Texte 4 : Bond (Telepathic or empathic) (Lien (télépathique ou empathique)
Texte 4 : Bond (Telepathic or empathic) (Lien (télépathique ou empathique) Pairing : Eaque (Aiacos)/Myû (Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!) Disclaimer : L'univers et les personnages de St Seiya ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de Masami Kurumada, , la Toei et la Shueisha. Warning : Scène à caractère sexuel explicite. (mais je pense que tout le monde l'aura compris.) ____ Et voici enfin venu le moment de vous présenter mon second pairing préféré. Et il faut que je vous raconte un peu l’histoire autour de ce pairing, parce qu’on peut facilement se demander d’où peut bien venir l’idée de mettre ensemble deux persos qui n’ont absolument aucune interaction ensemble. En réalité, j’ai joué pendant très longtemps Myû du Papillon dans un forum role play de St Seiya. Et au fur et à mesure du temps, mon personnage s’est beaucoup rapproché de celui d’Eaque. Le temps passant, et les tentatives de les caser avec d’autres personnages échouant, il est vite devenu évident pour la joueuse d’Eaque et moi-même de coller ces deux-là ensemble. J’ai énormément d’excellents souvenirs sur ce forum. Je pense donc que mon amour pour ce pairing est beaucoup dû à la mélancolie. Mais… J’ai du mal à les imaginer séparés, depuis.
C’est aussi grâce à ce forum que Myû est devenu mon personnage préféré de Saint Seiya, même s’il faisait déjà partie des favoris avant. Un méchant avec des ailes de papillons, il n’en fallait pas plus pour faire battre mon cœur. C’est pour ça aussi qu’une de mes plus grandes déceptions est que Myû ne soit pas apparu dans The Lost Canvas (car oui, une apparition dans une case, de loin en tout petit, à la fin d’un chronicle, ce n’est pas une apparition pour moi). Qui sait, peut-être que lorsque j’aurais fini Habemus Pappas (c’est-à-dire d’ici une centaine d’années, vu le rythme auquel je poste), je vous ferais une fic sur ces deux-là. En tout cas je suis très heureuse d’écrire de nouveau sur eux grâce à ce Kinktober, et j’espère vous faire aimer ce couple sorti un peu de nul part. Enjoy! ^^ (Pour les besoins de ce sujet, j’ai donné à Myû un pouvoir qu’il n’a normalement pas. Mais c’est pour la bonne cause.) _______ “Où est Myû ?” C’est un Eaque furieux qui arpentait les Enfers à la recherche du Papillon, terrorisant les gardes squelettes et les servantes qui avaient le malheur de croiser son chemin, se retenant d’en tuer un pour se passer les nerfs. Non ! Celui qu’il voulait tuer, c’était Myû. L’attraper, le punaiser contre un mur comme le vulgaire insecte qu’il était, le prendre pour apaiser sa frustration dans son corps, puis le tuer ! Cette fois-ci, les facéties de son amant avaient été trop loin ! Il ne savait pas comment le Papillon avait fait son compte. Il ne savait pas comment il avait pu les lier empathiquement. Mais il s’en fichait ! Tout ce qu’il savait, c’était qu’il avait dû passer tous les procès de la journée avec le feu aux reins. Un feu nourrit, partagé sciemment par un Myû très fier de sa petite plaisanterie s’il en croyait l’amusement qu’il ressentait à travers le lien. Et Eaque avait dû cacher un désir de plus en plus puissant, rester concentré sur les jugements qu’il devait rendre et ne rien laisser paraître alors qu’il avait envie de tout autre chose. Oh, ses frères avaient bien deviné qu’il y avait un problème, le voyant agité et énervé. Mais le Garuda aurait préféré se faire arracher un bras que de leur avouer ce qui se passait. Aussitôt la séance levée, il était sorti en trombe, laissant les détails à Violate. Sa colère était nourrie par sa frustration, et il jurait que Myû allait payer très cher dès qu’il lui mettrait la main dessus. Mais pour cela, il fallait le trouver ! Hors l’agaçant insecte n’était nul part. Ni auprès de ses Fairies, ni parmi les autres spectres, ni à aucun des endroits où on pouvait habituellement le trouver. Bien sûr qu’il se cachait ! Il était étrange, mais pas stupide. Il avait dû sentir la fureur d’Eaque au travers du lien qu’il avait tissé, et ne devait pas être pressé de l’affronter, comptant sur le temps pour apaiser le Garuda. C’était bien mal le