Une refondation fiscale au nom de l’égalité républicaine
En France, la perte de confiance en nos élus n’est pas nouvelle. L’affaire Cahuzac n’est, en cela, qu’un coup de plus porté à la démocratie et à son bon fonctionnement. Elle interroge pourtant un aspect concret de cette « crise de confiance » : celui du consentement à l’impôt et, par voie de conséquence, celui de l’égalité et de la justice des citoyens devant le système fiscal. C’est à la gauche de défendre le pilier fiscal comme outil de redistribution des richesses. État des lieux.
Le lien social républicain , c’est l’impôt sur le revenu. L’impôt sur le revenu a marqué une rupture nette avec le régime censitaire. Son esprit est simple: il constitue un attribut de la citoyenneté, permet le financement de l’action publique par chacun, en fonction de sa capacité contributive. Ainsi, l’impôt sur le revenu ne s’applique pas de la manière à tous les administrés. C’est le principe de progressivité. Il s’oppose aux prélèvements dits « proportionnels » qu’est, par exemple, la TVA. L’impôt sur le revenu a donc, dans sa mouture initiale, été construit sur un double impératif de justice sociale et de redistribution des richesses.













