Bon les gens, je vous livre ma première étude psychologique. Ça vole pas haut, c'est limite, voir carrément graveleux, mais je pense que c'est présentable. Bonne lecture à celles et ceux qui liront jusqu'au bout. Et puis pour une fois, donnez votre avis, ça me fera plaisir (si si la famille) et ça me guidera peut-être pour celles en cours qui attendent patiemment que je me décide à les terminer. Ah bah oui, j'en ai d'autres en préparation. Merci la foule.
L’IVRESSE DES BAS-FONDS
Les femmes ivres ont quelque chose d’excitant. Enfin moi je trouve. Peut-être suis-je le seul être
assez dépravé pour avouer leur trouver du charme, ou du moins, quelque chose qui me fait de l’effet dans le bas-ventre. Est-ce parce qu’elles deviennent des proies faciles? Sûrement.
Parce que je sais qu’une fois leurs esprits retrouvés, car j’aime les imaginer se passant de l’eau froide sur le visage et rougir les yeux au bord des larmes de la pitoyable et calamiteuse image que reflète le miroir crasseux et fissuré des chiottes d'un bar miteux, vérifiant fiévreusement l’intérieur de leur sac à main pour voir si en plus elles n’avaient pas été victimes de larcin, des fois le sort s'acharne, elles tentent en vain de se redonner un peu de contenance à grand renfort de rouge à lèvres et de mascara qui leur donnera de toute façon un air encore plus prononcé de fille facile qui s’allonge pour quelques rasades. Je les vois bien sortir de ce lieu, encore titubantes, le pas mal assuré à cause de ces maudites et pourtant très jolies chaussures à talon, leur donnant définitivement une allure de putain à crédit de début de siècle. Si je sais et me délecte du fait qu’elles regretteront honteusement d’avoir laissé le premier venu souiller leur intimité?
Certainement.
Ou alors encore que je vais pouvoir mettre en oeuvre sans honte, sans gêne plus exactement,
quelques pratiques sexuelles inavouables pêchées ça et là à force de centaines
d’heures de visionnage et contemplation de porno gratuit? Oh oui absolument!!
Peut-être aussi parce que je sais bien qu’elles ne se souviendront pas de mon visage, heureusement j'ai bien envie d'ajouter, encore moins de mon nom ou de mon corps pas vraiment athlétique suintant l’alcool frelaté par
tout les pores? C'est dégueulasse mais ca fait parti du plaisir, je l’avoue.
Ou enfin, de pouvoir garder le souvenir de chaque seconde de cet accouplement bestial à peine consenti pour que je puisse un jour, quand mon tour viendra, me vanter auprès
d’autres dégénérés de mon espèce lors d’une
bien graveleuse beuverie, d’avoir chahuté, baisé, déshonoré, humilié, tringlé, démonté, défoncé, enculé, dépravé, salis une pute dans l'âme qui ne sait pas boire et se tenir correctement en société après trois ou quatre vodkas? Ma fierté et mon égo vont bien mieux là non?
Moi, ça me donne envie de me servir un verre. Ou mieux, d’aller dans un bar et d’en offrir
quelques uns à une âme désoeuvrée, entre deux shots bien tassés lui dire en affichant mon plus beau sourire qu’elle sait bien mettre en valeur sa jolie petite robe achetée la veille, même si souvent c’est pas vrai, vanter la beauté et la grâce de ses magnifiques escarpins à talon haut qui lui donnent de belles courbes, ce qui est toujours vrai ça par contre, et une fois que l’alcool m’aura donné assez de courage, lui demander discrètement au creux de l’oreille si elle porte des bas et/ou une
culotte tout en m’en remettant à ma bonne étoile pour ne pas m’en prendre une au cas où le cerveau de cette connasse ne soit pas encore assez anesthésié. On ne mise, hélas, pas toujours sur la bonne jument.
J’ajouterai pour conclure que derrière chaque homme bien intentionné, tout gentleman bien
éduqué, porte parole du savoir vivre et se conduire, donneur de leçon de morale, chevalier servant respectueux de la pudeur de chacune, sous le couvert du mâle dominant des plus distingué, et c’est à la mode, se cache le charognard, enfant de hyène prêt à tout pour voir grandir son tableau de chasse. À la hyène, il préfère se définir comme le loup, animal à la noblesse douteuse à mon avis mais malgré cela, j’admets qu’il dégage un très utile coté mystérieux dont sont friandes ces rêveuses naïves.
La galanterie est un artifice qui n’a plus lieu d’être quand la chair est à moitié nue.
Je suis un charognard. Je le vis aisément. Sans honte. Sans fierté. Je me suis même souvent auto-condamné pour ce fait. Et de mon vivant j’aurai déjà été châtié plusieurs fois, la vie sachant parfois très bien me rendre les coups. J’aurai au moins cette circonstance atténuante au moment de mon ultime jugement devant je ne sais quel ange ou apôtre du bien ou du mal, horrifié, voir désapointé devant tant d’abus, d’excès et de manquements à la bienséance, quand celui ci donc aura fait tomber son verdict, me condamnant à son tour à une pénitence éternelle d’avoir eu si peu de morale et de respect envers la faiblesse de ces pauvres filles abusées, si il me donne la parole pour un dernier mot, ou un improbable repentir, juste avant de traverser le Styx, je lui dirai sûrement: “Il me reste un peu de monnaie, tu connais un endroit sympa pour que je t’offre un dernier verre?”.