connaître… Quoique… Il n’y avait aucune trace d’inquiétude ou de peur dans ce qu’Eaque ressentait chez le Papillon. Juste un calme amusement. Le Garuda éclata d’un rire qui fit se tasser sur elles-mêmes les âmes qui l’entouraient dans la prison qu’il fouillait. Myû ! Myû ! Myû ! Il oubliait bien trop souvent que son cher amant ne réagissait jamais comme il l’attendait ni comme il le devrait. Un instant, il en calma sa colère pour se rappeler pourquoi il avait prit l’étrange Spectre dans son lit. Mais un instant seulement, avant de fondre sur son palais d’Antinora et de débouler en trombe dans ses appartements. Bien sûr, le Papillon était là, l’attendant patiemment perché sur le rebord d’une fenêtre, haussant juste un sourcil devant la tornade de colère qui lui faisait face. “Vous en avez mis du temps pour venir. Un contretemps au procès ?” Eaque l’attrapa par le col et le força à se relever sans que cela ne sembla émouvoir un seul instant Myû. IL ! ALLAIT ! LE TUER!!!!!!!! Il allait lui faire ravaler ce sourire assuré qui se lisait jusque dans ses yeux monochrome pourtant si déstabilisant d’habitude ! Il allait lui faire payer son manque de concentration et d’attention pour les âmes qui étaient passées devant lui aujourd’hui.
Et pourtant, alors qu’il pensait ça, il sentait chez le Papillon un tout autre sentiment. Une fierté, une satisfaction de le voir aussi furieux, aussi énervé. D’être l’un des seuls à pouvoir le faire autant sortir de sa nonchalance feinte habituelle. Une excitation de le sentir dans cet état, un désir que les choses continuent sous les draps de cette manière. Alors Eaque musela sa colère, pour ne pas donner satisfaction à Myû déjà, et ensuite pour analyser la situation avec un peu plus de recul. Myû ne s’en voulait pas. Myû n’avait pas peur de lui. Myû n’avait jamais peur de lui. Tempêter, menacer, user de violence n’y changerai rien. Au contraire, cela l’encouragerait à recommencer, ou le vexerait et le pousserait à faire pire. Parfois, Myû était un être sage, au discernement profond, aux conseils précieux. Mais il était aussi espiègle, orgueilleux, égoïste… Il était comme les fées auquel il ressemblait tant. Et ses actions du jour, Eaque le devinait à présent, n’étaient pour lui rien d’autre qu’un jeu auquel il n’avait pas envisagé de conséquences. C’était pour cela qu’il ne réagissait pas à la colère du Garuda. Il ne la comprenait pas. Elle faisait partie pour lui de cette simple taquinerie qu’il avait monté, n’était que la réponse démesurée du Juge. Alors Eaque prit une profonde inspiration, achevant d’étouffer sa fureur, mais chassant aussi l’envie que lui envoyait le Papillon, le lâchant avant de le toiser froidement, déclenchant un début d’inquiétude que sa colère n’avait pas réussi à faire naître. “Ne recommence jamais ça !” Myû fronça les sourcils, perplexe, mais comprenant maintenant qu’il y avait un problème. Il pencha la tête sur le côté pour montrer qu’il attendait la suite. “À cause de toi, je n’ai pas pu donner toute l’attention que je devais aux âmes qui sont aujourd’hui passées devant moi. À cause de toi, j’aurais pu faire une erreur de jugement et ne pas remarquer certains détails. Mon travail n’est pas un jeu. Ne recommence jamais ça !” Alors seulement, au travers le lien empathique, Eaque sentit la compréhension et la culpabilité définitivement chasser toute trace d’espièglerie. Et il se dit que finalement, cette connection était bien pratique pour gérer son insupportable insecte. Avec satisfaction il observa alors le Papillon s’incliner, retrouvant la personna de subordonné qu’il ne prenait plus que rarement avec lui dans l’intimité. “Je suis désolé, Seigneur Eaque. Je comprends ma faute, ça ne se reproduira plus.” Le Juge accueilli les excuses avec un hochement de tête, et observa le Spectre de l’étoile de l’Enchantement le contourner avec l’intention de partir. Il laissa volontairement la tension planer, se forçant à ne rien ressentir d’autre qu’un froid sentiment de reproche pour ne pas laisser Myû s’en tirer à si bon compte, laissant une ambiance glaciale s’installer. C’était maintenant à son tour de jouer. Il attendit donc que Myû ai la main sur la poignée pour l’arrêter.
