Je n’avais même pas besoin de voir ton visage pour comprendre à nouveau que tu étais incapable de parler. Ta bouche allait dessiner des mots qui ne se suivent pas, des phrases qui sont déshabillées de sens et qui se répètent. Que tes yeux allaient fuir les miens et que ton cerveau allait baigner dans ce liquide qui vous donne envie de dire toutes vos envies. Et pour je ne sais quelle raison, j’étais excitée de retrouver ce moment à nouveau. Cet univers de non-sens n’ayant aucune limite, aucune barrière. Je m’imaginais bien te retrouver dans cet état où je t’avais laissé. Dans cet état où je t’avais trouvé la toute première fois où l’on avait communiqué sans rien dire.
Tu as fait couler de l’encre, mon cher, beaucoup d’encre. Tu as gaspiller mes espaces blancs, les feuilles de mes cahiers et l’espace de mes pensées. Mais les mots pressés sur papier n’aurons aucun pouvoir s’il n’y a aucune voix pour les porter. Et c’est cela qui est bien triste, ou cela qui est bien heureux que tu ne sauras jamais rien de ce qui par papier, me brulait les lèvres et me privait de mes nuits.
J’aime bien écrire des histoires qui se créent toutes seules dans ma tête. Inventer des choses qui n’existent surement pas. Et ta réponse m’avait rendue un peu bouche bée. Elle avait un peu perturbé le cours du récit.