The Central Bank of West African States—BCEAO, Dakar, Senegal. Cheikh N'gom, architect, c.1975-90. Photo March 2017 Bauzeitgeist.

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The Central Bank of West African States—BCEAO, Dakar, Senegal. Cheikh N'gom, architect, c.1975-90. Photo March 2017 Bauzeitgeist.
U.S. Tokenized Asset Market Value Doubles, Driven by Major Financial Institutions
➤ The U.S. tokenized asset market value has doubled to $25 billion in the past year, driven by major financial institutions. ➤ Federal Reserve Board member Lisa Cook supports tokenization for efficiency gains but warns of risks like low liquidity and interconnectedness with traditional markets. ➤ Tokenization is seen as an integration with, rather than a replacement for, existing financial infrastructure.
Fintech et banques en Afrique de l'Ouest : les 5 raisons d'un rapprochement stratégique inédit
Les fintech en Afrique de l'Ouest ne cherchent plus à contourner les banques traditionnelles, elles veulent désormais s'en rapprocher, voire en devenir. Ce virage stratégique, accéléré par le durcissement réglementaire de la BCEAO, redessine le paysage financier de toute la zone UEMOA. Plus de 60 % de la population adulte de la sous-région reste exclue du système bancaire classique, ce qui place cette convergence au cœur d'un enjeu de développement majeur. Ce phénomène ne relève pas d'une simple tendance conjoncturelle. Il traduit une mutation profonde du secteur financier ouest-africain, où les jeunes pousses de la tech financière et les établissements bancaires historiques réalisent qu'ils ont davantage à gagner ensemble que séparément. Décryptage d'un mouvement qui pourrait transformer l'accès aux services financiers pour des millions de personnes. Par la rédaction | 09 mars 2026 131 fintech, 30 agréments : les chiffres qui dérangent Le paysage fintech en Afrique de l'Ouest semblait être, jusqu'en 2024, un territoire d'innovation sans frontières. Des startups de paiement mobile proliféraient dans toute la zone UEMOA, opérant dans un flou réglementaire toléré par une BCEAO encore en phase d'observation. Cette période est officiellement close. Depuis l'entrée en vigueur de l'Instruction N°001-01-2024 du 23 janvier 2024, toute fintech souhaitant fournir des services de paiement dans l'UMOA doit obtenir un agrément préalable de la banque centrale. La résistance du secteur à cette mise en conformité dit tout des fragilités structurelles de cet écosystème. En 2022, le Bureau de Connaissance et de Suivi des Fintech (BCSF-UEMOA) recensait 131 fintech actives dans le domaine du paiement. Pourtant, au 27 mai 2025, seulement 11 agréments avaient été délivrés. Onze sur cent trente et une. L'écart entre l'ambition affichée et la réalité opérationnelle est saisissant. La BCEAO a accordé pas moins de quatre reports successifs depuis janvier 2024, fixant finalement au 1er septembre 2025 la date butoir au-delà de laquelle "seules les structures agréées seront autorisées à fournir des services de paiement dans l'Union." Agence Ecofin Ce n'est pas un dialogue. C'est un ultimatum différé quatre fois. Et la question qui s'impose est simple : pourquoi la grande majorité des fintech de la zone n'est-elle toujours pas en conformité deux ans après la publication de la réglementation ? Une mise en conformité à deux vitesses, un marché fragmenté Les contraintes sont documentées : exigence de capital social entre 10 et 100 millions de FCFA, dispositifs de gouvernance, sécurité des systèmes d'information, conformité réglementaire stricte. Pour une startup naissante opérant avec des ressources limitées, ces exigences représentent des barrières à l'entrée significatives, non des formalités administratives. La dynamique s'est cependant accélérée en fin d'année. Le 8 septembre 2025, la BCEAO a accordé dix nouvelles licences, portant à trente le nombre total d'acteurs autorisés dans l'UEMOA. Parmi les nouveaux entrants : Julaya et Open SI au Bénin, Kerry Payments au Burkina Faso, Djamo et Payemetrust en Côte d'Ivoire, Cauridor au