quand même. (7/3/2016)
The Duke of Burgundy (Strickland, 2014). Je suis incapable de dire de quelle nature s'avère le regard dans ce film. A-t-il pour but de titiller le voyeurisme masculin ? Si c'est le cas, ça n'a pas fonctionné avec moi. Est-ce un drame érotique pour femme ? Est-ce réussi ? Dans tous les cas, le film se lit comme un poème, c'est un piège à coeur qui se termine en boucle, laissant supposé plusieurs finales possibles. Fait réfléchir. (29/11/2016)
The Game (Fincher, 1997). Voir une personne se faire torturer pendant deux heures, c'est pas mon truc. Pas de mise en scène subversive ou carnavalesque vient autoriser un décalage moral. (12/4/2016)
The Garden of Words (Shinkai, 2013). J'en avais parlé l'an dernier, après l'avoir vu à Fantasia. Il m'avait paru très bon, sauf peut-être pour un climax plutôt kitsch. Je l'ai revu ce soir, et j'ai eu envie de me taper sur les doigts. Je m'en suis voulu d'avoir trouver la fin kitsch. Bon, on ne s'en sort pas, c'est mélodramatique à la puissance dix et la « p'tite toune pop » me semblait, à l’époque, un peu superflue. Vous me permettrez cette expression commune, mais aujourd'hui, je dis : «d'la marde !» Je suis comme Obélix, les histoires d'amour, qu'elles finissent bien ou mal, me font pleurer ! J'ai donc pleuré ma vie ce soir, sur ce film de 46 minutes qui raconte une histoire d'amour qui, pourtant, ne finit ni bien, ni mal : une fin ouverte, ou pas de fin du tout. J'ai donc bien aimé, et attend avec impatience le prochain film de Shinkai qui vient justement de sortir au Japon ! (9/12/2016)
The Girl Who Leapt Through Time (Hosoda, 2006). Un bon film qui ne tombe jamais dans le trop mélodramatique, sauf aux bons endroits. Il y a quelques faiblesses, mais rien qui gâche le plaisir. (12/4/2016)
The Handmaiden (Park, 2016). Intrigue habilement mené, récit tortueux aux nombreux rebondissements, plusieurs provoqués par une narration non-linéaire. Réalisation somptueuse, interprétations superbes. Ceux qui aiment les intrigues bien ficelé vont adorer. Pour ma part, je trouve qu'il manque de contemplation ou de «paysages affectifs». (24/11/2016)
The Hateful Eight (Tarantino, 2015). Tarantino a du front, c'est le moins qu'on puisse dire. Selon imdb, il aurait déclaré que ses deux sources d'inspirations principales pour ce film furent The Thing et... Reservoir Dogs. Je n'ai pas grand amour pour les films de Tarantino, je n'aime pas sa manie d'émuler des films à répétitions, mais pour un western, son style s'y prête drôlement bien. C'est peut-être que le western est un peu comme le jazz : on se base sur des standards et on improvise... Un bon « who dunnit » avec d'excellentes performances d'une distribution solide. (25/6/2016)
The House on 92nd Street (Hathaway, 1945). Glorifiant les efforts du FBI pendant la seconde guerre mondial, ce film est ni plus ni moins un film de propagande dont l'agenda est tellement évidente que ça en devient lourd. Bonne finale, cependant. (11/12/2016)
The Last of the Mohicans (Mann, 1992). Quand on parle de romantisme et de dramaturgie bien employés, ce film bat des records. Grandiose et tragique. (9/6/2016)
The Lobster (Lanthimos, 2015). Excellente comédie noire, satire de la domination du couple dans la culture contemporaine occidentale. Collin Farrell, qui me laisse plutôt froid, d'habitude, offre une performance sans faille. (21/1/2016)
The Magnificent Seven (Sturges, 1960). Un très bon western américain. Bien qu'il ne soit pas aussi bon que Seven Samurai, dont il est l'adaptation, il est peut-être plus accessible, du moins pour le public nord-américain. (2/2/2016)
The Maltese Falcon (Huston, 1941). Ce serait le premier film noir majeur. Le résultat est étonnant, la prestation de Bogart est iconique, et le reste de la distribution n'est que personnages étranges, mystérieux, singuliers. (12/7/2016)
