Pourquoi faisons-nous de la politique ?
LE PROJET POLITIQUE DE PROGRESSER ENSEMBLE
Les Radicaux sont opposés à l’attachement aveugle à un dogme. Voilà pourquoi, chacun de nous s’est engagé auprès des Jeunes Radicaux de Gauche et du Parti Radical de Gauche : avoir la possibilité d’exercer son esprit critique, être force de propositions et d’innovations pour notre société.
C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de sortir des raisonnements dogmatiques abstraits ! Est-ce l’essentiel de savoir la différence entre le social-libéralisme ou le socialisme libéral. Ou si nous sommes plus libéraux que socialiste ou plus démocrates que républicains ? Qu’importe ! Pour nous rapprocher de la jeunesse, soyons pragmatiques !
Qu’est-ce que le pragmatisme ?
Ouch ! Déjà une notion un peu embrouillée… Les Radicaux se disent généralement pragmatiques. Mais les socialistes, sociaux-démocrates, écologistes, libéraux ou conservateurs se sont ces dernières décennies au fur et à mesure aussi réclamés de ce qualificatif. Parfois pour dire qu’il n’y a pas d’autres possibilités politiques et que la nécessité dicte leurs propositions. Ce n’est pas la définition radicale du pragmatisme !
Être pragmatique c’est partir de la réalité, c’est-à-dire des problèmes de nos concitoyens, et donc pour nous, des problèmes des jeunesses de France. Nous proposons que les Jeunes Radicaux de Gauche répondent au moment de leur actualité. Cela permet de proposer des solutions touchant les jeunes dans leurs quotidiens. Cela augmente notre visibilité dans notre société d’immédiateté de l’information. Parce que notre but n’est tout de même pas de sortir une proposition à chaque actualité médiatique (et parce que les medias dominant ne reflètent malheureusement pas toujours les réalités de nos-concitoyens), nous proposons deux perspectives.
CAMPAGNES NATIONALES + DYNAMIQUES DE MANDATURE
Ou comment alors mettre en cohérence notre communication et notre ligne politique ?
Premièrement, faire des campagnes nationales qui nous permettront de communiquer pendant six mois sur un thème privilégié. Cela permettra de répondre aux questions que se posent nos concitoyens et de nous faire connaître spécifiquement sur ces sujets. Pour l’année qui vient nous proposons d’abord de réfléchir, nous positionner et communiquer sur la réforme territoriale et l’égalité des territoires d’abord puis ensuite sur le thème du logement et des transports.
La question de la réforme territoriale est devenue un thème de campagne pour nos aînés et il est dommage que nous ne nous soyons pas encore positionnés alors que pour un fois un sujet précisément sur nos institutions attire l’intérêt des jeunes de France. Or ce sujet est lié à celui du radicalisme et à deux principes que nous portons : celui d’égalité territoriale et celui de décentralisation et de démocratie locale. Cela nous enjoint à proposer des solutions nouvelles : repenser nos quatre principales échelles territoriales (la commune, le département, la région, le pays) et proposer l’élimination de celles « inutiles » (par une meilleure répartition des compétences aux échelons pertinents) ou adopter un système de péréquation (pour une égalité devant l’impôt et une meilleure répartition des richesses).
Les thèmes du logement et du transport sont des problématiques centrales pour les jeunesses de notre société. C’est la première inégalité qui touche la jeunesse ! Alors que les Radicaux ont été au cours du XXe siècle les inspirateurs de solutions audacieuses et innovantes, les élections régionales de 2015 et la présence d’une Ministre radicale du logement pourraient nous permettre de renouer avec cette tradition.
Deuxièmement, avoir des dynamiques spécifiques de mandatures. Ce fut déjà le cas sous cette mandature dans notre lutte contre les discriminations LGBT-phobes et nous devons continuer à occuper ce champ.
Nous proposons en plus de nous inscrire de manière plus forte dans le combat pour le rétablissement du droit de vote des étrangers, qui était un droit conquis par et donné pour les étrangers sous la Révolution au moment de l’établissement de la Première République.
Enfin notre lutte pour la légalisation des drogues douces, lutte qui représente notre conception de la société : ce n’est pas en interdisant un problème qu’il disparaît, il doit au contraire être affronté, en levant tous les tabous dissimulés sous le « politiquement correcte ». Cet objectif doit être atteint sous un gouvernement de gauche et être porté par nos forces législatives. Les Jeunes Radicaux de Gauche devraient donc contacter nos groupes qui ont l’initiative parlementaire pour leur proposer de participer à une initiative législative en vue d’une légalisation.
Nous proposons d’adopter des textes de positionnements plus nombreux à l’occasion des réunions de nos conseils nationaux. Il représenterait la moitié du temps des conseils afin que nous vivions vraiment des moments de réflexion ensemble, rassemblés pour faire de la politique.
Enfin, l’objectif et la finalité de chacun de ces positionnements devront être également de construire une Europe démocratique de la même manière que les Radicaux du siècle passé ont réussi à inscrire nos plus grands principes dans la République.
Comprendre et faire comprendre le radicalisme
Nous l’avons déjà dit : le radicalisme n’est pas une doctrine figée. Elle n’est pas non plus la propriété d’un parti : les grands moments des Radicaux sont ceux où ils ont transmis leurs valeurs et leurs principes à toute la société en s’adaptant au peuple. Être radical c’est aussi toujours remettre en question ses certitudes et évoluer dans sa conception du politique.
Voilà pourquoi nous proposons aujourd’hui de réécrire notre manifeste des Jeunes Radicaux de Gauche en trois niveaux (résumé et courant, argumenté, scientifique et long) et autour de quatre ambitions qui forment pour nous le cœur des principes radicaux :
DÉFENDRE LA SOCIÉTÉ: ce principe nous différencie de toutes les autres forces politiques qui veulent contraindre la société dans un modèle qui nie ou empêcherait l’émancipation de l’individu. Ce principe doit être celui de notre République, il explique notre combat pour la laïcité mais également notre défense des services publics.
LIBÉRER L’ECONOMIE : l’économie ne doit pas être un argument pour contraindre les individus et les sociétés mais s’autonomiser des puissances de l’argent, de l’État ou de pays étrangères. Parce que l’économie sociale et solidaire est inspirée des principes solidaristes que Léon Bourgeois proposait au XXe siècle, les Radicaux ont une voix à faire entendre entre les partisans de la toute-puissance de l’argent ou de l’Etat pour proposer de nouvelles règles pour le développement durable, la globalisation et le développement des nouvelles formes d’entreprenariat.
ÉMANCIPER L’INDIVIDU : cet objectif radical doit aussi être un principe d’action. Notre vision de l’égalité réelle est de donner à chacun sa chance : d’avoir donc accès à une éducation qui lui permette de devenir un citoyen et d’exceller dans sa profession, de garantir ses droits et d’augmenter les libertés qu’il partage avec le reste de sa société.
AGIR EN CITOYENS : la perspective des difficultés à venir ne doit pas nous faire oublier nos principes et notre volonté radicale doit toujours être renforcée par cette maxime. Nos combats doivent être menés en accord avec nos principes démocratiques, non-violents et laïcs ainsi qu’avec les moyens que la République française et l’Union européenne nous offre.