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@salopedevie
" Elle n'était pas belle, mais elle avait quelque chose de plus, un charme, un mystÚre.
Parfois elle sortait, un joint a la main, les lunettes sur les yeux. Camouflée et défoncée. Mais c'était ce qu'elle était.
Je l'entendais souvent dire qu'avant cette dépendance, elle ne m'aurait jamais plu.
Avant ça, elle se plongeait dans sa douleur sans en voir le fond.
Maintenant, elle en rigolait, fumant un joint, ces yeux verts fatigués et ailleurs.
Elle vivait avec ça depuis bien trop longtemps, pourtant c'était le seul remÚde a bien des problÚmes.
T'es triste? Fumes.
Tu es heureux? Fumes.
Tu es stressé? Fumes.
C'était elle.
C'était ce qu'elle préférait dans la fumette. Se sentir ailleurs, se perdre dans ces pensées néfastes, penser a l'avenir, a ces options, à ces échecs. Ce qu'elle en a tiré.
Pour échapper a la réalité. Comme ci elle vivait dans un monde parallÚle, autre que celui qu'on lui a imposé. Autre que celui dont elle était enfermé.
Elle voulait changer d'air, mĂȘme si ça impliquait qu'elle devait finir par en manquĂ©.
Elle voulait vivre, mĂȘme si ça impliquait que son espĂ©rance de vie diminue de moitiĂ©, peut ĂȘtre mĂȘme de quart.
Elle n'était pas banale.
Elle était pleine de défaut, jonchée de haine.
Elle se forçait a ĂȘtre quelqu'un d'exĂ©crable. Peut-ĂȘtre pour Ă©viter d'ĂȘtre brisĂ© ou quelque chose comme ça. "
©
Elle me disait sans cesse « jâvais te dĂ©truite barre toi. Je brise tout câque je touche, câest plus fort que moi. » Dans lânoir, dans un murmure, elle rĂ©pĂ©tait « tiens toi loin dâmoi » Tant de souffrance dans un si pâtit corps, jây croyais pas. Elle Ă©tait trop abĂźmĂ©e, trop Ă vif, trop au bord du vide. Et jâle savais, elle vacillait, un pas dâtravers et elle tombait. Un coup dâvent aurait suffit Ă la faire sâeffondrer. Jâle savais. Elle avait tous les dĂ©fauts du monde. Tout câque jâaurais haĂŻs chez une autre. Tout câque jâaimais chez elle. Elle fumait trop, elle buvait trop, elle ressentait trop. Elle Ă©tait trop, elle faisait trop. Mais elle parlait pas, elle montrait pas. Jâle savais. Jâallais me perdre avec elle. Dans sa dĂ©mence, dans son errance. Jâle savais. Et elle mâle disait, inlassablement « jâvais te dĂ©truite barre toi. Je brise tout câque je touche, câest plus fort que moi. » Dans lânoir, dans un murmure, elle rĂ©pĂ©tait « tiens toi loin dâmoi ». CâĂ©tait pas pour elle, elle Ă©tait dĂ©jĂ trop dĂ©truite, trop usĂ©e, trop bousillĂ©e. CâĂ©tait pour moi. Jâle savais. Mais jâĂ©tais incapable dâla laisser. Incapable dâmâen aller. Incapable. Avec elle câĂ©tait diffĂ©rent. CâĂ©tait exaltant. Tout semblait plus fort, plus vif, plus vivant. Jâme sentais plus vivant. Elle Ă©tait accro Ă toutes les merdes qui allaient la dĂ©truire. Et putain.. jâĂ©tais accro Ă elle. A cette merde qui allait me dĂ©truire. Jâle savais. Mais jâavais pas peur. Parce quâavec elle jâpouvais jamais mâattendre Ă rien. Elle faisait trois pas en avant, un sur lâcĂŽtĂ© et demi tour. Elle avançait pour mieux pouvoir reculer. Et bordel jâaimais tellement pouvoir lui tendre la main pour recommencer. Jâaimais nâpas savoir, jamais, câque la seconde dâaprĂšs pouvait nous rĂ©server. Jâaimais savoir quâelle mâappartiendrait jamais vraiment, quâelle pouvait partir Ă chaque instant. Jâaimais nârien savoir, nârien prĂ©voir. Jâaimais ses yeux qui changeaient de couleur avec ses Ă©motions, le mĂȘme gris quâun ciel couvert en hiver quand elle Ă©tait au bord du vide, le mĂȘme vert quâun champs au printemps quand elle Ă©tait au bord de la vie. Et jâme dis que jâai dâla chance de lâavoir connue, dâlui avoir plu. Parce que sans elle jâaurais jamais su quâune seule personne pouvait Ă ce point bouleverser une existence. Ăa pouvait pas bien finir, jâle savais. Elle Ă©tait trop abĂźmĂ©e, trop Ă vif. Jâle savais. Et elle mâle rappelait Ă chaque nuit quâon partageait « jâvais te dĂ©truite barre toi. Je brise tout câque