Loin derrière est l’âge de raison Et avec raison: tu as huit ans. Mais ce n’est qu’un début de saison. Sens-les tous, les parfums de printemps!
Emplis-toi de sa vie, ses idylles, Avant qu’avec l’automne tu saignes! Revêts ses rayons avant que file Le temps. Nue, la Vérité se baigne.
Car le vécu, de sa grande faux, Des illusions chaque âme arrache. Dans la gomme balloune, est-il faux De dire qu’un Gom Jabbar se cache?
Un jour, des uniformes rayés, Tu verras les nuances de gris. Je plaide coupable. Un prisonnier, Par des lions, pour zèbre est-il pris?
Je plais. Deux coupables ont pour grotte Mes farces tel mon âge : dix-neuf. Là, Platon et Ali Baba rotent. L’un a volé l’œuf; l’autre, le bœuf.
Quoi, je mens? Max est monté au ciel En avion, aller sans retour. Aux champs Élysées est son hôtel. Où ça? Dans la ville de l’amour.
Voilà, je raconte des histoires De chewing-gums, félins et méchants. L’on est enfant tant qu’on peut y croire, Que seul le lait est « meilleur avant ».
Dis-moi, quel est le but de la vie? Tu dis : « Grandir jusqu’au bout, survivre. » Va de l’avant! Au gré des envies… « N’est-ce pas pour ça qu’on naît, pour vivre? »
-Poésie: extrait de "À Danielle", à lire dans "Genèse d'une femme" par Marine Mariposa, disponible gratuitement sur https://sites.google.com/view/papillondusublime/gen%C3%A8se-dune-femme -Image: ''La Vérité'', Paul Baudry















