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Bahn Cuon, Bao Lac, Vietnam, May 2017
Bao Lac, Vietnam, May 2016
Bao Lac, Vietnam, May 2017
J’aime l’optimisme de Google Maps m’affichant un “petit” 2h37 pour parcourir les 135 km du jour entre Bao Lac et Cao Bang.
Car pour nous, c’est plutôt le double qu’il nous a fallu. Bon, classiquement, ceci est dû aux nombreux arrêts, mais ce n’était pas particulièrement lié à la beauté des paysages…
800 km en moto, ça use, ça uuuseeuux, 800 km en moto, ça use les fessiers
Certes tout cela était bien plaisant et prenait volontiers quelques photos au passage, mais comparé à ce que nous venions de voir ces précédents jours entre Ha Giang et Meo Vac, ce qu’on voyait pour le trajet du jour paraissait plutôt “fade”.
Et la raison principale donc… ça peut prêter à sourire, c’était mes fesses ! Oui oui ! Je l’avais déjà évoqué, mais il faut savoir qu’étant à 2 sur la moto, avec en plus mon sac à dos à l’arrière et le sac de Jitima devant entre mes jambes, c’était loin d’être optimisé niveau confort.
Et autant dire alors qu’on approchait les 800 km dans les pattes, que mon derrière supportait de moins en moins les distances. Résultat ? Je devais m’arrêter pratiquement tous les 15 km, en plus de devoir régulièrement sautiller en route sur la selle histoire de soulager quelques secondes…
Elle se tait la douleur, elle se tait !
C’est le principal inconvénient de cette façon de voyager. Sachant que si vous le pouvez, je vous conseille vivement de prendre chacun une moto, certes cela double le budget transport mais vous y gagnerez nettement en confort, ce n’est pas négligeable…
Comment mal démarrer la journée
On se levait assez pépère (comme d’hab) vers 10h. Avant d’aller déjeuner vers le même coin que la veille, en changeant de restaurant par principe d’essayer autre chose.
On se prenait aussi un café au même qu’hier avant d’aller empaqueter nos affaires et charger la moto.
Bon, non, cette fois, on n’a pas commencé la journée en allant se perdre… En revanche, alors que j’avais déjà parcouru 10 bons kilomètres, on s’est (heureusement !!) aperçu qu’on avait oublié nos passeports à l’hôtel (parce que ceux-ci les gardent systématiquement à la réception, c’était valable en tout cas dans tous les hôtels du nord Vietnam…)…
Des rizières vertes, enfin !
Pendant une des nombreuses pauses.
Donc on a perdu une bonne heure pour démarrer cette nouvelle journée… Mais heureusement, rien d’autre à signaler et le reste se déroulera donc sans autres accrocs que les stops réguliers précités.
C’était un trajet plutôt facile, ce qui nous permettait pour une fois, d’arriver avant la nuit (enfin, vraiment juste avant…)
La route suivait la vallée au fond duquel coulait une rivière. C’est à partir de cette journée qu’on croisera le plus de rizières déjà vertes.
Nous nous arrêtions vers un genre de petit marché local, alors que nous commencions à avoir faim, mais l’endroit nous inspirait peu.
Juste après nous étions entouré d’une superbe foret de bambou, un peu plus loin, on croisait quelques points de vue pas dégueulasse.
Après un nouveau stop pour faire le plein d’essence dans une petite échoppe locale, je roulais encore un petit quart d’heure avant de m’arrêter de nouveau. Cette fois, pour faire un break un peu plus long, on décidait de se poser dans une petite ville plutôt charmante et entoure par les montagnes.
Forêt de bambou.
Stop pour le plein d’essence.
Encore 50 bornes !
Passage dans une petite ville non dénué de charmes.
A côté du restaurant pour notre pause déjeuné.
Une heure plus tard, nous atteignions une vallée où se trouve une autre petite ville, duquel nous pouvions voir en arrière-plan tous les pics de montagnes, semblables à des petits pains de sucre.
C’est vers 17h30 que nous arrivions en banlieue de Cao Bang. Le temps de profiter du coucher de soleil sur les rizières bordant la ville et nous entrions enfin vers 18h.
Rivière traversant Cao Bang.
Une rue bien verte de Cao Bang.
Cao Bang étant une des rares étapes où nous restions 2 nuits d’affiler, j’avais du coup réservé un hôtel correct, histoire de pouvoir se reposer en bonne et du forme. Je le trouvais assez facilement, la ville n’étant pas non plus si grande (45 000 habitants).
C’était au Duc Trung Hotel pour 20$. Rien à redire, je m’attendais pas en fait à un tel standing en terme d’allure (les photos d’illustration le mettent pas vraiment en valeur…). Cao Bang étant assez peu touristique d’un point de vue international, le niveau d’anglais reste très basique par contre.
