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ive had this oc for a while i just haven't posted them anywhere
INTERVIEW: Une discussion avec Albert Hammond Jr. sur la vie, les Strokes et le sentiment dâĂȘtre incompris (Les Inrockuptibles)
Le guitariste des Strokes vient de sortir âMelodies on Hiatusâ, son cinquiĂšme album solo. Lâoccasion dâĂ©voquer avec lui la vie en marge du g
François Moreau | 07/07/2023 à 15h47
This interview is solely in French. For an English-translated version of the website: click here Please note, the translation may not be not entirely accurate.
For archival purposes, full text is stored below.
Le guitariste des Strokes vient de sortir âMelodies on Hiatusâ, son cinquiĂšme album solo. Lâoccasion dâĂ©voquer avec lui la vie en marge du groupe, le besoin incessant de composer et lâĂ©ternel sentiment stroksien dâĂȘtre incompris et insatisfait.
On appelle Albert Hammond Jr. aux aurores Ă lâoccasion de la sortie de Melodies on Hiatus, son cinquiĂšme album solo paru en juin. Le guitariste hirsute des Strokes dĂ©croche le combinĂ© depuis le jardin de sa maison dissimulĂ©e dans les collines de Hollywood, Ă Los Angeles, Californie. AprĂšs notre entretien, il ira Ă la salle de sport. La routine angelina.
Comme beaucoup de musiciens de la cĂŽte est des Ătats-Unis, Ă lâinstar de Julian Casablancas depuis belle lurette, Albert a lui aussi migrĂ© Ă lâouest en quĂȘte de soleil et de nouvelles opportunitĂ©s. Sâil prĂ©tend composer et enregistrer quotidiennement sous le ciel bleu californien quand il nâest pas en tournĂ©e, il passe aussi des castings pour le cinĂ©ma : vous lâavez peut-ĂȘtre vu jouer un type cocaĂŻnĂ© dans Babylon (2022), de Damien Chazelle, le temps dâune brĂšve apparition. En 2018, il confiait mĂȘme avoir auditionnĂ© pour la sĂ©rie Stranger Things, avec un essai Ă la clef, mais lâaventure nâest pas allĂ©e plus loin.
La musique reste donc le cĆur dâactivitĂ© de ce bon vieil Albert. Quand on lui passe ce coup de fil, il rentre tout juste lessivĂ© dâune mini tournĂ©e amĂ©ricaine avec les Strokes, bouclĂ©e le 25 mai sur la scĂšne du Minute Maid Park de Houston, Texas, avec escales Ă Minneapolis (MN), Syracuse (NY), Phoenix (AZ) et San Antonio (TX). Les New-Yorkais partageaient la scĂšne avec Red Hot Chili Peppers, preuve, sâil en fallait une, que The Strokes a dĂ©sormais un stadium status, comme on dit outre-Atlantique, mĂȘme si une telle affiche au dĂ©but des annĂ©es 2000 aurait interpellĂ©. AprĂšs tout, la premiĂšre fois quâon a vu Pixies sur scĂšne, câĂ©tait en premiĂšre partie de la bande Ă Flea. Les digues sĂ©parant lâindie du rockânâroll circus hollywoodien, si tant est quâelles aient un jour existĂ© ailleurs que dans lâĂ©troitesse de nos jeans slim, ont cĂ©dĂ© dans les grandes largeurs.
