Nuit - NSFW (Night FR)
[Nathaniel/Sucrette] Lemon et un tout petit peu de angst, parce que je suis cruelle. L’histoire se déroule après que Nathaniel ait tout raconté à Sucrette dans l’épisode 11. Je l’avais promis en version française, donc voici \o/ La version de Nath arrivera ce week-end ;) Sucrette n'est pas nommée comme ça vous pouvez imaginer le nom que vous voulez Nb de mots : 4689 ATTENTION : très très érotique. À vos risques et périls lol
Sucrette P.O.V.
Nathaniel et moi avons passé toute la soirée à parler. Il m'a raconté toute l'histoire et je suis reconnaissante de son honnêteté. Je sais que c'était difficile pour lui de me confier un tel secret, mais je ne pouvais plus supporter davantage de mensonges. Il explique tout dans les moindres détails; ce qui était arrivé, combien il se sentait seul, combien il était perdu désormais. Mais plus que tout; comment il est prêt à changer pour moi. Je ne pouvais que l'écouter, ses mains tremblantes entre les miennes pour l'encourager. Le ciel est déjà noir quand Nathaniel se décide à partir. Selon lui, c'est dangereux de rester trop longtemps dans ma chambre et je peine à comprimer le sentiment d’inquiètude qui s’empare de moi. Est-ce que les types pour qui il travaille pourraient venir jusqu'ici ? Comme s'il devine mes pensées, il me rassure tout de suite, un sourire au coin des lèvres. " Ne t'inquiète pas. Ils ne s'aventurent pas dans le campus." me dit-il en se levant du lit. "Je ne comprends pas, dans ce cas." je réplique en me redressant à mon tour pour lui faire face. "Qu'est-ce qu'il y a de si dangereux ?" Son sourire s'étire, plus suggestif cette fois, et ses yeux brillent de malice. Je me sens tout à coup comme une petite souris coincé entre les griffes d’un chat. Il joue avec une mèche de mes cheveux un moment avant de répondre. "Tu ne devines pas ?" "Je…" je commence avant d'être interrompue par ses doigts qui effleurent doucement ma nuque après avoir replacé mes cheveux derrière mon oreille. La gorge sèche, je ravale ma salive tant bien que mal et essaie de garder mes yeux dans les siens. "Tu ?" s'enquiert-il à voix basse, faisant un pas en avant. "… ne sais pas." Ma voix s'éteint doucement. Ma tête est complètement vide, je n'arrive pas à réfléchir correctement quand il est si près et j'ai l'impression que la situation l'amuse beaucoup. Je l'entends rire dans sa barbe. "Vraiment ?" Il penche la tête près de mon oreille et son souffle caresse ma peau. Je ne peux pas réprimer un frisson. "Tu risques de me mettre de l'embarras si tu fais semblant de ne pas comprendre." Sa voix est chaude et cajoleuse. Une onde agréable descend le long de ma colonne vertébrale, de ma nuque jusqu’au bas de mes reins. La chaleur monte en moi, la température de la chambre frôle un degré presque érotique. Le danger, c'est lui. Il affole tous mes sens et il le sait, il en joue insolemment. Je m'abstiens de me mordre la lèvre, ce ne serait que lui donner trop de satisfaction. Cependant mes yeux se ferment malgré moi à la douceur de son index qui écarte la fine bretelle de mon débardeur. Plus tôt dans la soirée, j'ai enlevé mon chemisier à carreaux pour être plus à l'aise, ne portant qu'un simple vêtement qui ne couvre pas énormément ma peau… et il adore ça. Beaucoup trop. Ses lèvres se posent sur mon épaule dénudée et un soupir indécent s'échappe des miennes. Est-ce vraiment moi qui vient de gémir ainsi ? C'est tellement embarrassant… Incité par ma docilité, il embrasse ma peau avec une atroce lenteur, noue un collier de baisers sur mon cou alors que ses mains se tiennent sagement autour de ma taille. Déjà séduite, je m'arque contre lui et penche la tête sur le côté pour lui offrir un meilleur accès. Je me laisse emporter par la sensualité de ce moment. Le combat est perdu d'avance. "Si tu ne dis rien, je ne vais pas m'arrêter." me soupire-t-il, essoufflé. Il respire fort, comme s'il cherche à se contrôler. Il