Mali, Ollo Africa au Togo, et trois fintechs au Sénégal, dont Djamo et African Financial Agent. François Sène, directeur national de la BCEAO pour le Sénégal, a déclaré le 9 mai 2025 : "L'un des objectifs majeurs de cette réglementation est de protéger les déposants, leurs avoirs, surtout ceux en monnaie électronique, un levier essentiel d'inclusion financière". La formulation est prudente. Elle ne dit pas ce qu'il advient des utilisateurs de fintech non agréées, toujours actives sur le terrain. Un autre obstacle structurel est passé sous silence dans le débat public : chaque agrément BCEAO est strictement national. Une fintech qui souhaite opérer dans les huit pays de l'UEMOA doit donc déposer et obtenir huit agréments distincts, dans huit cadres administratifs différents. L'interopérabilité régionale, présentée comme un horizon atteignable, se heurte à une architecture réglementaire qui reste fragmentée par pays. Les 5 raisons concrètes de cette convergence Plusieurs facteurs expliquent pourquoi les fintech en Afrique de l'Ouest se rapprochent des banques traditionnelles, au-delà de la seule pression réglementaire. Premièrement, la conformité réglementaire représente un impératif de survie. Sans agrément de la BCEAO, une fintech ne peut tout simplement pas opérer légalement sur le long terme dans la zone UEMOA. Les coûts de mise en conformité, estimés à plusieurs centaines de millions de francs CFA, poussent les plus petites structures vers des alliances plutôt que vers une transformation en banque. Deuxièmement, la complémentarité technologique joue un rôle déterminant. Les banques traditionnelles disposent de l'infrastructure réglementaire et de la confiance des déposants, tandis que les fintech apportent l'agilité technologique et la capacité à toucher les populations non bancarisées. Environ 65 % des adultes de la sous-région n'ont pas de compte bancaire classique, selon les données de la Banque mondiale. Troisièmement, l'accès au financement devient plus aisé pour une fintech adossée à une banque. Les investisseurs internationaux, échaudés par les difficultés de plusieurs startups africaines en 2023 et 2024, privilégient désormais les modèles économiques assis sur des fondations réglementaires solides. Quatrièmement, la pression concurrentielle exercée par des acteurs comme Wave, Orange Money ou MTN Mobile Money oblige les petites fintech à rechercher des partenaires bancaires pour élargir leur gamme de services (crédit, épargne, assurance). Cinquièmement, la maturité du marché pousse l'ensemble de l'écosystème vers la consolidation. Après une phase d'expérimentation entre 2018 et 2023, le secteur entre dans une phase de structuration où seuls les acteurs les mieux capitalisés et les mieux régulés survivront. Facteur Impact pour les fintech Impact pour les banques Conformité BCEAO Obligation de se structurer ou de s'allier Opportunité d'acquérir de l'innovation Complémentarité tech Accès à l'infrastructure bancaire Modernisation des services digitaux Accès au financement Crédibilité renforcée auprès des investisseurs Diversification des revenus Concurrence (Wave, Orange Money) Nécessité d'élargir la gamme de services Risque de perte de parts de marché Maturité du marché Phase de consolidation inévitable Possibilité de rachats stratégiques Wave crée sa banque, le marché bascule L'évolution la plus significative de l'année 2025 est passée quasi inaperçue dans l'article source. Wave Mobile Money, fondée en 2018 par les Américains Drew Durbin et Lincoln Quirk, a créé Wave Bank Africa, officiellement constituée le 4 août 2025 et enregistrée le 22 août, avec un capital de départ de 20 milliards de FCFA en Côte d'Ivoire. Cette nouvelle entité exercera l'ensemble des activités bancaires classiques : collecte de dépôts, octroi de crédits, gestion de comptes et opérations de paiement. C'est un basculement de modèle. Wave ne cherche plus seulement à contourner les banques ou à s'y adosser. Elle en devient une. Ce mouvement intervient après une levée de fonds par emprunt de 117 millions