The Man Who Fell to Earth (Roeg, 1976). C'est sensé être un chef-d’œuvre, mais j'ai trouvé que tout se perd dans une confusion qui noie le propos. (17/1/2016)
The Manchurian Candidate (Frankenheimer, 1962). Un drame d'espionnage qui utilise le dispositif cinématographique de manière ingénieuse. L'ultime film sur la guerre froide ? (30/3/2016)
The Mermaid (Chow, 2016). Ce film semble étirer la sauce d'une recette qui a donné certes de bon résultats par le passé, mais qui se trouve en grande panne d'inspiration. Décevant. (29/11/2016)
The Name of the Rose (Annaud, 1986). Je n'ai pas lu le livre duquel on a tiré ce film. Je ne peux donc que commenter ce dernier. Il s'agit d'un film d'époque montrant une période très sombre de l'humanité, d'une manière extrêmement efficace, tout en nous invitant dans une espèce de polar médiéval. L'un des meilleurs rôles de Sean Connery. (23/2/2016)
The Neon Demon (Refn, 2016). Vraiment, ce pseudo-post-féminisme ne vient me toucher aucunement. Les ambiances sont de très pâles copies de l'oeuvre de David Lynch, et le symbolisme prend beaucoup trop de place alors que c'est l'affect de type moral qui devrait être mis en relief. La distribution se débrouille très bien malgré tout. (11/12/2016)
The New World (Malick, 2005). Idéaliste, presque romantique, Malick film des « primitifs » probablement plus noble qu'ils ne le furent, des européens moins barbares qu'ils ne le furent, reste que ce film est une excellente histoire d'amours impossibles. Colin Farrell semble fait pour être dirigé par Malick, et Q'orianka Kilcher s'en sort très bien également. (29/9/2016)
The Peanuts Movie (Martino, 2015). C'est pas mal du tout, mais je dois signaler deux choses que j'ai trouvées agaçantes. Premièrement, la musique, qui en soit n'est pas mauvaise, mais quel est le producteur qui a décidé de ne pas mettre du jazz !? Charlie Brown, c'est aussi les thèmes de Vince Guaraldi. On entend celui de Linus et Lucie quelques fois, mais c'est tout. Même les chansons pops fonctionnent mieux que la musique orchestrale standard utilisée. Deuxièmement, est-ce pour faire « moins violent » qu'on évite les sons de mitrailleuses et de balles sifflantes dans les séquences avec le baron rouge ? Enfin, malgré tout, ça demeure un bon film. (14/2/2016)
The Prestige (Nolan, 2006). Commence très bien, offre de bonnes performances. Mais je suis incertain de la pertinence des éléments fantastiques qu'on dévoile vers la fin... (12/1/2016)
The Public Enemy (Wellman, 1931). Film de gangsters dans lequel James Cagney pose les bases du parfait psychopathe, que le cinéma américain reprendra encore et encore. (30/6/2016)
The Quiet Earth (Murphy, 1985). Un film de science-fiction à l'intrigue d'une moralité plutôt simpliste, mais efficace (un genre d'histoire de karma...). C'est quand même une belle découverte. (20/12/2016)
The Roaring Twenties (Walsh, 1939). Un très bon film de gangster qui commence plutôt discrètement. James Cagney joue à merveille un gangster vulnérable et tragique. (9/8/2016)
The Squid and the Whale (Baumbach, 2005). M. Baumbach a le don de présenter des personnages haïssables. Dans la plupart de ses films, ça vient me chercher et ça me dérange. J'ignore pourquoi, mais celui-ci, je l'ai trouvé bon. Mon préféré après son excellent Frances Ha ! (16/2/2016)
The Straight Story (Lynch, 1999). Un chef-d'œuvre pour David Lynch, présentant un personnage à la sagesse infinie qui traverse le meilleur de ce que les États-Unis représentent, sans les ténèbres que Lynch met souvent en scène dans ses films. Même le cosmique est du côté du protagoniste. Grandiose. (25/12/2016)
