Frontlines : Une interview d’Anders Petersen
Quand il a commencé à traîner au comptoir du Café Lehmitz à Hambourg Anders Petersen avait 23 ans. Trois années durant, il a capturé l’incroyable galerie de personnages nocturnes qui y faisaient leur vie : anciens taulards, escrocs ou marins qui n’avaient jamais navigué, rencontres amoureuses et rixes alcoolisées. Célébrée, cette série a fait de lui un photographe, passager des marges, dont les ouvrages sont feuilletés religieusement par quiconque prétend se frotter à l’image en noir et blanc. Nous avons croisé sa route cet été lors d’un workshop accueillant une vingtaine de personnes venues des quatre coins du monde. Derrière ses épaisses lunettes, le portraitiste suédois toujours aux aguets délivrait des attentions simples, en apparence : « Shoot from the gut, edit with the brain. » C’est en substance ce que lui avait transmis son mentor, Christer Strömholm. Un leitmotiv, beaucoup de discipline et du plaisir, aussi : «Si la photographie ne devait se résumer qu’à un simple but, ce serait de se faire plaisir. Un photographe ne devrait pas trop se prendre au sérieux. »
L’entretien est à découvrir dans le n°92 de la revue MOUVEMENT.
Portrait par Antoine D’Agata















