Déroulé prochaine émission : thème Francophonie
Intro.
Partie 1 : Sommaire
Partie 2 : Intro
Estelle : Bonsoir vous êtes dans la cour des grands, et toute notre équipe est très heureuse de vous retrouvez ce soir pour parler de francophonie.
Quelqu’un : ça tombe plutôt bien vu qu’on est sur Choq fm une radio 100% francophone !
Quelqu’un : oui mais surtout aussi par ce que le 20 mars c’est la journée de la francophonie.
Estelle : oui et puis au delà de ça, c’est le sujet d’actualité du mois ! Le gouvernement provincial vient juste de présenter officiellement ses excuses à la communauté franco-ontarienne car de 1912 à 1927, on a interdit l’usage de la langue française dans les écoles élémentaires !
Commentaires de ceux qui veulent (comme ça je vous laisse libre de vos interventions !).
Estelle : Et puis, je pense que vous avez du entendre parler de la mobilisation importante de la part de la communauté francophone de l’Ontario le 18 février dernier afin de dénoncer la lenteur administrative concernant la création d’une nouvelle université de langue française en Ontario?
Comentaires de ceux qui veulent.
Estelle : Et enfin, tout dernièrement, suite au dépôt du budget de l’Ontario, il y a eu la déclaration du président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt qui a constaté avec regret que peu d'annonces d'intérêt spécifique pour la communauté francophone avaient été faites.
Il a également déclaré que la communauté francophone avait été déçue qu’aucune place n’ait été accordée à l’amélioration de l’offre de programmes postsecondaires en français et à la gouvernance universitaire par et pour les francophones ».
Commentaires de ceux qui veulent.
Estelle : bon alors et vous autour de cette table, comment vivez-vous le fait d’être francophones en Ontario ?
Quelqu’un : Wahoo vaste question… On va prendre la pause musicale pour y réfléchir et on te dit ça toute suite après ok ?
Partie 3 : Anecdotes
Estelle : De retour dans les studios de Choq fm, votre radio 100% francophone, 100% toronto. C’est Estelle ua micro et pour m’accompagner ce soir, j’ai à mes côtés Ludiwine notre chère water woman qui est révenue, Serge notre indomptable papa et Chrystelle, toujours aussi mélodieuse aux oreilles de nos auditeurs.
Alors racontez-moi quelles sont vos anecdotes en tant que francophone sur le territoire ontarien?
Anecdotes de chacun.
Estelle : Je pense que nos auditeurs ont pu parfois se retrouver dans certains de nos propos... On va faire une petite pause mais dans quelques instants, on retrouve notre Waterwoman en pleine forme je crois ce soir!
Partie 4:
Estelle: C’est toujours “Dans la cour des grands” sur les ondes de Choq fm 105 1. Et si vous venez de nous rejoindre, sachez que ce soir nous parlons francophonie. Alors de quoi voulais-tu nous parler Waterwoman ce soir en lien avec la francophonie?
Estelle : Merci Waterwoman pour cette chronique, on passe un peu de musique, et on retrouve juste après avec Serge. A tout de suite.
Partie 5 : Estelle : Vous êtes toujours à l’écoute de votre émission du jeudi soir « Dans la cour des grands », et je laisse le micro à Serge.
Apprendre deux langues a des effets positifs sur le cerveau d’un enfant
N’avez-vous pas dans votre entourage un couple d’amis ou même dans votre famille, deux parents parlant une langue différente ? La question de l’apprentissage du langage à leurs enfants se pose. Faut-il leur apprendre les deux langues ? Si oui, comment s’organiser ? N’est-ce pas troublant pour un enfant ?
Nous ne prétendons pas vous donner une recette miracle afin de savoir comment gérer cet apprentissage linguistique bien particulier, mais plutôt vous montrer que faire apprendre deux langues à un enfant a des effets positifs sur son cerveau.
A 11 ans Laura est parfaitement bilingue. Son papa parle français et sa maman parle italien. Ses parents ont fait le choix de très vite lui apprendre deux langues. Jusqu’à l’âge de deux ans il a été difficile pour elle de ne pas se mélanger, mais très vite tout s’est mis en place. Aujourd’hui Laura est une excellente élève et son bilinguisme est un avantage qu’elle reconnaît volontier.