On galérait par contre à trouver les restos indiqués sur le guide et certains étaient fermés… On s’est retrouvé à manger dans un genre de “fast-food”, à la fois parce qu’on voulait aussi autre chose que des nouilles ou du riz, mais aussi parce qu’on ne voulait pas trop s’éloigner de l’hôtel.
Façade de notre hôtel à Cao Bang.
Le hall de la réception, mélange de classe et de kitsch.
Notre chambre, nickel pour ce prix.
Sur la place du centre ville, les enfants s’amusent.
Le restaurant “fast-food” pour notre dîner.
J’aurais préféré manger là mais ça avait l’air fermé…
Je regrettais sincèrement que la boutique en face proposant du pâté et du pain était apparemment fermé…
Ce soir-là, il y a avait de nouveau un gros orage assez violent, heureusement pour nous qu’il n’y en aura eu que de nuit.
Le lendemain nous attendait une belle journée vers les fameuses chutes de Ban Gioc, à la frontière avec le Chine (ce fut aussi une rude journée…)
Balade en moto et histoire de fesses entre Bao Lac et Cao Bang J'aime l'optimisme de Google Maps m'affichant un "petit" 2h37 pour parcourir les 135 km du jour entre Bao Lac et Cao Bang.
Ce trajet nous emmenait entre Dong Van et la petite ville de Bao Lac, nous rapprochant doucement d’Hanoi. Étape d’environ 100 km, mais nous partions avec les déjà presque 40 km du matin vers la boucle de Dong Van et il était donc 14h30 passé. Il ne fallait donc pas trop traîner…
Si vous avez suivi un peu les autres articles, vous ne serez pas étonné d’apprendre qu’on arrivait une fois de plus de nuits…
Ma Pi Lèng Pass et le canyon de Tu San
Situé dans le district de Meo Vac, le col de Ma Pi Lèng était sans aucun doute le “highlight” du jour. On croisait régulièrement des enfants et personnes des ethnies Tày, Hmong ou Dao pour ne citer que celles-là, parfois en mode “rêveur” sur les bords des routes, d’autres fois en mode travailleur, portant des hottes sur le dos.
Pourtant à seulement 9 km au sud de Dong Van, il nous a fallu 1h pour l’atteindre !
C’est dire si les paysages entre temps nous ont déjà pas mal scotché et si la route est aussi bien tortueuse.
Route qui a aussi son histoire. Son nom d’abord, “Hanh Phuc”, qui signifie “bonheur”. C’était autrefois une voie d’accès particulièrement dangereuse pour se rendre dans les régions de Dong Van et Meo Vac.
En mode “rêveur”.
Vous la voyez la moto là ?
En mode “travailleur”.
Jusqu’au début des années 60, seuls les chevaux pouvaient passer sur cette route, ce qui donna d’ailleurs le nom au col, car d’après la langue locale, Ma Pi Lèng signifie “le nez du cheval”.
Mais après 5 ans de durs labeurs, des volontaires ont creusé une route dans la montagne, afin de relier la ville de Hà Giang au district de Mèo Vac.
C’est depuis cette époque que la route prit le nom de “route du bonheur”, car celle-ci participa à améliorer les conditions de vie des habitants locaux.
Un must que je recommande, cette route offre des paysages absolument spectaculaires.
Le col atteint les 2 000 m d’altitude, et la vue dégagée sur la multitude de pics autours du point de vue aménagé est juste fabuleuse.
Le tableau visuel était tellement surréaliste que j’avais vraiment cette sensation d’avoir devant moi une véritable peinture vivante.
La maison au bout offre un point de vue sur le Ma Pi Leng, avec boutique souvenir et parking.
Les roches karstiques sont toujours visibles.
Le pic du col de Ma Pi Leng.
Point de vue majestueux sur le canyon de Tu San.
Petit marché (pour touristes….) improvisé sur le parking.
Les couches de roches.
Juste après le col de Ma Pi Leng, un nouveau paysage s’ouvre à nous.
Dernier regard vers les montagnes entourant le Ma Pi Leng.
Et je ne le savais pas au moment de notre passage, mais une des particularités de ce site, c’est le canyon de Tu San, au fond duquel coule la rivière Nho Qué. Avec sa profondeur de 800 m (pour une longueur de moins de 2 km), cela en fait le canyon le plus profond du Viêtnam et de toute l’Asie du Sud-Est.
C’est donc après en avoir pris plein les yeux que nous poursuivions cette route qui décidément porte bien son nom, car c’est bien le sourire suspendu sur les lèvres que nous avions pendant cette heure à côtoyer le col de Ma Pi Lèng.
Meo Vac, la “jumelle” de Dong Van
C’est après une petite dizaine de kilomètres supplémentaires que nous arrivions vers Meo Vac. Cette ville est aussi souvent un lieu de bivouac pour les voyageurs se rendant dans cette partie nord du Viêtnam.
