Un beau moment de détente et de partage au camping de Granges, le 18 février 2017.
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@oskarencampagne
Un beau moment de détente et de partage au camping de Granges, le 18 février 2017.
Un arbrisseau
Alors que hier encore
Il bordait mon chemin
Ce matin Ă lâaurore
Je le recherche en vain. CâĂ©tait un petit pin
Courbe et tordu Ă souhait
Qui ne servait Ă rien
Et qui dépareillait.
Souvent, je mâarrĂȘtais
Pour mâinspirer de lui,
Le monde sâestompait,
Jâoubliais mes ennuis.
CâĂ©tait un don des cieux,
Aux formes désinvoltes
Qui mettait dans les yeux
Comme un brin de révolte.
Il était si difforme
Quâil nâavait pas sa place
Dans le monde des normes
Colonisant lâespace.
Alors, on lâa coupĂ©,
Comme tout ce qui gĂȘne,
Sa souche abandonnée
Rend la terre bien vaine.
Je ressens un grand vide
En passant mon chemin
Et fuis Ă pas rapides
Ce paysage orphelin.
Cela se passait prĂšs de chez vous... et maintenant CâEST chez vous!
Ainsi donc, le conseil des Etats vient de rejeter la motion que jâavais dĂ©posĂ©e au Parlement visant Ă durcir les peines liĂ©es Ă des violences contre les fonctionnaires. Le texte a Ă©tĂ© jugĂ© «insatisfaisant».
Cette motion ne date pas dâhier. Lâironie est quâon lâait Ă©cartĂ©e au moment mĂȘme oĂč la violence occupe les rues de la capitale suisse, autrement dit les lieux mĂȘmes oĂč nos parlementaires font comme si de rien nâĂ©tait! Les policiers bernois harcelĂ©s par des casseurs venus dâailleurs apprĂ©cieront ce geste de solidaritĂ©.
A-t-on dĂ©cidĂ© de ne pas agir parce que lâinitiative venait de Freysinger et quâil ne fallait pas lui donner raison en pĂ©riode Ă©lectorale? Possible. Ce serait encore la moins grave des explications. La plus grave, ce serait que nos Ă©lites politiques aient perdu tout contact avec la rĂ©alitĂ© oĂč nous vivons.
Nous vivons dans un pays merveilleux qui se croit (parfois Ă juste titre) Ă©pargnĂ© par les vents de lâhistoire. Cela dure depuis deux siĂšcles, cela prend ses racines dans le traitĂ© de Westphalie et cela en bouche un coin Ă tous nos voisins, surtout les agressifs. Cela sâappelle la neutralitĂ©. Curieusement, cette attitude qui nous a tant prĂ©servĂ©s semble irriter aujourdâhui une grande partie de nos Ă©lites. Ces derniĂšres annĂ©es, on avait lâimpression que nos journalistes, nos politiques, nos «grandes consciences» trĂ©pignaient dâimpatience de se mĂȘler aux «grandes affaires», bref de se rallier Ă lâUE et Ă lâOTAN. Et prendre part Ă la cascade dâĂ©checs et de crises qui a fait rĂ©gresser les pays voisins.
Seraient-ils en passe dâĂȘtre exaucĂ©s? Peut-ĂȘtre, sauf que cette fois-ci ils font les autruches. InsĂ©curitĂ© liĂ©e Ă la migration? Un fantasme. DĂ©rives violentes et perte dâautoritĂ© des⊠autoritĂ©s? DĂ©magogie politique. IncompatibilitĂ© de la propagande islamique avec nos valeurs? DĂ©lire identitaire.
Tout cela ne serait-il quâun «tous mĂ©nages» de lâUDC visant Ă semer la peur dans les foyers pour de vils buts Ă©lectoralistes?
Eh bien non, car lâon apprend quâil y a des descentes dans des mosquĂ©es oĂč des prĂ©dicateurs salafistes payĂ©s par les Etats du Golfe ne prĂŽnent ni la tolĂ©rance ni la cohabitation mais la conquĂȘte, allant parfois jusquâĂ lâappel au meurtre.
