Spanish actor Javier Bardem says speaking out against #Israel's genocide on Gaza has actually landed him more offers for work. Speaking at the Cannes Film Festival, he said he believes the global narrative about Gaza has changed.

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Spanish actor Javier Bardem says speaking out against #Israel's genocide on Gaza has actually landed him more offers for work. Speaking at the Cannes Film Festival, he said he believes the global narrative about Gaza has changed.
Javier Bardem speaks out in #Cannes on toxic masculinity:
"That problem also goes to Trump, Putin and Netanyahu... the big balls man saying 'my c*ck is bigger than yours and I'm going to bomb the sh*t out of you' is f*cking male toxic behavior that is creating thousands of dead people."
The celebrity activists voiced their usual self-righteousness.
No button for the 1,300 Jews Hamas murdered. Or for the 30,000 Iranians the Islamic regime killed.
This is one of the reasons why people vote for Trump, Wilders, the AfD etc.
At Osçars, Javier Bardem wears an anti-war button and proclaiɱs "free Palestiȵe. "
No ƫo war aȵd completely Palesƫine is a simple message from Javiȩr Bardem’s stage at the 0scars. At Sundαy’s Academy Awards įn Los Anǥeles, the actor who starred iȵ” No Country for Old Men” preseȵted the International Feαture Film type. Bardem made his simple anti-war call to action before reading his determined remarks to applause from the audience…Read more
Javier Bardem Takes Bold War Stance on Oscars Red Carpet with Spanish Pin
Key Highlights Javier Bardem took a bold stance against war at the 98th Academy Awards. The actor wore a pin that read “No A La Guerra” meaning “No to War.” Bardem is not alone; several other stars made political statements on the red carpet. This trend of using award shows as platforms for political messaging continues. War in the Spotlight at the Oscars You might think this is new, but… it’s…
DERNIERS COMMENTAIRES à propos du Festival de Cannes
Par Jean de Baroncelli Publié le 24 mai 1958 à 00h00 Le Monde
Voilà cinq jours qu'a pris fin le XIe Festival de Cannes. Avant même sa clôture officielle il était passé, avouons-le, au second plan de nos préoccupations. Le soleil qui, sur la Croisette, dorait nos stars, starlettes et starlinettes éclairait de l'autre côté de la mer un drame dont le déroulement éclipsait nos plus brillantes fantasmagories.
Je ne voudrais cependant pas laisser complètement s'évanouir le souvenir de la manifestation cannoise sans ajouter quelques mots aux commentaires faits ici même par Roger Régent. A ses dernières " réflexions de minuit ", qu'il me permette de joindre ces brèves " notes du lendemain ou du surlendemain ".
Le palmarès
Des trois films qui, cette année, dominaient le lot des concurrents (Quand passent les cigognes, Mon oncle, Au seuil de la vie), c'est donc le film soviétique qui a remporté la palme. Je serai moins sévère que Roger Régent au sujet de cette attribution. Certes tout n'est pas de qualité égale dans cette production, et ce qui fut le plus applaudi n'était pas toujours le meilleur. Je n'ai guère aimé pour ma part les deux morceaux de bravoure décrivant le viol de l'héroïne pendant un bombardement et la mort du soldat : comme l'a souligné Roger Régent, le style de ces deux morceaux se réfère à une esthétique quelque peu périmée. Mais tout n'est pas de la même encre dans le film de Mikhail Kalatozov, et certaines scènes (le départ des recrues, par exemple) sont traitées avec une vigueur, une simplicité, une justesse de ton qui sont d'un très grand réalisateur. Il suffit de comparer le finale de Quand passent les cigognes à celui de la Chute de Berlin, film de Tchiaourelli datant de 1949, pour se rendre compte de la remarquable évolution du cinéma soviétique. Ce qu'annonçait l'année dernière Je Quarante et unième, Quand passent les cigognes le confirme triomphalement : en se libérant des contraintes du faux réalisme et des servitudes de la propagande, le cinéma soviétique s'est hissé au premier rang de la production internationale.
Ajoutons que l'ouvrage de Mikhail Kalatozov a le mérite de nous révéler une admirable comédienne en la personne de Tatiana Samoïlova. La découverte de " Tatiana ", cette année, m'a rappelé celle que nous fîmes, il y a quatre ans, de Maria Schell, quand elle interprétait le Dernier Pont. (Est-ce cette même Maria Schell que nous avons revue dans le rôle de Gruchenka des Frères Karamazov ? On a peine à le croire...) Quoi qu'il en soit, même si c'est en grande partie au talent de Tatiana Samoïlova que " les Cigognes " durent leur succès, ce succès, je tiens à le dire, ne me paraît nullement injustifié.
J'ai d'autant moins de scrupules à défendre ainsi l'attribution de la palme d'or que ce n'est pas pour le film soviétique que j'ai voté aux premiers tours de scrutin. Mes préférences personnelles allaient en effet au film d'Ingmar Bergman, Au seuil de la vie, admirable essai cinématographique sur les mystères et les secrets de la vie, sur la tragique grandeur de l'enfantement, sur la solitude des femmes au moment où elles vont mettre un bébé au monde. Cet ouvrage d'un réalisme sans concession, en même temps que d'une pudeur extrême, est celui qui m'a le plus touché au cours de ce Festival. Je n'en admets pas moins parfaitement les raisons qui l'ont fait écarter par mes collègues du jury. Si Au seuil de la vie me paraît le digne pendant du Septième Sceau, si la sincérité et la simplicité de la mise en scène de Bergman sont à mes yeux d'un prix sans égal, je reconnais que l'attribution de la palme d'or à un ouvrage aussi particulier pouvait surprendre, voire même choquer, de nombreux spectateurs.
