Vous avez pu lire sur les posts prĂ©cĂ©dents le dĂ©roulement de ces 4 journĂ©es au Hellfest mais principalement sur scĂšne. Mais lâheure est au bilan gĂ©nĂ©ral et quite Ă le faire autant commencer par lâofficiel, celui de lâorga qui tient en quelques lignes.
Une belle Ă©dition Ă prĂšs de 60 000 festivaliers par jour, un cul bordĂ© de nouilles pour ĂȘtre passĂ© entre les goĂ»tes hors mis deux averses, des files dâattente un peu longues dĂ» Ă des pannes dâĂ©lectricitĂ© et la palpation recommandĂ©e Ă lâentrĂ©e pour cause dâĂ©tat dâurgence et un public un peu « mou ». Il en ressort donc une Ă©dition parfaitement rĂ©ussie au premier regard.
De notre point de vue on ne peut que fĂ©liciter lâorganisation dĂ©jĂ pour la programmation qui a su satisfaire chacun tout en laissant encore une fois une belle place aux dĂ©couvertes. Chapeau bas pour les nouveaux amĂ©nagement de la War Zone qui devient peut ĂȘtre la plus belle scĂšne du festival alors que jusque lĂ le parent pauvre de lâĂ©vĂ©nement. On apprĂ©cie encore et toujours ce confort pour le spectateur en terme dâinfrastructure dâaccueil : sanitaire, point dâeau, bars partout, sentier gravillonnĂ©s, pelouse anti poussiĂšre mais aussi anti boue. Tout est lĂ lâĂ©tape suivante serait des masseurs et masseuses pour le dimanche mais nâen demandons pas trop.
Il y a toujours des points nĂ©gatifs et on admet que le site une fois plein est quand mĂȘme trĂšs compliquĂ© Ă vivre, les dĂ©placements longs et pas aisĂ©s, lâaccĂšs aux scĂšnes pas facile. Le site a Ă©tĂ© agrandi permettant lâaccueil de prĂšs 8000 personnes supplĂ©mentaires mais tout ça reste tassĂ© et fatigant aprĂšs 4 jours.
On a aussi remarquĂ© une certaine mollesse du public. Quand on voit que sur Rammstein la masse est restĂ©e dâun statisme sidĂ©rant et rĂąlant presque Ă la moindre bousculade, on peut se poser des questions. Plusieurs rĂ©ponses possibles à ça.
1 â Le temps plus incertain Ă ramolli le public
2 â Il y avait du valium dans la biĂšre
3 â Le public change ou a changĂ©.
Nous optons pour la rĂ©ponse 3 sans hĂ©siter. Force est de constater que le public de metalleux (les vrais, les purs les durs les bien fun) nâest plus aussi prĂ©sent. Le Hellfest a fait preuve dâouverture en termes de programmation attirant un autre type de spectateurs. A ce mĂȘme titre les fans de la premiĂšre heure viennent moins en masse sây retrouvant moins et nâapprĂ©ciant plus la taille du festival et le fait dâĂȘtre moins dans un « entre nous ». Ceux lĂ vont ĂȘtre trĂšs dur Ă faire revenir. Oui le public «Rock en scĂšne », « Garorock » et « Vieilles charrues » est maintenant au Hellfest, sĂ»rement par effet de mode, car il est un peu devenu the place to be. Cela au prix donc dâavoir un public moins en phase avec les coutumes du metal, devant la scĂšne certes mais Ă©galement au niveau des comportements : moins respectueux, moins avenant, plus fermĂ©, pas dĂ©conneur et surtout qui ne veux pas ĂȘtre chahutĂ© devant un concert de Sick of it all⊠Dommage !
On ne peut pas condamner ce public curieux qui a sĂ»rement dĂ©couvert le genre avec Rage against the machine, mais bon on ne va pas arrĂȘter les wall of death par soucis de vulgarisation du genre.
Heureusement des lieux prĂ©servĂ©s perdurent sur le festival comme lâAltar ou la Temple ou Brian ne va pas avec sa copine Cindy qui trouve la voix du chanteur de Disturbed trop sexy car ça lui fait penser Ă Las shadow Puppets !
Le Hellfest paye le prix de son succĂšs. Certes un festival fait par des fans mais de moins en moins suivi par les fans. Wait and see mais espĂ©rons que le Hellfest nây perde pas son Ăąme.
Pour les authentiques, les vrais les durs, rendez-vous au Motocultor et..... au Hellfest 2017 quand mĂȘme !