The Stranger (Welles, 1946). Le film que Welles aime le moins dans sa filmographie, semble-t-il. Pourtant, c'est plutôt réussi, et je trouve que c'est le film qu'il fait avec la meilleure musique, rehaussant grandement les atmosphères de suspense. Le maître a toujours eu de la difficulté avec les trames sonores de ses films. Sauf cette fois ! (6/12/2016)
The Talented Mister Ripley (Minghella, 1999). Un très bon film, bonne montée dramatique, personnages nuancés. Ça en fait une bonne étude de caractères. (11/5/2016)
The Thing (Carpenter, 1982). Comme film de monstre, c'est extrêmement bien réussi. Les acteurs sont parfaits et les ambiances, bien menées. Malgré leurs quelques défauts, les animatroniques et les effets mécaniques seront toujours plus inquiétants que l'image de synthèse. (10/2/2016)
The Towering Inferno (Guillermin, 1974). Dire que c'était ça, les blockbusters de l'époque... On s'occupait des personnages au lieu de tomber dans un manichéisme humain/éléments ou bon/méchant... (19/5/2016)
The Tree of Life (Malick, 2011). Dans l'ensemble, c'est un très bon film contemplatif, dans la lignée de ce que Malick avait fait jusque-là, mais avec une certaine économie. Cela n'empêche pas le projet d'être très ambitieux intellectuellement. On compare la jeunesse d'un homme à la naissance du cosmos et celle de la vie émotionnelle sur terre ! Force est d'admettre que la rupture de ton entre ces deux pôles narratifs est un peu forcée. (22/11/2016)
The Virgin Suicides (Sofia Coppola, 1999). C'est vraiment excellent. Ça passe à deux doigts de manquer de profondeur, mais ça tient le coup jusqu'à une finale très efficace. (9/6/2016)
The Wild Bunch (Peckinpah, 1969). Déconstruction du western, destruction du mythe, initiateur du «western crépusculaire», un grand film qui montre à quel point le mythe états-unien trempe ses racines dans le sang. (8/11/2016)
The X-Files (Bowman, 1998). Quand j'ai vu ce film pour la première fois, je n'avais jamais regardé d'épisodes de la série télé. C'est ce film qui m'a fait aimer la série. Une bonne histoire de complot aux accents de science-fiction. Bravo ! (16/2/2016)
Throne of Blood (Kurosawa, 1957). Une adaptation de MacBeth. Je peux affirmer que ce film est mon préféré des films d'époque de Kurosawa. Chef-d’œuvre. (30/4/2016)
Tideland (Gilliam, 2005). Il s'agit véritablement d'un conte de fée pour adulte. La mort est toute puissante, une mort non pas spirituelle, mais très matérielle. J'avais oublié que la caméra de Gilliam pouvait être aussi poétique. (24/3/2016)
Timecode (Figgis, 2000). Plus une expérience qu'un film au sens classique du terme. Quatre caméras filmant en même temps les actions des mêmes personnages. Cela ne pouvait se faire sans une certaine confusion. Bonne idée, mais étourdissant. (16/8/2016)
Timecrimes (Vigalondo, 2007). Un très bon film de science-fiction très intimiste, presque minimaliste du point de vue narratif, mais extrêmement efficace. (28/1/2016)
Titan A.E. (Bluth, Goldman, Vitello, 2000). Un bon film de science-fiction, non pas sans défauts, mais agréable. (6/2/2016)
To Live and Die in L.A. (Friedkin, 1985). Un excellent film policier où ne pas jouer selon les règles ne paie pas nécessairement. (30/4/2016)
Topkapi (Dassin, 1964). Un très bon « heist movie » qui a inspiré Mission Impossible, la série et puis le premier film. Peter Ustinov à son meilleur ! (14/5/2016)
Tora! Tora! Tora! (Fleischer, Fukasaku, Masuda, 1970). Bon drame de guerre qui se garde de tomber dans le manichéisme du moi et l'Autre. (4/3/2016)
Touch of Evil (Restored Edition, Welles, 1958). Ce film marque clairement un passage du film noir traditionnel vers quelque chose de plus tordus, encore. Welles était un visionnaire, et ce film en est la preuve. (12/7/2016)
Tracks (Curran, 2013). Tout un film, qui remet une vie en perspective, et ce, en environ 1h45. Puissant. (28/6/2016)