m'incite à réagir, mais qu'est-ce qu'il demandait encore ? M'a-t-il seulement posé une question ? Ses lèvres me font perdre le fil et j'oublie de répondre quand il remonte le long de ma gorge avec langueur. Mes doigts se crispent sur son torse puissant. Il embrasse mes joues, mon nez, chacune de mes paupières puis mon front. Je m'impatiente et tends les lèvres… Cependant mon ardeur se heurte à un simple effleurement à peine perceptible et soudain je ne sens plus sa chaleur. Il vient de s'écarter. "Désolée ma belle, mais le jeu est fini. Il faut que je rentre chez moi maintenant." Il me sourit tendrement, plus aucune trace de malice dans ses yeux. Ma seule réaction est de battre des cils, perplexe. Est-ce qu'il ne venait pas à l'instant de me dire qu'il n'allait pas s'arrêter ? C'est quoi ce changement soudain de comportement ?! Il s'amuse à susciter un désir en moi, me laissant pantelante, puis s'éloigne comme si de rien n'était ! Ce n'est pas fair-play de sa part de jouer avec mes sensations. Il sait que ça fonctionne ! Le pire dans tout ça, c'est son rire cristallin en me voyant lui jeter un regard noir. "Tu trouves ça drôle ?" je boude en croisant les bras sur ma poitrine. "Un peu, oui." Le voilà à nouveau en train de jouer avec mes cheveux. "Ne te vexe pas, princesse. Tu n'as aucune idée à quel point j'aurais adoré continuer mais pas de réponse, pas de câlin. On se voit demain." Sur ces mots, il dépose un baiser furtif sur mon front puis fait demi-tour. Avant qu'il ne puisse passer le pas de ma porte, j'attrape le pan de son veston pour l'arrêter. Il semble surpris car je remarque ses pupilles s'écarquiller subtilement. "Nath, attends ! Je…" "Oui ?" répond-il patiemment sans me presser. Mes joues s'empourprent et je baisse les yeux incapables de soutenir son regard de braise. Pourquoi je me sens si timide devant lui ? Ce n'est pas comme si nous ne l'avions jamais fait. Certes, la dernière fois remonte à des années, mais je ne suis pas novice bon sang ! Et j'ai également connu d'autres hommes après lui, même si je dois avouer que ça fait longtemps. Pourtant, face à Nathaniel, je suis troublée jusqu'au plus profond de mon être. "Ma coloc' n'est pas là ce soir… " je reprends d'une toute petite voix. Un peu de courage ! "Elle est absente pour trois jours et je… Enfin…" Ma déclaration a eu don d'accaparer toute son attention puisque je le revois fermer calmement la porte et se tourner complètement vers moi. Seulement, il ne bouge pas. Au contraire, il s'adosse contre ma porte, les bras fermement croisés contre sa poitrine. "Et donc ? Qu'est-ce que tu veux ?" me demande-t-il plus urgemment, jurant avec son calme apparent. Ses yeux sont fébriles, embrumés par une étincelle qui ne m'est pas inconnue. Sa respiration s’accélère à nouveau. Il a envie de moi. Devant mon mutisme, il poursuit : "Je te l'ai déjà dit, mais je ne joue pas avec l'incertitude." Son ton est agité mais ferme. "Si c'est moi que tu veux, dis-le franchement." Nathaniel commence à s'impatienter, ses mains se serrent et se desserrent sur ses biceps. Après une profonde inspiration, je m'approche d'un pas mal assuré vers lui et dépose délicatement mes mains sur les siennes. Il décroise les bras sans broncher et me laisse emmêler nos doigts pendant que je me hisse sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser. Comme je n'ai toujours rien dit, il refuse de bouger d'un iota et je le sens se raidir sous mon autre paume caressante qui remonte le long de ses bras pour s'attarder sur ses pectoraux. Son manteau gênant m'empêche de profiter pleinement de ses muscles saillants, aussi, je m'empresse de le faire glisser par-dessus ses épaules avec une lenteur délibérée. Résolument obstiné à ne pas ciller, il m'observe sans me repousser alors que le vêtement tombe lourdement à nos pieds. "Tu n'as toujours pas répondu." murmure-t-il le souffle court. Je le fais taire en posant