âMais je fais partie des Strokes ! Je suis dans le groupe ! Il y a toujours eu une alchimie dans ce groupe, quelque chose dâunique. Ăa a Ă©tĂ© lĂ dĂšs quâon a commencĂ© Ă traĂźner ensemble. MĂȘme quand on se dĂ©plaçait dans la rue en bande, tu pouvais le sentirâ
Mais la question ne se pose certainement pas en ces termes en AmĂ©rique, ni mĂȘme dans lâesprit dâAlbert, qui ne sâembarrasse de telles considĂ©rations et reste lucide sur le parcours de son groupe : âLe paysage dâaujourdâhui nâest pas celui de nos dĂ©buts et, musicalement, le meilleur est devant nousâ, tranche-t-il. Plus de vingt ans aprĂšs la sortie de Is This It (2001) de la cave et aprĂšs le Grammy du meilleur album rock de lâannĂ©e pour The New Abnormal (2020) remportĂ© en 2021, le quintet est bon pour le RockânâRoll Hall of Fame. Le club des cinq sera dâailleurs pour la premiĂšre fois Ă Rock en Seine cette annĂ©e, le 27 aoĂ»t, en clĂŽture du festival francilien, aprĂšs une poignĂ©e de dates en Asie, aux Ătats-Unis (encore) et Ă Londres.Â
CarriĂšre solo
Notre derniĂšre rencontre avec le guitariste remonte au 18 fĂ©vrier 2020, dans les coulisses de lâOlympia. âJe mâen souviens bien, on avait fait cette sĂ©ance photo dans le parking deux minutes avant de monter sur scĂšneâ, nous glisse-t-il. Ă lâĂ©poque, nous nâĂ©tions quâune poignĂ©e de chanceux·euses Ă avoir pu Ă©couter The New Abnormal, le dernier album des Strokes au titre prophĂ©tique sorti en avril 2020, et le groupe accordait aux Inrocks une interview exclusive. Comme prĂ©vu, Julian Casablancas avait Ă©tĂ© expĂ©ditif, gĂȘnĂ© comme dâhabitude aux entournures par lâexercice. Albert, quant Ă lui, ouvrait les vannes, tenant le crachoir une heure durant dans sa loge, oubliant quâAlex Turner, Hedi Slimane ou encore un reprĂ©sentant de Phoenix Ă©taient en train de sâenvoyer des coupes de champagne dans la piĂšce Ă cĂŽtĂ©. âTu me demandes ce que ça fait de jouer avec les Strokes ? Mais jâen sais rien, je suis membre des Strokes, je ne peux pas avoir ce reculâ, nous avait-il confiĂ© aprĂšs le show.
Aujourdâhui, il tient le mĂȘme discours : âDans le fond, je nâavais jamais eu vĂ©ritablement lâintention de faire des disques en solo. Faire partie dâun groupe comme les Strokes, qui a du succĂšs, me suffit. Aussi loin que je me souvienne, jâai toujours voulu ça. Quand jâai sorti le premier album, les gens disaient que certains morceaux ressemblaient aux Strokes. Mais je fais partie des Strokes ! Je suis dans le groupe ! Il y a toujours eu une alchimie dans ce groupe, quelque chose dâunique. Ăa a Ă©tĂ© lĂ dĂšs quâon a commencĂ© Ă traĂźner ensemble. MĂȘme quand on se dĂ©plaçait dans la rue en bande, tu pouvais le sentirâ.Â
Pour un type qui ne rĂȘvait pas de carriĂšre solo, Albert Hammond Jr. est le membre du groupe qui possĂšde la discographie la plus Ă©toffĂ©e, avec cinq albums et un EP, AHJ (2013) sorti chez Cult Records, le label du pote Julian. A lâĂ©poque de Yours to Keep (2006), il est mĂȘme le premier Ă sâĂ©chapper des Strokes, alors que les New-Yorkais entrent Ă peine dans une pĂ©riode de hiatus de six ans et que, par mĂ©dias interposĂ©s, Casablancas se plaint dâĂȘtre celui sur les Ă©paules duquel repose lâexistence du band.Â
