⛩️ Tokyo au début du printemps 🇯🇵
🌸 😍 🌸
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⛩️ Tokyo au début du printemps 🇯🇵
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~Birthday gift for my mother, a watercolored sakura tree + some close-ups !
Coffee Time ! ☕️ 🌸
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Cartes postales de Tōkyō 東京 c. 1910
1 - Entrance of Uyeno park at Tokyo 2 - Cherry blossom at Uyeno park, Tokyo 3 - Cherry blossom at Uyeno park, Tokyo 4 - Wistaria blossoms in Kameido temple Tokyo
Cerisier en fleurs - Saint-Martin-de-Boscherville, Normandie
Il est des âmes de terre, belles oubliées, anciennes, fondues au sol, qui la nourrissent et font ce terreau sublime et fertile où pousse irrémédiablement et puissamment la vie, en beauté inouïe. De là l'histoire du monde et celle de nos vies. Ainsi l'amour que nous portions à ces dépouilles désertées, est en nous, et nous sommes pieds au sol enlacés constants avec ce que tous les hommes ont laissé de plus grand qu'eux, qui flotte autour de nous, ces histoires enracinées, qui élèvent nos flambées d'émotions, soulèvent en contrastes de leur mondes d'ombre ambrés, nos amours naissantes et toutes ces survenues d'embellies qui ne cesseront plus.. Alors par delà la distance et les variations de la géographie, on aime, plus fort chaque jour, à être gagné, inondé, envahi par ces assemblages subtils, nouvelles géologies. Notre vie en hortillonnage, pays nôtre que nul autre ne voit. Aussi, dans l'espacement terrible qui la sépare de lui, parfois, elle pense son absence comme cette lame qui blesse, alors qu'elle veut simplement, si fort, se donner entière jubilatoire, en vraie, en belle mesure accomplie, en jouissance et conscience partagées. C'est qu'elle est dans la terreur de laisser échapper ces bouts d'elle, nature, qu'elle abhorre, qui dans l'échange la transpercent doublement: La peur, la douleur, la laideur, les cris. Alors, élaborer, parfaire, en parler doucement, prendre le temps de l'écrire, poser chaque mot, même si elle balbutie et trébuche, distiller pendant qu'il s'interroge, peut-être, forcément, et qu'il s'inquiète aussi, et qu'ils ont mal au ventre au coeur. Surchargée submergée de ces restes de maux qu'elle voudrait oublier. Se poser encore, une dernière fois, cette sclérose, la question: "Comprend-il?", et saisir ce faisant, l'ampleur de la projection, l'erreur qu'elle refait à chaque fois. Pense à ce moment: "Je sais que tu comprends"
Alors, "faire signe", voie de tendresse, allier douceurs, pour panser inquiétude et faire lien à nouveau. Boire le philtre archétype, celui qu'on invente, qui donne clef vers ce chemin. Simplement.. Trouver ces vocables petits soins qui apaisent, pour extraire ces ressorts étranges et pesants, du dedans, qui toujours prolifèrent. Terminer de dire combien on voudrait les circonscrire ou s'en échapper sinon, ou mieux encore aller au devant d'eux, pour leur intimer l'ordre de rester cois, au moins pour un moment. Et qu'on ne sait que s'en tenir à les subir, impuissant .. Que c'est pour cela, que l'on ne comprend pas, car on est en soi, transfiguré d'amour, plein de ces vents présents d'avenir qui transmuent, et décalent pourtant parfois, sacrificiels par nature, pour cet instant qui dure, toujours plus qu'on n'en pourrait avaler. Et ça dit: "Regarde-toi, c'est toi, n'oublies pas, tu n'es pas en contrôle, jamais, alors.. ne pense qu'à la raison, la belle, ce flot impétueux de ton ivresse". Et elle encore: -"Que je suis longue et lente, ces hontes parfois" -"Jette les!! Le cerisier ne pousse pas en un jour!" Et le voilà alors, qui l'en sort de sa douleur, lui l'ange, virevoltant léger d'un sourire à une montagne de bonheur, d'une douceur soufflée ensemençant son jardin secret, cette âme belle, l'enthousiaste, qui lui fait cette armure, la positive qui lui repeins le visage en un perpétuel accent de joie, et la généreuse encore, qui savoure curieuse affamée, métabolise, tous ses écarts de maux, l'adorable qui lui est sans cesse tout contre la peau et l'âme, l'habillant de chaleur de haut en bas, dehors-dedans. Et elle voudrait tant qu'il plonge en ce jardin naissant, qu'ils s'y greffent, pin-cerisier amoureux fous.. Pour de cet entrelacs de leurs humeurs, leurs peaux et leurs racines, s'ériger vers le ciel. Le septième et puis tous les autres aussi. Alors, encore, hier, demain, maintenant, et toujours, parler pour se dire, ces au-delà de soi où l'on se relie, de mesures en jalons, de graines en verdeur, être don d'énergie véritable, chérir cette confiance et ce bonheur qui lui sont fait, ces étrennes infinies.. Et déjà l'on s'accepte comme on ne se regardait point. Il est des hypogées que l'amour traverse, vivifie et métamorphose en pleine terre pour cerisiers en fleurs. Dans leur ombre, briller plus encore, mêler nos étincelles.
Planter quelques navets, et une ou deux lignes de potimarons, trois rangées de pommes de terre, tailler les framboisiers, après l'effort, transpirer sous le soleil, s'asseoir, boire cette rasade qui dégouline en frais gazouillis dans votre cou, et partager enfin cette tarte aux pommes, les doigts pleins de cannelle. Les lécher jusqu'au baiser, après douce combinaison, s'endormir enlacés. Recommencer demain..
En réponse à "Faire signe" Photo: Avignon, 2008 + Texte ©FloH’S