d'euros, menée par Rand Merchant Bank avec le soutien de British International Investment, Finnfund et Norfund. La fintech qui avait fait vaciller Orange Money en cassant les prix des transferts franchit désormais la ligne rouge : elle entre dans le périmètre réglementaire complet. Dans le même temps, la BCEAO a lancé le 30 septembre 2025 la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), une infrastructure régionale que Wave, comme toutes les autres fintech, devra intégrer sous peine de perdre sa position concurrentielle. La combinaison de ces deux événements, Wave Bank Africa et la PI-SPI, redessine le secteur plus profondément que cinq ans de partenariats fintech-banques. L'inclusion financière : la promesse et l'angle mort L'argument de l'inclusion financière est omniprésent dans tous les discours officiels sur la convergence fintech-banques. Il mérite un examen critique. En Côte d'Ivoire, premier marché financier de la zone UEMOA, le taux strict de bancarisation hors microfinance et mobile money était de 22% en 2024, avec 7,2 millions de comptes bancaires individuels. Le pays comptait 78% de non-bancarisés. Ces chiffres confirment que le mobile money a progressé sans que la bancarisation classique suive. L'enjeu de la convergence fintech-banques est précisément là : transformer des utilisateurs de mobile money en clients bancaires à part entière, avec accès au crédit, à l'épargne réglementée et à l'assurance. Mais la réglementation actuelle contient un angle mort que personne ne nomme clairement. Au Sénégal, sur plus d'une centaine de fintech identifiées, seules deux avaient obtenu l'agrément BCEAO avant le premier mai 2025. Le directeur national de la BCEAO a indiqué que la majorité des dossiers soumis présentaient des insuffisances notables. Ce que cela signifie concrètement : des dizaines de fintech qui servaient des populations non bancarisées se trouvaient en situation d'illégalité. Leurs utilisateurs, souvent parmi les plus vulnérables, se retrouvaient exposés sans recours réglementaire en cas de défaillance. Qui régule réellement, et au profit de qui ? La question centrale est la consolidation en cours profite-t-elle aux populations exclues, ou restructure-t-elle principalement le marché au profit des acteurs les plus capitalisés ? La perspective est celle d'un secteur qui entre dans une phase de maturité réglementaire incontournable, portée par une BCEAO qui a clairement choisi la supervision directe sur la tolérance passive. À moyen terme, les petites fintech, avec des exigences de capital comprises entre 10 et 100 millions de FCFA par pays, les structures à capitaux modestes seront soit absorbées, soit contraintes à disparaître. La proposition que les acteurs du secteur n'ont pas encore formulée collectivement est pourtant évidente : plaider pour un agrément UEMOA unique valable dans les huit pays, réduire les coûts de mise en conformité pour les fintech à vocation rurale et les obliger à rendre publics leurs indicateurs d'inclusion réelle, pas leurs seuls chiffres d'utilisateurs. DB News continuera de documenter cette transformation, ses gagnants, et ceux qu'elle laisse sur le bord de la route. DBNews Sources principales : - BCEAO / Instruction N°001-01-2024 (23 janvier 2024) - Agence Ecofin (juin et octobre 2025) - Financial Afrik (mai 2025) - Digital Frontiers Institute (janvier 2026) - Startupmedias.net / Ouestaf News (septembre 2025) - Westaf Daily (septembre 2025) - Abidjan Économie (octobre 2025) - Afrique IT News (mai et juillet 2025) - Droit Médias Finance (2025) - Digital Mag Côte d'Ivoire (juin 2025) © DB News 2026 — Tous droits réservés Read the full article
Fintech et banques en Afrique de l'Ouest : les 5 raisons d'un rapprochement stratégique inédit
