Léa, série Des Femmes et des fleurs, par Rüdy Waks

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Léa, série Des Femmes et des fleurs, par Rüdy Waks
Rose rose — gouache, 9 juillet 2023 – Collection Zoé.
Les tares.
De retour chez Jaeger (avez-vous bien retenu la leçon de la dernière fois ?). Je dois vous avouer qu'à bientôt 35 ans j'ai besoin de réfléchir pour lire l'heure sur un cadran. Les montres me sont donc d'une utilité limitée. Puisque nous sommes à l'heure des confessions (12h34 visiblement, comme indiqué sur mon ordinateur et non pas sur ma montre, pas besoin de vous faire un dessin) je vais tout de suite et maintenant devant vos yeux ébahis vous lâcher quelques petites tares personnelles pour soulager ma conscience une bonne fois pour toutes. Je confonds toujours ma gauche et ma droite. Je le regrette car il n’en tenait qu’à ça pour que je fasse carrière dans la F1 (ma dextérité de tous les diables, ma vue perçante d’aigle royal et mon attrait pour les sensations fortes en sont bien la preuve). A défaut, je roule actuellement dans une Fiat Punto 3 portes cabossée (Non maman j’ai toujours pas fait réparer les clignos, oui je sais ça fait 6 mois c’est dangereux). Chienne de vie. Je préfèrerai me couper les pieds avec les dents plutôt que d'enlever une paire de baskets avec des lacets mouillés, ce qui n'est recommandé ni pour les dents ni pour les pieds. Je ne sais pas calculer de tête. Je préfère supposer une réponse approximative. Souvent 21 d'ailleurs allez savoir pourquoi. J’ai une chance toute relative de répondre juste mais comme le dit l’adage “Dans les situations désespérées, la seule sagesse est l'optimisme aveugle”. Je mange mes mozzarella avec du Maggi. Héritage culinaire d’une colocation aussi merveilleuse qu’apocalyptique à Villeneuve-la-Garenne, dans laquelle visiblement personne n'était italien. Que cette maison tienne encore debout relèverait du miracle. Je viens de vérifier. Elle est encore debout. C’est un miracle. J’ai la phobie des boutons de chemises depuis que je suis en âge de le manifester. Les individus vêtus d’un t-shirt col en V avec des boutons INUTILES sur le-dit col sont sur mon échelle du dégoût au même niveau que le frigo de Jeffrey Dahmer (encore lui), sans parler des sous-pulls avec des boutons décoratifs le long des manches (donnez-moi une bassine, vite). Habillez moi, admettons…. au hasard comme ça, Josh Hartnett dans une combi lycra recouverte de boutons en plastique, je ne le toucherai pas avec un bâton. C’est un sujet en soi que je vous garde sous le coude pour plus tard. Et je vais donc m’arrêter là dessus avant que vous me trouviez trop étrange pour que l’on reste amis.
Sacré slogan...
nature morte au cendrier
17.03.19