Euro 1984 : Une boulette pour un titre
« Ça arrive même aux meilleurs ». L’histoire qui va suivre illustre parfaitement cette expression. On était loin de penser qu’une telle chose arriverait pour un gardien de ce talent, et surtout pas à ce stade de la compétition. Hé oui, nous sommes le 27 juin 1984, et c’est la Finale de l’Euro…
A l’époque, il était considéré comme l’un des meilleurs gardiens du monde. Le portier de la Real Sociedad effectue dans sa carrière des arrêts incroyables à des moments décisifs, comme par exemple, en match de poule contre l’Allemagne de l’ouest ou encore sa double parade à la dernière minute de la prolongation contre le Danemark en demi-finale de l’Euro qui leur offrira un ticket en finale, finale qui ne se passera malheureusement pas comme prévu pour lui.
Finale de l’Euro 1984, un scénario inimaginable.
C’est une atmosphère de finale très tendu, comme on les aime, où les deux équipes n’arrivent pas à développer leur jeu. D’un côté nous avons l’Espagne, talentueuse en contre-attaque et un dernier rempart qui fait des miracles. De l’autre, une équipe de France menée par Michel Platini qui peine à s’offrir des opportunités de but, jusqu’à la 57e minute, avec un coup-franc aux 20 mètres obtenu par les Bleus. Comme à l’accoutumée, c’est Platini qui prend ses responsabilités. D’une frappe enroulée, il réussit à contourner le mur et se dirige vers le but à une vitesse élevée. Heureusement pour les espagnols, Arconada est dans la trajectoire, il réceptionne le ballon et se couche dessus pour la sécuriser.
Et c’est là que tout bascule. En effet, le ballon glisse sur le torse du portier espagnol pour venir s’échouer dans le but, malgré une dernière tentative pour rattraper le ballon. 1-0 pour les Bleus, une erreur qui coûtera le titre aux espagnols et bien plus que ça pour Luis Arconada.
Descente aux enfers pour Arconada
Etre gardien de but, c’est quand même difficile. Quand tout va bien, on ne nous dit rien. On se fait rarement féliciter, on n’est pas sous les feux des projecteurs, on laisse ça aux attaquants. Cependant, on peut être le meilleur gardien du monde, si on fait une boulette, ça peut coûter une carrière. Et c’est ce qui s’est passé pour Arconada. En un match, ses 68 sélections en équipe d’Espagne sont envoyées aux oubliettes, et il est très vite remplacé.
Par la suite, son nom sera assimilé au fait de faire une boulette monumentale en tant que gardien pendant une rencontre à enjeu. Voilà le triste héritage que ce grand homme aura laissé.
En cette période d’Euro, on espère le meilleur pour l’Equipe de France, et qui sait, peut-être un remake de 1984 en leur faveur !