Les fintech en Afrique de l'Ouest ne cherchent plus à contourner les banques traditionnelles, elles veulent désormais s'en rapprocher, voire en devenir. Ce virage stratégique, accéléré par le durcissement réglementaire de la BCEAO, redessine le paysage financier de toute la zone UEMOA. Plus de 60 % de la population adulte de la sous-région reste exclue du système bancaire classique, ce qui place cette convergence au cœur d'un enjeu de développement majeur. Ce phénomène ne relève pas d'une simple tendance conjoncturelle. Il traduit une mutation profonde du secteur financier ouest-africain, où les jeunes pousses de la tech financière et les établissements bancaires historiques réalisent qu'ils ont davantage à gagner ensemble que séparément. Décryptage d'un mouvement qui pourrait transformer l'accès aux services financiers pour des millions de personnes. Par la rédaction | 09 mars 2026 131 fintech, 30 agréments : les chiffres qui dérangent Le paysage fintech en Afrique de l'Ouest semblait être, jusqu'en 2024, un territoire d'innovation sans frontières. Des startups de paiement mobile proliféraient dans toute la zone UEMOA, opérant dans un flou réglementaire toléré par une BCEAO encore en phase d'observation. Cette période est officiellement close. Depuis l'entrée en vigueur de l'Instruction N°001-01-2024 du 23 janvier 2024, toute fintech souhaitant fournir des services de paiement dans l'UMOA doit obtenir un agrément préalable de la banque centrale. La résistance du secteur à cette mise en conformité dit tout des fragilités structurelles de cet écosystème. En 2022, le Bureau de Connaissance et de Suivi des Fintech (BCSF-UEMOA) recensait 131 fintech actives dans le domaine du paiement. Pourtant, au 27 mai 2025, seulement 11 agréments avaient été délivrés. Onze sur cent trente et une. L'écart entre l'ambition affichée et la réalité opérationnelle est saisissant. La BCEAO a accordé pas moins de quatre reports successifs depuis janvier 2024, fixant finalement au 1er septembre 2025 la date butoir au-delà de laquelle "seules les structures agréées seront autorisées à fournir des services de paiement dans l'Union." Agence Ecofin Ce n'est pas un dialogue. C'est un ultimatum différé quatre fois. Et la question qui s'impose est simple : pourquoi la grande majorité des fintech de la zone n'est-elle toujours pas en conformité deux ans après la publication de la réglementation ? Une mise en conformité à deux vitesses, un marché fragmenté Les contraintes sont documentées : exigence de capital social entre 10 et 100 millions de FCFA, dispositifs de gouvernance, sécurité des systèmes d'information, conformité réglementaire stricte. Pour une startup naissante opérant avec des ressources limitées, ces exigences représentent des barrières à l'entrée significatives, non des formalités administratives. La dynamique s'est cependant accélérée en fin d'année. Le 8 septembre 2025, la BCEAO a accordé dix nouvelles licences, portant à trente le nombre total d'acteurs autorisés dans l'UEMOA. Parmi les nouveaux entrants : Julaya et Open SI au Bénin, Kerry Payments au Burkina Faso, Djamo et Payemetrust en Côte d'Ivoire, Cauridor au Mali, Ollo Africa au Togo, et trois fintechs au Sénégal, dont Djamo et African Financial Agent. François Sène, directeur national de la BCEAO pour le Sénégal, a déclaré le 9 mai 2025 : "L'un des objectifs majeurs de cette réglementation est de protéger les déposants, leurs avoirs, surtout ceux en monnaie électronique, un levier essentiel d'inclusion financière". La formulation est prudente. Elle ne dit pas ce qu'il advient des utilisateurs de fintech non agréées, toujours actives sur le terrain. Un autre obstacle structurel est passé sous silence dans le débat public : chaque agrément BCEAO est strictement national. Une fintech qui souhaite opérer dans les huit pays de l'UEMOA doit donc déposer et obtenir huit agréments distincts, dans huit cadres administratifs différents. L'interopérabilité régionale, présentée comme un horizon atteignable, se heurte à une architecture réglementaire qui reste fragmentée par pays. Les 5 raisons concrètes de cette convergence Plusieurs facteurs expliquent pourquoi les fintech en Afrique de l'Ouest se rapprochent des banques traditionnelles, au-delà de la seule pression réglementaire. Premièrement, la conformité réglementaire représente un impératif de