Dimanche 13 février
Lever vers 7h30. Un peu tôt pour les commerces, même le café devra attendre 9h que le café dolfi ouvre. Du coup je déjeune dans ma chambre avec les petits pains d'épices que j'ai acheté à Sucupira, des gaufrettes et un jus acheté à la supérette chinoise en bas de la rue.
J'irai boire un café plus tard et, la pension Alize ne m'ayant pas répondu, j'y vais de moi même. Je leur demande pour le prix et l'aieule Alize, 80 ans passés, vient confirmer que c'est bon.
Du coup je vais rester trois nuits à ce tarif, le moins cher de toute l'île, 1500 escudos, petit déjeuner compris et rayonner depuis Tarrafal en collectivo.
Il me faudra juste me rapprocher de Ribeira Brava mercredi pour mon vol jeudi. Là ça sera plus cher et il n'y a que trois ou quatre hôtels.
Du coup je pose un sac et je vais chercher le plus gros. Je libère mon ancienne chambre, retourne à la pension et vais voir le toit terrasse. Peut être aurais-je la chance d'y apprécier un coucher de soleil. Pour ça il faudra que ça se découvre un peu.
Je pars vers 10h30 à pied vers l'ouest sur la route principale, sous le soleil à ce moment de la journée, et avance tranquillement sur la route pavée.
Au bout d'un moment j'arrête un pick up blanc. Il y a un couple d'allemands dedans avec qui je vais partager la course. Le chauffeur nous amène jusqu'au Monte Furado, ancien volcan de 199m d'altitude.
Le vent ici est plus fort et mon chapeau s'envole. Matias le poursuit en courant et réussit à me le récupérer dans une petite gorge où il s'est coincé.
On reste un petit moment sur le mont puis on se dirige vers Caiberinho, une des merveilles du Cap Vert, formation géologique sableuse qui est sculptée par les vagues et le vent.
On y reste un bon moment contemplant les fortes vagues faire leur boulot, faisant chacun une petite pause déjeuner.
On se sépare un peu plus tard avec Johanna et Matias, eux voulant remonter vers le village de Praia Branca.
Moi je prends la direction de la côte et la suit jusqu'à Barril, petit hameau et son phare. Les paysages sont à couper le souffle, lunaires, avec de temps à autres des chèvres ou des brebis cherchant quelques fois l'ombre sous les arbres (dé)formés par le vent.
Lorsque je retrouve la route j'y fais du stop. Deux petits jeunes en petite citadine me prennent et le ramènent à Tarrafal.
Je m'arrête au Dolfi pour boire un jus de fruits pour me désaltérer. Je parle italien avec deux des trois retraités avec qui j'ai déjà palabré un peu la veille et ce matin.
Je rentre tranquillement à la pension et me repose un peu sur la terrasse. En dessous ça s'énerve sur la petite placette à l'ombre où d'habitude les joueurs d'awalé ou de cartes jouent.
Après un coucher de soleil encore caché (je ne sais pas si j'en verrai enfin un), je file au Dolfi, seul bar resto ouvert le dimanche, pour y dîner, accompagné d'une fraîche caipirinha.
Je vais manger comme hier du coup, du thon et des légumes, mais j'en profite, le prochain que je mangerai en France n'aura pas cette fraîcheur.
Au final caipi pas chère et thon plus cher qu'hier mais toujours très copieux et très bien cuisiné. Café pour faire descendre tout ça et retour vers 21h15 à la pension.
J'ai le temps pour le blog, pour bouquiner et établir mon itinéraire de demain.














