Le renouveau, l’alternance, la modernité, voire même la révolution, sont autant de marqueurs dont use et abuse Emmanuel Macron. Mais cette…
J’aurais envie de dire que croire à l’honnêteté de Macron, c’était déjà faire preuve de beaucoup de naïveté, mais...
En tout cas, cet article-là, il est fort bien argumenté, mais j’ai l’impression qu’il ne prêche qu’aux convertis, c’est-à-dire aux personnes qui ne voulaient déjà pas de Macron avant.
Mais c’est bien écrit, et en voici quelques extraits :
Son éducation est strictement identique à l’ensemble de l’élite parisienne qui gouverne depuis des décennies. Henri IV, 1er lycée de Paris, à l’ombre du Panthéon tout en haut de la Montagne Sainte-Geneviève, puis l’ENA, en même temps que toute une génération de leaders politiques qui ont accédé depuis une quinzaine d’année à toutes les fonctions les plus prestigieuses de l’État. [...]
La machine Macron, c’est aussi un entourage. Des mentors, conseillers, entremetteurs, bons samaritains, qui l’ont repéré dès le début, et qu’il n’a pas hésité à écarter quand leur utilité paraissait moins évidente. Parmi eux, on retrouve notamment Jacques Attali, Jean-Pierre Jouyet et Alain Minc. À eux trois, ils regroupent l’essentiel de ce que la France compte de réseaux d’influence, de pouvoir et d’argent. Systématiquement orientés vers l’intérêt des mieux lotis.
Et, disons le mot franchement : ces trois-là représentent aussi l’imbécilité congénitale des grands écoles françaises. Incapables de se renouveler, incapables d’innover et d’aller de l’avant, enfermés dans leur tour d’ivoire et coupés du peuple (Pensez “Minitel vs Internet” ou encore “Nucléaire contre renouvelables” pour saisir l’ampleur des dégâts...).
Avec de tels alliés, il faut bien garder en tête que l’ascension fulgurante d’Emmanuel Macron n’a rien d’un exploit. Il a simplement bénéficié d’un alignement unanime et hégémonique. S’il a pu s’appuyer sur ces réseaux, c’est parce que ses soutiens savaient leurs intérêts préservés par son arrivée au pouvoir. Dès lors, comment penser qu’un candidat qui sert les intérêts de Jacques Attali, Jean-Pierre Jouyet et Alain Minc réunis puisse porter une quelconque rupture ? Si on regarde encore plus en détail les événements des mois qui ont précédé l’élection, on comprend qu’il a surtout eu de la chance. Énormément.
Pas mieux. Mais le plus intéressant reste à venir :
Le mensonge pathologique
Emmanuel Macron marque clairement un tournant dans la parole publique. Avec lui, le mensonge devient systémique. Un outil quotidien de rassemblement et d’apaisement. Il est capable d’affirmer avec autant de conviction une chose et son contraire, à quelques jours d’intervalle.
D’un autre côté, c’est un politicien, hein... Et un politicien français. Donc cela ne m’étonne pas trop. Mais continuons :
Les États-Unis ont eu Barack Obama, l’inventeur de la présidence cool qui, malgré un bilan positif sur la torture ou l’assurance santé, a fortement augmenté le recours aux drones militaires, n’a pas pris les mesures nécessaires pour fermer Guantanamo, a plaidé pour le TAFTA, a accéléré l’exploration des gaz de schiste, a développé la surveillance de masse via la NSA, et poursuivi les lanceurs d’alerte comme Edward Snowden.
Le Canada a Justin Trudeau, dont les promesses contre la surveillance de masse ou envers les aborigènes ont été rapidement balayées, et dont l’acharnement pour faire naître le traité de libre-échange CETA fait frémir.
Macron appartient à ce club. Que nous est-il arrivé pour qu’une bonne émission, un bon mot ou une photo avec un panda, soient devenus plus déterminants que le fond de la politique menée ?
C’est une bonne question. Je vous laisse lire l’article dans son ensemble.