C’est un peu la “jumelle” de Dong Van en ce sens qu’elle possède cette même ambiance de petite ville montagnarde, avec également son marché du dimanche.
En arrivant à Meo Vac.
Montagne entourant Meo Vac.
Rue principale traversant Meo Vac.
La lumière enveloppant la ville en sortant est belle.
Nous sortons de la ville.
Même s’il y a encore des maisons un peu plus loin.
C’est dans cette partie de notre trip en moto que nous croiserons d’ailleurs le plus de touristes, preuve que la région commence à attirer (bon, on n’a pas croisé plus de 3 ou 4 motos, mais tout de même).
Dans notre cas, on ne faisait qu’y passer et alors que nous approchions 17h, nous avions encore 76 km à faire, on n’avait pas trop le choix.
Bao Lac, étape qui aurait pu être bien…
C’est là qu’on voit l’impact et l’importance du choix des dates dans la programmation d’un séjour, particulièrement ici au nord du Viêtnam.
En effet, en dehors des paysages magnifiques, le principal atout est la présence de toutes ces minorités ethniques aux costumes tous aussi variés et colorés que possible.
Vous la voyez la personne sur cette photo ?
Malheureusement, la plupart des marchés ayant lieu le dimanche et vu la durée de notre séjour, les seuls que nous avions pu voir furent ceux de Bac Ha et Lung Phin.
Si vous le pouvez donc, faites en sorte de découper votre séjour entre Bac Ha et Bao Lac sur une semaine (ce qui peut pour le coup paraître un peu long aussi…), histoire devoir leur marché du dimanche respectif.
En général, chaque marché, selon la région, possède un type d’ethnie majoritaire. Si à Bac Ha et environs l’ethnie qui dominaient les étals étaient les Hmong fleuris, ici à Bao Lac, ce sont notamment les Lolo noirs.
Point de marché pour nous, mais juste une étape intermédiaire avant d’atteindre Cao Bang.
Sur la dernière partie avant de rejoindre Bao Lac, nous croisions quelques villages, des rizières et des paysages un peu moins impressionnant (bon surtout après avoir vu le Ma Pi Leng… ça paraissait presque “fade”), mais, comme lot de consolation, on aura droit à un joli spot et point de vue sur les montagnes au moment du coucher de soleil.
Avant de terminer les 30 derniers kilomètres de nuit… encore une fois de plus. C’est donc vers 19h30 (au moins on est régulier au niveau timing d’arrivé, mdr) qu’on arrivait à Bao Lac.
Se posant encore la question de “ou dormir”…
On continuait le long de cette route en mauvais état, se demandant s’il y a bien un centre-ville ici. On croise a priori quelques hôtels, mais ce n’est qu’après un pont, à côté duquel se trouve le marché (ordinaire, pas celui des ethnies, encore qu’il a peut-être lieu au même endroit, mais au quotidien cela a nettement moins de charme…) qu’on trouvait notre bonheur.
Un hôtel, qu’on apercevait depuis le pont, nous attira vite l’œil, car dans le fond, la moto ça épuise, donc trouver un hôtel pas trop dégueu prend un minimum de sens histoire de pouvoir récupérer de la journée; et vu le prix, autant ne pas se gêner (Sauf que pour l’anecdote, et cela est relatif à tous les hôtels dans le nord, à l’exception d’Hanoi, les matelas étaient systématiquement dur…)
Chambre de l’hôtel Duc Tai à Bao Lac.
On posait donc nos valises au Duc Tai Hotel (Pour un tarif que je mettrais quand j’aurais la main sur ce fameux carnet de notes… Mais moins de 20$ pour sûr).
J’avais repéré un coin, peu avant d’arriver vers le pont, avec des restaurants et les lieux avaient l’air un peu animé. C’est là qu’on mangera notre dîner, dans ce resto qui ressemblait à un genre de cantine.
Remarquez toutes les coquilles de cacahuètes jetés au sol… sympa notre restaurant du soir hein !
Comme c’était la première fois qu’on voyait un café qui était plutôt “design” et au cadre différent, accueillant, cela nous a attirés comme des mouches et on décidait de se poser là pour prendre un dessert.
Un petit dessert !
Le col de Ma Pi Leng et la route du bonheur Ce trajet nous emmenait entre Dong Van et la petite ville de Bao Lac, nous rapprochant doucement d'Hanoi.
Nord du Vietnam : Itinéraire de notre parcours en moto
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2 semaines au nord du Vietnam, c’est à la fois peu et beaucoup… Il y a tant à voir qu’il a fallu faire des choix, parfois pas évident. Sachant que pour ce 2e voyage au Vietnam, on décidait de se consacrer exclusivement au nord, nord-est. On a donc dû laisser de côté toute la partie nord-ouest vers Son La, Mai Chau etc. A la base on avait prévue évidemment un itinéraire, mais comme à chaque fois,…
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