je touche, câest plus fort que moi. » Dans lânoir, dans un murmure, elle rĂ©pĂ©tait « tiens toi loin dâmoi ». Jâai jamais imaginĂ© pouvoir la sauver. JâĂ©tais incapable dâmesurer la souffrance qui pouvait lâhabiter. Jâai jamais espĂ©rĂ© quoique ce soit dâsa part. Pouvoir entrer dans son monde câĂ©tait dĂ©jĂ bien trop beau pour un simple humain comme moi. Elle Ă©tait fascinĂ©e par le ciel tu sais. Jâavais encore jamais vu ça. Câest peut ĂȘtre câqui mâfait le plus mal depuis quâelle est plus lĂ . Regarder les nuages danser sans elle. Regarder la lune et le soleil sâcroiser sans lâavoir dans mes bras. Compter les Ă©toiles sans la sentir sâendormir au bout de 64. « 64, lâĂąge que jâatteindrais jamais » disait-elle. Et elle avait pâtâĂȘtre pas tort. Mais putain, Ă moins de 20 ans elle avait dĂ©jĂ tellement compris la vie, alors quâimporte? Quâimporte quâelle aille pas au bout avec tous les bagages quâelle trainait dĂ©jĂ . Moi jâĂ©tais fascinĂ© par elle. Par son apparence confiante, dĂ©terminĂ©e, Ă©panouie. Par son Ăąme effilochĂ©e, broyĂ©e, dĂ©glinguĂ©e. JâĂ©tais absorbĂ© par ses courbes, sa peau, son regard. Jâcrois que jâme suis pas senti tomber, jâcrois quâjâai rien vu arriver. Mais jâcrois surtout, que jâpouvais pas lâĂ©viter. Elle se sentait chez elle nul part, alors elle allait partout, elle vaquait en vain en recherche dâun confort que jâme tuais Ă tenter dâlui donner.
Elle se sentait insuffisante pour ce monde. Jâme sentais insuffisant pour elle. Mais jâaimais presque ça. Jâaimais tout ce qui la concernait de prĂšs ou de loin. Tout câqui faisait dâelle ce quâelle Ă©tait. Jâaimais vivre dans ce tourbillon. Jâaimais mâessouffler Ă ses cĂŽtĂ©s. Jâaimais faire lâamour avec elle, jâavais lâimpression Ă ce moment lĂ que son corps et son esprit se rejoignaient enfin, quâils valsaient sur le mĂȘme accord et câĂ©tait magnifique de la voir lĂącher prise dâune telle maniĂšre. Jâaimais la regarder tout contrĂŽler, tout analyser, tout observer. Jâaimais ce cĂŽtĂ© dâelle qui se foutait de tout, qui nâĂ©tait atteint par rien, cette surface inatteignable. Jâaimais le contraste avec son hypersensibilitĂ© intĂ©rieure, son Ăąme Ă vif, sa façon dâĂȘtre Ă fleur de peau. Elle sâattachait pas, elle sâattachait plus. Jâle savais. Elle avait le coeur trop bousillĂ©, la peur trop serrĂ©e autour de sa gorge. Jâcrois que mĂȘme si elle avait voulu elle aurait pas pu. Elle dormait pas vraiment, elle mangeait pas toujours, elle faisait pas forcĂ©ment attention Ă son style vestimentaire. Mais bordel quâest-ce quâelle Ă©tait belle. Plus tu la regardes, plus tu la vois.. tu peux que tomber amoureux. Elle avait une beautĂ© singuliĂšre, elle avait ce truc en plus. Elle Ă©tait malade aussi. Jâle savais. Et jâavais pas peur, pourtant elle Ă©tait persuadĂ©e que je partirai quand je saurais tout sur sa vie, sur elle, sur sa maladie. Mais jâsuis restĂ©. JâĂ©tais dĂ©jĂ bien trop atteint par ce petit ĂȘtre rempli de fragilitĂ©es. Jâvoulais juste lui offrir des nuits de sommeil dans mes bras aprĂšs avoir regardĂ© les Ă©toiles. Des heures dâamour dans toutes les piĂšces. Jâvoulais juste la voir, lâavoir, et jamais mâen lasser, parce quâon se lasse pas dâune fille comme ça. Jâvoulais lui offrir le Monde et moi avec. Et peut importe quâelle soit malade ou pas. Peut importe quâelle se voit comme un monstre. Moi jâvoyais en elle le bel ange. Et peut importe quâelle ait dĂ©truit beaucoup de personnes avant moi. Peut importe quâelle mâait dĂ©truit aussi. Parce jâle savais. Elle me disait sans cesse « jâvais te dĂ©truite barre toi. Je brise tout câque je touche, câest plus fort que moi. » Dans lânoir, dans un murmure, elle rĂ©pĂ©tait « tiens toi loin dâmoi ». JâĂ©tais prĂ©parĂ© à ça. Et moi tout câque jâvoudrais lui dire, câest « merci ». Parce que jâai vĂ©cu la plus belle aventure avec elle, et le plus douloureux câest pas le passage de la tornade. Câest le calme au goĂ»t amer quâelle laisse derriĂšre elle.