Lâon apprend aussi que des dizaines de «Suisses», avec ou sans guillemets, vont faire la guerre en Syrie aux cĂŽtĂ©s de Daech ou dâAl-Qaida â mais quâils aimeraient aussi pouvoir revenir se faire dorloter chez nous en cas de coup dur. Que des rafles dâenvergure ont lieu au Tessin dans des milieux liĂ©s, justement, Ă Al-Qaida.
Et â pour changer dâenvironnement culturel â lâon dĂ©couvre aussi que les manifs dâ«antifas» dans nos villes, en particulier dans la capitale, ressemblent de plus en plus Ă ce qui incarne le contraire des idĂ©es quâils dĂ©fendent et que les forces de police sont dĂ©semparĂ©es face Ă la violence de rue organisĂ©e, cynique et dĂ©libĂ©rĂ©e.
VoilĂ qui Ă©voque de moins en moins Ă la paisible HelvĂ©tie avec des gĂ©raniums au fenĂȘtres. Et de plus en plus le menu ordinaire des grandes villes de lâUnion soviĂ©tique europĂ©enne. Nâayant pas rĂ©ussi Ă nous faire adhĂ©rer Ă lâUE par les urnes, nos Ă©lites sâemploieraient-elles dĂ©sormais Ă nous y rattacher par le chaos et lâincurie en matiĂšre de sĂ©curitĂ© publique?
Quoi quâil en soit, la Suisse ressemble de plus en plus Ă lâEurope, et lâEurope ressemble de plus en plus au Moyen-Orient. Il nây a que les gouvernants pour ne pas le voir. Le prĂ©sident Hollande nâa-t-il eu lâinconscience de vouloir remonter les bretelles Ă M. Trump en affirmant : «Ici (en France) il n'y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule». AprĂšs Charlie Hebdo, Nice et le Bataclan, il fallait oser⊠Ou avoir perdu les pĂ©dales.
Comme disait la publicité des marchands de tapis façon Tintin: «Hier en Afghanistan, demain dans votre appartement!»
Improvisations journalistiques
Dans les informations entourant mon interview du 22 fĂ©vrier, le Nouvelliste a rĂ©ussi Ă confondre mon CV avec celui dâun de mes adversaires!
Jâai Ă©tudiĂ© la littĂ©rature et la philologie allemandes, de mĂȘme que la littĂ©rature française. Je suis Ă©galement titulaire dâun diplĂŽme dâenseignement. Mais je nâai jamais suivi de cours dâagronomie ni frĂ©quentĂ© lâETH de Zurich.
Je laisse lâagriculture Ă M. Darbellay et me concentre sur les questions de formation...
MalgrĂ© ma demande, le Nouvelliste nâa pas rectifiĂ© cette erreur grossiĂšre.
Ma grande interview politique dans le «Nouvelliste»
«Vous eÌtes lâhomme aÌ abattre. Est- ce que ces attaques, politiques ou citoyennes, vous touchent?
â Pas vraiment. Jây suis habitueÌ. DeÌs que lâon ose dire tout haut ce que les gens nâosent meÌme plus penser tout bas, on est mis au pilori.»
Lire la suite au format pdf.
Tessin: la menace terroriste nâest pas un «fantasme» UDC
La nouvelle a fait lâeffet dâun choc: une perquisition massive a eu lieu ce mercredi au Tessin dans des milieux probablement liĂ©s Ă Al-Qaida. On ne sait pas encore quelle sera lâissue de cette opĂ©ration policiĂšre. Quoi quâil en soit, les effectifs impliquĂ©s («plus de 100 agents de la Police cantonale du Tessin et de fedpol») montrent lâimportance de lâĂ©vĂ©nement.
Voici soudain quâune rĂ©alitĂ© quâon a largement voulu ignorer en Suisse devient tangible. Mais les consciences, depuis peu, commencent Ă sâĂ©veiller face Ă des menaces que lâUDC dĂ©nonçait depuis longtemps dĂ©jĂ .
Le 17 février dernier, le PLR de SaviÚse organisait un débat sur «les enjeux sécuritaires de nos sociétés actuelles».
