sur #franceinter dans #boomerang l'emission de #augustintrapenard (à Maison de la radio)

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sur #franceinter dans #boomerang l'emission de #augustintrapenard (à Maison de la radio)
💻📖 Le retour de @lagrandelibrairie avec le nouveau présentateur @atrapenard 📖💻 #lagrandelibrairie @francoisbusnel #augustintrapenard #virginiedespentes https://www.instagram.com/p/CiN30gwtauA/?igshid=NGJjMDIxMWI=
Moi, c’est le cinéma (37)
Chronique pour Le Cinéma Est Mort sur CanalB
http://www.canalb.fr/le-cinema-est-mort
Je vous salue bien bas, bande de cinéphiles assoiffés. Ils savent me parler les deux animateurs vedettes du Cinéma est mort. Il y a deux jours, alors que j'étais bien occupé à ne rien faire, ils m'ont contacté avec beaucoup de politesse et de tact en me vendant l'idée d'une émission spéciale films de droite. Après avoir fait trois fois le tour de mon quartier à cloche pied et en marche arrière pour calmer mon trop plein de joie, je me suis mis en quête de films dits "de droite". C'est pas ce qui manque allez vous me dire et vous n'avez pas tort mais il fallait faire un choix. Un film avec Christian Clavier ? Un avec le donneur de leçons Pierre Arditi ? Tous les films où Fabrice Lucchini intervient ? Ah que c'est compliqué de choisir, ça me rappelle un jour de 2002 où on me proposait de choisir entre un gros tortionnaire sénile et un grand con affamé. Un des pires souvenirs de tous les concours Eurovision de la chanson que j'ai vécu. Mais revenons vite à ce qui nous emballe le plus dans cette petite vie : Le Cinéma !
Le film dont j'ai l'honneur et la chance de vous causer aujourd'hui est adapté librement du roman de l'écrivain de droite, Henri Beyle, plus connu sous son pseudonyme facebook, Stendhal. En général, je n'aime pas trop les films tirés de bouquins. c'est un exercice assez casse-gueule, rappelez vous le livre de la jungle de Kipling qu'avait tout salopé ce bêta de Tarantino il y a quelques années. Un des derniers grands rôles cependant pour Tom Cruise assez convaincant en Mowgli, le petit homme un peu neuneu. Mais où tarantino a multiplié les erreurs de débutants, Fabien Onteniente, puisque c'est bien de lui dont il s'agit, a su trouver le ton juste du début à la fin.
C'est pas n'importe qui Onteniente ! Médaillé de la ville de Joinville le Pont, champion départemental de saut à la perche en 1976 avec un bon de 13,24 mètres. Un cador ! Et quand il s'est attaqué à ce chef d' œuvre qu'est Le rouge et le noir, il y est allé à la cool, « relax max » comme il dit souvent car même s'il est de droite, il n'est pas dénué d'humour.
Autant le livre est beaucoup trop long, autant le film est relativement court puisqu'il dure, générique compris, 42 minutes. « J'ai voulu faire court car je n'ai jamais réussi à finir le bouquin » confesse humblement l'ami Fabien à Laurent Joffrin, journaliste de droite un peu connu pour ses éditos dans le journal Valeurs Actuelles je crois.
Julien Sorel est le héros plein de panache et de fougue contenue. Son ambition est telle qu'il est obligé de se faire limer les ratiches une fois par mois, ce qui représente un sacré paquet de pognon à sortir. Pour jouer le rôle du jeune con ambitieux et méprisant il fallait du lourd. Quelqu'un de dynamique, faussement séduisant et réellement détestable. Gérard Klein n'étant pas libre, c'est Renaud qui s'y colle. Il est parfait comme souvent chez lui, le regard bleu acier, la tête haute et la bouche en cul de poule. Pour d'évidentes raisons de compréhension du spectateur, il est doublé vocalement par Gilbert Montagné, ce qui amène un léger côté zouk aux dialogues, un peu surprenant au départ mais on s'habitue très vite.
Admirateur de Napoléon Bonaparte, connaissant par cœur le nouveau testament en latin, le petit Julien est mal vu de ses camarades de classe. Humiliations, jets de billes dans les yeux, Onteniente filme cette violence avec tendresse. Cette fameuse scène où, se changeant après son cours d'éducation physique et sportive, il ne retrouve plus son pantalon est à la fois hilarante et triste. On sent la rage contenue chez Julien Sorel, les petits poings serrés et le regard qui dit, un jour, je vous baiserai tous. Pris sous son aile par le curé Chélan, joué comme d'habitude très approximativement par François Berléand, il devient le précepteur des enfants d'un couple de notables, Monsieur et Madame de Rênal.