" On m'a souvent demandé si j'avais peur de la mort.
J'ai répondu que j'avais peur des relations amoureuses toxiques, des faux amis qui vous plante dans le dos, du vide qui s'accentue en moi.
J'ai répondu que j'avais peur de pas mal de chose, que j'étais quelqu'un d'instable et de bipolaire parfois.
On m'a souvent demandé si j'avais peur de la mort.
J'ai simplement rĂ©torquĂ© que l'on venait au monde seul, et par consĂ©quent on s'en allait de la mĂȘme maniĂšre.
J'ai répondu que je n'avais pas peur de la mort, ces temps ci elle semblait m'accompagner. "
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" Elle avait souvent été mise à l'épreuve dans sa vie. Elle avait trébuché, elle était tombée, et dans la foulée elle s'était brisé. Comme un diamant. La beauté et l'éclat en moins, murmura t-elle. "
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"Et parfois tu es juste fatiguée detre toujours la pour les autres sans jamais qu'on te renvoit l'ascenseur. Une espÚce d'épuisement constant."
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ăTu regretteras de ne plus ĂȘtre celui avec qui elle passe ces jours et ces nuits, tu regretteras de la voir heureuse dans les bras de quelqu'un d'autre et tu t'en mordras les doigts, tu repenseras Ă elle, ces jours sombres ou elle avait su ĂȘtre la pour te remettre d'aplomb, tu t'en voudras du mal que tu lui aura fais endurĂ©. Tu t'en voudras de ne pas ĂȘtre celui qui partage sa vie. Tu la recroisera dans un supermarchĂ© ou peut-ĂȘtre dans la rue qui sait, mais elle ne te regarderas plus jamais avec cette Ă©tincelle dans les yeux, tu verras peut-ĂȘtre mĂȘme une onde de dĂ©goĂ»t et de rĂ©pugnance, mais tu ne seras plus jamais celui qui la fera rire comme une enfant. Plus jamais tes doigts ne parcoureront son visage et son corps. A la place de ça, un autre homme sera lĂ , il te devisagera certainement, peut-ĂȘtre parce que c'est lui qui aura du la ramasser Ă la petite cuillĂšre aprĂšs tout la souffrance que tu l'as vouĂ©e, mais il sera la. Bien dĂ©terminĂ© Ă te montrer que lui seul Ă la clef de son coeur, que lui seul peut dĂ©sormais la rendre heureuse. Ăa te fera mal, ça te brisera probablement, si tu l'avais rĂ©ellement aimĂ© Ă une Ă©poque, mais elle n'en aura plus rien Ă faire. Pas aprĂšs les Ă©preuves qu'elle a du parcourir et surmonter sans toi. Tu te diras qu'elle est vraiment magnifique, que ces gestes du quotidien ne seront plus ni mĂȘme son amour Ă ton Ă©gard. En dĂ©pit de tout ce qu'elle aura du affronter, elle sera plus rayonnante que jamais, plus heureuse que quand elle Ă©tait Ă tes cĂŽtĂ©s. Mais dis toi bien une chose, une seule et unique, c'est que tu l'as anĂ©antie, par tes paroles et tes excĂšs de colĂšre qui pouvait parfois se finirent en lutte, dont tu Ă©tais toujours le gagnant. Par ces bleus sur son corps, par cette fragilitĂ© dans son Ăąme, et ces sĂ©quelles dans son coeur. Tu n'Ă©tais qu'une simple phase, qu'une misĂ©rable Ă©preuve qui l'aura amenĂ© Ă cet amour infini. D'une certaine maniĂšre elle te remerciera de l'avoir autant abimĂ©, parce qu'un autre aura su passer des mois et des nuits Ă rafistoler son Ăąme meurtrie. Et c'est Ă ce moment qu'elle saura que c'est celui la mĂȘme qui ne pourra jamais plus laisser qui que ce soit lui faire ce que tu as eu l'audace de lui faire subir. ă
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Si jamais vous ĂȘtes intĂ©ressĂ©, je tiens deux pages sur Facebook :
ăUn doux baiser abandonnĂ©ă
ăLucifer.ă
Si jamais vous voulez faire un petit tour ou juste me suivre, c'est à votre guise. Bonne journée à toutes et tous.
