Ici un extrait d'Un Beau Tenebreux où deux personnages(la citation d'Oscar Wilde donne l'indice de l'identité de l'homme) décrivent chacun leur rapport à la nuit, par l'intermediaire d'un souvenir. On touche là ce qui rapprochait Gracq des surréalistes, notamment sa proximité avec Breton. Pour le lecteur que je suis, il me semble que ce roman, à cause de sa precocité dans l'oeuvre, use d'une phrase un peu trop complexe, touffue, que les Rivages des Syrtes ou Un Balcon en Foret ont élimée, apurée pour faire de l'auteur un de mes écrivains préférés. Cela reste un passage d'une grande beauté. Un beau ténébreux. Julien Gracq.1945. José Corti.
2016
