“Un instant. Je n’en ai pas fini avec toi, Papillon !” Il avait fait exprès d’utiliser le titre de Myû plutôt que son nom, et de prendre le ton qu’il utilisait en temps que Juge et non en temps qu’amant. Avec satisfaction, il sentit la vague d’appréhension qui venait de l’autre. Oui, décidément, ce jeu lui plaisait lorsque c’était lui qui menait la partie. Lentement, il se tourna, découvrant un Papillon qui dissimulait son inquiétude en restant digne et attentif, se tenant droit, les mains derrière le dos, comme il était attendu d’un subordonné. Bien ! Eaque s’approcha, son sourire désinvolte et supérieur aux lèvres, dans cette attitude qui faisait trembler habituellement tous les Spectres sous ses ordres. Mais pas Myû, bien sûr. Myû se contentait d’être au mieux inconfortable. Myû ne le connaissait que trop bien. Alors il attrapa le menton du Papillon pour venir effleurer ses lèvres si pâles, si fines, et se plonger dans ce regard si perturbant. “Tu m’as donné envie toute la journée. Tu pensais vraiment ne pas avoir à régler ce léger… Inconvénient ?” Myû resta interdit un moment, surpris, avant d’afficher ce sourire en coin que le Garuda avait finit par associer aux prémices de leurs ébats. Doucement, les mains du Papillon vinrent docilement ouvrir la robe d’audience d’Eaque pour venir explorer le torse dessous, tandis que le Spectre venait offrir timidement un baiser au Juge. Ses doigts longs et agiles ne tardèrent pas à réveiller le feu qui avait consumer le Garuda la journée durant par sa faute, le faisant rapidement frémir d’envie et d’impatience. Ce dernier lui signifia d’un grondement qu’il n’était pas vraiment d’humeurs à laisser traîner les choses, attirant le corps fin et souple plus près de lui, commençant à dévorer la peau fine et sensible du cou tandis que les mains de Myû descendaient s’attaquer sans tarder aux attaches de son pantalon, venant libérer sa virilité, avant de doucement la caresser du bout des doigts. Le Papillon laissa traîner l’instant avec un sourire malicieux, torturant Eaque de ce contact si attendu mais pourtant si léger encore. Il fit néanmoins une moue désolée, avant de retirer sa main de se reculer autant que la prise du Garuda sur sa taille le lui permettait. “Peut-être devrais-je plutôt me retirer et laisser le Seigneur Juge seul pour méditer sur ma faute ?” L’amusement avait fait son retour chez le Spectre, Eaque le sentait à nouveau dans le lien. Myû comptait de nouveau jouer, mais après autant d’attente le Juge n’avait plus aucune patience. Froidement, il toisa le Papillon avant d’appuyer sur son épaule, le forçant sans pitié à tomber à genoux, amenant son visage à hauteur de son sexe. “Fais-toi plutôt pardonner, et cesse de tergiverser. Ma patience a ses limites, même avec toi.”
