Anne-Sophie Masson, doctorante à l'IRD en biologie des interactions
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Bonjour à tous, je suis Anne-Sophie Masson, en thèse à Montpellier et en dernière année déjà ! J’aime observer les réactions entre les choses en général et pour ma thèse, je m’intéresse en particulier aux interactions entre trois entités biologiques : le riz, des microorganismes (bactéries et champignons notamment) et des nématodes du sol. Comme mon sujet est à l’interface entre plusieurs domaines d'étude, je travaille dans plusieurs équipes au sein de l’unité de recherche IPME (Interactions Plantes-Microorganismes-Environnement), future unité de recherche PHIM (Plant Health Institute of Montpellier) où tous mes encadrants seront rassemblés dans une seule équipe l’année prochaine. Mon laboratoire se situe à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) sur le campus Agropolis.
MON PARCOURS
Il n’est pas linéaire. J’ai commencé par étudier les maladies humaines (DUT en Génie Biologique à l’Université de Montpellier) avant d’étudier les maladies de plantes (Master de Biologie Fonctionnelle des Plantes, toujours à Montpellier). Laissez-moi vous expliquer cette transition… Certaines choses en biologie m’ont toujours fascinée, alors j’ai fait des choix assez différents après le bac pour me creuser une voie dans cette discipline. J’ai choisi d’aller à l’IUT, ce qui m’a donné une bonne méthodologie de travail. En revanche, j’ai fait ce choix à la légère pour la spécialité et je me suis vite aperçue que faire des expériences de laboratoire sur des modèles animaux, ce n’était vraiment pas mon truc. J’ai donc décidé de me diriger vers un environnement qui m’attirait plus, et j’ai choisi de continuer ma formation en biologie-agrosciences. Le temps de la réflexion, j’ai fait une année de licence en Irlande en… chimie, à cause d’un soucis de communication dans le programme d’échange ERASMUS ! Tant pis pour la spécialité encore une fois, car j’ai pu consolidé certaines bases en biologie et mon anglais dans une fameuse ambiance culturelle. J’ai aussi saisi une autre occasion d’acquérir de l’expérience en dehors du parcours scolaire classique en prenant le temps de faire une césure au milieu de mon master. Je suis donc partie dans un laboratoire de recherche pendant un an au Vietnam (au LMI RICE à Hanoi). Là-bas, j’ai touché à pas mal de choses autour des nématodes, mais ces petites bêtes et les problématiques derrière rassemblaient ce que j’aimais faire concrètement. De retour en France, j’ai accepté le challenge de la thèse. Je suis très contente que mon sujet m’amène aussi sur des aspects plus fondamentaux d’écologie, et cela me donne suffisamment de fil à retordre pour le moment, croyez-moi ! Pour la suite, je compte mettre à contribution tout ce que j’ai appris jusqu’ici mais je n’ai pas un seul projet précis en tête car je continuerai d’emprunter de nouveaux chemins si besoin au prochain croisement.
MON PROJET DE THESE
En 2018, à la fin de mon master, j’ai obtenu une bourse de thèse avec l’école doctorale GAIA pour 3 ans. Mon directeur de thèse, c’est Stéphane Bellafiore, qui m’a initiée à la nématologie. Je suis aussi encadrée par Lionel Moulin pour le côté microbiologie, et Pierre Czernic pour le côté physiologie de la plante. L’intitulé actuel est : “Le microbiome associé aux racines de riz dans un contexte d’infection par des nématodes phytoparasites : caractérisations écologique, phénotypique et moléculaire”. Comme tout intitulé de thèse, il est un peu à rallonge et sera probablement ajusté pour le manuscript à rendre à la fin de ma thèse, mais il contient bien toute l’histoire que je vais vous raconter. En gros, il y a des nématodes qui parasitent le riz, et j’aide à trouver des solutions durables pour limiter l’impact de ces nématodes grâce au microbiome. Le microbiome, c’est l’ensemble des microorganismes associés à un environnement, donc au riz en l’occurrence. C’est un peu à la mode dans de nombreux problématiques de recherche, mais c’est tellement important de ne pas considérer les organismes comme des individus seuls si on veut bien comprendre comment ils fonctionnent ! J’explore aussi la nématofaune du sol, c’est-à-dire l’ensemble des nématodes qui habitent le sol, pour comprendre le fonctionnement du sol sur lequel poussent les plantes. Je vous raconterai un peu plus le lien entre tout ça et la contribution que j’essaye d’apporter à la recherche dans ma semaine sur LaBioAuLabo.
De passage à Toulouse pour l'ATVTweetup, nous en avons profité pour rencontrer Johan Langot dans les locaux de Science Animation situés à l'Observatoire de Jolimont.
L'entretien aura duré deux petites heures. L'occasion de discuter du passé, du présent et du futur de l'association (née dans les années 1980) dans la perspective d'un article à paraître la semaine du 28 mai. Cette semaine là, en effet, Toulouse deviendra une vraie capitale de la Culture Scientifique et Technique en accueillant coup sur coup le congrès de l'AMCSTI (les 29 et 31 mai) et la conférence ECSITE (du 31 mai au 2 juin).
Grand jour pour la culture scientifique française ! Le 2 février 2012, se tenait la conférence de lancement du programme Inmédiats, qui concerne 6 centres de sciences français (Cap Sciences à Bordeaux, Science Animation à Toulouse, Relais d'Sciences à Caen, l'Espace des Sciences à Rennes, La Casemate à Grenoble et Universcience à Paris.
Pour ma part, j'ai suivi l'événement depuis la Cité des Sciences, l'un des trois centres qui était en visioconférence avec Bordeaux et Caen. Au menu, des tweets, des photos et quelques sons.
Sur les trois axes qui seront développés par Universcience, écoutons les différents chefs de projets.
Et pour revoir l'événement d'une autre manière, la fameuse cartographie des conversations sur twitter, développée par Mikaly de Knowtex !