Comme je ne supporte absolument pas les grandes pièces modernes à peine meublées, blafardes et inondées de lumière solaire comme un violent néon, ces pièces qui évoquent à mes yeux la clinique modèle ou le tiroir de la morgue, je me suis concocté un cocon aux murs sombres, bourré de livres, de disques, de gravures, d’objets hétéroclites, de maquettes, de jouets et de camelote, aussi encombré qu’une vieille loge de concierge, marqué très certainement par mes souvenirs d’enfance, mon amour des lumières glauques des Flandres, ma passion des collections avortées et mon goût pour l’entassement comme pour le kitsch et l’insolite (Jacques Sternberg, Vivre en survivant, 1977).
Saint-Maurice-de-Rémens, Ain.