un doigt sur sa bouche, caressant tendrement la cicatrice barrant sa lèvre. Son corps est tendu comme un arc quand j'embrasse sa mâchoire. Je m'attarde longuement, un grognement plaintif racle sa gorge qui laisse échapper mon prénom lorsque je descends vers sa nuque offerte. Cette fois, nos rôles s'inversent et c'est moi qui domine. Si Nathaniel veut s'amuser à affoler mes sens et m'abandonner lâchement l’instant d’après, je lui rendrai la monnaie de sa pièce. Il ne me touchera pas tant que je ne lui aurai pas donner la permission. Au moment où je me détache de lui, j'aperçois dans ses yeux dorés une lueur incandescente mêlée à ce qui ressemble à de la déception. Avec un sourire malicieux, j'attrape son collier et le guide jusqu'à mon lit pour l'y faire basculer sans effort. Il se laisse docilement tomber sur le matelas, simplement redressé sur ses coudes et continue de me contempler tandis que je me place à califourchon au-dessus de lui. Je le vois sourire, la flamme que j'ai allumé dans son regard brille plus intensément. "Comme toujours, tu préfères prendre les choses en main. Ça n'a pas changé." Mes joues rougissent malgré moi à l'évocation de ce souvenir. Je nous revois dans ma chambre d'ado quatre ans plus tôt, dans la même position après lui avoir retiré son haut. J'avais même osé lui dire que j'avais envie de lui. Il semble se délecter de ma réaction car j'aperçois son sourire s'élargir. Il doit deviner sans peine à quoi je pense mais je ne me démonte pas pour autant. Pour lui faire passer l'envie de se moquer, je tire doucement sur son collier pour l'obliger à approcher son visage du mien. Nous sommes si près que son souffle caresse tendrement mes joues. "Tu parles trop." Je scelle nos lèvres une nouvelle fois et il me rend mon baiser avec beaucoup d'ardeur, visiblement pas indifférent à mon petit jeu. Nos langues s'entremêlent, se taquinent pour mieux se câliner. "Et toi, pas assez." ajoute-t-il en reprenant son souffle entre deux baisers. Nathaniel s'allonge plus confortablement, m'emportant avec lui sans séparer nos lèvres. Dans un élan aventureux, mes mains se faufilent sous son t-shirt pour tâter son corps puissant, retraçant le chemin de ses abdominaux durs qui se contractent sous mes doigts. Son cœur pulse à toute vitesse dans sa cage thoracique. Pour mieux le toucher, j'enlève son haut avec impatience. Je dévore des yeux son corps sculpté à la perfection sans dissimuler ma convoitise. Bon sang… La boxe lui a taillé un corps de rêve à damner la plus sainte des religieuses. Son buste se soulève au rythme de sa respiration irrégulière, ses joues sont rosies à cause de notre séance sensuelle. Cette vision magnifique me fait mordre inconsciemment la lèvre. Je plonge ma tête dans sa nuque, papillonne sur sa peau avec plus d'audace et d’assurance. Je touche, lèche, mords tout ce qui m'est désormais accessible. Nathaniel commence à perdre pied car ses mains sont vissées sur mes hanches. Il me force à interrompre l'ondulation lascive de mon bassin contre le sien. "Laisse-moi te toucher..." me supplie-t-il d'une voix gémissante. Son regard est implorant, humide. Mon amant est au bord de l'explosion mais sa requête se perd dans le silence de ma chambre. Aussitôt, je retire ses mains puis les bloque de part et d'autre de sa jolie tête blonde. "Non." D'un mouvement cruellement lent, ma langue chemine plus bas, toujours plus bas. Seul le bruit de ma bouche le dégustant et sa respiration haletante résonnent dans la pièce. Son ventre se contracte un peu plus sous le feu de mes baisers. Fébrilement, je défais le bouton de son jean pour le libérer de la prison de son pantalon. Excité par mon initiative osée, Nathaniel soulève ses hanches et je lui retire tous ses vêtements d'une traite. Pas une once de pudeur ne zèbre son regard doré. Son sexe gorgé se tient fièrement dressé devant moi, offert à ma seule fantaisie. Je le détaille plus