Le plus Ă©minent intervenant nâĂ©tait autre que Philippe Rebord, le commandant en chef de lâarmĂ©e suisse. A ses cĂŽtĂ©s la conseillĂšre dâEtat vaudoise Jacqueline De Quattro, le commandant du Corps des gardes-frontiĂšre, M. JĂŒrg Noth, ainsi que le commandant de notre Police cantonale, Christian Varone. Le dĂ©bat Ă©tait animĂ© par M. Xavier Colin, journaliste de la RTS spĂ©cialisĂ© dans les affaires internationales.
Le sujet de la rĂ©union ne laissait aucun doute quant Ă sa teneur: «Menaces terroristes, actes de violence et mouvements migratoires: en 2017, quelle sĂ©curitĂ© pour la Suisse et le Valais?» De fait, les participants ont soulignĂ© sans ambages les risques sĂ©curitaires que fait courir Ă notre pays la situation internationale actuelle et vantĂ© lâimportance des frontiĂšres. La tĂ©lĂ©vision rĂ©gionale comme le Nouvelliste ont trĂšs respectueusement rendu compte de la soirĂ©e.
Si lâUDC avait organisĂ© une rĂ©union sur des sujets identiques, je suis certain que les conclusions eussent Ă©tĂ© trĂšs semblables. A cette diffĂ©rence prĂšs que le chĆur des mĂ©dias et des bien-pensants se serait sans doute Ă©poumonĂ© en imprĂ©cations contre lâ«idĂ©ologie de la peur», la «manipulation des esprits» et je ne sais quels autres «fantasmes Ă©lectoralistes» de lâUDC. Quant Ă voir un journaliste de la tĂ©lĂ©vision officielle servir de mĂ©diateur, câest tout simplement impensable. En la matiĂšre, lâhabit fait le moine, et lorsque lâUDC ou lâun de ses responsables parle de questions de sĂ©curitĂ©, lâĂ©lite des «beaux esprits» nâa quâun rĂ©flexe: se boucher les oreilles avec dĂ©goĂ»t. Il nâest quâĂ voir comment ils ont accueilli les recherches du groupe de travail sur les crises sociĂ©tales, dont la mission est tout simplement de traduire en solutions pratiques les constatations faites ici.
Nous pouvons donc ĂȘtre reconnaissants, sans aucune arriĂšre-pensĂ©e, au PLR dâavoir sorti la thĂ©matique de la sĂ©curitĂ© et des frontiĂšres du ghetto «fantasmatique» oĂč on a voulu lâenfermer. Mais nous devons aussi signaler que nous abordons ces thĂšmes avec le mĂȘme sĂ©rieux et pas moins de sang-froid.
En la matiĂšre, il est une leçon historique mille fois avĂ©rĂ©e quâil nous faut absolument honorer et appliquer. DĂ©raciner le terrorisme, la violence, lâinsĂ©curitĂ© est infiniment pĂ©nible, douloureux et mĂȘme sanglant une fois quâils sont installĂ©s. Si lâexpression «Mieux vaut prĂ©venir que guĂ©rir» a un sens, câest dans ce domaine-lĂ , en tout premier lieu, quâelle doit ĂȘtre entendue.
Nous entretenons, en Suisse comme dans les pays voisins, des services qui suivent et qui analysent les rĂ©seaux terroristes. Nous venons dâadopter une loi qui facilite ce travail. Nous avons connaissance dâun grand nombre de jeunes musulmans ou islamisĂ©s partant faire le djihad en Syrie. 78 depuis la Suisse, dont un partant depuis le Valais, a-t-on dit durant cette confĂ©rence.