LâidĂ©e derriĂšre Yours to Keep nâĂ©tait effectivement pas tant de sortir un disque Ă tout prix, mais dâarriver au bout dâun processus, qui semble pourtant encore inachevĂ© aujourdâhui, si lâon en croit Albert : âJe nâai jamais vraiment eu lâoccasion de rĂ©flĂ©chir Ă quel musicien je voulais ĂȘtre, parce que jâai toujours fait partie dâun groupe. Si jây avais pensĂ© plus tĂŽt, jâaurais peut-ĂȘtre fait certaines choses diffĂ©remment. Je nâaurais pas pris autant de drogues pour ¿CĂłmo Te Llama?, mon deuxiĂšme album. Je vivais dans une rĂ©alitĂ©, disons, qui nâĂ©tait pas un modĂšle de vie durable. Avec le recul, je crois que lâidĂ©e, câĂ©tait de faire les choses et dâavancer avec le groupe quoiquâil arrive. Je sais que je nâai jamais Ă©tĂ© capable de faire de la musique tout seul, jâai besoin dâun tuteur pour me montrer comment plonger. Si je passe un mois entier Ă bosser sur des morceaux et quâil nâen ressort rien de bon, jâai du mal Ă me sortir de la tĂȘte lâidĂ©e que jâai perdu mon temps. Câest sĂ»rement faux, mais câest la façon dont fonctionne mon cerveau.âÂ
New York années 2000
Albert revĂȘt une allure de survivant encore un peu Ă©branlĂ© par la frĂ©nĂ©sie des choses. La dope, le New York junkie et grisant des annĂ©es 2000, celui dont on peut lire les exploits dans lâessentiel ouvrage de la journaliste Lizzy Goodman Meet Me In the Bathroom â New York 2001-2011 : une Ă©popĂ©e rock, fraĂźchement traduit en français aux Ă©ditions Rue Fromentin ; le musicien se contente de lâĂ©voquer quand on lui en parle, mais tient Ă dĂ©samorcer toute forme de nostalgie mal placĂ©e qui dit gĂ©nĂ©ralement plus de lâintervieweur que de lâinterviewĂ© : âCâest ma jeunesse, tu sais. Câest difficile de ne pas romantiser cette pĂ©riode de ta vie. Parfois je regarde en arriĂšre pour rĂ©aliser que les choses sont belles aujourdâhui. Dans les moments les plus sombres, je me dis que jâaurais dĂ» profiter davantage de tel ou tel moment.â
âSi je passe un mois entier Ă bosser sur des morceaux et quâil nâen ressort rien de bon, jâai du mal Ă me sortir de la tĂȘte lâidĂ©e que jâai perdu mon temps. Câest sĂ»rement faux, mais câest la façon dont fonctionne mon cerveauâ
Au sujet de la dope, justement, Albert â sobre depuis longtemps â ne cache rien en interview, mais disqualifie, une fois encore, les biais de romantisation, notamment lorsquâil sâagit dâĂ©voquer le temps de la crĂ©ation musicale : âJâimagine que si tu es sous influence, que tes perceptions changent pour tâamener Ă voir les choses sous un autre angle et que tu travailles vraiment dur en suivant cette ligne, tu peux accomplir certaines choses. Mais cette discipline est presque impossible Ă atteindre. MĂȘme si un trip tâamĂšne Ă voir des choses extraordinaires, une fois retombĂ©, il te reste Ă tout rassembler ensuite. Et câest une tĂąche sans fin.