longuement, comme pour m'imprégner de son image pour la tatouer dans mon esprit. Suis-je en train de rêver ? Ce ne serait pas la première fois. Mon fantasme paraît si réel. Il est tellement beau, encore plus que dans mes souvenirs. Cette vision aphrodisiaque de Nath nu sous moi, vêtu uniquement de ses colliers, envoie de puissante décharge électrique dans le bas de mon ventre, ma féminité me réclamant presque sauvagement l'envie d'être comblée sur le champ. Mais je n'ai pas encore assouvi tous mes désirs… Lorsque que je saisis enfin son membre dur, Nathaniel se fige. Le lent va-et-vient que j’impose le long de sa verge lui arrache plusieurs vocalises érotiques. Tout son être vibre au rythme de mes doigts et son bassin commence à bouger à la même cadence pour augmenter la friction. "Oh putain…" jure-t-il entre ses dents. Ses doigts sont fermement agrippés au lit. Je dois avouer que sa maîtrise de lui-même m'impressionne en toute sincérité. Alors que je m'évertue à lui faire perdre la tête, il obéit sagement à mon ordre de ne pas bouger. Jusqu'à quand va-t-il tenir ? L'idée de pousser le vice plus loin me traverse l'esprit. Malheureusement, je n'ai pas le temps de mettre mon plan à exécution. Avant de comprendre ce qu'il m'arrive, je me retrouve plaquer sous lui. Mes poignets sont emprisonnés au-dessus de ma tête par une de ses mains tandis que l'autre cale ma jambe contre son flanc. Son corps pèse délicieusement contre le mien pendant qu'il dévore mes lèvres fougueusement, affamé. Il presse son membre durci contre mon centre vibrant encore habillé et un gémissement de plaisir m'échappe, avalé par la férocité de sa bouche. Toujours clouée contre le lit, j'essaie de m'extirper de sa prise, j'ai tellement besoin de retirer mes vêtements, de sentir ma peau nue contre la sienne. Cette barrière de tissu est si frustrante ! Néanmoins, Nathaniel ne cède pas. Sa main qui traçait des figures imaginaires sur ma cuisse remonte désormais le long de mon ventre dans le but de saisir mon haut et il s’en sert pour lier mes poignets. "Qu'est-ce que…" "À ton tour de ne plus bouger." Ses yeux en disent long : il veut se venger. Il cajole sans prévenir mon téton nu insolemment dressé avec son pouce, m'extirpant un sanglot de plaisir. Inutile de préciser qu’il apprécie l’absence de soutien-gorge. "Alors comme ça, on ne porte rien sous son haut ?" Je tente une réponse, mais celle-ci meurt entre mes lèvres immédiatement sous le feu de sa bouche câlinant ma poitrine. Il suce langoureusement mon téton coincé entre sa lèvre et sa langue sans se presser. Il mord et je tressaille, puis il lèche comme pour demander pardon. Je ne peux rien faire, si ce n'est m'abandonner totalement à lui, me faire plus souple dans ses bras. Perdue dans un océan de volupté, je remarque à peine qu'il me déshabille habilement. "Quand on est si belle, c'est un crime de porter des vêtements. Et puis, ce n'est pas juste que je sois le seul à être nu, tu ne crois pas ?" Je sursaute en sentant son autre main glisser entre les lèvres humides de mon sexe. Sans une once de gêne, mon bassin ondule à sa rencontre, désireux d'obtenir un frottement affolant. Nathaniel répond à mon désir aussitôt et je pousse un cri aigu impudique. Il lève la tête de ma poitrine – maintenant couverte de suçons – et me regarde, fier de son travail et la main toujours occupée à me rendre folle. "Nath… Oh Nath !" Je gémis indécemment. "Nath, s'il te plait !" Je n'ai même pas honte de le supplier. "Tu es bien bavarde tout à coup." se moque-t-il gentiment. "Tu veux quelque chose ?" Il prend un malin plaisir à me taquiner. Mes mains se débattent encore pour se libérer, mais rien à faire. À chaque fois que j'essaie de m'exprimer, il varie la pression sur mon clitoris et me rend incapable de structurer la moindre parole cohérente. "Alors ?" s'amuse Nathaniel. "Je… Ah ! Je voudrais… Hmmm !" "Oui ?" s'enquiert-il en butinant ma nuque de