Myû fronça les sourcils, mécontent de se faire ainsi reprendre, et Eaque sentait son irritation. Pourtant, il finit par s’exécuter, ouvrant la bouche, posant le sexe impatient sur sa langue avant de l’avaler sans plus attendre. Et le Garuda poussa un soupir de soulagement, s’appuyant d’une main sur la porte derrière le Papillon, passant l’autre dans la chevelure prune de son amant pour l’encourager à continuer. Cette chaleur et cette moiteur autour de lui, la pression de cette langue tout le long de sa verge, cette gorge qui se détendait pour l’accueillir toujours plus profondément. C’était ce qu’il avait voulu, espérer toute la journée. Mais les mouvements étaient encore trop lents à son goût, l’attente encore trop longue, la frustration trop grande. Alors il enserra les mèches de Myû entre ses doigts, le poussant à aller plus vite, plus fort. Au travers du lien, il sentait l’inconfort du Papillon, son mécontentement, mais il ne se sentait aucunement d’humeurs tendre ou patiente. Il n’était pas non plus assez magnanime pour pardonner à son Papillon sans se venger un minimum. Alors il se servait de lui, de sa gorge si étroite, de sa bouche si douce et chaude pour prendre son plaisir. Et ensuite, une fois la frustration passée… Il prendrait son temps, il parcourrait le corps du Myû, le dégusterait, ferait monter à son tour son désir jusqu’à lui faire demander grâce sans pour autant le satisfaire, tout comme le Papillon avait joué avec lui toutes ces heures. Et enfin, une fois sa rancune apaisée, il le prendrait, lui ferait l’amour encore, et encore, et encore, et encore, de toute les manières qu’il avait imaginé alors que son bas-ventre le torturait dans ce tribunal, faisant crier Myû de plaisir et de supplication encore, et encore, et encore. Et alors seulement, il pardonnerait à son amant, le prenant au creux de ses bras, le laissant s’endormir contre lui. Un gémissement autour de son pénis lui indiqua que si le Papillon n’avait pu lire son projet dans son esprit, il avait ressenti son envie, son impatience, son plaisir. Eaque voyait ses yeux habituellement si illisible se voiler d’envie et d’impatience, alors que le sexe du Garuda disparaissait de plus en plus vite, de plus en plus fort, de plus en plus avidement entre ses lèvres. Alors seulement Eaque se laissa aller au plaisir, se déversant au plus profond de la gorge de Myû avant de doucement venir caresser ses mèches violettes. Il laissa le Papillon reprendre son souffle, tousser un peu, avant de le pousser à se redresser, de le soulever pour l’obliger à venir enserrer les hanches du Garuda entre ses jambes pour ensuite le porter jusqu’au lit. Et à travers ce lien qui avait paru si déplaisant quelques heures avant, il sentit l’impatience, l’envie, le plaisir naissant de celui donné plus tôt. Avec un sourire, un déposa un baiser sur l’épaule de Myû avant de se jeter avec lui sur le lit. Cette petite farce allait finalement être follement divertissante. _______ Et voilà ! Enfin finis!!!! J’avoue que j’ai eu plus de mal que prévu à finir ce texte, j’ai même dû le recommencer. (C’est pour ça qu’il est tellement en retard…). Et je n’en suis pas vraiment fière, au final. Non pas que j’ai eu du mal à replonger dans ce pairing, mais le thème ne m’a finalement pas tant inspiré que ça, et je commence à fatiguer un peu. J’espère avoir tout de même fait honneur à ces deux-là. Au pire, on va les revoir dans pas longtemps accompagné par quelqu’un d’autre (Mais je vous laisse la surprise. ;-) ) Et ça va aussi être le cas du prochain pairing. Nous allons retrouver un certain Gémeau et un certains Poisson accompagnés eux aussi. ;-)
Je suis désolée pour tout le retard que j’ai accumulé. Même un demi Kinktober semble être trop pour moi. Dès que pour une raison ou pour une autre, je ne peux pas écrire, j’ai beaucoup de mal à rattraper mon retard. Je pense qu’il est temps de me résigner à l’idée d’être lente, et de ne pas savoir faire de textes court. Mais je n’abandonne pas pour autant. J’espère que ce texte vous aura plu, et ne pas vous avoir trop laissé sur votre faim. Le prochain devrait arriver plus rapidement, j’espère. ^^