survie. Sans agrément de la BCEAO, une fintech ne peut tout simplement pas opérer légalement sur le long terme dans la zone UEMOA. Les coûts de mise en conformité, estimés à plusieurs centaines de millions de francs CFA, poussent les plus petites structures vers des alliances plutôt que vers une transformation en banque. Deuxièmement, la complémentarité technologique joue un rôle déterminant. Les banques traditionnelles disposent de l'infrastructure réglementaire et de la confiance des déposants, tandis que les fintech apportent l'agilité technologique et la capacité à toucher les populations non bancarisées. Environ 65 % des adultes de la sous-région n'ont pas de compte bancaire classique, selon les données de la Banque mondiale. Troisièmement, l'accès au financement devient plus aisé pour une fintech adossée à une banque. Les investisseurs internationaux, échaudés par les difficultés de plusieurs startups africaines en 2023 et 2024, privilégient désormais les modèles économiques assis sur des fondations réglementaires solides. Quatrièmement, la pression concurrentielle exercée par des acteurs comme Wave, Orange Money ou MTN Mobile Money oblige les petites fintech à rechercher des partenaires bancaires pour élargir leur gamme de services (crédit, épargne, assurance). Cinquièmement, la maturité du marché pousse l'ensemble de l'écosystème vers la consolidation. Après une phase d'expérimentation entre 2018 et 2023, le secteur entre dans une phase de structuration où seuls les acteurs les mieux capitalisés et les mieux régulés survivront. Facteur Impact pour les fintech Impact pour les banques Conformité BCEAO Obligation de se structurer ou de s'allier Opportunité d'acquérir de l'innovation Complémentarité tech Accès à l'infrastructure bancaire Modernisation des services digitaux Accès au financement Crédibilité renforcée auprès des investisseurs Diversification des revenus Concurrence (Wave, Orange Money) Nécessité d'élargir la gamme de services Risque de perte de parts de marché Maturité du marché Phase de consolidation inévitable Possibilité de rachats stratégiques Wave crée sa banque, le marché bascule L'évolution la plus significative de l'année 2025 est passée quasi inaperçue dans l'article source. Wave Mobile Money, fondée en 2018 par les Américains Drew Durbin et Lincoln Quirk, a créé Wave Bank Africa, officiellement constituée le 4 août 2025 et enregistrée le 22 août, avec un capital de départ de 20 milliards de FCFA en Côte d'Ivoire. Cette nouvelle entité exercera l'ensemble des activités bancaires classiques : collecte de dépôts, octroi de crédits, gestion de comptes et opérations de paiement. C'est un basculement de modèle. Wave ne cherche plus seulement à contourner les banques ou à s'y adosser. Elle en devient une. Ce mouvement intervient après une levée de fonds par emprunt de 117 millions d'euros, menée par Rand Merchant Bank avec le soutien de British International Investment, Finnfund et Norfund. La fintech qui avait fait vaciller Orange Money en cassant les prix des transferts franchit désormais la ligne rouge : elle entre dans le périmètre réglementaire complet. Dans le même temps, la BCEAO a lancé le 30 septembre 2025 la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), une infrastructure régionale que Wave, comme toutes les autres fintech, devra intégrer sous peine de perdre sa position concurrentielle. La combinaison de ces deux événements, Wave Bank Africa et la PI-SPI, redessine le secteur plus profondément que cinq ans de partenariats fintech-banques. L'inclusion financière : la promesse et l'angle mort L'argument de l'inclusion financière est omniprésent dans tous les discours officiels sur la convergence fintech-banques. Il mérite un examen critique. En Côte d'Ivoire, premier marché financier de la zone UEMOA, le taux strict de bancarisation hors microfinance et mobile money était de 22% en 2024, avec 7,2 millions de comptes bancaires individuels. Le pays comptait 78% de non-bancarisés. Ces chiffres confirment que le mobile money a progressé sans que la