Lui est maire du patelin, Verrières, dans le Doubs, un climat rude, le Doubs étant l'un des départements les plus froids du pays. Je vous donne cette information par pure sympathie puisque le film, vous vous en doutez bien, a été tourné dans un studio en banlieue parisienne.
C'est Vincent Lindon qui joue Monsieur le maire. Il faut le voir parader dans les rues de sa ville avec sa belle écharpe tricolore, serrant des paluches en ayant un petit mot gentil pour tout le monde, on dirait Montebourg dès qu'une caméra le filme. Étant rarement à la maison, il ne se rend pas compte que le jeune puceau précepteur est en train de séduire sa moitié à grands coups de yeux qui roulent et de petites acrobaties qui font tant rire les femmes. La femme en question, c'est Mathilde Seignier. Contrairement au livre où la froideur et la timidité de la Rênal en font un personnage énigmatique, Onteniente l'a pensée vulgaire et grande gueule. « C'est pas ce que je lui ai demandé mais elle ne sait faire que ça » confiait le mois denier Fabien à Jean Michel Apathie dans Cassoulet Magazine, rajoutant, dans un sourire, « keep cool ça le fait quand même ». Peu importe au final tant la première scène de séduction de Sorel envers madame de Rênal restera à coups sûrs dans l'histoire du cinéma. Six minutes intenses où Renaud multiplie les cascades, les blagues, pour finir avec une imitation de François Mitterrand complètement folle et exécutée avec classe par le plus célèbre des rebelles de droite. Sans vouloir passer pour un prophète, je sens bien, si ce n'est l'Oscar, au minimum le grand prix d'interprétation au prochain festival du film d'Avoriaz.
Se sentant pousser des ailes, Julien séduit tout ce qui bouge, les enfants, les animaux de compagnie, les vieux, les jeunes, bref, c'est un sacré filou. Mais voilà qu'après avoir refusé les avances de la femme de chambre des Rênal, cette dernière envoie une missive anonyme à Monsieur le maire lui dévoilant le jeu de séduction de Julien envers sa femme. Dans le rôle, toujours difficile, de la domestique, je dois tirer un grand coup de chapeau à Line Renaud, l'éternelle. Quelle carrière ! Quel chemin parcouru depuis son premier rôle dans L'arrivée d'un train en gare de la Ciotat de Louis Lumière en 1896. Cette lettre anonyme fout bien le merdier dans la vie de Julien Sorel qui n'a pas d'autre choix que de partir au grand séminaire de Besançon. Là-bas, c'est un peu son service militaire au Sorel, la franche camaraderie, les concours de pets, les chansons paillardes, j'en passe et des biens pires. Une fois de plus pris pour cible par ses camarades mais ne se remettant jamais en cause, le fier jeune homme devient secrétaire du célèbre marquis de Mole et séduit très vite sa fille, Mathilde jouée une fois de plus par Mathilde Seignier. « Un peu pour l'économie de budget et puis c'est marrant parce qu'elle a le même prénom », expliquait Onteniente il y a quelques jours dans l'émission du très agaçant Augustin Trapenard, Aimer tout et n'importe quoi sur France Inter.
Mathilde est folle de Sorel et veut l'épouser, elle en parle à son marquis de père qui, lui, n'est pas super chaud. Mais, prévoyant, il anoblit Julien, qui devient chevalier Sorel de la Vernaye et il l'envoie à Strasbourg manger des saucisses. Encore un trait de fantaisie du réalisateur excentrique.
Je ne dévoilerai pas la fin du monument et encore moins dans quelles conditions meurt Julien Sorel mais sachez quand même que ce film s'est tourné en trois jours avec des bouts de ficelles et que toutes, je dis bien toutes les cascades ont été réalisées sans doublure. Le minimum que l'on puisse faire devant tous les films d'Ontoniente, c'est de s'incliner en silence. Ce film va sans doute diviser, faire jaser dans les chaumières mais il a le mérite de questionner sur le trop plein d'ambition de la jeunesse dorée du Doubs. Un film de droite comme on aime et qui se fera sans doute assassiner par ces gauchiasses de Télérama mais qu'importe !