Or Ă quoi tout cela nous sert-il? Les prĂ©dicateurs islamiques rĂ©pandent la haine Ă ciel ouvert, impunĂ©ment. Nos frontiĂšres ne sont plus que des fictions administratives et les pays, Ă lâintĂ©rieur de lâespace Schengen, qui essaient de les faire respecter sont vilipendĂ©s. En France, de plus en plus souvent, lâon voit des hauts responsables briser le «mur du silence» et mettre en garde contre lâexpansion des menaces sans ĂȘtre entendus. LâexaspĂ©ration est Ă son comble, en particulier, dans les milieux militaires. A force de fermer les yeux sur ces phĂ©nomĂšnes, le gouvernement français a fini par laisser se crĂ©er des zones de non-droit, ou plutĂŽt de droit... islamiste, oĂč la police ni les pompiers nâosent plus mettre les pieds.
En cet instant mĂȘme, les mĂ©dias europĂ©ens se gaussent en chĆur du prĂ©sident Trump pour un «attentat» quâil aurait «inventé» en SuĂšde, alors mĂȘme quâil nâa pas parlĂ© dâattentat. Alors mĂȘme, et surtout, que les quartiers de ce pays hyper-politiquement correct sâembrasent sous nos yeux.
Nous nâen sommes pas lĂ en Suisse, mais comme Philippe Rebord lâa bien soulignĂ©, nous sommes entourĂ©s dâincidents, dâattentats et de menaces. Jouer aux oies blanches face Ă une situation internationale de plus en plus instable nâest plus seulement ridicule, mais encore irresponsable et criminel. Le monde Ă©volue rapidement, et pas dans le sens souhaitĂ© par les belles Ăąmes. En Grande-Bretagne, les aimables Bobbies dĂ©sarmĂ©s avec leurs gants blancs ne sont plus quâun souvenir nostalgique. Les ont remplacĂ©s des robocops Ă gilets pare-balles Ă©quipĂ©s comme des commandos. Sans doute pas par effet de mode. Et mĂȘme chez nous, les unitĂ©s de lâintervention de la police se trouvent en retard dâune guerre avec leur Ă©quipement face Ă des bandes qui nâhĂ©sitent plus Ă manier la kalachnikov.
Je ne peins pas le Diable sur la muraille. Je ne me livre pas Ă la caricature. Je fais le mĂȘme constat que les orateurs du PLR, dont fait partie du reste mon propre chef de la police. Il y a des lacunes bĂ©antes dans nos systĂšmes de sĂ©curitĂ©, dues Ă un excĂšs de naĂŻvetĂ© ou de dĂ©sinvolture. La premiĂšre dâentre elles, la plus visible, est cette passoire appelĂ©e Schengen que jâai dĂ©noncĂ©e, seul contre tous, il y a plus de dix ans. Voici deux mois, Ă lâoccasion de lâinvraisemblable cavale (armĂ©e!) Ă travers lâEurope du terroriste de Berlin, Anis Amri, jâai encore soulignĂ© la nature criminogĂšne de ce systĂšme dĂ©faillant qui nâassure la sĂ©curitĂ© que... des criminels!
Il est urgent de sortir des accords de Schengen, mais cela est du ressort de la Confédération. A notre échelle cantonale, valaisanne, nous nous trouvons toutefois en premiÚre ligne pour encaisser et amortir les chocs provoqués par ce systÚme caduc. Et nous faisons tout notre possible, jour et nuit, pour maintenir une pleine sécurité et une pleine sécurité sur le territoire dont nous avons la charge.
Liberté
Il Ă©tait seul sur une croix Il est mort pour montrer la voie Qui donne un sens Ă cette vie En lâĂ©levant vers lâinfini. Ils Ă©taient trois pour un serment Et ont transmis Ă leurs enfants Un tel dĂ©sir de libertĂ© Quâil nâest jamais plus retombĂ©. Ils nâĂ©taient pas plus de trois-cents Ă sâarc-bouter contre le vent, Ils ont sauvĂ© par leur action Un monde de la destruction Ils Ă©taient peu contre lâhorreur Et la folie du dictateur, Lorsquâils ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ils nâont pas voulu de pitiĂ©. Combien Ă©taient-ils donc Ă Prague, Combien dans la nuit des goulags, Combien de sang, combien de cris Pour rĂ©sister Ă la chienlit.
Combien serons-nous donc demain à vouloir forcer le destin Quand tous les autres auront cessé De défendre la liberté.