Jâaime bien la philosophie de George Carlin (comĂ©dien et humoriste amĂ©ricain, ndlr), qui dit quâil faut que tu Ă©crives encore et encore, et te mettre stone Ă la fin pour voir ton travail dâun autre point de vue. Mais tu dois bosser dâabord. Quand tu crĂ©es, tu dois composer avec ta part dâombre. Ăa peut prendre plus de temps dâarriver lĂ tu veux aller, mais au moins câest rĂ©el et profond. Je trouve ça bizarre de penser que câest la substance qui crĂ©e. Câest toujours la personne et ce quâelle met dans son Ćuvre ! La substance te permet juste de faire taire cette petite voix intĂ©rieure qui peut parfois se transformer en monstre quand tu es en plein processus de crĂ©ation. Si jâavais pu mâimposer cette discipline plus tĂŽt, il aurait Ă©tĂ© intĂ©ressant de voir oĂč ça mâaurait menĂ©. Heureusement, je ne me suis pas grillĂ©, mon cerveau est toujours lĂ .âÂ
Dur labeur
Pour Melodies on Hiatus, un double-album de dix-neuf titres, Albert sâest ainsi entourĂ© dâun producteur, Gus Oberg, vieux collaborateur des Strokes, et dâune paroliĂšre, la Canadienne Simon Wilcox, appelĂ©e Ă la rescousse quand il a fallu mettre des mots sur la somme de dĂ©mos enregistrĂ©es. Au gĂ©nĂ©rique de ce disque, une poignĂ©e de musiciens : Goldlink, Matt Helders (Arctic Monkeys), Steve Stevens (guitariste de Billy Idol), la chanteuse Rainsford. LâidĂ©e dâĂȘtre le type qui rassemble autour de lui, tel un esthĂšte, le branche-t-il ? âJe nâirais pas si loin. Disons que, parfois, jâai lâimpression de comprendre que certaines personnes vont bien avec dâautres. Mais je connais mes points faibles, jâaime mâentourer de gens qui savent faire ce que je ne sais pas faire. Câest fun dâassembler les piĂšces du puzzle.â
Comme il le rĂ©pĂ©tera tout au long de notre conversation, Albert nâavait pas spĂ©cialement en tĂȘte de faire un disque aussi plĂ©thorique. Contrairement Ă Â Francis Trouble (2018), son prĂ©cĂ©dent album enregistrĂ© de façon assez classique, avec un groupe venu en studio pour mettre en boĂźte des dĂ©mos travaillĂ©es au prĂ©alable par Albert, Melodies on Hiatus sâest fait sur le temps long aux cĂŽtĂ©s du pote Oberg, avec peu de gens autour dans un premier temps : âJe voulais dĂ©construire lâidĂ©e du groupe en studio. LâidĂ©e, câĂ©tait dâavoir Gus avec moi, quelques drum machines, un ordinateur, des potes de passage pour jouer quelques instruments. On se disait âessayons ceci, essayons celaâ, et finalement les morceaux sont sortis assez naturellement. TrĂšs vite, je me suis retrouvĂ© avec une vingtaine de chansons et je me suis senti dĂ©passĂ©.âÂ
âJâaime bien la philosophie de George Carlin (comĂ©dien et humoriste amĂ©ricain, ndlr), qui dit quâil faut que tu Ă©crives encore et encore, et te mettre stone Ă la fin pour voir ton travail dâun autre point de vue. Mais tu dois bosser dâabordâ
DĂ©passĂ©, parce que le songwriting nâest pas le fort dâAlbert Hammond Jr. qui, mĂȘme sâil a grandi avec son auteur/compositeur de pĂšre, ne vit pas la musique de cette maniĂšre. âLes paroles, en musique, câest vraiment la derniĂšre chose Ă laquelle je me raccrocheâ, confie-t-il, avant dâĂ©voquer sa collaboration avec Simon Wilcox, qui a coĂ©crit toutes les paroles alors que les deux nâavaient alors Ă©changĂ© que par tĂ©lĂ©phone.
De longues conversations tĂ©lĂ©phoniques en forme de dĂ©versement de flux de conscience : âJe peux chanter avec du faux texte, parfois mĂȘme, comme sur le morceau Old Man, quelques lignes surgissent, mais il me fallait quelquâun. Je me suis dit que jâallais demander Ă des potes dâautres groupes de mâĂ©crire quelques morceaux, et puis on mâa prĂ©sentĂ© Simon. On sâest tout de suite bien entendu. On a eu des conversations profondes, des choses trĂšs personnelles, et elle a su capturer toutes ces choses. Dâune certaine maniĂšre, on peut dire que ça ressemble Ă une thĂ©rapie. Câest toujours plus simple pour moi de laisser couler le flot de la conversation que de dĂ©terminer Ă lâavance un sujet pour un morceau. Ăa sonne faux pour moi.