Mon pere: Quand tu étais petite je t'appelais souvent princesse, je le fais encore aujourd'hui, ça m'arrive. Mais tu n'as rien avoir avec ça.
Moi: Ah bon et pourquoi?
Mon pere: Parce que depuis tu as vécu tellement de souffrance, de déception, de pleurs.. Non ma fille tu n'es plus une princesse ma puce, tu es une battante.
âQuelque chose de divin et de diabolique sâest installĂ© dans le monde en mĂȘme temps que la pensĂ©e.â
â Jean dâOrmesson, Un hosanna sans fin
Tupac Shakur | Bone Thugs-N-Harmony
J'avais jamais vus un regard pareil, une intensitĂ© de vivre hors norme, j'aimais son corps comme on peut aimer le chocolat ou son doudou. C'Ă©tait lui qui me rendait humaine, chaque jours un peu plus. Comme si la douleur que j'avais ressentis auparavant avait cesser de me faire du mal. Comme si je pouvais de nouveau rĂȘver d'une vie meilleure.
" Je veux te remercier de m'avoir quittĂ©, parce que je n'aurais jamais Ă©tĂ© en capacitĂ© de le faire. Aujourd'hui je comprends mieux que le bonheur ce n'est pas de se brĂ»ler pour donner de la lumiĂšre au autre. Le bonheur c'est sourire et vivre tout Ă fond pour se souvenir de chaque moments. Le bonheur ce n'est pas pleurĂ© tous les soirs pour un homme qui ne remarque que la grosseur de son Ă©gaux et l'immensitĂ© de sa fiertĂ©. Le bonheur c'est rire avec cette personne et aimer ce rire comme si c'Ă©tait le seul Ă ĂȘtre aussi magnifique. Le bonheur c'est se projeter l'un avec l'autre, se faire confiance et s'appuyer l'un sur l'autre quand quelque chose ne va pas. Le bonheur est partit trop vite Ă tes cĂŽtĂ©s, j'ai Ă peine eu le temps de le cĂŽtoyer. Pourtant je t'ai aimĂ© aussi fort qu'il en Ă©tait possible, mais c'est impossible de partager sa vie avec quelqu'un qui ne vous a jamais aimĂ©. T'Ă©tais ce que j'avais de meilleur en moi, tu es devenu ce que j'ai de pire. J'avais un amour indĂ©finissable et inconditionnelle Ă ton Ă©gard, maintenant j'ai un trou noir Ă la place de ça. Je n'ai pas de remords, seulement le regret d'avoir placer autant d'espoir en quelqu'un qui n'en jamais eu. "
©
J'ai des aiguilles dans le coeur, s'il s'arrĂȘtait d'abattre ça f'rait moins mal.
la tĂȘte dans la baignoire j'entends une voix qui m'chuchote ârejoins-moiâ.
- Vas y flingues moi. DĂ©cores le sol de ma cervelle. Vas y fais toi plaisir. Plus rien me retiens en ce bas monde. Vas y tue moi enfoirĂ© ! Laisse mon corps inerte que tu aimais tant Ă l'Ă©poque. Mais n'oublie pas de te dĂ©barrasser des Ă©preuves aprĂšs, ce serait con de laisser ton empreinte sur la scĂšne de crime, tu l'as assez laisser dans ma tĂȘte et dans mon coeur. - Ce serait trop facile de te tuer lĂ , maintenant. J'avais pas compris que la seule chose qui pouvait vraiment te tuer c'est toi mĂȘme. Toi et tes sentiments Ă l'Ă©gard de cette foutue humanitĂ©. C'est ça qui va t'achever ma belle, pas une balle dans la tĂȘte ni mĂȘme dans le coeur. Juste toi et tes remords. Allez ma belle, je te laisse t'auto-dĂ©truire. Bon courage pour toute cette souffrance que tu Ă©prouves.
à toi du début à la fin.
Laisse moi découvrir le monde à travers tes yeux. Laisse moi vibrer à travers tes bras. Laisse moi t'aimer à travers ton coeur.