Refrain :
Leur nombre importe peu Beaucoup de flammes ne forment quâun feu Et dans la nuit Les Ă©tincelles Sâen vont vers Le mĂȘme ciel.
Tous ces destins croisĂ©s Et tous les jours remis sur le mĂ©tier, Et pourtant câest Le mĂȘme rĂȘve Qui toujours RĂ©apparait. Final : Le nombre âŠ
L'imaginatiin carnavalesque des Valaisans est sans bornes!
La censure des "amis" de la liberté. La preuve !
La vidéo de ma chanson La Liberté avait été bloquée sans motif explicite par YouTube le 11 février. Du coup, il avait fallu la rediffuser sur les plateformes Dailymotion et RuTube.
Une semaine plus tard, la plateforme a rĂ©tabli la chanson avec un message dâexplications trĂšs bref et sans expliquer pourquoi un clip qui ne violait aucune loi, nâoffensait personne (bien au contraire) et nâenfreignait aucune protection de droits dâauteur a Ă©tĂ© suspendue pendant 7 jours.
Ce nâest pas le meilleur moyen dâĂ©carter les soupçons de malveillance...
On appréciera par ailleurs la transparence et la courtoisie du message...
Nây allons pas par quatre chemins! Toutes les raisons de voter «Ensemble Ă droite» le 5 mars sont ici, exposĂ©es avec franchise et simplicitĂ©!
Le péché de contact
Le péché de contact
Lâune des techniques les plus dĂ©testables de la police de la pensĂ©e politiquement correcte consiste non pas Ă fustiger ce que quelquâun a fait ou dit, mais de le condamner par amalgame en dĂ©nonçant ses contacts, si fugaces soient-ils.
A-t-il serré la main à untel qui a dit telle ou telle chose à telle occasion? Coupable!
Sâest-il retrouvĂ© dans la mĂȘme salle quâuntel lors de telle ou telle manifestation? Coupable!
A-t-il Ă©tĂ© invitĂ© Ă un Ă©vĂ©nement oĂč tel autre Ă©tait invitĂ© aussi? Coupable!
Cette technique perfide permet:
De noyer le message de la personne visée en la discréditant par ses prétendus amis dont elle partage prétendument les propos ou les idées.
Dâisoler les uns des autres les esprits libres et critiques qui pourraient avoir Ă souffrir de lâopprobre public.
De faire lâĂ©conomie de toute argumentation fondĂ©e.
Cela mâest arrivĂ© de multiples fois.
Du moment que jâavais rencontrĂ© Untel, fĂ»t-ce fortuitement, je pensais et agissais forcĂ©ment comme la personne infrĂ©quentable dont jâavais croisĂ© le chemin. Câest un procĂ©dĂ© de compromission vieux comme le monde. Le bon La Fontaine lâa parfaitement rĂ©sumĂ© dans sa fable. Pour pouvoir croquer un petit Agneau, le Loup lâaccuse dâun crime quâil ne peut en aucun cas avoir commis.
Comment lâaurais-je fait si je nâĂ©tais pas nĂ©? Reprit lâAgneau, je tĂšte encor ma mĂšre. Si ce nâest toi, câest donc ton frĂšre. Je nâen ai point. â Câest donc quelquâun des tiensâŠ
Si ce nâest toi, câest donc ton frĂšre: voilĂ la recette de base de ce quâon appelle en allemand la Kontaktschuld, le pĂ©chĂ© de contact. Tu nâas peut-ĂȘtre pas fait ce quâon te reproche de faire, mais ton copain (ami, relation, voisin de table) lâa sans doute fait. Ou pas. On sâen fiche. Lâimportant est de te salirâŠ
En lâoccurrence, la Kontaktschuld ne fonctionne que dans un sens: du loup Ă lâagneau. De celui qui tient le pouvoir et qui en abuse Ă celui quâon veut abattre Ă lâaide de ce pouvoir. Or, dans notre sociĂ©tĂ© moderne, le pouvoir symbolique, celui des mots, est rĂ©solument ancrĂ© Ă gauche. Car lorsque la gauche bien-pensante faisait le tour des officines du communisme rĂ©el, suivait des camps dâendoctrinement en RDA, serrait la main Ă de fĂ©roces dictateurs marxistes-lĂ©ninistes, personne ne sâen Ă©mouvait outre mesure! On Ă©tait mĂȘme dĂ©criĂ© pour avoir simplement posĂ© des questions.
