J'ai un peu la tête en Australie en ce moment. Aucun lien avec les récents événements douloureux qui ont frappé l'île, je vous rassure. Non, j'ai entrepris le travail d'écrémer la playlist des meilleures chansons australiennes de l'année d'après Ripe, le magazine musical du pays. Mais pour l'heure, je change de direction et vous emmène sur le continent américain. Ce post fera particulièrement plaisir aux amateurs de rock électro. Mon coeur a battu la chamade la première fois que j'ai entendu Beat Club, le groupe de Jeff Kite, le claviériste de The Voidz. Pour tout vous avouer, cet amour fulgurant que je porte à Beat Club me surprend. J'ai blasphémé le virage électro de Kasabian et les seules surabondances de synthé que mes oreilles tolèrent sont celles de Julian Casablancas & The Voidz. Mais, Beat Club, c'est autre chose. Jeff Kite (claviériste et chanteur), Jon Pancoast (bassiste), Anthony Polcino (guitariste et chanteur), et Joe Seiders (batteur), sont de véritables chimistes. Une dose d'électro, un mélange de rock,un peu de pop, un mélange servant à trouver la juste équation. Ils aiment malléer le rock, l'adoucir avec des modulations pop, sans jamais le dénaturer.
Il y a quelques mois, les Californiens ont sorti un mini album de six morceaux, tous plus géniaux les uns que les autres. Une mini palette qui démontre l'étendue de leur talent. La première track de cet EP est Faces, une musique où les sonorités pop l'emportent sur le reste. Progressivement, les quatre musiciens passent de la pop au rock. Une maîtrise qui n'a rien à envier à celle de certains groupes comme Arcade Fire, pour ne citer rien que ça. Les morceaux tels que Things That Aren't Here Anymore et Relax! ne laissent planer aucun doute quant au pedigree rock du groupe.
Bien avant Faces, Jeff Kite & Co. avaient sorti un maxi single avec trois morceaux à tendance disco. Musique délicieuse qui ne donne envie que d'une chose : se trémousser sur une piste de danse ou dans la fosse d'une salle de concert.