Rien n'habitue jamais
à sentir palpiter en soi
le martèlement sourd de la forge
et du métal en fusion
battu a chaud
Entendre et toujours
des mensonges mille fois démontrés
revenir encore et encore
épuiser mon esprit
J'entends encore
la clameur barbare
sortir des poumons de bronze
et de la corne d'acier
Le bruit des flammes
léchant un corps innocent
les rires malsains
et la question
Nous avons bâtis un monde
sur des cendres encore chaude
et parfois un feu prend
et l'incendie repart
Toujours ma pensée heurte
les murs trop étroit
de la prison commune
et j'enrage
Ce que j'ai de meilleur en moi
doit s'insurger encore
devant ce qu'on dit d'hier
mais qui ne veut pas mourir
Toujours les sorcières
les mythes
la magie
la terreur
Et je sent gronder en moi
cette forge puissante
ce flot souterrain
et volcanique
Et je dois me contenir
car à moi on n'épargne
ni critique
ni hargne
Être juste ne veut rien dire
tricher
mentir
voler
Nous souhaitons le meilleur
et réalisons le pire
mais du feu d'aujourd'hui
demain ne donnera pas de cendres
Parce que ce monde qui brûle
n'est pas à l'agonie
il n'est jamais mort
mais déjà foudroyé
Nous ne le savons pas encore
mais nous somme consumés
et il ne reste rien
pas même la cendre
Les belles lois
les magnifiques principes
sont des dragons de papiers
la loi d'airain est le mal
Je refuse d'y participer
je forge ma lame
dans le métal le plus dur
et je par à la guerre
Pas de croisade
pas de conquête
juste défendre une promesse
toutes celles qu'on ma faites
Parce qu'accepter qu'on nous mente
c'est se mépriser
et aimer être un pantin
n'est pas pour moi
Brandir l'acier
quand on dit l'amour
c'est le paradoxe
mais qui ne tue point meurt
C'est l'excuse absolue
alors pourquoi l'assumer
seulement en paroles
battez vous !
Je n'ai besoin de nulle armée
je suis né seul
et je le resterais
jusqu'à mon dernier souffle
Mais d'ici à ma mort
rien ne vous sera épargné
je refuse l'esclavage
et méprise vos principes
Ce que vaut une civilisation
révérend les principes
et les attitudes
au dessus des faits
Je ne veut pas le dire
de toute façon vous savez
vous prétendez être vivants
mais vous êtes des jouets
Je part à la guerre
mener mon combat
ceux qui le veulent
peuvent me rejoindre
Il n'y a pas de neutres
ceux là aussi je les broierais
votre silence nous condamne
et je méprise votre peur
Votre lâcheté accable
tout le genre humain
et comme tant d'autres
vous accusez l'ordre
L'autorité ne peut rien seule
et vous le savez
donc vous êtes vils
en plus de vous mentir
Vous demandez pourquoi cela
qu'avez vous fait
qui accuser
regardez vous en face