Sédentarité : risque plus élevé que le tabac
Les personnes sédentaires courent plus de danger que les fumeurs
Les causes de la sédentarité
On est à l’époque où on préfère l’ascenseur aux escaliers et les jeux vidéo au promenade. Or cette vie trop sédentaire fait courir de nombreux risques santé et est une véritable épidémie selon l’OMS. En effet, l’insuffisance d’activité sportive réduit fortement l’espérance de vie. Actuellement ce sont 35% de la population mondiale qui court ce risque. D’après le professeur Martine Duclos, un endocrinologue et experts de l’ICCR, on doit lutter contre la sédentarité avec les mêmes moyens qu’on fait avec le tabagisme.
Une activité physique modérée quotidienne de 30 mn suffit
L’ insuffisance d’activité physique est habituellement associée à une consommation riche en sucre, sel, gras et en boissons sucrées. Ce sont autant de facteurs qui augmentent le risque d’obésité, de cancer et de diabète. Or les complication de santé de ces pathologies sont graves. Cependant, on peut les éviter en pratiquant une activité physique. Il ne faut pas forcément faire comme les sportifs, faire 1h30mn de ménage est par exemple suffisant. Si votre activité quotidienne requiert une position assise de 8 heures par jour, pensez à vous lever toutes les heures. Vous pouvez aussi descendre une station plus tôt ou encore faire les courses à pied.
Les maladies cardiovasculaires, une conséquence de la sédentarité
En France, les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France. En chiffre, on compte plus de 400 décès par jour à la suite d’une maladie cardiovasculaire. Ce sont surtout les femmes qui sont les plus touchées par ce fléau, plus précisément les femmes de plus de 65 ans. En outre, beaucoup de français sont atteints d’une maladie cardiovasculaire chronique ou souffrent d’hypertension artérielle.
Le traitement de cette « épidémie » est loin d’être facile. D’ailleurs, elle impute des dépenses importantes à l’Assurance maladie. En effet, plus de deux millions de personnes souffrant d’une maladie cardiovasculaire sont classés dans la catégorie des personnes souffrant d’ALD (affections de longue durée). Or il faut rappeler que les soins et les traitements des ALD sont remboursés à 100% par l’Assurance maladie. Néanmoins, il faut prévoir le remboursement sur la base des tarifs de convention qui sont le plus souvent bien inférieurs aux tarifs réellement appliqués par les professionnels santé. Pour ne pas dépenser davantage en matière de soin et traitement, il est conseillé de combiner les prestations de l’Assurance maladie avec celles d’une complémentaire santé.
















