Das Licht was uns antreibt , ist die Dunkelheit in unseren Herzen
Irgendwo in meinem Kopf .

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Das Licht was uns antreibt , ist die Dunkelheit in unseren Herzen
Irgendwo in meinem Kopf .
Liebe ist nur eine Illusion, ein Weg sich selbst zu hintergehen um für eine andere Person zu leben. Doch es endet wie es anfing , man ist allein
Mein abgefucktes Gehirn
Ich bin nicht mehr wichtig . Ich bin nicht das was ich sein sollte .
Ich bin nicht mehr wichtig . Ich bin das was ich bin und nicht das was ich sollte.
Ich bin nicht mehr wichtig . Ich bin nicht existent .
Ich bin nicht mehr wichtig .
J’en parle… de ce qui m’a torturé des années. Tout ce que je n’ai jamais su dire à haute voix sans m’effondrer. Aujourd’hui, la forteresse que j’avais bâtie s’est écroulée. Les fondations sont pourries, irrécupérables. Même si je le voulais, je ne pourrais plus la reconstruire. Et, pour être honnête, je n’en ai même plus l’envie.
Au début, quand tout s’est brisé, j’ai cru sentir une sorte de soulagement… comme une micro-seconde de liberté. Ne plus avoir à me cacher. Mais ce répit a été englouti par leurs regards, pleins d’incompréhension. Je sais bien que je n’ai jamais rentré dans cette foutue norme. J’ai essayé. Putain, j’ai tellement essayé. Mais à force, je crois que je me suis effacé. Et je ne sais même plus si j’existe, en dehors de cet essai perpétuel.
Je pensais qu’arriver à parler du passé sans trembler serait une victoire. Un pas en avant. Mais non. Il n’y a plus rien. Plus d’émotions, plus de larmes, juste du vide. J’ai l’impression de raconter l’histoire d’un étranger, comme si ce n’était pas la mienne. Un récit creux autour d’un café.
Mes mains ne tremblent plus. Mon corps ne réagit plus. Je suis devenu silence. Je suis devenu absence. Je suis devenu ce gouffre sans fond : un vide abyssal qui m’avale un peu plus chaque jour.
La Bête sous la Peau
Il dort au fond de moi, ce monstre sans visage,
Il rampe, il s’agite, il mord sans un son.
Quand tout paraît tranquille, il griffe ses cages,
Et fait trembler mes os comme une oraison.
Je sens, sous mes veines, sa langue de fièvre,
Un feu qui ne brûle que l’intérieur des nuits.
Chaque mot retenu devient lame ou lèvre,
Et mon silence hurle ce que le monde fuit.
Alors je prends le fil, le froid, la morsure,
Un métal qui comprend ce que nul ne devine.
Ce n’est pas la mort que j’appelle, c’est l’usure —
C’est l’envie de sortir ce qui hurle en ruine.
C’est un cri incarné, un sang qui témoigne,
Une larme solide, une preuve de moi.
Là, sur la peau nue, mon âme enfin gagne
Un semblant de forme, un miroir, une voix.
Ce n’est pas pour mourir que je trace ces lignes,
Mais pour vivre assez fort pour sentir que je suis.
Quand le vide m’oppresse, quand l’angoisse se signe,
Je redeviens chair — et non plus juste un bruit.
Ils ne voient qu’une plaie, qu’un caprice en passage,
Mais il y a dans chaque entaille un monde que je sauve.
Je suis un naufragé qui écrit sur la plage,
En lettres rouges, ce que la mer me vole.
Il me parle encore, ce démon de douleur,
Il veut me déchirer, prendre forme entière.
Je le retiens parfois, dans un coin de mon cœur,
Mais il gagne toujours — je suis sa frontière.
Et je regarde, impuissant, ma main qui s’élance,
Comme si je n’étais qu’un corps traversé.
Je suis double, éclaté, je deviens sa transe,
Je me vois sans pouvoir me sauver de ses plaies.
Puis vient le silence, étrange et immense,
Comme après une guerre qu’on n’a pas choisie.
Un calme de cendre, un goût d’indulgence,
Et la honte muette d’une trêve impolie.
Je ne sais si demain je saurai faire mieux —
Mais ce soir, j’ai tenu, sans crier vers les cieux.
J’ai laissé parler l’ombre, j’ai trahi la douleur,
Et c’est peut-être ça, survivre à la peur.
L’étreinte noire
Dans l’ombre où le soleil se noie sans un soupir,
Je marche, cœur ouvert, vers l’abîme tranquille,
Car la douleur, parfois, se fait doux repentir,
Et la chute, un repos, sous l’orage immobile.
La dépression — ce mot que l’on dit en tremblant,
Est mon royaume vaste, au silence fécond.
Elle me parle bas, d’une voix de géant,
Plus vraie que mille feux, plus claire qu’un affront.
Ô gloire des tombeaux, beauté de l’agonie,
Tu dresses tes palais sous mon front accablé.
J’y trouve un firmament, loin de l’harmonie,
Où chaque larme pèse plus que l’éclaté.
Le monde est un mensonge aux couleurs incertaines,
Ses rires sont des chaînes, ses joies des prisons.
Mais toi, douce torpeur, tu délies mes peines,
Tu me fais roi des cendres, maître des poisons.
Nietzsche me l’a soufflé, dans un cri sans décor :
“Ceux qui dansent avec le gouffre sont plus vrais
Que les pantins dorés qui craignent encore la mort,
Et fuient leur propre nuit, comme on fuit un secret.”
Je m’enfonce en moi-même, avec calme et ferveur,
Là où les Dieux se taisent, là où l’âme s’épluche.
Et je ris, froidement, de mon propre malheur,
Car dans la fin de tout… je me sens enfin luche
Le saison pluie....