Ça n’a pas été facile de quitter Pékin. Ces septs jours dans la capitale chinoise auront été riches en découvertes, en expériences et en rencontres. Mais le voyage continue et nous avons fini par reprendre le train, direction Pingyao puis Xi’an, respectivement 500.000 et 7 millions d’habitants et une inscription au Patrimoine Mondial de l’UNESCO chacune. Pingyao, c’est une machine à remonter le temps. Toute la ville et son architecture sont un témoignage encore vibrant de la dynastie Ming (1) et même si nous étions loin d’être les seuls à voyager dans le passé, le dépaysement était à tous les coins de rue. Xi’an nous laissera un goût “sweet and sour” dans la bouche. Tantôt amusés, apaisés ou impressionnés, tantôt lassés, frustrés ou révoltés, on hésite encore à dire si on a aimé ou pas quand on nous pose la question. Avec un peu de recul, c’est le genre de ville qu’il faut visiter d’abord une première fois avant de savoir comment l’apprécier pleinement, si on a le courage d’y retourner. La ville recèle ses trésors, sans aucun doute : des pagodes, des quartiers splendides et le bijou de l’UNESCO, ces soldats en terre cuite qui gardent jalousement la tombe de l’empereur Qin et que l’on dénombre encore depuis 1974. Il faut juste savoir où regarder et où fermer les yeux.