Tu sais bien que je pense à toi
Mon écorchée
Mon énervée
Mon amitié trop rêvée.
Je ne peux rien partager avec toi
Tout me revient par paquet non déballé,
Trop urticantes sont mes paroles.
Je voudrais faire tant de choses encore
Partager mille heureux jours.
Je sais que je n’ai pas été la bonne amie
Non plus, êtres imparfaits que nous sommes.
Je te souhaite mille heureux jours.
Je suis triste à en pleurer
De ne parvenir simplement à être
À tes côtés quant tu le voudrais et
Ailleurs quand tu le voudrais.
Mais j’ai aussi un moi soumis à sa propre pesanteur,
Un moi qui m’entraine au pire mais
Qui détruit construit autre chose de ses ruines.
Le bonheur vient en rêvant, en marchant.
Le bonheur rend triste bêtement,
Surtout les petites filles fragiles
Qui n’ont eu que peu de rires communs.
Dans la vallée les petits lièvres
Respirent l’air chargé de rosée,
Et sautent par dessus les herbes fleuries.
Ils interrogent le printemps,
Tu connais bien cette chanson.
Je voudrais … je ne voudrais pas
Dis moi encore que je te manque
Dis moi encore que tu m’attends,
Comme enfant je disais encore
Lors du câlin du soir au coucher.
Dis moi que tu espères me voir
Dis moi tes rêves de maison
Je les tiendrais dans mes carnets
Loin de toi, loin de la réalité inutile,
Éternels rêves d’éternité.