baisers fiévreux. Je vais avoir plein de suçons ici aussi… "T-toi… Je… Aaaah. B-Besoin. En moi-Ah !" Nathaniel fait mine de réfléchir. "Ce n'est pas ce que je veux entendre." Avec une lenteur effarante, il s'applique à masser l'entrée de mon vagin sans le pénétrer. J'ai tellement besoin de le sentir en moi. Il me fait vivre un véritable supplice alors qu'il sait très bien ce que je désire. "Je te l'ai dit plus tôt, non ?" reprend-il d'une voix suave. "Pas de réponse, pas de câlin." "Nath, s'il te plait…" Je pousse un sanglot à mi-chemin du plaisir et du tourment. En me voyant aussi désespérée de ne pas pouvoir articuler une phrase censée, il arrête sa torture un instant et laisse la raison me revenir. J'ai du mal à reprendre mon souffle. Après quelques minutes, je parviens finalement à m'exprimer. "Prends-moi. Maintenant." "À tes ordres, princesse." J'exhale un soupir de soulagement quand mon beau blond ne se fait pas prier pour accéder à ma demande. Ses doigts s'enfoncent enfin en moi, entamant un va-et-vient lascif. Nathaniel alterne savamment un rythme lent et rapide, une pression douce et forte. Je l'entends vaguement me parler sans comprendre ce qu'il raconte, trop absorbée par le plaisir qu'il me procure. Mes paupières se ferment et mon corps se cambre pour mieux l'accueillir. Cependant, ce n'est toujours pas ce que je veux. J’ai envie de lui, de son sexe dur et chaud plongé en moi. "Nathaniel, pas tes doigts…" Je crois entendre un léger rire. "Comme tu voudras." Il ne se retire pas pour autant, non. Il continue son jeu et sa bouche trace un chemin enflammé, commençant par le lobe de mon oreille. Puis il descend et descend encore. Ses lèvres passent par ma gorge, entre mes seins, puis mon nombril… Il écarte mes cuisses sans effort puis finit par remplacer ses doigts par sa langue. Par réflexe, je sursaute mais il me tient fermement clouer au lit pendant qu'il me lape comme un assoiffé. Le plaisir devient de plus en plus pressant, de plus en plus intense. Presque insupportable. Un flot jouissif commence à monter en moi jusqu'à ce que la sensation me foudroie sur place, m'emportant loin dans un maelstrom euphorique. Oh mon dieu. Je viens juste d'hurler mon orgasme. Les gens du dortoir ont sûrement du m'entendre. À cet instant précis, ça ne me dérange pas. Je me sens tellement bien que je m'en fiche complètement. Comment s'en préoccuper quand il me regarde avec cet air amoureux ? Ses doigts prolongent un peu plus mon plaisir tandis qu'il dépose un tendre baiser sur chacune de mes joues. Il caresse mes cheveux avec douceur, le temps que je m'apaise et reprenne mon souffle. Je sens ensuite mes mains être libérées et je m'empresse de les plonger dans sa chevelure dorée. Mes lèvres tendues quémandent un baiser qu'il m'offre sans résister. Le baiser se fait tendre et sensuelle. Je caresse d'une main distraite la peau nue de sa nuque et il s'enflamme à nouveau. Je réalise subitement que son membre est toujours dur contre moi et je me sens mal pour lui. Je veux lui offrir le même plaisir qu'il m'a donné… Il s'écarte cependant de moi avant même que je puisse tenter quoi que ce soit pour le soulager et j'ai soudain très froid. Sa chaleur me manque déjà. Je me redresse en position assise, le regardant fouiller la poche de son pantalon. "Nathaniel… ?" Après quelques secondes, il en sort un préservatif puis revient vers moi. Il m'allonge doucement contre le lit et se place entre mes jambes une fois la protection enfilé. Et bien que je puisse lire l'envie dans ses yeux, il ne me pénètre pas encore. Ses prunelles sont voilées de doutes qui me serrent le cœur. "Dis-moi que tu veux que je te fasse l'amour." Quoi ? On vient de passer énormément de temps dans les préliminaires, je pensais pourtant nos intentions claires. Alors pourquoi hésite-t-il autant ? Et pourquoi a-t-il l'air d'être sur le point de pleurer ? Inquiète, je saisis délicatement son visage en