bancarisation classique suive. L'enjeu de la convergence fintech-banques est précisément là : transformer des utilisateurs de mobile money en clients bancaires à part entière, avec accès au crédit, à l'épargne réglementée et à l'assurance. Mais la réglementation actuelle contient un angle mort que personne ne nomme clairement. Au Sénégal, sur plus d'une centaine de fintech identifiées, seules deux avaient obtenu l'agrément BCEAO avant le premier mai 2025. Le directeur national de la BCEAO a indiqué que la majorité des dossiers soumis présentaient des insuffisances notables. Ce que cela signifie concrètement : des dizaines de fintech qui servaient des populations non bancarisées se trouvaient en situation d'illégalité. Leurs utilisateurs, souvent parmi les plus vulnérables, se retrouvaient exposés sans recours réglementaire en cas de défaillance. Qui régule réellement, et au profit de qui ? La question centrale est la consolidation en cours profite-t-elle aux populations exclues, ou restructure-t-elle principalement le marché au profit des acteurs les plus capitalisés ? La perspective est celle d'un secteur qui entre dans une phase de maturité réglementaire incontournable, portée par une BCEAO qui a clairement choisi la supervision directe sur la tolérance passive. À moyen terme, les petites fintech, avec des exigences de capital comprises entre 10 et 100 millions de FCFA par pays, les structures à capitaux modestes seront soit absorbées, soit contraintes à disparaître. La proposition que les acteurs du secteur n'ont pas encore formulée collectivement est pourtant évidente : plaider pour un agrément UEMOA unique valable dans les huit pays, réduire les coûts de mise en conformité pour les fintech à vocation rurale et les obliger à rendre publics leurs indicateurs d'inclusion réelle, pas leurs seuls chiffres d'utilisateurs. DB News continuera de documenter cette transformation, ses gagnants, et ceux qu'elle laisse sur le bord de la route. DBNews Sources principales : - BCEAO / Instruction N°001-01-2024 (23 janvier 2024) - Agence Ecofin (juin et octobre 2025) - Financial Afrik (mai 2025) - Digital Frontiers Institute (janvier 2026) - Startupmedias.net / Ouestaf News (septembre 2025) - Westaf Daily (septembre 2025) - Abidjan Économie (octobre 2025) - Afrique IT News (mai et juillet 2025) - Droit Médias Finance (2025) - Digital Mag Côte d'Ivoire (juin 2025) © DB News 2026 — Tous droits réservés Read the full article
Mali : plus de 77 milliards de francs CFA de perte pour l’économie nationale
Ces chiffres ressortent dans le rapport de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sur la balance de paiement pour le compte de l’année 2022. Le document précise que les revenus de la filière bétail au Mali a connu une chute considérable. Au Mali, l’exportation du bétail occupe la 3ème place, après l’or et le coton. Selon ce document, cette baisse s’explique non seulement par…
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BCEAO : Bientôt une agence auxiliaire à Kayes après Sikasso et Mopti
«Nous avons profité de cette audience pour informer le président de la Transition que nous avons pratiquement finalisé la construction de notre 3e agence auxiliaire au Mali qui va ouvrir en 2024 à Kayes», a précisé le gouverneur de la Bcéao M. Jean-Claude Kassi Brou, à sa sortie d’audience à Koulouba. Cette agence (dont la date de l’inauguration officielle sera fixée par les autorités…
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Non-réhabilitation des sites miniers au Burkina Faso : que deviennent les 60 milliards FCFA versés par les sociétés minières ?
Les différents Codes miniers que le Burkina Faso a adoptés encadrent la question de la fermeture et de la réhabilitation des sites miniers. En effet, les sociétés minières qui sont en fin d’exploitation ont l’obligation de réhabiliter le cadre ayant servi à leurs activités. Pour ce faire, elles cotisent annuellement pendant la phase d’exploitation de leur mine afin que cette manne financière…
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