Ă droite, câest autre chose, car au-delĂ du centre commence le fascisme.
Pourtant, les inspirateurs du crime de contact si cher au nouveau totalitarisme de gauche sont prĂ©cisĂ©ment les milieux rouges et bruns des annĂ©es trente du XXe siĂšcle. En URSS, il suffisait dâavoir connu ou frĂ©quentĂ© un bourgeois ou un «koulak», dâavoir Ă©tĂ© son parent ou son voisin, pour finir aux oubliettes du Goulag. Dans lâAllemagne nazie, il suffisait de frĂ©quenter des Juifs, de faire des achats dans leurs commerces ou de courtiser leurs filles pour ĂȘtre traitĂ© de sous-homme et risquer lâexclusion sociale, voire un sĂ©jour Ă Dachau.
Nous nâen sommes pas au mĂȘme degrĂ© de violence aujourdâhui, mais la terreur symbolique continue de sâexercer. Lâoutil dâexclusion et dâintimidation, ce sont les tempĂȘtes mĂ©diatiques, lâopprobre public et lâhonneur sali.
Résister à cette pression, refuser de se laisser intimider caractérise les gens de caractÚre épris de liberté.
Et le droit de rencontrer librement des personnes sans devoir craindre dâĂȘtre prĂ©sentĂ© comme un malfaisant personnage par simple amalgame est lâune des caractĂ©ristiques essentielles de la dĂ©mocratie. Le propre dâun Ătat de droit est de vous juger sur vos actes; le propre des rĂ©gimes totalitaires est de vous juger sur votre carnet dâadresses.
Ce samedi 18 fĂ©vrier, Ă lâheure de lâapĂ©ro, je serai au restaurant du camping de Granges avec ma guitare. Un petit «break» dans la campagne Ă©lectorale, pour la dĂ©tente, la rencontre, lâĂ©coute et lâamitiĂ©... Ouvert Ă tous!
Un entretien lucide et passionnant avec la journaliste française, qui explicite tout lâesprit de notre combat pour la sauvegarde dâune Ă©cole de qualitĂ©. A lire absolument...
«La volonté de l'école de tout faire, l'hygiÚne, l'antiracisme, la sécurité routiÚre, l'éloigne de ses missions originelles⊠Dans ces conditions, comment dégager du temps pour apprendre aux élÚves à lire? Il faut effectuer des choix. Cette focalisation sur les questions de société est aussi une maniÚre de tromper les élÚves sur leur niveau réel. Pour ne pas faire de sélection, l'école nivelle par le bas en sacrifiant les savoirs fondamentaux au profit de choix pédagogiques démagogiques et accessoires.»
Lâoccasion de faire le point devant les Valaisans: sur mon travail au Conseil dâEtat, sur le bilan du DFS, sur les convictions qui animent notre initiative «Ensemble Ă droite». Un entretien libre prĂ©cĂ©dĂ© dâun portrait plus intimiste en plein travail avec mon ami AndrĂ© Pignat, du Théùtre Interface, sur lâorchestration de «La Liberté».
Les «faits alternatifs»? Les journalistes nâont pas attendu Trump ou Freysinger pour mettre en place le concept...
Le temps venu
Est-il dĂ©jĂ lâheure de la nostalgie, de lâespoir qui meurt, des rĂȘves enfuis ? Est-il dĂ©jĂ temps De tuer lâennui en le tapissant de fragments de nuit ? Est-il dĂ©jĂ lâheure dâun dernier hiver trainant ses raideurs prĂšs des cimetiĂšres ? Est-il dĂ©jĂ lâheure de se retirer, seul avec sa peur et le cĆur figĂ© ?
Le clip de ma chanson «La Liberté», dĂ©diĂ©e Ă tous les chrĂ©tiens dâEurope.