coupe. "Que se passe-t-il ?" je lui demande avec douceur. Je lis l'appréhension dans son regard. Je peux voir les rouages de son cerveau cliqueter à toute vitesse, toutefois il soupire seulement, ne sachant peut-être pas comment exprimer ce qu'il ressent. Il ferme les yeux et se laisse aller contre la paume de mes mains comme pour mieux les sentir. "Je ne veux pas que tu regrettes d'être avec moi." Sa voix est tellement faible qu'elle est presque inaudible. Il a l'air si peu sûr de lui, si effrayé que ça me fend le cœur. Avec une tendresse presque maternelle, je parcours son visage de baisers adorateurs. "Nathaniel… Bien sûr que je n'ai aucun regret." "Alors s'il te plaît... dis-le. Je… j'ai besoin de l'entendre." Une bouffée d'amour m'envahit. Plus qu'une autorisation, c'est la confirmation de mes sentiments pour lui qu'il recherche depuis le début. J'ai mis du temps à comprendre qu'il ne parlait pas simplement de coucher avec moi. Il ne demande pas non plus juste du sexe. Il veut me faire l'amour. "Je te veux. Fais-moi l'amour." Pour sceller mon consentement, je place un chaste baiser sur ses lèvres. Il me sourit, ému et reconnaissant. Je le guide et finalement, il entre en moi. Petit à petit, il comble le vide bouillant de ma féminité et j'expire de bien-être. Pour mieux le sentir, je noue mes jambes autour de sa taille et il s'insère plus profondément encore. Nath s'immobilise et enfouit son visage dans le creux de mon cou. "Je t'aime." murmure-t-il tendrement. "Moi aussi, je t'aime…" Commence ensuite un ballet sensuel, il me prend avec une douceur désespérée. Le métal froid de sa chaîne caresse mes seins à chaque mouvement. Nos lèvres se cherchent, se trouvent une nouvelle fois, nos langues dansent au même rythme que nos deux corps tandis que sa main droite entrelace la mienne. Progressivement, un nouvel orgasme fait ascension en moi. Mes hanches ondulent, l'incitant à accélérer la cadence, mais son rythme reste catégoriquement lent. Je pousse un cri de plaisir à la suite d'un coup de rein puissant. Nathaniel grogne quand je plante mes ongles dans son dos. Son front se colle au mien et notre respiration saccadée se mélange. "Nath, plus vite." Je gémis, mais ma supplication reste sourde à ses oreilles. Il continue toujours langoureusement, seule la pression de son bassin change, douceur et force se succédant à la suite de l'autre. Contrairement à toute à l'heure, la jouissance monte en moi bien trop lentement… Je la sens si près et si éloigné à la fois. Comment une chose peut être aussi délicieuse et aussi douloureuse en même temps ? "Nathaniel… Je… J'ai besoin…" Ma voix sanglote, presque en pleure. "Je sais." Pourtant il refuse obstinément de modifier son rythme. Je suis au bord de l'orgasme. Encore un peu. Juste un peu et je sombre dans la folie. Devant son entêtement, je décide de prendre les choses mains et essaie de changer nos positions. Peut-être que si je le chevauche, je pourrais imposer la cadence que je désire, celle dont j'ai vraiment besoin, là maintenant. Cependant, il ne me laisse pas faire, me gardant sous lui. À court d'options, je me caresse. S'il ne m'accorde pas ma demande, je m'en occuperai moi-même. Et là, oui… Je me rapproche un peu plus. Contre toute attente, il me laisse faire, se redresse même sur un coude afin de me faciliter l'accès. Il saisit une de mes jambes, la place sur son épaule et je me cambre délicieusement pour lui offrir un meilleur spectacle. "Tu es tellement belle…" soupire-t-il. De plus en plus impatient, le rythme de Nathaniel commence à se casser, devenant plus saccadé. Il chasse mes doigts pour les remplacer, presse, fait rouler sur son index mon bourgeon gorgé. Et doucement, atrocement doucement, toutes les terminaisons nerveuses de mon corps fondent en spasme. "Oh Nath… oui…" Mes muscles me lâchent au fur et à mesure que je navigue sur la vague du plaisir. C'est puissant et ça dure un long