Voilà, j'espère sincèrement vous avoir convaincu d'aller voir ce chef d'œuvre. Sachez enfin qu'il ne faut pas s'inquiéter, même si la période est pesante, si parfois vous avez du mal à respirer et que vous ne voyez pas d'espoir arriver. Je le crie et le répète ! On va le gagner le concours eurovision de la chanson et on va tous les baiser !
LB.
#FranckGastambide invité du#LeCercleCinema présenté par @#AugustinTrapenard pour débattre de #Toril et de l'opération#Audiardvupar en diffusion du 24 au 30/09 sur@canalplus cinéma
France Inter, reviens...
Depuis le 19 mars 2015, Radio France est en grève. Je ne me suis pas tout de suite sentie orpheline, le chemin fut un peu plus sinueux… Je me suis d’abord dit : « allez ma grande, il est temps de faire quelques infidélités, d’aller naviguer un peu sur d’autres ondes, tu vas découvrir des merveilles! », c’est ce qu’on appelle rebondir quand on est super positifs, sinon, c’est juste changer ses habitudes. Que tout le monde se rassure (et que les autres s’inquiètent), le patron de RMC pense que tout rentrera dans l’ordre, les auditeurs reviendront naturellement sur France Inter après la grève. Sauf que…selon Mathieu Gallet, Radio France risque de ne pas passer l’été. Bon…le temps n’est pas au beau fixe là-bas, à la maison blanche parisienne…il manque quelques millions d’euros, les organisations syndicales invoquent « des difficultés budgétaires et la défense de l’emploi à Radio France » pour expliquer cette grève. Ok
Les 1ères semaines, j’ai tenté d’écouter autre chose, d’écouter la radio autrement, tout en allant régulièrement vérifier si Patrick Cohen était de retour (ah Patrick…tu ne fais pas l’unanimité, je sais, mais c’est ça qui est bon! J’encourage tout le monde à te regarder sur France 5 dans « C à vous », lorsque Mathieu Noël te « débrief », cela donne une autre vision de toi, mais laquelle?…), si Alex Vizorek allait pouvoir me redonner l’envie d’aller au cinéma…Et puis, bof, je n’ai pas accroché, ça n’a pas pris, est-ce un hasard? Suis-je tombée au mauvais moment sur RTL? Idem sur Culture? Sûrement…Je suis capable de faire le grand écart dans pas mal de domaines, mais pas en termes d’écoute radiophonique, non, il ne faut pas me demander d’écouter Skyrock, pour ne pas la citer, c’est une souffrance pour moi.
Toujours en mode positif, je me suis dit qu’en revenant de temps en temps sur Inter me permettrait de découvrir des artistes que je ne connaissais pas (la programmation musicale est ininterrompue pendant la grève). Bon, c’est pas trop dur avec moi, comme je pars de pas grand chose… Mais, il y a eu le coup de grâce! J’attendais avec impatience l’émission d’Eva Bester « Remède à la mélancolie » prévue dimanche dernier, avec Daniel Pennac (j’en ai déjà succinctement parlé). J’avais l’espoir d’en savoir plus sur lui, d’être bercée par sa voix, sans être obligée de me coltiner une biographie! Et je n’ai eu que de la musique…là, je me suis dit « ma vieille…- et non plus ma grande-, tu es accro, il faut trouver une issue rapidement, la dépendance ce n’est pas constructif! »
Pourquoi cet état? Et bien en fait, je pense que les sujets, les voix, les tons, les moments, les invités, la durée, les références, les chroniqueurs, l’ensemble me permettent de me poser des questions, de nourrir mon esprit critique, de réagir bien ou moins bien parfois, selon ce que j’entends. C’est pas ça la vie? Etre en vie? Bon, pas que, mais c’est un début. Je dirai que des petits fils sont tirés, alors je les remonte. Je fais un peu d’escalade, après le ramassage de balles, ça peut être sympa! Tu me diras, il y a la presse écrite, oui, mais la radio me permet de faire des tas de choses en même temps! C’est une question d’utilisation de ses sens aussi. En attendant de retrouver mes « potos », j’ai bien pensé à quelqu’un que j’aime beaucoup et qui se lance en radio, mais, pour l’instant, je le garde pour moi! Hé oui…
Alors, voilà, je me fiche que les radios soient de gauche ou de droite, ou de rien, je veux des sujets, des débats, des gens qui les portent, alors, France Inter, Patrick, Eva, Pascale, Augustin, allez tiens, même Charline (je suis désolée, j’ai un peu de mal avec ta voix), Leila, revenez va!