True Romance (Scott, 1993). C'est un bon film, bien réalisé, bien joué, bien écrit, mais il me laisse froid. Je ne suis clairement pas le bon public pour ce film. (12/1/2016)
Twelve Monkeys (Gilliam, 1995). Un excellent Gilliam, regorgeant d'images fortes et présentant des performances d'acteurs surprenantes. (8/3/2016)
Une corde... un colt... (Hossein, 1969). Mon préféré de tous les euro-westerns (le terme vient d'un critique du site dvdtalk.com) qui ne sont pas réalisés par Sergio Leone que j’ai vu. Le rythme est lent et introspectif, et les personnages sont tous ambigus moralement, même les « méchants ». (28/5/2016)
Valérie (Héroux, 1969). Premier film érotique québécois. Exploration timide des fantasmes de la période. «L'Initiation», qui suivra, est meilleur. (10/3/2016)
Wake Up and Kill (Lizzani, 1966). Un étrange film qui semble marquer le début de l'âge d'or du polar italien. Photographie soignée, mise-en scène efficace, une pincée de kitsch dans les dialogues et le jeu des acteurs. Réussi. (16/4/2016)
Warcraft (Jones, 2016). Entendons-nous, ce film est une fantaisie juvénile. Cependant, brisant la tradition hollywoodienne de sur-simplification morale, «Warcraft» ne prend pas son public pour des attardés. Nous sommes plus près de ce que les animes industrielles du Japon ont à offrir, ce qui est loin d'être une mauvaise chose. (25/12/2016)
Wasabi (Krawczyk, 2001). C'est tout ce qu'on peut attendre d'une comédie policière à la sauce Luc Besson ! Quelques maladresses, mais dans l'ensemble, « c'est très regardable ». (3/3/2016)
Wayne's World 2 (Surjik, 1993). Meilleurs que le premier. Gags surprenants et assez recherchés. Je l'aime ! (23/1/2016)
Werckmeister Harmonies (Tarr, 2000). Film révolutionnaire sur l'histoire de l'europe de l'est face à l'influence soviétique. Poétique, colérique, les ambiances bien montées, se veut une réflexion terrible sur l'histoire de la Hongrie. (1/9/2016)
What We Do in the Shadows (Clement, Waititi, 2014). Malgré un sujet plutôt usé, ce film est une leçon de comédie. Les personnages sont agilement construits et l'interprétation est hilarante, et parfois même surprenante ! (17/9/2016)
When Eight Bells Toll (Périer, 1971). Un film d'espionnage qui « joue » à James Bond, mais ne réussit jamais vraiment. Loin d'être inintéressant, cependant, surtout la distribution qui est fort sympathique. (23/4/2016)
Wolf Children (Hosoda, 2012). Avec Miyazaki et Takahata qui avance en âge, il fallait se tourner ailleurs pour se faire offrir des fantaisies intelligentes. Mamoru Hosoda semble dans la bonne voie. Wolf Children est une réflexion sensible et pertinente sur la parentalité. (20/1/2016)
World on a Wire (Fassbinder, 1973). C'est mon premier Fassbinder. La première partie est extrêmement efficace, mais ensuite, la monotonie s'installe jusqu'au dénouement où ça redevient brièvement intéressant. Tournée rapidement en 16mm, le film aurait profité d'une plus courte durée et d'un traitement visuel plus «moderne». Pas inintéressant. (15/12/2016)
X-Men: Apocalypse (Singer, 2016). Le syndrome du méchant tout-puissant est très limitatif pour un auteur. Frank Herbert s'en tire magistralement dans son roman God-Emperor of Dune, mais Hollywood est loin d'être prêt pour l'adaptation d'un tel chef-d’œuvre. Singer s'en tire plutôt bien dans ce film, malgré un adversaire qui est, à la base, peu intéressant. (31/5/2016)
Zhongkui: Snow Girl and the Dark Crystal (Pau, Zhao, 2015). Un film ambitieux côté intrigue, mais on se perd dans ses propres artifices. C'est l'équivalent d'un blockbuster hollywoodien sans cervelle, sauf qu'il vient de Chine. (2/6/2016)
Zulu (Endfield, 1964). Drame historique qui, et c'est une agréable surprise, ne glorifie pas trop l'occidental face à l'africain. Ce n'est pas parfait, mais des opposants qui ne sont pas démonisés sont toujours plus intéressants dans ce genre de films. (8/9/2016)