moment. J'ignore combien de temps. Je suis toujours dans un océan de bonheur quand je me rends compte que Nathaniel n'est plus très loin. Un pli barre son front et ses yeux sont fermés, désormais concentré sur son propre plaisir de façon irrésistible. Il est si beau. Quelques coups de reins convulsés et il s'immobilise et jouit en moi. Le râle rauque qu'il laisse échapper est tellement sexy. Je veux graver ce moment dans ma mémoire pour toujours. Il lui faut plusieurs secondes pour reprendre contenance. Je ne peux pas empêcher un gémissement s'échapper de mes lèvres quand il se retire. Il se couche à mes côtés après avoir jeté le préservatif usé dans ma corbeille, me prenant dans ses bras immédiatement. Je me laisse aller contre lui sans un mot, beaucoup trop épuisée de toute façon. Je lutte pour rester éveillée mais les doigts de Nathaniel qui dessinent des cercles dans le bas de mon dos rendent la tâche difficile. "Je ne veux pas m'endormir tout de suite…" je lui dis, baillant malgré moi. "Pourquoi ? Tu veux recommencer ?" "L'idée est séduisante, mais je suis beaucoup trop épuisée." "Petite nature." plaisante-t-il et je frappe gentiment son torse. Il rit doucement et je le rejoins. Une fois que nous nous sommes calmés, le silence nous enveloppe à nouveau. Je me blottis près de son cœur apaisant. Pour être honnête, j’ai peur d'être en plein rêve. J'appréhende qu'il disparaisse dès que j'aurais fermé les yeux pour me réveiller dans un lit vide le lendemain matin. Je ne pense pas que mon cœur survivra s’il m'abandonne, seule… Lisant dans mes pensées, Nathaniel me rassure en me caressant les cheveux. "Je ne vais nulle part, mon cœur." Ce surnom affectueux me fait sourire. C’est celui que j'aime le plus, celui qu'il utilisait quand nous étions encore au lycée. Il me vole un dernier baiser et je finis par m'endormir contre lui. -- "Tu as l'air de très bonne humeur, aujourd'hui." me fait remarquer Rosa. "Ah vraiment ?" Mon regard se pose partout sauf sur elle. Peut-on vraiment lire en moi comme un livre ouvert? Après la résolution de la panne de réseau et du problème entre Alexy et Rosalya, elle et moi sommes allés au parc. Conversation entre filles. Je sais qu'elle souffre toujours et je voulais lui faire penser à autre chose. Il semble que cela fonctionne un peu trop bien. "Oui, tu n'arrêtes pas de sourire." Affirme-t-il en riant. "Alors, tu as passé un excellente nuit ?" "H-hein ? Euh, j'ai très bien dormi…" Évidemment, elle ne me croit pas. À croire que j'ai une pancarte autour du cou affirme le contraire. Elle fait toujours son deuil et son cœur mettra du temps à guérir, mais je suis quand même heureuse qu'elle puisse au moins rire avec moi. C'est déjà ça de gagner. "À d'autres. Tu rayonnes d'une aura de sexe." Je sursaute à ces mots crus. Comment peut-on avoir une aura de sexe ?! "Alors t'as intérêt à me raconter a-b-s-o-l-u-m-e-n-t tout en détail." Je ne peux pas esquiver. Soudain, je sens mon portable vibrer dans ma poche. J'ai reçu un message. - Tu me manques Nathaniel. Mon sourire a du s'élargir car j'entends Rosa me fait une pique. Je reçois un autre message. - On pourrait aller chez moi ce soir. Tu manques aussi à Blanche, elle adorerait que tu la câlines Tu n'es vraiment pas subtile, chéri. C'est adorable… J'ai envie de le taquiner un peu. - Ce ne serait pas toi qui aimerait des câlins plutôt ? - J'espère bien recevoir autant d'attention qu'elle, voire plus ;) Je me pince les lèvres pour ne pas que mon sourire s'étire. Mes joues me font un peu mal à force. Je tape sur les touches de mon téléphone rapidement. - Déjà en manque alors qu'on vient de se quitter ce matin ? - Dis la fille qui s'est jetée sur moi Je suis sûre que je suis complètement rouge. Quand même, il n'est pas totalement innocent non plus. C'est lui qui a commencé à me peloter. Je réponds seulement : - D'accord je viens, mais uniquement pour Blanche. A ce soir ♥