Au seuil de la vie éliminé, il ne restait en face des Cigognes que Mon oncle. Roger Régent vous a dit avec autant de mesure que de lucidité ce qu'il fallait penser de l'œuvre de Tati. Mon oncle est un film d'une prodigieuse richesse d'invention comique et d'une originalité exceptionnelle. Dans dix ans, dans vingt ans, les cinéphiles reverront encore son oncle, alors qu'ils auront sans aucun doute oublié les Cigognes. J'ai pour ma part défendu le film de Tati aussi longtemps que cette défense a pu servir à quelque chose. Il me tarde d'aller le revoir. J'avoue pourtant avoir regretté certaines faiblesses, certaines redites, dans un ouvrage si scrupuleusement élaboré, si minutieusement concerté. Mon oncle est un film quasiment abstrait. Tati l'a voulu tel. Mais comment oublier la spontanéité et la grâce inimitable des Vacances de M. Hulot?
Pour conclure
Quelles sont, maintenant que les lauriers sont coupés et déjà presque fanés, les conclusions que l'on peut tirer de ce XIe Festival de Cannes ? Elles sont fort pessimistes. Ce festival (je parle uniquement de la compétition cinématographique, la manifestation proprement dite ayant été au contraire des plus brillantes) a été dans son ensemble extrêmement médiocre. Comparés aux films projetés l'année dernière (année faste s'il en fut, qui nous apporta les Nuits de Cabiria, Un condamné à mort s'est échappé, le Septième Sceau, le Quarante et unième, Kanal, la Nuit des maris, Celui qui doit mourir, la Maison de l'ange, et même, mon Dieu ! à la rigueur cette loi du Seigneur, desservie dans nos mémoires par un " grand prix " abusif), les films de cette année font piètre figure. Par une fâcheuse coïncidence, trois au moins des réalisateurs dont on attendait le plus nous ont envoyé leur plus mauvais ouvrage. Il fallait toute l'amitié et la sympathie que nous leur portons pour discerner dans les envois de Bardem, de Cacoyannis, de Satyajit Ray ce talent auquel nous devons Mort d'un cycliste, Stella, Pather Panchali. La sélection américaine était aussi prétentieuse que vide d'intérêt ; l'italienne, gentillette mais vieillotte ; la japonaise, sans originalité ni poésie. Quant aux " jeunes " pays, le Chili et la Tunisie exceptés (mais Goha est un film essentiellement français), ils ne s'étaient guère mis en frais...
De cette médiocrité on peut évidemment tenir pour responsable la multiplicité des manifestations internationales. Le Festival de Bruxelles est proche, et celui de Berlin, dont l'importance commerciale s'acroît chaque année. Je crois néanmoins que les vraies raisons de notre déception sont ailleurs. Ces raisons sont celles qui ont provoqué l'échec de la précédente " mostra " vénitienne. La vérité est que le cinéma mondial traverse en ce moment une crise d'une gravité extrême. Le cinéma ronronne, s'" embourgeoise ", s'enlise dans des formules usées, dans des recettes vieillies. Le film romanesque est en train de mourir comme mourait la tragédie au dix-huitième siècle. De plus en plus tares sont les hommes comme Tati, comme Ingmar Bergman, qui s'abandonnent à leur inspiration Dersonnelle, qui ont encore le goût de l'audace et de la découverte. Ligotés par mille contraintes, pétrifiés par la hantise d'un insuccès commercial, la plupart des réalisateurs veulent louer " gagnants " à tous les coups. Ils " gagnent " peut-être dans l'immédiat. Mais le cinéma, lui, se sclérose et dépérit.
Si une révolution ne s'accomplit pas dans l'industrie cinématographique à travers le monde (révolution que la télévision est heureusement en mesure de provoquer), les temps sont proches où ce que nous avons appelé le " septième art " ne sera plus qu'un moyen de fabriquer à l'usage de spectateurs-robots des " spectacles " standards, glacés et sans âme.
Un dernier mot, pour ne pas conclure sur une note trop pessimiste... Dans cet affaiblissement général de la production cinématographique il est juste de souligner que la France défend encore d'honorables positions. A Cannes notre participation a été plutôt brillante. En dehors de Mon oncle et de l'Eau vive, film souvent irritant mais non dépourvu de qualités, on peut en effet considérer comme un succès français le prix décerné à Goha, le ravissant ouvrage de Jacques Baratier. De Baratier à Robert Bourgoin, à qui Goha doit ses poétiques images, en passant par Georges Schéhadé, dont le commentaire et les dialogues ont été justement remarqués, les principaux artisans de ce film sont français de naissance ou d'adoption. Et c'est également de notre I.D.H.E.C. que sort Bernard Taisant, le jeune réalisateur du remarquable documentaire intitulé Visages de bronze.
Du côté des courts métrages la suprématie de notre cinéma national a été encore plus éclatante, puisque la Joconde et la Seine a rencontré Paris se partagent la palme d'or. On pourrait certes me faire remarquer que le second de ces films a été réalisé par Joris Ivens. A quoi je répondrai que l'envoi d'Agnès Varda, 0 saisons, ô châteaux, pouvait très bien, lui aussi, avoir sa place au palmarès.
Bref, en qualité de Français, nous n'avons pas lieu d'être trop mécontents de ce XIe Festival de Cannes.
C'est une consolation. Avouons qu'elle est bien faible comparée aux inquiétudes que nous cause la santé du cinéma universel.
— Jean de Baroncelli
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