Suisse : Hydros navigue à Falmouth à 2 bateaux
Ils sont les premiers à s’être installés à Falmouth, sur le site de la Petite Coupe, depuis le début du mois d’août. Hydros, l’équipe Suisse, a établit ses quartiers et commence ses entrainements sur le plan d’eau où aura lieu la compétition à partir du 22 septembre.
Les deux Classe C Hydros sont maintenant à l’eau et l’enthousiasme des marins confirme le haut niveau de technicité et les performances attendues.
Billy Besson, barreur du Classe C N°1 Hydros nous fait un petit retour de ses premiers bords anglais.
Parle nous des sensations à la barre de ces Classe C
Billy Besson : « Au niveau des sensations, c’est un peu comme les AC72 (Catamarans de la Coupe de l’America, Ndlr.) : dès que l’on vole, on s’affranchit des frottements de la coque sur l’eau, et il ne reste pratiquement plus rien qui touche. On va alors très vite, et c’est d’une finesse incomparable à la barre. Le moindre changement de réglage, la moindre modification dans la répartition du poids se ressentent et changent le comportement du bateau. C’est exceptionnel, et je sens que l’on touche à ce qui se fait de plus « haute technologie » dans le domaine de la voile ! »
Le fait de naviguer bord à bord avec le second bateau
Billy Besson : « C’est assez incroyable, on peut comparer nos performances, nos angles par rapport au vent et l’influence de nos réglages. Mercredi, lorsque nous avons navigué, au portant on atteint des vitesses moyennes de 23 – 24 nœuds sur les foils, sur des petits bateaux comme ça, c’est juste fantastique. Les deux bateaux sont globalement assez similaires, nous avons juste fait le choix de tester des appendices différents, et les retours sont forcément très intéressants. Tout cela nous permet de nous confronter à une sorte d’adversaire, et d’avancer plus vite dans le choix des appendices que nous utiliserons pour la compétition. »
Comment ça se passe, dans la tête, la préparation de cette Petite Coupe
Billy Bessons : « D’un côté, c’est exactement comme n’importe quelle régate majeur. Il faut travailler, connaître le bateau sur le bout des doigts, découvrir le plan d’eau afin d’être capable d’adapter notre stratégie aux conditions, et ça, nous savons tous le faire au sein de l’équipe. De l’autre, on se retrouve dans la situation où nous ne découvrirons les adversaires que le jour de la compétition ; nous ne mesurerons les performances de nos bateaux qu’au tout dernier moment. C’est très différent, mais aussi vraiment excitant, il y a nettement plus d’inconnu. »
« Ce qui nous permet de rester serein, c’est le travail incroyable de l’équipe technique. Nous sommes une « petite » équipe pour deux bateaux, mais il font tout, mettent tout en œuvre pour que nous puissions naviguer dans les meilleures conditions et nous focaliser sur la compétition. De notre côté, nous essayons de leur fournir un maximum de retours, de sensations, d’observations, afin qu’ils puissent comprendre, adapter, partager ces navigation incroyables. Il en va de même pour le bureau d’étude en Suisse. C’est vraiment un boulot d’équipe, et en travaillant avec eux, on sait qu’on peut se être plus serein dans notre tête ! Ces bateaux sont incroyables, et tous les acteurs, que ce soit VPLP, HDS, le chantier Décision SA, tout le monde a vraiment fait un boulot fantastique pour mettre entre nos mains ces bateaux ! »
Le compte à rebours est lancé, 23 jours avant le début des hostilités, et chaque journée rapproche Hydros du but. L’équipe Suisse attend maintenant ses adversaires, actuellement dans les conteneurs pour certains (Canadiens, Américains…) ou en préparation de voyage pour d’autres. D’autres navigations sont prévues durant tout le mois de septembre, car il n’y a pas de secret : préparation, navigation, expérience, optimisation, sont les clés de la réussite !