De ce point de vue, la crĂ©ation peut donc ĂȘtre perçue comme une thĂ©rapie, oui. Parce que, crĂ©er, câest faire surgir une partie de toi qui ne sâautorise pas toujours Ă exister. Mais ça reste beaucoup de travail. Bien sĂ»r, il y a des moments suspendus, ça arrive, mais tu ne peux pas attendre ces moments Ă©ternellement. La plupart du temps, ça se rĂ©sume Ă bosser Ă©normĂ©ment et Ă assembler les piĂšces dâun puzzle. Ătre capable de tout dĂ©truire et de reconstruire, sans trop tâattacher aux choses. Si un morceau ne marche pas, tu dois comprendre pourquoi. En dâautres termes, tu dois constamment te battre contre toi-mĂȘmeâ.Â
Incompris
ObnubilĂ© par la personnalitĂ© accidentĂ©e de Julian Casablancas, on oublierait presque les quatre autres membres des Strokes, leur histoire en marge du groupe, le chemin parcouru pour se frayer une voie en dehors des perceptions parfois limitĂ©es que le succĂšs du band a probablement dĂ» exacerber ces vingt derniĂšres annĂ©es. Qui se rappelle de lâalbum de Nikolai Fraiture, bassiste discret, sorti en 2009 sous le sobriquet de Nickel Eye ? Il faudra sâen rappeler quand il sâagira de rĂ©pondre Ă la question : que se tramait-il dans la tĂȘte dâun jeune New-Yorkais vingtenaire ayant grandi dans le Manhattan des annĂ©es 2000 ?
Ă mesure que le temps passe, les fantasmes se cristallisent, quitte Ă nous fourvoyer. ââIve been all around this town / Everybodyâs singinâ the same song for ten yearsâ, chantait Julian en 2011 sur Under Cover of Darkness. Albert semble avoir tracĂ© sa route et ne regarde derriĂšre que quand quelquâun lui demande de regarder derriĂšre, comme si on voulait encore et toujours rejouer lâhistoire, comprendre lâincomprĂ©hensible, raviver une flamme Ă©teinte depuis belle lurette.Â
âCâest bizarre aussi de se dire que certains pensent que parce que je sors des choses de mon cĂŽtĂ©, je ralentis le groupe. Il nây a rien de plus au monde que je voulais sinon faire partie de ce groupe. Jâimagine que les gens se figurent que câest bizarre de faire de la musique en solo alors que le groupe est toujours actifâ
âLe truc, câest que mĂȘme 20 ans aprĂšs, et câest une constante chez moi, jâai le sentiment dâĂȘtre incompris, nous rencarde Albert. Je nâai jamais lâimpression de faire face Ă des gens qui me comprennent, et notamment quand je suis face Ă des fans. Câest un peu frustrant, et une sensation Ă©trange. à chaque fois que jâentends quelquâun parler dâun de mes morceaux, câest si Ă©loignĂ© de ma propre perception des choses ! On me parle de chose que je nâessayais ni de prĂšs ni de loin de faire, de reproduire ou de copier. Câest bizarre aussi de se dire que certains pensent que parce que je sors des choses de mon cĂŽtĂ©, je ralentis le groupe. Il nây a rien de plus au monde que je voulais sinon faire partie de ce groupe. Jâimagine que les gens se figurent que câest bizarre de faire de la musique en solo alors que le groupe est toujours actif. Câest toujours intense pour moi de sortir un disque, ça ressemble Ă un matin qui nâexiste jamais vraiment.âÂ
Tout porte Ă croire que des groupes comme les Strokes ou Arctic Monkeys sont essentialisĂ©s jusquâĂ la moelle (il nây a quâĂ voir ce que se mange en pleine poire Alex Turner quand il fait son Scott Walker, au lieu de donner dans le riff adolescent), au point de leur faire porter le poids des Ă©lans nostalgiques de trentenaires qui les verraient bien au PanthĂ©on. Albert : âJâai plutĂŽt lâimpression de ne pas avoir accompli certaines choses, plutĂŽt que lâinverse. Je ne vais pas mâasseoir et Ă©numĂ©rer avec toi tous nos succĂšs. Les gens doivent comprendre que si ce quâon a pu faire toutes ces annĂ©es leur paraĂźt Ă©norme, câest difficile de notre cĂŽtĂ© dâĂ©prouver ce genre de sentiment.â
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Briana via her IG story | July 7, 2023




