Le "non-monumental" mérite lui aussi d'êre sauvé ...
Si on m'a demandé il y'a dela 5 ans si je m'identifiais dans une architecture bien determinée, j'aurai certainement repondu "l'Avenue Habib Bourguiba", sans pour autant chercher toutes les connotations que pourrait dégager cette expression;
Dans notre mémoire visuelle, architecture tunisienne rime souvent avec medinas, Ksours et Ville europeenne, moi je me retrouve bien dans la ville europeenne, j'étais et je serais toujours fasciné par l'architecture de ses façades, et cela bien avant que je comprenne le sens même de certaines expressions tels que eclectisme, moresque, arabisance ...
Bien que j'ai toujours éprouvé cet idolatrie envers ce monde qui est la ville europeenne, j'ai toujours été un fervent adepte de "non integration", j'ai haissais ce mot, dans mes projets je n'ai jamais su respecté l'architecture identisue au lieu, sous faux pretexte d'ouverte. Mais, au cour du Séminaire d'intervention en tissu ancien, j'ai eu la chance de bien analyser la chose, de prendre un peu de recul par rapport a mes préjugées, pour pouvoir formuler une analyse de l'avenue des Etats Unis "Avnue Carnot", et aussitôt j'ai pu me debarrasé des filtres qui m'aveuglaient, j'ai enfin su apprecier une architecture plus que incroyable.
C'est certainement la villa de Fortuné Nakache, reconvertie en siege de la Tunis International Bank, cette merveille signé Marcello Avena datant de 1921 qui m'a fait le premier déclic, mais ce qui m'a varaiment pousser a me pencher sur cette question, c'est les autres immeubles de cet avenue, atrocement amochies par l'usure du temps et surtout de l'Homme, mais ces immeubles, n'ont ils pas ce background monumental pour benificier d'une attention précise ? Sont ils systematiquement voués à la mort clinique ou à la defiguration, comme beaucoup d'autres immeubles (Designi, le claridge ...)
Villa Fortuné Nakache, Architecture temoigne des beaux temps ! Signée AVENA MARCELLO
Une chose me dit que le potentiel de cet avenue (immeubles, verdure, vastes troittoires, serie de palmiers ) est malheureusement terriblement gachés, par les interventions improvisés des propiétaires et des locataires.Un immeuble datant des années 20 vient d'être rasé par des promoteurs, un fonctionnaire de la banque TIB nous a parlé de ce vielle dame qui pleurait impuissante, devant les engins qui ont démolis cet immeuble, c'est une page de notre histoire collective qui venait d'être rasée !
Un crime en nom de l'architeecture
Dans cette ligné, une intervention à l'echelle urbaine sur ce secteur me semble plus que imminente. Si on degagerait le potentiel de ce site plus clairement au grand public, cela pousserait sans doute les investisseurs a entammer des travaux de rehabilitation, de restauration, de reconversion ...
De toute façon, dans une Tunisie, ou chaque œuvre faite doit absolument faire partir de la machine propagandiste du parti au pouvoir, cela semblerait bien quelque chose de plus que impossible ….







