La piscine Tournesol de Frontignan, volontairement coupée au cadrage à cause des fucking cars garées devant. On raconte que l’histoire de la piscine Tournesol commence par un cuisant échec, celui de l’équipe française de natation aux Jeux Olympiques de 1968 à Mexico qui revient avec une seule médaille de bronze. La République humiliée sur l’autel de la compétition sportive aurait pris conscience à cette occasion que si les français sont mauvais en natation, c’est avant tout parce qu’il y a trop peu de piscines couvertes et chauffées permettant une pratique sérieuse en toute saison. Pour y remédier, le secrétariat d’État chargé de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de l’époque lance dès 1969 un appel à projets hors-norme, sous le nom explicite de « 1 000 piscines », pour la construction centralisée d’un millier de piscines olympiques à déployer dans les communes françaises. De 1970 au début des années 80, entre 600 et 700 piscines ont ainsi été construites, de type Iris, Plein-Ciel, Plein-Soleil, Caneton et enfin Tournesol. Le type Tournesol, l'un des plus caractéristiques, est l'œuvre de l'architecte Bernard Schoeller, assisté de l'ingénieur Thémis Constantinidis pour la structure, et de la société Matra pour les matériaux. 183 exemplaires ont été construits sur les 250 prévus. La piscine Tournesol est une particularité architecturale qui renvoie à l’âge d’or de la préfabrication industrielle et du plastique aux couleurs pop. Aujourd’hui, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, la tendance est au démontage et les Tournesols disparaissent peu à peu. Celle de Frontignan est toujours en activité même si son aspect extérieur est un peu délabré.

