Le bilinguisme modifie la façon dont fonctionne le cerveau. Tel est le constat dressé par Ellen Bialystok, enseignante-chercheuse en psychologie à la York University, à Toronto, qui a publié sept ouvrages et une centaine d’articles scientifiques sur ce sujet. Elle participait samedi à la conférence « Living with two languages », organisée samedi 13 avril au Lycée Français de New York.
En quoi le cerveau des personnes bilingues est-il spécial ?
Les bilingues doivent en permanence arbitrer entre deux langues. Quand un bilingue franco-anglais voit un chien, selon son interlocuteur, il dira « chien » ou « dog », mais les deux systèmes sont toujours actifs – l’un des deux sera inhibé. Nos recherches ont montré que cet usage constant d’un double circuit renforce le système de « contrôle exécutif » du cerveau. Plus sollicitée, cette partie devient plus efficace. C’est ce qui explique que les bilingues réussissent mieux certaines taches que les monolingues : résoudre des conflits, faire plusieurs choses à la fois, passer d’un ordre à un autre rapidement, inhiber une action.
Cela signifie-t-il que les bilingues sont plus intelligents ?
Non ! De même, ils n’ont pas plus de mémoire. Ils sont juste meilleurs pour certaines taches, car leur cerveau fonctionne mieux que celui des monolingues.
Les bénéfices sur le cerveau sont-ils encore plus forts chez les trilingues ?
Oui. Mais il faut prendre ces études avec précaution. De nombreuses personnes sont devenues trilingues parce qu’elles avaient des facilités avec les langues – ce qui crée un biais. Les bilingues que nous avons étudiés le sont non pas parce qu’ils disposent de certaines aptitudes, mais à cause des circonstances de la vie.
Les personnes bilingues sont-elles plus créatives ?
Quelques études l’affirment. La première a été réalisée au Québec en 1962. Elle a montré que les bilingues ont un avantage sur les monolingues en termes de créativité, d’ouverture, de flexibilité de l’esprit.
Vous avez aussi démontré que le bilinguisme protège contre la maladie d’Alzheimer…
Oui. Pour un même stade d’avancement de la maladie, les bilingues réussissent à mieux combattre les symptômes que les monolingues. En moyenne, ils dont état des symptômes de la maladie cinq ans plus tard que les monolingues. Leur meilleure utilisation de leur système de contrôle exécutif cérébral leur permet de résister davantage.
Jusqu’à quel âge peut on apprendre une langue pour pouvoir bénéficier de ces effets ?
Le plus tôt est le mieux ! Nos études se sont concentrées sur les vrais bilingues, qui ont été confrontés à deux langues depuis leur jeune enfance.
Existe-t-il des inconvénients à être bilingue ?
Les bilingues mettent plus de temps pour choisir leurs mots, ils ont aussi moins de vocabulaire. Lorsqu’on demande à un bilingue de nommer, par exemple, tous les fruits qui lui viennent à l’esprit, il va mettre plus de temps et générer moins de mots qu’un monolingue. On constate aussi que sur les tests standardisés de vocabulaire, les enfants bilingues obtiennent de moins bons scores.
Le cerveau des bilingues n’a pas le même fonctionnement. Il est nettement plus réactif lors d’écoute dans un environnement bruyant et est également mieux protégé contre Alzheimer avec une flexibilité mentale plus importante. L’attention, le changement, la sélection et l’inhibition sont nettement mieux gérés par les cerveaux bilingues.
Le bilinguisme est une chance pour nos enfants, c’est à vous parents de déterminer la meilleure manière d’appréhender cet apprentissage, vous connaissez mieux que quiconque votre enfant. Il ne faut pourtant pas hésiter à demander l’aide d’un psychologue pour enfant dans cette démarche.
Partie 6 : micro-trottoir : Est-ce que tu aimes étudier en français ?
Partie 7 : Estelle : le choix du français à l’université, un défi en Ontario ? à venir
Quelqu’un: Vous êtes toujours sur Choq fm, la radio 100% francophone de Toronto. Ce soir, dans notre émission « Dans la cour des grands », nous vous parlons de francophonie.
Partie 8 : Chrystelle : chronique














